Archive for the ‘coup de gueule’ Category

qui n’aime ni le riz

dimanche, janvier 24th, 2016

ni les épices ne va pas au Kerala. Je vous l’ai déjà servie, cette phrase-là.
Pour moi, j’aime bien le riz, le riz kéralais à l’instar des meilleurs, moelleux, bien détaché, à prendre à a cuillère si on ne sait pas se servir de sa main droite pour y mélanger un peu de massala.
J’aime aussi les épices, ces parfums si variés qui n’en finissent pas de vous entourer, de remplir l’espace vital, de nous embaumer.
Juste que parfois, ça fait beaucoup et on voudrait faire une pause. Laisser le palais se contenter d’une nourriture plus ordinaire à nos sens, moins provocante, se contenter pour une fois de manger pour se nourrir.
Heureusement c’est possible. On a trouvé une boutique où on peut déjeuner avec un café latte et une tranche ce pain beurre confiture, et pur midi, juste une assiette de fruits, sans sauce sans sucre, simplement des morceaux de fruits : ananas, papaye, mangue, banane, mandarine, pastèque, etc. u vrai délice.
Je me suis rendu compte qu’en parlant de l’hygiène, j’ai été un p eu fort avec nos hôtes indiens : c’est vrai que les déchets épars sont une plaie de l’inde comme de tant de pays tropicaux, c’est vrai aussi que les gens ne sont pas habitués à déposer leurs déchets dans des poubelles inexistantes, mais est-ce si différent sous nos latitudes ? combien de canettes ai-je déjà ramassé dans nos bois de Revleumont, combien de chantiers ne servent-ils pas à enfouir discrètement des trucs qu’on n’a pas envie de trier, classer, collecter, rapporter (moyennant payement) au parc à conteneurs.
Je me suis déjà dit que la consigne des canettes serait un acte de civisme, en permettant à certains de faire quelques cents grâce à la négligence de quelques autres. Et je me demande dans quelle mesure on ne pourrait pas trouver (en y mettant un peu d’acharnement et de volonté d’arriver) un système de recyclage universel des matières plastiques, une espèce de cracking du pétrole à l‘envers. Même si le procédé était couteux surtout au lancement, je suis persuadé que nous en tirerons un avantage indéniable : économiser le pétrole brut et fournir une source d’énergie alternative
Mais je rêve, là. Il est temps de revenir sur terre !

hygiene

mardi, janvier 19th, 2016

un indien est propre.
propre sur lui, propre dans ses gestes quotidiens, soucieux d’hygiène et de pureté.
comment alors se fait-il que les rues soient toujours aussi sales: des déchets de plastiques, cartons, etc encombrent les bas cotés, les chèvres et les chiens débarrassent les restes comestibles, les corbeaux se chargent du reste.
il y a bien des collectes de bouteilles, verre ou plastique, des ramasseurs de carton d’emballage, et il n’y a que très peu de canettes en vente dans les boutiques. Pourtant il en reste dans les endroits les plus inaccessibles, parsemant les bas cotés, malgré le passage constant des véhicules qui occupent tout l’espace disponible entre les maisons
mais quand on a le malheur de passer à proximité de ce qui devrait etre un ruisseau ou une petite rivière, c’est l’égout à ciel ouvert.
les déjections trainent à etre évacués par une quantité trop faible d’eau sale, et pour aller où? probablement à la mer, la meme ou les filets chinois prélèvent le poisson qui est cuit dans les échoppes sur la plage.
la chaleur n’excuse pas tout. Pas plus qu’ailleurs, le réflexe de retenir sur soi jusqu’au point de collecte le plus proche le déchet dont on va se débarrasser, n’est partie intégrante de la mentalité de la moyenne des gens. Ceci expliquant cela, et malgré les efforts des commerça,ts qui balaient devant leur porte, les rues sont sales.

Voyager en avion

vendredi, janvier 15th, 2016

C’est anti écologique et mauvais pour l’environnement, je sais. Après ce mes culpa, une petite reflexion sociétale
Pour arriver de Bruxelles a Cochin, le voyage était divisé en deux
Depuis Bruxelles jusqu’à Abu Dabi, un airbus A 320 tout neuf, hyper connecté (prise électrique, mp3 et gsm à chaque siège. Service impeccable (en dehors des commentaires du commandant de bord unilingues arabe) voyage parfait. Public en majorité européen et chinois.
Après l’escale, le reste du voyage est assuré par un vieux boeing 747 de Jet Airways, dans un bruit indescriptible, sieges défoncés, catering à la traine avec l’ingéniosité des hotesses et la bonne volonté de tous, c’est ok, mais le public est à 98 % indien.
Alors, je me demande. Est-ce que c’est juste une question d’argent, et que les indiens paient moins cher ?
ou bien que finalement, ce ne sont que des indiens qui retournent en inde.

Comment 100 = 20

mardi, février 3rd, 2015

Puisque nous devons être à l’aéroport de Rabat ce soir pour raccompagner nos visiteuses, nous en profitons pour visiter la ville. Enfin, la vieille ville : la médina et la kasbah des Oudaya.
Arrivés sans trop de peine au pied de la muraille de la médina, nous entrons par Bab El Mellah, la porte des juifs, qui signifie bien que les juifs avaient droit de cité ici comme à Sefrou dans la médina.
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Cette médina, pas très étendue, a le mérite d’être non seulement bien tenue, mais encore tournée vers l’art et le tourisme, ce qui en facilite la visite. Nous nous élevons graduellement jusqu’à la porte ouest et nous trouvons devant la kasbah. Tout le monde nous a conseille de ne pas prendre de guide pour traverse ce petit espace magnifiquement restauré, et arriver ainsi à la terrasse qui domine le port et la plage, ainsi que l’oued qui sépare Rabat de Salé.
Mais bien sur au cours de notre promenade, un individu aussi sinistre qu’inopportun s’impose pour nous raconter ce qu’il sait (et que nous savons aussi) sur le site, et nous imposer le tour de la mosquée interdite aux non musulmans.
Quand nous arrivons sur la terrasse, il s’approche de moi et me réclame 100 dirhams pour la visite : je l’éconduit prestement, je n’ai rien demandé, mais par réflexe, j’avais quand même préparé 20 dirhams dont il se contente, sachant que la police touristique ne badine pas avec ces choses là.
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Après avoir vainement cherché le pigment bleu dont ils se servent ici pour badigeonner murs et portes, nous devons nous rendre compte que ce n‘est réellement pas ici qu’on le trouve, mais a Marrakech, semble-t-il.
Une dernière observation sur la circulation au Maroc : quel conducteur sait ce qu’est une bande de circulation ? malgré les rappels de la sécurité routière par affiches , les voitures se promènent sur toute la largeur de la route, se pressent à quatre sur une route à deux bandes, se faufilent en dépassant par la droite avant de tourner à gauche ou même, précaution indispensable quand on ne sait pas trop si on va à droite ou a gauche, suivent ostensiblement la ligne continue qui sépare la chaussée en deux. Pourquoi pas après tout ?
Bon, maintenant je passe en [mode coup de gueule off]

Deuxième amendement

mardi, décembre 18th, 2012

Le IIe amendement de la constitution des états unis d’Amérique dit

« A well regulated Militia, being necessary to the security of a free State, the right of the people to keep and bear Arms, shall not be infringed. »

Ce qui signifie semble-t-il :

« Une milice bien organisée, étant nécessaire à la sécurité d’un État libre, le droit qu’a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé. »

Je n’arrive pas à comprendre comment ce texte peut être interprété comme le droit pour n’importe qui de porter n’importe quelle arme n’importe où et n’importe quand.

Si je lis bien, la phrase commence par « une milice bien organisée ».

Le reste du texte dépend donc de cette condition. En dehors de l’appartenance à une milice bien organisée, dont le règlements et l’autorité sont respectés, il n’est pas question de détenir une arme pour soi, même pour assurer sa défense personnelle.

La défense des citoyens au moyen des armes est de la responsabilité de la milice, pas de la libre initiative de quiconque, fut-il citoyen des états unis, ce qui en fait bien évidemment un être à part, pourvu d’une sagesse, d’une science et de qualités hors du commun J …

En réalité, ces gens m’inquiètent. Je n’arrive pas à entrer dans leur mode de pensée, j’en ai peur, je redoute de leur part des réactions imprévisibles, aussi disproportionnées que la taille de leurs voitures aux dimensions de nos routes.

Et ce qui me gave, c’est ce sacro saint discours panégyrique de l’initiative privée, qui fait fi de la solidarité, mais qui les rend capables de payer des sommes considérables à des assureurs dont la motivation est le profit, et pas leur bien être.

Comment peut-on être aussi obtus.

nonante-neuf

mercredi, août 15th, 2012

Il s’agit du nombre de canettes vides jetées au bord du chemin route communale, avenue des bouleaux et avenues des hêtres, que j’ai ramassées en un seul passage avant-hier.

Dégouté de voir tant de déchets trainer, je me suis mis en tête de récolter moi-même ces canettes (et autres abandons, mais il faut passer deux fois !) pour donner à notre domaine un air de propre. Je ne sais pas à quel saint me vouer pour que cela cesse. Sans doute est-ce la rançon de notre situation particulière.

Ni espace privé communautaire, ni espace public sous la juridiction administrative de la police communale, nous sommes dans un Far West, un domaine de non droit dont chaque utilisateur fait ce qu’il veut. Encore heureux que les gens de la région soient foncièrement -calmes et rangés, sinon, dieu sait ce qui pourrait se passer.

Personne n’a aucune espèce d’autorité sur les énergumènes qui crient, qui foncent à toute vitesse dans les chemins, qui boivent et jettent leur canette dans le fossé (qui aurait bien besoin d’être curé, entre parenthèses…)

Depuis que je me suis mis a tenter de faire quelque chose pour notre environnement, je mesure la démesure entre mes possibilités et les nécessités primaires de l’administration de ce quartier.

Il faut dire que nous accumulons, après 50 ans d’existence, tous les défauts tant des domaines de loisir que des faubourgs lointains d’un centre ville peu intéressé par cet habitat décentré. Donc à nous de motiver les habitants à se prendre en main, à se remuer pour pallier aux manques criants.

Si seulement nous avions un statut clair, nous pourrions réclamer. Mais dans la situation actuelle il me semble que nous n’appartenons à personne et que notre sort ne repose sur aucune structure en dehors de celles que nous nous donnons.

Alors un sursaut de conscience collective serait-il possible à Revleumont, pour que le quartier devienne un exemple de convivialité de plaisir de vivre, accueillant pour les vacanciers (encore majoritaires) comme pour les résidents permanent, qu’ils aient été attirés par la foret, par le calme ou par les terrains à batir si bon marché…