Archive for the ‘Uncategorized’ Category

Colombo

jeudi, avril 27th, 2017

Débarqués de Madurai en fin d’après-midi, nous avons skipé la capitale (heu non, la capitale c’est  Sri Jayawardenapura (Kotte), située à 15 km au sud-est de Colombo).

Donc en arrivant directement à notre Guest house, nous avons évité la grande ville. Visite obligatoire donc ce vendredi, parce que le lendemain 4 février, c’est férié pour cause de « National day », fête nationale de l’indépendance. Donc nous prenons le train à 9h24 à la gare de Negombo (enfin, départ vers 9h40 ? ) et 1h45 plus tard nous débarquons 40 km plus loin.

Charmante gare typique des régions chaudes, vestige probable d’une autre administration, mais entretenue avec soin, est tout à fait adaptée à un trafic assez intense.

En quittant les bâtiments nous nous trouvons dans une circulation à l’arrêt, un embouteillage impressionnant causé par un feu rouge qui ne fait que son travail et qui reçoit le respect qu’il mérite. Nous ne sommes pas en Inde, ici. On roule à gauche, he bien on reste sur la bande de gauche, je crois que les policiers qui règlementent la circulation ne comprendraient pas une autre attitude.

Le quartier du Fort abrite d’anciens édifices des styles successifs : l’hôpital hollandais, les immeubles des grandes sociétés (Lloyd, Imperial Bank Of Ceylan devenue State Bank of Sri Lanka, Life Insurance Co), le World Trade Center (deux immeubles de 30 ou 40 étages, bardés de métal et d’acier comme à Hong Kong). C’est « Lunch Time », les employés sortent prendre leur pause, très smart, pantalon noir chemise blanche, chaussures italiennes, vêtements de marque, les femmes en tenues modernes, certaines (sans doute employées à la réception), en sari.

 

Le retour à Négombo se fait de la même façon. Nous nous retrouvons dans un paysage qui nous déstabilise. Même en tenant compte du fait que nous sommes dans une zone « touristique », l’aspect des rues, des véhicules, des maisons est soigné, propre, pimpant, moderne. Par certains côtés on se croirait au Japon dans un quartier calme.

Différence fondamentale avec le pays du Soleil Levant (qui a un pied dans la place : voitures Toyota, Datsun, Honda, Suzuki…) les innombrables chapelles (je rappelle que nous sommes dans un quartier catholique !) : statues habillées de manteau rutilants, lumières colorées clignotant dès la tombée du jour (ou même avant), cérémonies et psalmodies ininterrompues à l’église saint Sébastien toute proche.

Finisterre

vendredi, février 24th, 2017

Comme Ushuaya, Kagoshima, l’île du Prince Edward, et d’autres lieux emblématiques, le cap Comorin est un « Finisterre », un endroit que l’on ne quitte qu’en reculant.

C’est au carrefour des « trois océans », mer d’Arabie ou Golfe Persique, golfe du Bengale et Océan Indien que les cendres de Ghandi ont été dispersées, c’est ici qu’on a élevé une statue de 133 pieds de haut à Tiruvalluvar, un poète philosophe tamoul du premier siècle avant J-C, c’est ici que Vivekananda, le philosophe penseur du 19ieme siècle, qui a influencé la pensée de Gandhi, a médité trois jours durant avant de participer à la première conférence mondiale sue les religions, c’est ici que depuis de très nombreux siècles, les dévots viennent se baigner dans un rite de purification qui rappelle par son symbole, les eaux du Gange, sans imiter les excès de Bénarès, et sans les vaches de Rameshwara.

Kanyakumari est une petite bourgade toute simple, calme, malgré les nombreux pèlerins qui défilent. Il n’y a pas de port au Cap Comorin, pas de baie abritée comme à Kagoshima, seulement la mer de tous côtés. Quelques hôtels vieillots et remplis de boys pour le service, l’un ou l’autre établissement plus luxueux en bord de mer pour les plus riches, et dans le quartier de pêcheurs, des maisons colorées comme nous en avons vu à Buenos Aires.

Une gare de trains, terminus sud de toutes les lignes de l’Inde, des « lodges » pour les gens moins aisés, des marchands de bondieuseries et de toutes sortes de choses dont on ne peut pas avoir besoin, qu’on achète juste pour se souvenir que cette visite est un loisir autant qu’une œuvre pie. Le soir venu, chacun se hâte vers la gare, pour repartir parle train qui remonte vers le Nord, vers Madras, Bombay et même New Dehli.

Il y a un temple, un mémorial à Vivekananda, un monument à Gandhi. C’est sans doute pour cela que les chrétiens y ont édifié plus de sanctuaires que les indous eux-mêmes, basilique sainte Marie rédemptrice, église saint Joseph, Sacré Coeur, chapelles multiples. Les statues des saints ont les mêmes couleurs que les dieux indous, reçoivent les mêmes colliers de fleurs et les mêmes lampes à huile, les sanctuaires ont les mêmes énormes boites métalliques destinées à recevoir les offrandes (« donations »)

Les guides nous avaient promis des plages de sable fin, elles existent peut-être, mais sont inaccessibles, puisque sans guest house à distance raisonnable Et donc, après avoir fait le tour de cette curiosité, manqué les spectacles du lever comme du coucher du soleil pour cause de brume persistante, nous nous décidons à aller voir ailleurs.

Dans l’après-midi, nous arrivons à Kovalam où nous avons séjourné l’an dernier. L’hôtel Peacock nous attend, agréablement situé en retrait du bord de mer, dans les cocotiers. Quelques jours de farniente nous feront le plus grand bien, le long d’une mer déjà rencontrée à Ceylan, le golfe persique. Sans avoir tout vu, cette mer me semble plus accueillante et plus reposante que le golfe du Bengale qui borde la côte de l’Inde à Mamalapuram et à Pondichery.

Sigiriya

mercredi, février 15th, 2017

Il a plu hier, et encore cette nuit. Nous attendons de voir la couleur du ciel avant de nous engager pour la journée.

Dans la matinée, nous prenons le bus pour Sigiriya. L’ascension du rocher nous a été assez fortement déconseillée. En dehors de la prouesse physique qu’elle demande – et je ne me sens pas au meilleur de ma forme avec la chaleur, la latitude et l’altitude – il semble que la plupart du temps, on peut difficilement tenir son rythme : le chemin est étroit et si les cadences des uns et des autres ne s’accordent pas, la prouesse devient un exploit. De plus, avec la pluie, les rochers deviennent glissants, et comme certains passages sont un peu délicats, il ne faudrait pas que l’exploit devienne un record unique !

La raison veut qu’à nos âges, on s’efforce à la prudence ! Et d’autre part, de l’avis général, le tarif d’entrée sur le site, le triple de ceux pratiqués pour la plupart des temples du pays, commence à devenir disproportionné par rapport à l’intérêt touristique. C’est donc bien la performance qui caractérise l’intérêt du lieu.

Arrivés sur le site, nous sommes submergés par les démarcheurs de tours en tuktuk, pour nous conduire là où nous ne savons pas quoi pour des prix dépassant la commune mesure. Difficile de prendre de la distance. Quand un premier est découragé, un autre se met à nous harceler. Finalement nous entreprenons de rallier à pied le point de départ de l’ascension pour tenter de savoir de quoi il retourne. Nous sommes déjà épuisés et désorientés, et nous nous rendons compte qu’il n’y a ici rien d’autre à faire que la grimpette.

Finalement nous arrêtons un tuktuk pour tenter de nous sortir de là. Nous discutons ferme sur le programme à faire : il est natif de Sigiriya et il sait bien qu’en dehors du rocher et de la banale route qui y conduit, il n’y a rien à faire sur le site. Le village ne présente que très peu d’intérêt, le « musée », aucun. Il nous propose de nous reconduire à Dambulla en prenant notre temps, en nous indiquant les deux ou trois endroits qu’il connait et qui vont nous plaire. Chanson connue, c’est bien sûr un rabatteur, mais nous ne sommes pas dupes : il a vingt ans, il doit louer un tuktuk pour pouvoir faire des affaires, et si on doit donner à quelqu’un, pourquoi pas à lui ?

Effectivement, le restau pour notre lunch est hors de prix, même si la cuisine est excellente, et le « jardin d’épices » n’est que la vitrine d’une boutique de produits dits « ayurvédiques ». Nous ressortons avec un sachet de thé aux épices. Mais nous marquons l’arrêt devant un zébu à l’attache dans un pré, entouré de ses garde-bœufs, et des oiseaux (spatule, aigrettes) qui cherchent dans une rizière leur pitance du jour.

Plus loin, nous pouvons admirer une pépinière, les sachets contenant les jeunes plans d’arbres sagement alignés à l’ombre, une magnifique décoration en patates douces (hypomée en termes de jardinerie), et la partie production de semences : mais, haricots, choux, tomates aubergines, etc, en planches régulières soigneusement espacées pour favoriser la montée à graine. Un grand salut des personnes occupées à désherber, et nous arrivons bien vite à notre gîte avant que la pluie ne menace de nouveau.

Pongal

lundi, janvier 16th, 2017

Contrairement au Kerala où la religion hindoue est assez discrète (du moins quand on se tient hors de portée des temples et qu’on ne croise pas un cortège festif), le Tamil Nadu, pour ce que j’en vois, est plus marqué de tradition.

Le chauffeur de taxi qui nous a conduits depuis l’aéroport disait moins de 10 % de chrétiens, un quart peut-être de musulmans, et plus de 70 % hindous, avec des variations sur l’intensité de la pratique et dans la répartition géographique.

Les chrétiens y sont très peu présents (peut-être plus à Pondichéry, influence française oblige, on verra dans quelques jours ?), les musulmans plutôt discrets. Pas de sonnerie de cloches ni d’appel à la prière depuis les minarets, comme à Trivandrum. Ce qui laisse une grande place aux manifestations votives de la religion dominante, même en dehors des temples. Le bouddhisme semble invisible s’il existe ici.

Je n’avais pas remarqué l’an dernier la tradition du perçage de l’oreille, rite Hindou dont la pratique semble générale ici chez les garçons. Moins que dans un but esthétique, c’est le sens spirituel (ou religieux ? ou encore  physiologique, pourrait-on dire) qui domine : la pression exercée de façon continue sur le lobe de l’oreille augmenterait les capacités de mémorisation des enfants, donc très important pour les études, et surtout pour les garçons, bien sûr.

Le déroulement d’une fête religieuse est bien sur l’occasion de manifestations plus voyantes. Les traditionalistes s’affichent plus, dans leurs vêtements de fête et leurs manifestations de piété: prières, bains, costumes, bonnes actions. Mais on se rend vite compte que l’ensemble de la population (et je n’oserais pas dire que les adeptes d’autres religions fassent totalement exception) pratiquent certains de ces rites.

Pongal est un peu notre nouvel an. Les gens se saluent en se souhaitant (et surtout en nous souhaitant à nous aussi) « Happy Pongal ». C’est l’occasion d’offrir des cadeaux aux enfants, les familles se réunissent puisque que l’activité économique est suspendue pour 4 jours, les gens voyagent, les bus sont bourrés à craquer, les belles voitures neuves sortent et encombrent les rues encore plus que d’habitude, si c’est possible. Les petits marchands débitent des tonnes de nourriture, fritures, riz, fruits de toutes sortes débités en portions. On voit se multiplier les vendeurs de colliers, de mirlitons, de tambours, toutes ces choses inutiles qu’on offre quand on ne sait pas ce qui fera vraiment plaisir.

Les bains publics ne désemplissent pas même après la tombée de la nuit. Dans cette atmosphère habituellement si neutre au niveau des odeurs, les after shave se remarquent plus. Chacun sort les vêtements les plus chics, les fillettes sont habillées de robes rutilantes, soie (artificielle), paillettes, couleurs vives.

Pour quelques heures, les soucis quotidiens et les difficultés de la vue sont effacés, chants, danses, et les fabuleuses décorations à la craie devant les portes, les kolam, aujourd’hui en l’honneur de la vache.

Mamalaapuram

dimanche, janvier 15th, 2017

En quelques jours, l’Inde m’a repris avec son rythme de vie tout à la fois paisible et trépidant.

Une fois assimilé le décalage horaire, une fois pris mes marques dans les contingences quotidiennes, je contemple cette population active et bruyante. La circulation est toujours aussi chaotique, le principe de rouler à gauche cède le pas à celui de « passe où il y a de la place pour ton véhicule » et « s’il n’y a pas de place, klaxonne (HORN) »

Les petits marchands dans la rue des touristes nous abordent avec si possible un mot de notre langue, insistant – pas trop – pour placer les tissus, colliers de perle ou pierre sculptées, et si ça ne marche pas, demain peut-être ?

Mamalaapuram est un petit village (12000 habitants) dans le voisinage de Chennai (Madras). Cet hiver un cyclone est passé, les bords de mer ont souffert. 20 jours sans eau, sans nourriture, sans électricité. Les gens ont survécu de leur mieux, et la reconstruction des maisons dévastées va bon train.

Sans le savoir nous sommes arrivés pour une période exceptionnelle : ce week-end, de pleine lune a lieu le festival Pongal, la fête des moissons. On récolte le riz en décembre ici. Des rites hindous se déroulent près des temples, une foule vêtue de rouge plonge dans la mer, et la nuit à 2 heures, se met en route avec des lanternes et des concerts de tambours.

Normalement le tourisme « blanc » mais aussi indien, fait vivre bien cette bourgade perdue sur la côte est de la péninsule indienne, face au golfe du Bengale. Mais ce week-end, c’est l’afflux des dévots vêtus de rouge qui embrase les rues, et même la plage ce soir nous a-t-on prévenus. La nuit passée, c’était les cortèges accompagnés de tambours qui ont lancé les festivités vers 2 heures de la nuit, accompagnés des hurlements des chiens dérangés par le vacarme !

Plus qu’au Kerala nous remarquons les hindous pieux. Les autres religions se font discrètes : quelques véhicules peints de « Massa Allah » ou de « Jesus », surtout des commerçants qui recherchent une protection dans leur dangereux métier de transporteurs. Ici (fête oblige sans doute), chaque maison arbore devant la porte un dessin coloré de bienvenue et de bénédiction, tout un art éphémère tracé à la craie à même la rue, foulé aux pieds par les passants et plusieurs fois reconstitué.

Il y a aussi les petits autels ornés de fleurs et de lampes à huile allumées dès la tombée du jour, que ce soit dans une « chapelle » existante dans le mur, construite avec la maison en l’honneur de Ganesh, ou bien au pied des marches de la porte d’entrée, ou plus rarement, un arbre , un banian, qui pousse à travers le béton, entouré de faïences colorées, comme à l’entrée de notre guest house.

Assis sur la terrasse, tourné vers le soleil, je vois un bateau de pêcheurs qui rentre au « port », tournée épuisante sans doute, mais qui permet de vivre, la pêche côtière donne encore un peu de poisson, tous les restaus de la rue en offrent au menu. Et même s’il y a trop de bateaux, beaucoup de monde survit grâce à eux. Nous logeons dans le quartier qu’on appelle « fisherman colony ».

Mahabalipuram, la ville du grand sacrifice, autre nom du village, était il y a plus de mille ans une capitale prospère. Les rois de l’époque ont fait sculpter de curieux temples à même la roche. Bien que les siècles aient un peu attaqué les bas-reliefs, il reste encore assez pour justifier une inscription aux monument historiques.

mon jardin

lundi, août 29th, 2016

Le printemps a été plutôt saumâtre cette année
Les limaces ont dévoré les salades, les semis de haricots ont fondu, la vigne a pris plus d’un mois de retard,les fraisiers ont attrapé l’oidium et les pommes de terre, mises en place avec six semaines de retard, ont été détruites par le mildiou avant d’avoir fait un seul tubercule…
Du coup, je me suis remis en selle avec la fin juillet et le début des beaux jours
et j’ai commencé à me renseigner sur les techniques alternatives qui me permettraient de recevoir quelque chose pour mes efforts assidus.
J’ai la chance de trouver facilement au marché de Chimay, des plants de toutes sortes de choses.
J’ai renoncé aux salades, inutile de nourrir les limaces, et aux radis, les semis, c’est trop délicat pour moi.
Pour l’automne, j’ai trouvé des plans de bettes à carde (les rouges sont à l’honneur en ce moment)
des poireaux (un cent, c’est assez), des choux et des navets,
Les haricots ont fini par démarrer au deuxième semis, et ils produisent en ce moment plus qu’on ne saurait en consommer!
heureusement qu’il y a le congélateur
Pour occuper le terrain, j’ai remis trois rangs de fraises, on verra bien.
Quant à la vigne, elle a accusé un gros retard, mais elle est couverte de grappes. Je me demande si quelque chose aura le temps de mûrir avant l’automne
la vigne

le raisin

A la demande générale, quelques explication graduées sur les différentes prises de vue:
Ensemble de la partie haute du jardin (les haricots et les bettes, avec en arrière plan les topinambours dont j’attends la floraison pour le mois d’octobrele jardin

ici, pour le plaisir, un carré de roquette à droite , et une patate douce à gauche (mais oui, elle pousse)le plaisirroquette et patate douce

tout le monde aura reconnu des artichauts plantés en juinles artichauts

ici les betteraves rouges. On ne voit pas encore grand chose comme ça, mais je les ai achetés en pots, divisées, repiquées, et elles poussentles betteraves rouges

oui, il y a un petit mélange dans les prises de vue: ici nous retournons dans le haut du jardin pour nous rendre compte de l’avancée des bettes (sans rave)les bettes(rouges)

une rangée de choux de Bruxelles, encore assez petits, ils ne doivent quand meme venir que pour le nouvel anles choux

les haricots, donc, après le deuxième semis. les haricots

une rangée de navetsles navets (deja ronds)

mon cent de poireaux, avant que passe la moucheles poireaux

la seule manière de cultiver des salades: dans un compartiment étanche aux limaces. Il faudra attendre quelques semaines, qu’elle grossissent encore.les salades

Il n’y a pas encore assez de « mauvaises herbes » pour recouvrir la terre nue, ce qui me contraint à arroser par ces fortes chaleurs.

un belge au maroc

samedi, janvier 25th, 2014

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La visite de Tafraoute est assez rapide. La ville compte 5000 habitants et peut être quelques centaines de touristes,

principalement des hirondelles, ces campingcariste qui s’envolent vers le sud au premiers froids pour revenir quand le printemps s’annonce sous nos latitudes.

Vous voyez qui je veux dire, n’est-ce pas ?

Donc, exit la visite de la ville – quoiqu’il faudra revenir au souk pour voir les babouches de montagne, ces sandales qui sont ici munies de talon pour permettre la marche eh terrain accidenté.

Les environs recèlent quelques merveilles, la première, la plus accessibles étant les rochers peints. Il s’agit d’une exhibition exécutée il y a une dizaine d’année par un « artiste » belge, qui trouvant la coloration du granit rose de la région trop conventionnelle et répétitive à son gout, a fait venir 19 tonnes de peinture pour badigeonner en bleu, rose bonbon et vert clair quelques un de ces fameux rochers.

Je ne peux pas dire que je trouve le résultat réussi. D’autant que les pluies, me

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

me rares, les ayants déjà délavés, les habitants, soucieux de conserver l’originalité de la création, sont en passe de devoir refaire le travail de peinture.

À mon sens le principal avantage de cette exhibition est d’encourager les gens à parcourir la vallée au fond de laquelle on trouve des rochers peints. Dommage que la piste qui y mène soit accessible aux 4×4. Une demi-heure de marche n’a jamais fait de mal à personne, et permettrait à certains de se rendre compte que la nature tente de reprendre ses droits.

Après midi, noius partons à la découverte de la gravure rupestre du quartier. Nous découvrons a flanc de rocher une admirable antilope gravée aux lignes extremement pures. Impossible de dater, l’homme qui nous la montre dit que c’était il y a longtemps, peut être du temps des portuguais ?

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Entre 100, 1000 et 10000 ans, on peut rêver, sachant que les berberes sont ici depuis les temps préhistoriques.

Nous poursuivons par la visite de la maison berbere traditionnelle, une construction en pisé en haut du village, musée de la vie rurale qui a disparu en une ou deux générations et nous écoutons quelques anecdotes sur le mode de vie berbere des agriculteurs pasteurs, et l’antique opposition aux conquérants arabes qui n’ont pas su réduire l’indépendance d’esprit de ce peuple.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Noyaux d’olives

mardi, novembre 27th, 2012

Je me permets de reproduire une intéressante discussion accrochée sur Bricozone, à propos d’un combustible original, les noyaux d’olive.

Combustible importé sous nos latitudes (la limite nord de l’olivier s’établit toujours à ma connaissance à quelques (dizaines) de km à l’intérieur des terres le long de la méditerranée occidentale, le noyau d’olive pourrait concurrencer le pellet, au niveau de la production de chaleur si pas au niveau du prix (ça semble en effet plus cher: effet de mode?)

et je me disais innocemment (voir mon intervention ci dessous) quel est l’intérêt écologique d’un combustible importé quand on peut produire sur place une énergie renouvelable: les pellets peuvent se fabriquer à partir du bois et des déchets de bois dans nos scieries ardennaises, non?

mais voilà, la grande majorité des tonnes de  pellets brulés en Belgique proviendrait du canada ou du brésil.

alors là pour un combustible écologique et renouvelable… la foret brésilienne n’est absolument pas renouvelable, en dehors de l’échelle de temps géologique, pas plus que la toundra canadienne…. je me demande si c’est beaucoup différent du pétrole?
et il en faut du pétrole pour parcourir les milliers de km qui nous séparent des sources d’approvisionnement en pellets.
comme quoi, etre écolo, de nos jours, c’est pas facile.

 

http://www.biomass-concept.com/images/upload/noyaux_olives.jpg

Noyaux d’olives

chonchon

16/11/2012 19h32


Dans l’émission « on n’est pas des pigeons » , ils viennent de parler qu’un inventeur belge et carolo en plus, qui fourni des billes en noyaux d’olives.
Selon les journalistes, ces billes donnent plus de calories (+ 5100) que les pellets et seraient moins chères aussi.
Aurait-il un membre qui habite Charleroi pour nous donner le nom de ce vendeur ?
Et on sait jamais, aurait-il essayé ces fameuses billes ?
@+
chonchon,

CONDRUZE

16/11/2012 21h23


De mémoire … expérience tentée en 2007 par quelques téméraires.
A éviter absolument dans un poêle car gros risque de blocage de la vis sans fin.

Pour les chaudières faudrait se renseigner, elles acceptent pratiquement toutes des pellets 8mm.

 

Lari

20/11/2012 11h42


Voici un lien qui explique le procédé et dans lequel on trouve les références du producteur. Il ne s’agit pas de noyaux d’olives stricto sensu mais bien de billes réamalgamées.
Et comme je comprends: on ne peut les utiliser dans un poêle à pellets classique. Il faut un poêle adapté à la forme de ce combustible (et qui semble-t-il peut aussi accepter des pellets, en cas de besoin, via une petite modification interne du mécanisme du poêle)…
http://www.lavenir.net/article/detai…20512_00158027

 

namnam

20/11/2012 12h27


Intéressant. Je me demande si la chaudière à pellets doit être adaptée pour utiliser les noyaux…

 

ombrenoire

23/11/2012 10h03


Une connaissance en Italie se chauffe exclusivement à l’aide de noyaux d’olives de ses propres oliviers. Sa chaudière a été adaptée pour accepter se combustible et cela tourne sans problème depuis une dizaine d’année 🙂

 

Impulson

23/11/2012 10h11


Chez mes grand-parents (fruiticulteurs) lors de la saison des cerises, les noyaux de celles-ci passaient dans la chaudière de la conserverie… via une vis sans fin (du même genre que celle utilisée pour des pellets). C’était une chaudière au charbon et je ne pense pas que celle-ci aie été adaptée aux noyaux (j’en suis même sur… vu qu’elle avait plus d’un siècle…)

 

CONDRUZE

23/11/2012 12h24


Y a-t-il une différence fondamentale (niveau conception) entre une chaudière charbon et une pellets (hormis l’alimentation automatique) ?

 

SRC

26/11/2012 17h35


Bonjour à tous, je suis commercial pour cette entreprise. N’hésitez pas à me questionner. Offres de lancement jusqu’au 10/12/12 inclus. Nous ne vendons que des olives avec un achat chez nous de poêles ou chaudières à olives. Notre système accepte également les pellets classiques. Poêles à partir de 2.000 eur TVA 6% comprises. Noyaux: 265 eur la tonne TVAC.

 

namnam

26/11/2012 18h07


J’ai reçu un mail me disant qu’il ne pouvait me fournir des noyaux d’olives avant le deuxième semestre 2013 car ils préfèrent fournirent en priorité ceux qui ont acheté un poële chez eux. Tant pis pour le moment, j’aurais bien voulu essayer

 

chomich

27/11/2012 07h18


vous allez me dire que je me mele de ce qui ne me regarde pas… mais faire venir des noyaux d’olives depuis les régions de production jusqu’en belgique pour les bruler, alors que sur place on importe des combustible, je trouve ça aberrant.
à moins que les pellets qu’on consomme en Belgique ne nous viennent du fin fond de la russie ou du canada, peut etre?

 

fgalette

27/11/2012 07h41


Citation:


Posté par chomich (Message 643204)

vous allez me dire que je me mele de ce qui ne me regarde pas… mais faire venir des noyaux d’olives depuis les régions de production jusqu’en belgique pour les bruler, alors que sur place on importe des combustible, je trouve ça aberrant.
à moins que les pellets qu’on consomme en Belgique ne nous viennent du fin fond de la russie ou du canada, peut etre?


Oui, il y a des pellets belge, mais aussi de partout, par camion, bateau…
Une marque de poêle prévue pour bruler des noyaux d’olive, est CLEMENTI, il ont un site, un vendeur en région de charleroi que je peux donner en MP, et pas comme SRC ! :-9

 

vazbiene

27/11/2012 08h43


Pour info de Chomich,
sauf erreur de ma part, le pellet brûlé dans les centrales thermiques belges provient du Canada et du Brésil. Les quantités sont énormes, des cargos à silos étanches ont été conçus pour ce business très lucratif en expansion.
Bilan carbone, écologie , moralité , avenir de nos enfants , ?? Quel combat !
Un acteur belge a communiqué içi, https://www.electrabel.com/assets/be…lgium%20FR.pdf

 

Au bout du monde

vendredi, décembre 9th, 2011

5:0 ce matin, j’ouvre un oeil.
La chambre est pleine de lumière. Visiblement le soleil est plus matinal que moi.
En effet, il est déjà bien haut dans le ciel, tout blanc, comme une métal en fusion. Une clarté à vous faire Peter les pupilles. Le ciel derrière est tout aussi clair, pas vraiment bleu plutôt blanc gris brillant.
On sent bien que la latitude joue. On se croirait presque au cap Nord si On ne savait pas qu’on ‘était dans l’hémisphère sud!
La ville se laisse réchauffer lentement. Et ça durera pratiquement toute la journée. Les 14° prévus sont enfoncés bien loin en arrière. L’eau du canal Bigles est d’un calme miroitant, au point que’on a dual adistinguer la cote du reflet qu’elle donne dans l’eau. Transparence, clarté, pureté.
Ça c’est pour l’air et l’eau. Parce que pour le reste, propreté et pureté ne font pas bon ménage avec ce genre de ville d’Amerique du Sud.
En réalité a part deux rues commerçantes, Ushuaia n’est pas orientée vers le tourisme. C’est un port, un ancien port franc, et une ancienne colonie pénitenciere. une activité ordinaire, des préoccupations ordinaires pour des gens ordinaires, et dans la vie desquels l’environnement a moins de place que le travail et les besoins. Il faudra encore quelques décennies si pas quelques générations, pour que l’espace public prenne de la valeur, et que la structure sociale permette d’y investir.
Alors en attendant, les trottoirs sont défoncés, les déchets éparpillés, les sacs plastiques encore surabondant malgré les consignes. Dommage.

Les andes

lundi, novembre 21st, 2011

Je me faisais la réflexion en quittant puerto Madryn que cette terre a du être très inhospitalière aux premiers colons. A preuve que les Galois débarqués par le mimosa il y a un peu plus d’un siècle n’ont survécu que Grace a la compassion des tehuelche qui les ont nourris pendant l’hivers.
Il faut dire que 200 mm d’eau par an, ça nous change des vertes prairies du pays de Galles.
Hé bien jusqu’au de la de Neuquen, ça reste vrai: la pampa Argentine est une steppe quasi désertique, et si la théorie des changements climatiques est vraie – les climats humides le deviennent plus, les climats secs s’assèchent encore plus- ça ne va pas s’améliorer.
Mais des que nous nous rapprochons des montagnes, dans la région d’el Bolson, changement de decor: les genets qui n’ont pas fleuri chez nous en mai dernier sont totalement épanouis, taches d’or sur le bor des routes et sur les talus caillouteux, entremêlés avec des taches diversement colorées de bleu, blanc, rose ou mauve, les lupins sont en fête. Plus encore qu’au Canada, dans l’ile du prince Édouard, il y en a ici des quantités phénoménales!
On voit des pairies avec des vaches blanches et noires, un cheval, etc… Un petit paradis.
Malgré tout les terres restent assez hostiles: beaucoup de cailloux, et dès qu’on a un peu creusé, les cailloux ne se laissent pas facilement coloniser.
En approchant de Bariloche, première vue sur le lac Nahuel Huapi. Fantastique, renversant heureusement que nous sommes assis au fond de nos sièges camas. Une couleur, des reflets, une étendue… Oui, c’est sans doute ici l’opposé du Quebec.
Mêmes neiges en hivers, même exubérance en été, mais a six mois d intervalle.
Je me réjouis déjà de faire la route des 7 lacs, si tous sont aussi beaux que le premier.