Archive for the ‘Uncategorized’ Category

Dans le soleil et dans le vent…

dimanche, novembre 20th, 2011

Nous en étions restés au camping aca de PM. Nous avons encore passé une bonne nuit à l’hostal Anclas del Sur, au calme, avant de faire un jour de « plage » tout ce qu’il y a de plus touristique, parce que le tour à vélo à punta lobos, faut oublier. Une route empierrée parcourue par des dizaines de véhicules n’est pas très accueillante pour les cyclistes!
Donc nous avons visité la base navale -du moins l’entrée- et nous avons terminé notre tour en douceur, juste le temps de récupérer notre equipaje et d’aller attendre notre don otto a la gare en compagnie des supporters de l’équipe de foot
voisine.
Trajet sans histoire, 12 heures quand même et le vent et la poussière nous attendent à Bariloche. Heureusement que nous dénichons un hébergement sympa à l’hostal freedom, et que nous sommes patients, parce que c’est dimanche ici.
Pour établir notre futur itinéraire, il faudra attendre lundi 10h. Donc nous nous aérons: il faut dire qu’avec le vent incessant -et FROID-qui vient des Andes par le lac, les
rues sont balayées. Insuffisamment sans doute: une fine poussière grise continue à s’infiltrer partout. Pas une seule terrasse de bistrot et dans le bus de ville, les sièges disparaissent dans la poussière. L’éruption du volcan laisse des traces.
Un plat du jour et une salade à « las brasas », tout est bien.
L’essentiel aujourd’hui c’est de profiter des recoins abrités.

Peninsula de Valdez

vendredi, novembre 18th, 2011

La péninsule de Valdez se visite en 10 heures avec tour organisé. Il nous aura fallu trois jours, tant mieux.
Au programme: location de voiture, nous recherchons un moment la meilleure option, nous nous arrêtons sur une ka pour trois jours, 1200 km. Une nuit a puerto pyramides. Puisque nous sommes libres de nos mouvements, nous arrivons a l’embarquement a une heure de moindre affluence. La bateau part dans une demi heure et nous amène sous l’égide d’un passionné de baleines qui nous explique en anglais pur style comment le petit s’attache à sa mère pendant trois ans. comment elle lui apprend à plonger puisque la condition de sa survie est qu’il suive le groupe bien au fond, comment une mère protège plus un baleineau blanc comme celui qui nous accompagne un moment, plus visible qu’un noir, comment elle l’appelle et le fait venir près d’elle…
Le soir nous tournons un peu avant de trouver un logement -a mita del camino- car il y a un groupe d’écoliers en voyage d’étude qui squatte les logements bon marché.
Le deuxième jour, nous partons avant les bus qui viennent de puerto Madryn, eT nous passons presque sans
Poussière dans cetTe pampa désolée, entre les guanacos, les moutons, les nandous et les chevaux des estancias. Visite aux lions de mer: ceux du mole de PM étaient plus proches. Visite à l’étal des Éléphants de mer, prêts pour le repas des orques. Nous les voyons de loin.
Puis passage à l’île aux oiseaux, accueillis par le guarda fauna, un natif de puerto pyramides, qui nous explique les modifications du climat qu’il a vu se produire depuis son enfance. La raréfaction des animaux due à la diminution de la nourriture disponible. Mais Valdez reste « la maternité du monde ». El hombre llego a la luna, pero nô llego a su corazon. Un grand philosophe qui nous rejoint sur notre chemin.
Jour trois, visite à la playa de la doradilla, immense, déserte, plutôt désolée en milieu de semaine, avec en ligne d’accès , Une bande d’algues pourrissantes déposées par la dernière grande marée. Et toujours si peu de coquillages, si peu d’oiseaux en vol. 200 mm De pluie par an, voila ce qui a accueilli en 1865 les gallois débarqués du mimosa, qui
firent alliance avec les tehuelches et fondèrent trelew.
Le vent se lève, une sorte de tempête sèche, nous nous
effondrons pour une sieste indispensable.
Aujourd’hui, nous rendons la voiture, puis nous nous promenons le long de la plage. Sur le mole, les lobbos de mar nous attendent en aboyant.
Excellent repas acheté au narguile, boutique tenue rue du 9 de julio par un syrien, et dégusté à la cuisine de
l’hostal.
Il fait toujours magnifique, vent de mer doux et chaud. Profitons en, demain soir nous partons pour bariloche: pluie et 15°!
Surprenante Argentine, qui nous fait découvrir un peuple en construction -aqui tambien la nacion crece- une pays charge’ d’histoire, même si elle est jeuNe de deux cents ans -plus que la belgique!- une autre Europe avec le soleil au nord…
L’essentiel? Découvrir!

la lutte pour la vie

vendredi, mai 8th, 2009

Dans le haut de ma parcelle du Revleumont, trône un immense chêne, dont je ne connais pas vraiment l’age – je ne cherche pas à le connaître par la méthode des stries, ce serait la fin.

Il a glandé l’année dernière, un immense tapis de minuscules chênes garnissait le sol à ses pieds. Cette année, ils sont beaucoup moins nombreux à chercher la lumière, mais encore suffisamment serrés pour repeupler plusieurs hectares.

Une autre surprise m’attendait quand j’ai abattu les sapins maigrelets qui tentaient de lui faire de l’ombre :

Au pied du grand chêne, entre deux racines, un jeune plan de hêtre s’abrite et grandit.

 

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Jusqu’où pourra-t-il croître, le grand protègera-t-il longtemps le petit ?

Et si par hasard, la jeunesse triomphait de la vieillesse ? Est-ce que le chêne, en protégeant la croissance de son concurrent, n’a pas signé son arrêt de mort ?

On dit souvent que le hêtre en mélange avec le chêne, finit par prendre toute la place. Il est plus rapide à croître, son feuillage vient plus tôt, ses racines explorent plus la surface. Seuls résistent les chênes établis avant le croissance des hêtres, parce qu’ils ont plus hauts. C’est bien visible, dans la forêt de Soignes les chênes dépassent de leur couronnement la canopée des grands hêtres, surtout dans mon quartiers où beaucoup d’arbres approchent de la maturité.

Si le jeune hêtre réussissait à grandir et à profiter de la fragilisation de son grand concurrent pour avoir le dessus un jour et prendre se place.

Une seule chose est sure, il lui faudra du temps, et je ne verrai pas l’issue de cette lutte. A ce moment là, si le chêne est encore mon abri, ce sera vraisemblablement en planches !

retour de Kuboyama

mardi, décembre 2nd, 2008

Camille

 J’ai donc passé quelques temps à Tokyo, juste pour faire la pelouse devant la maison, et le soir prendre le temps de bercer Camille 迦実.la pelouse  C’est une autre plongée dans le Japon que celle que nous avons vécu il y a 7 ans. Ou bien est-ce un autre Japon ?

Je ne suis pas allé à Ginza, ni à Shibuya. Je n’ai pas passé mon temps dans le train (sauf peut-être pendant notre virée à Kagoshima), j’ai un peu magasiné, mais dans les centres commerciaux à portée de déplacement (jamais plus d’une demi-heure de voiture). J’ai salué les mamans qui vont faire leurs courses, les enfants qui rentrent de l’école, les petits métiers qui passent de maison en maison pour remplir les cuves de pétrole ou réparer les pneus de vélo.

Le Japon que j’ai côtoyé ce mois-ci est le Japon de la « campagne » ( !?) Hachioji-shi est une des villes de Tokyo les plus étendues, mais pas la plus peuplée, loin de là. La moitié du territoire est en forêt et collines.Ce Japon là est calme, doux, prévenant, attentif à mon bien-être. Ce Japon là est avant tout un « art de vivre », la voie de la sérénité. C’est peut-être là l’essentiel.

33 ans

mercredi, août 22nd, 2007

Aujourd’hui marque le 33ième anniversaire de notre mariage à Dottignies.

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Je suppose que mes frères et sœurs se souviennent de leur tenue de ce jour, puisque nous nous sommes mariés « en long ». A propos, François, tu as toujours ta médaille militaire ? Tu l’as encore portée depuis ?

Je ne sais pas si la cérémonie elle-même a changé quelque chose à ma vie. Je ne suis pas sûr que je dirais encore les mêmes choses, que je choisirais les mêmes textes, les mêmes symboles. La compréhension que j’ai aujourd’hui de notre engagement a évolué. Dans le sens d’une plus grande profondeur, je crois. Et d’une meilleure connaissance de ce qui est de ma responsabilité, et de ce qui ne l’est pas.

Il me reste pourtant, à travers ces années l’idée que cet engagement a été le fondement de mon évolution personnelle, et même si je ne peux pas parler pour elle, Christine a de son côté beaucoup changé aussi. Je ne veux pas dire que notre promesse du 22 août 74 n’avait pas de valeur, qu’elle n’a servi à rien et qu’elle ne signifie rien. Au contraire, c’est le premier pas sur un chemin qui est loin d’être fini : mieux nous nous connaissons, plus nous échangeons, plus nous expérimentons, mieux nous nous sentons être, libres, plus notre engagement a du sens. Avec la certitude qu’il y a quelque chose de plus grand que le quotidien, cette notion de l’immanence, le numineux, à condition que ce ne soit pas dans le sens de miraculeux ou magique, mais plutôt comme la dimension qui me met en relation avec mon être tout entier.

Et puis il y avait l’aspect festif, familial, l’étrange sentiment de me trouver plongé dans cette immense tribu des Fockedey et Gekiere, moi qui n’avais jamais vu mes cousins éloignés qu’une fois un soir d’été, durant toute mon enfance.