Archive for the ‘kerala2016’ Category

relache

mercredi, février 17th, 2016

Sans doute plus fatigué que je ne le pensais de notre balade à vélo de la veille, je n’ai pas eu le courage de louer le scooter prévu pour aujourd’hui. Je suppose que la mauvaise positon sur un vélo d’emprunt a causé ce mal au dos qui m’immobilise.
Pas grave, il y a une plage à Varkala, la mer est toujours aussi agréable, le bain réconforte et quand la température dépasse n peu trop les 35 ° sur le sable, il reste la falaise. En hauteur, l’air est plus doux, un petit vent frais éponge la sueur, et nous dénichons – dommage d’avoir mis tant de temps à le trouver- un café à l’italienne qui sert un véritable esspresso, 2 oz, un ristreto , 1 oz, un machiato, 2 oz et 1 oz de « steamed milk », et aussi l’americano (meme quantité de café, mais 10 oz d’eau), etc. serré, pas tout à fait la saveur Lavazza à la quelle je me suis habitué, mais savoureux. Dans cet établissement qui a aussi un vrai four à pizza (wood fired, cuite au feu de bois), tout rappelle l’Italie, y compris une reproduction de la Cène de Leonard de Vinci, et la tete du patron, dont je soupçonne fortement qu’il ne soit pas né ici, mais plutôt quelque part entre Milan et Palerme !
Relache pour nous, mais pas pour le temple voisin de l’hotel : depuis tot le matin et jusqu’à 2 h de la nuit, un récitatif, parfois accompagné de rythme au tambour, est diffusé en direct. Les voix changent régulièrement, il arrive qu’on distingue des bruits de micro posé et repris, ce n’est pas de la musique enregistrée. C’est donc une partie de la fete à Ganesh que nous avons croisée hier.
Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un « clergé » établi, au sens où nous le connaissons en europe. Il faut savoir qu’en Inde, seuls quelques temples ancien et de grande valeur artistiques, architecturale ou historique sont propriété de l’état. Pour le reste la multitude de temples et sanctuaires à la disposition des hindous est due à la générosité des croyants les plus aisés, tant pour la création que pour l’entretien. La répartition des lieux de culte entre les différents dieux, n’est donc pas due à leur rang au panthéon des avatars de Brama, mais à la dévotion que ces derniers peuvent inspirer à leurs fidèles, notamment les plus aisés. Ce qui explique probablement que Ganesh soit sensiblement plus représenté que les autres. Il faut savoir que Ganesh, bon vivant replet, à tète d’éléphant et avec quatre bras, deux pour s’occuper du spirituel, deux pour répartir l’abondance sur la terre, est, comme Mercure chez nous, le dieu des commerçants, des voleurs et des menteurs de tout acabit : avocats, littérateurs, bonimenteurs (que mes amis commerçants, entrepreneurs, avocats ou profs de lettres me pardonnent, ceci n’est pas une opinion personnelle ou un jugement de valeur, juste la traduction littérale du concept correspondant à ce dieu) … Il a donc une place toute particulière dans le cœur de la moitié des indiens qui pour pouvoir survivre, doit se lancer dans le bizness de sa propre initiative.

Kapil

mardi, février 16th, 2016

Le debit du Wifi ici, c’est braiment . . . dique 🙁 les photos devront attendre. Et pourtant!
Nous decidons d’étendre le champs de nos balades en louant des vélos pour la journée, destination la plage de Kapil, 10 km plus au nord que Varkala.
La mécanique est dans la main des dieux, et si Christine a eu l’heur de plaire à l’un ou l’autre des avatars de Brama, j’ai du pour ma part manquer d’égard à celui qui est responsable de l’entretien de la mécanique : le vélo qui n’est échu rend l’ame après trois km, le frein avant bloqué, le guidon desserré… et la selle était trop basse !
Il ne me reste plus qu’à retourner chez le loueur en le poussant, à condition de retrouver son chemin dans le dédale des rues de varkala beatch.
Tout compte fait, j’en reçois un autre, que je teste avant de partir, puis nous démarrons enfin en direction de la plage. Le chemin est assez d-facile, les principaux embranchements sont pourvus de panneaux de signalisation indiquant les directions. Chance, ce n’est pas toujours le cas !
En chemin nous circulons dans des rues animées, avec des boutiques provisoires et nous voyons dans un temple des éléphants qu’on prépare pour un défilé. La musique assourdissante nous signale qu’aujourd’hui est une fete religieuse, sans doute en l’honneur de Ganesh, le dieu des commerçants et de la prospérité, celui à qui tout bon croyant rend hommage quand nous payons quelque chose, en portant le billet à son cœur à ses lèvres et à son front !
Nous finissons pas dénicher le sentier qui descend à la plage et nous atterrissons hors du temps, dans un village de pêcheurs dont les barques hors de l’eau attendent le prochain départ en mer.
Nous sommes, en dehors de pêcheurs, quasi seuls au bord de l’eau. Les vagues sont courtes, l’eau est délicieuse. J’en voudrais bien de la comme ça pour ma baignoire, elle doit bien faire 30 degrés !
Ne nous attardons pas. Nous devons refaire 10 km jusqu’à varkala et le chemin dans ce sens, va monter (en fait un peu, et c’est tres supportable). Et comme nous nous en doutions, il y a fete dans les rues. Une animation colorée, mais aussi sonore. Nous remontons le cortège et nous rencontrons d’abord les éléphants. Le crottin et les « eaux » sont de la partie, à la taille des mastodontes qui portent chacun deux cavaliers. Devant eux, un cortèges d’hommes en habit blanc, puis des boys bands qui frappent sur leurs tambours. Quand une trentaine de jeunes se démène pour se faire entendre, ça fait du bruit. Et il y a quatre groupes ainsi. Le plus remarquable est que ces musiques sont harmonieuses et je me surprend a vérifier qu’il n’y a que des tambours, pas de cuivres ni de bois, alors que les mélodies sont variées et agréables.
Entre les musiques, des chars fleuris, des groupes en costumes et surtout beaucoup de monde autour, qui allumant une lanterne à huile au passage du cortège. Les policiers surveillent pour éviter les rencontres face à face. Mais je pense que les itinéraires de bus ont du être détournés, nous ne rencontrons que quelques motos qui parviennent à se frayer un chemin.
Et ce soir, dès la tombée de la nuit, les pétards signalent que la nuit sera longue.

le bus

jeudi, février 11th, 2016

C’est vrai qu’avec le bus on va partout en Inde. Bien sur, il faut parfois du temps, même en « super fast », ces bus qui s’arrêtent moins que les autres.
Nous avons le choix pour aller de Kumili à Varkala, entre un bus vers Kotayam où nous prendrions le train, et une liaison bus directe de l’un à l’autre
Optant pour le bus par crainte des horaires des trains avec une correspondance douteuse, nous apprenons au moment de partir que le bus s’arrête non pas à Varkala, mais à 10 km de là. Qu’à cela ne tienne, nous aurons une correspondance, mais rien de grave, les bus locaux passent avec une régularité de métronome. Nous embarquons au début de la ligne, c’est-à-dire que nous avons le choix des places. En fonction de nos bagages (deux gros sacs à dos) nous préférons l’arrière du bus, pour caser nos bagages dans l’emplacement habituellement utilisé pour ça. On est plus secoués à l’arrière. Nous avons voyagé à l’aller au milieu de bus, c’est un peu plus calme, mais parfois pas assez aéré. Juste derrière le conducteur, on a le bruit du moteur. Il faut dire que mis à part les bus des voyagistes, qui sont pourvus d’air conditionné, les véhicules ont un aspect caractéristique. Pas de vitre, juste des barreaux de métal, et un rideau qu’on peut monter ou baisser. Monté, on a de l’air (et de la poussière), baissé ont est à l’abri de la pluie (à la mousson) et du soleil, mais une peu enfermé. Finalement, la banquette arrière a un autre avantage : on ne voit pas le gymkhana perpétuel auquel se livre le conducteur. Ca évite (un peu) les émotions.
Bon, pour le prix, on ne va pas trop réclamer. Nous parcourrons 180 km en 6 heures pour la somme de 364 roupies (soit royalement 3 euros 50 par personne !)
Là où ça se complique, c’est qu’à la correspondance, on se rend compte qu’il faudra changer encore une fois : on fait 10 km dans un premier bus, puis 15 dans un autre pour arriver à 2 km de notre destination. Google nous donne bien le trajet par la route, mais il ne connait pas les itinéraires de la KSRTC. Finalement, nous ferons le reste du parcours en tuk-tuk, pour demander à l’hôtel où nous avons déjà logé s’ils auraient de la place. Je le disais : il faut une chambre au premier étage (au second l’eau n’arrive pas toujours) et du coté du jardin, au nord, pour éviter le soleil dans la journée.
Le garçon qui nous reconnait espère qu’il reste une chambre (effectivement, au nombre de chaussures devant la porte, il doit y avoir du monde) et il finit pas nous conduire au niveau 2, donc premier étage, chambre 3, coté jardin !
Ils ont l’air contents de nous voir revenir. A croire que ça leur fait une bonne pub, les gens qui aiment. Et nous, ça fait notre affaire, puisqu’on a exactement ce qu’on attendait.
Je devrais ajouter un peu sur les bus : les superfast doivent aller très vite pour tenir la moyenne de 30 à l’heure. Je ne suis pas sur que les voitures puissantes fassent mieux, sans pour autant devoir marquer les arrets obligatoires aux stations centrales de correspondance. Alors, le conducteur dépasse tout ce qui se trouve devant lui, et quand il rencontre un panneau typique du code de la route ici, triangle bordé de rouge avec le pictogramme d’une tête de mort et la mention GO SLOW, il accélère !
Il faut dire que le code de la route lui est favorable. Le code dit en Inde, on roule à gauche. Il n’ a pas d’autre règle…. En réalité, il y a bine d’autres règles : selon le principe de la file à l’indienne, qui n’est pas la file indienne comme je vous l’ai déjà dit, le premier qui passe est celui qui a trouvé un trou devant lui, le second, celui qui réussit à s’accrocher dans la foulée avant que les autres aient eu le temps de réagir et de fermer le passage !
Et puis il y a une priorité à la masse. Le bus est gros, personne n’a envie de se frotter à lui. Et il doit exister une prime au klaxon : le plus actif passe d’abord. C’est d’ailleurs inscrit sur quasi tous les véhicules à l’arrière, les tuk-tuk, les camions, certains bus (pas les bus officiels) et même des voitures particulières : Sound Horn. On klaxonne pour dire qu’on arrive, pour expliquer qu’on va passer le premier, pour demander à un autre conducteur de laisser la place…. Il y a mille occasion d’actionner ce fameux klaxon, toujours à propos, avec virtuosité. De petits coups brefs répétés, un bon grand coup bien sonore ou une vraie purge de l’appareil. Pourtant j’ai l’impression que le bruit est un cran plus bas que ce que j’ai entendu au Vietnam : ici, il y a des moments où le fameux klaxon ne fonctionne pas, et jamais en continu. Ça diminuerai son efficacité. Le plus impressionnant c’est la moto qui vous dépasse avec un klaxon que chez nous on ne monte que sur les camions de 50 tonnes !
Je pourrais encore en ajouter sur les bus, mais là, ça va, je vais prendre un bain à la mer.

j’ai vu l’éléphant

mardi, février 9th, 2016

j’ai vu l’éléphant qui prenait son breakfast sur la colline en face. Il a vraiment de grandes oreilles.
Un hike d’une journée dans le parc entre 9h00 et 16h00, 15 km et surtout un bon 500 m de dénivelé, excellent pour la forme.
La nature n’est pas si sauvage que ça. Il y a bien sans doute un tigre en liberté, mais je pense qu’il a plus peur des humains que eux de lui. Et commencer une balade nature quand presque tous les animaux prennent leur quartiers pour éviter la chaleur n’est pas le meilleur moyen de voir la vie sauvage. Il reste la végétation, et les paysages à couper le souffle. ça vaut bien de monter un petit raidillon (enfin, petit… je n’avais pas d’altimètre, je regrette)
Les sentiers sont parsemés de grosses bouses qui rempliraient bien un seau chacune, témoignant du passage des éléphants. Les guides (trois personnes : deux accompagnateurs, un devant un derrière, et le garde armé : une carabine 22 LR avec une seringue anesthésiante) les guides connaissent leur métier et nous amènent direct à l’endroit où trois éléphants prennent leur petit déjeuner de bambou.
Ils sont séparés de nous par une descente à pic qu’ils ne franchiront pas comme ça. Tant mieux, parce qu’à force de se faire harceler par le tigre, les éléphants ici sont de mauvaise humeur et chargent facilement tout ce qui bouge. Ils n’ont d’ailleurs pas une très bonne vue. C’est quand même impressionnant, une telle masse. Ça doit faire au moins autant qu’une cinquantaine d’indiens. De quoi remplir un bus à lui tout seul !
Nous passons notre chemin, et ce sera la plus gros de la vie sauvage que nous verrons, en dehors d’un black mandrill et que quelques macaques de Bornéo, avec un aigle noir au vol impressionnant.
Nous passons à travers un paysage extrêmement abrupt, normal qu’on ait construit ici une immense retenue d’eau, c’est surement plus profond qu’à la Plate Taille. Le prospectus de la visite parlait d’un parcours « ondulated ». Les ondulations sont bien marquées, pas un simple faux plat légèrement montant comme dirait Claude. En en fait les 5-6 km annoncés en feront 15 à la fin du parcours.
La végétation me semble familière : je reconnais le lantana, l’agératum, le greviléa, l’érythrine, l’eucalyptus, toutes sortes de plantes que je connaissais au Rwanda, comme les bananes et les caféiers. Il y a bien sur d’autres arbres que je ne connais pas, et nous croisons même un plant de poivre sauvage, à l’origine du poivre cultivé, mais dont les grains beaucoup plus petits sont utilisés en médecine ayurvedique.
Notre brave zakkeer joue de malchance : avant hier il oublie que c’est dimanche, aujourd’hui, on lui a indiqué un mauvais point de départ. A moins que le programme ait changé sans qu’on l‘en avertisse. Nous aurions du être 6 pour le tour, mais nus nous ajoutons à un groupe de 6 qui attendait de partir. Comme si notre groupe n’étant pas assez important, on avait fusionné les deux. Nous nous trouvons en compagnie d’un couple d’allemands, d’un couple d’indien de Bombay, et de deux hommes, un roumain et un bulgare. Tous bien sur ayant la moitié de notre age ! mais nous avons assez bien tenu le coup. Sans doute l’entrainement du jeudi. Et le bon sens de nos guides, attentifs à gérer les différentes personnalités, à ménager les efforts et à veiller à notre sécurité.
Nous revenons un peu fourbus, mais très contents de cette belle balade.

se nourrir, se loger

lundi, février 8th, 2016

En monnaie courante, le cout de la vie en Inde est extrêmement faible pour un européen qui vit parmi la population locale, sans pour autant se loger ou se nourrir comme font beaucoup, dans des bouibouis crasseux, juste les hotels où logent aussi les indiens aisés qui voyagent, et ne fréquentent certainement ni les Hilton ni les 5 étoiles.
Epargnez-vous la conversion, les chiffres n’auraient plus de sens.
Des restos « familly » offrent le midi le tally – le plat universel ici, riz keralais un peu trop cuit, avec un assortiment de sauces, de relevé à extrement relevé, sauf bien sur la coupe de lassi (yaourt) ou le riz au lait avalé comme un dessert, et sensé supprimer l’ardeur du repas.
Une crepe feuilleté (parota ) ou simplement poelée (chapati) coute 10 à 30 roupies.
Un riz aux légumes, 100 à 150
Un curry ou massala entre 120 et 180, suivant qu’il est veg ou non veg.
Un poisson grillé m’a couté 600 roupies pour une bon demi-kilo, selon la taille de la bestiole
Un café keralais, 15 roupies, un lemon soda, entre 35 et 70, 20 roupies pour un litre d’eau fraiche.
On fait un bon repas pour 250 roupies par personne, on ne dépense pas plus de 7 à 8 euros par personne et par jour pour la nourriture.
Le logement est du même ordre, les « home stay » et les hotels de base demandent 500 roupies pour une chambre double avec salle de bain à 1500 roupies avec eau chaude et air co.
Une course en ville en tuktuk, 30 roupies, 10 km en bus, 30 roupies, 60 dans un bus air co quand il en existe, 150 km en train entre 70 et 120 roupies par personne pour une place assise en 2S , deuxième classe sleeper, wagon couchette, quasi toujours disponible.
J’ai presque du scrupule à dire que nous vivons tous frais compris, pour moins de 40 euros par jour à deux, nourriture logement et tous autres frais compris.
Nous n’avons pas fait d’extra, mais même les extras sont tout à fait à notre portée : la nuit dans le parc sous tente à tenter de voir passer les tigres coute 5000 roupies par personne (ça fait royalement 70 euros).
Je ne vais pas refaire le monde ni les ressorts économiques de l’Inde, ce sont les standards de vie ici qui permettent ces chiffres, tout en assurant à tous ceux qui travaillent au Kerala un niveau de vie relativement élevé par rapport au reste du pays. Je constate simplement l’incommensurabilité des « besoins » entre un indien en Inde et un européen en Europe.

Connemara

lundi, février 8th, 2016

Puisque nous avons décidé de nous passer de Zakkeer ce matin, nous allons à la gare des bus. Un bus pour Kotayam est parti devant nous ce qui nous donne le temps de nous renseigner sur la manière exacte de nous rendre à la plantation de thé Connemara pour y visiter l’usine de préparation du produit local.
Bien que l’anglais soit la deuxième langue officielle au Kerala, tout le monde ne le parle pas, mais on s’arrange avec le peu de mots nécessaires pour apprendre que oui, nos guides touristiques ont raison, à une quinzaine de kms de Kumili, le bus passe devant la plantation et s’arrête. Nous nous installons juste avant le départ, le conducteur nous a bien compris, il s’arrêtera pour nous.
La route est en sens inverse celle qui nous a amené la semaine dernière. Et 34 roupies plus loin, nous descendons à l’entrée de la plantation. Une visite vient de partir, la suivante est dans 3/4 d’heure. Le temps de prendre un café à la boutique du bord de la route, et de faire la connaissance du couple de français qui participera avec nous au tour.
Nous admirons les rangées de tables de thé – les buissons tenus à hauteurs ad hoc pour que les femmes puissent passer tous les 5 jours récolter les nouvelles tiges à 5 feuilles d’un vert tendre dont elles chargeront en 7heures de temps, entre 15 et 50 kg dans leur hotte sur leur dos.
Les greviléas – on nous a donne aussi le nom de silver oak, chêne argenté – protègent les plans des trop forts rayons du soleil – pour la qualité du thé – et servent de support à des plans de poivre dont la récolte va bientôt commencer (février mars).
Nous arrivons à l’usine, que nous parcourrons dans le bruit incessant des machines qui doivent bien dater de l’installation de l’usine, en 1941. On suit la fabrication : premier séchage partiel, puis passage dans des rouleaux pour déchiqueter les feuilles et les rouler, produit des « grains » de tailles diverses, les plus fins, « poudre », donnant le thé le plus corsé. Suit la fermentation, deux heures passées dans un cylindre ventilé d’air chaud, pour développer les aromes et les polyphénols, caractéristiques de la variété de la saison, de la préparation, qui marqueront la qualité du produit fini. Un dernier séchage au four donne le ton noir, alors que jusqu’à présent les grains étaient juste bruns. Puis on emballe dans de grands sacs de jute dont certains passeront au conditionnement.
Nous terminons par la dégustation. Intéressant, mais finalement ce thé est assez ordinaire. Il faut dire que déguster régulièrement des thés verts japonais m’a sans doute habitué à des gouts plus sophistiqués.
Le thé produit ici se commercialise à 100 roupies le kg. Nous en prenons un paquet, sans trop savoir comment il supportera le voyage.
Enfin, je n’ai pas saisi comment le nom de Connemara se retrouve ici à l’extrême sud de l’Inde, si ce n’est que la plantation datant de la période anglaise, il se pourrait bien qu’un irlandais présidant à sa destiné ait choisi de la nommer d’un terme lui rappelant son pays !
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le jardin des épices

dimanche, février 7th, 2016

Nous avions programmé avec notre « guide » une sortie recommandée pour les touristes : visite dans un jardin de culture de légumes ayurvédiques, suivi d’une ferme d’épices, en terminer pas la visite d’une plantation de thé et de l’usine de traitement.
Mais nous sommes dimanche, et Zakkeer l’avait oublié. Donc l’usine à thé est fermée, il ne nous reste que les deux autres visites, nous irons demain pour le thé, et aujourd’hui, un tuktuk nous amène à la sortie de la ville visiter une ferme où on cultive des épices et des légumes bio.
Le conducteur reçoit les consignes, il ne parle pas l’anglais, mais il sait où il doit aller. Nous sommes accueillis à l’entrée par un guide qui nous fera faire le tour, moyennant un droit d’entrée – tiens, Zakkeer nous avait dit que tout était compris dans le prix annoncé ? –
Nous exécutons de bonne grâce, et cela en valait la peine, la visite est passionnante, le guide parle couramment l’anglais – des indes, mais ça vaut largement le mien – et il connait sa matière. Nous visitons vanille, poivre, cardamone, muscade, girofle, cannelle, piment-oiseau, basilic arbustif, j’en passe, en prenant son temps, en goutant à l’occasion.
La ferme élève quelques animaux : vaches, chèvres, poules, lapins, canards, dont le fumier est collecté pour produire du méthane (biogaz) dont l’utilisation évite le recours au charbon ou à l’électricité. Et le résidu fertilise les jardin de légismes : choux, choux fleur, aubergine, haricots, ocras, et même une rizière qui donne trois récoltes par an.
Retour à l’hotel, nous discutons avec Zakkeer, qui nous a un peu menés en bateau, la prestation, pour valable qu’elle soit, étant loin de la ballade promise. Demain on se débrouillera seuls pour visiter la plantation de thé.

pets

dimanche, février 7th, 2016

DSC_0473C’est bien comme ça qu’on appelle les animaux de compagnie en anglais ?
Ici à Periyar, peu de chien pas de chats. La même chose à Kotayam.
À Varkala quelques chiens en bonne santé. Les chiens quand on en voit sont beaux et le poil luisant, ils ont visiblement un maitre qui les entretient. Ce n’est pas le cas des chats.
Mais il y a d’autres animaux de compagnie en inde : les vaches. Ce ne sont pas les vaches à lait qu’on voit de temps en temps dans les « campagnes ». il s’agit d’une bête beaucoup plus petite, avec de grandes cornes quand elle est adulte, assez efflanquée, qui doit être un peu nourrie mais sans plus, elle n’a qu’à se débrouiller pour trouver de quoi bouffer, et elle se promène librement dans les rues.
C’est aussi original que nos nouveaux animaux de compagnie, rat, boa, crocodile et tout le reste. Et ça a l’avantage de ne pas être dangereux : une de ces vaches doit rarement dépasser les 100 kg à l’age adulte.

bandarlogs

samedi, février 6th, 2016

Ce matin nous nous sommes aventurés dans la « jungle », la foret qui entoure le village.
Au bout de la route bitumée qui dessert les quels parcelles du quartier, un sentier -bien marqué, donc assez fréquenté semble-t-il – s’ouvre entre les arbres et les plantes sauvages, « junglies », aurait dit babu de potencode.
Il est bientôt 9h00 et donc un peu tard pour assister à l’animation de la vie sauvage pour autant qu’il y en ait. Mais nous y croyons, nos voisins Danois, qui semblent assez portés sur la nature et l’observation des animaux, nous ont affirmé avoir vu un jour trois singes, des écureuils et même ce que nous croyons être une mangouste.
Nous nous engageons sous le couvert, aussi silencieusement que possible, mais bernique, pas de grosse ni de petite bête à se mettre sous l’objectif. Au bout d’une demi heure, nous voyons un drôle d’oiseau, une espèce de merle avec une immense queue en balanciers, deux plumes de plus de la longueur du corps de l’oiseau, terminées par un petit houppet. On dirait un oiseau lyre, mais monochrome. Il nous regarde de travers et s’enfuie affolé en criant de tout son saoul. Un bien vilain cri pour une si belle bête !
Nous décidons de refaire le trajet ce soir, à la fraiche, avant la tombée de la nuit.
Nous empruntons le même chemin vers 17h00, et nous rencontrons d’abord du monde : un homme portant une cruche d’eau, des gens assis à leur porte, puis la foret. Calme, mais loin d’être silencieuse. Les oiseaux recommencent à chanter nous en voyons l’un ou l’autre.
Au détour du sentier, Christine aperçoit une biche qui traverse la route. Au loin des bruits de bois cogné attitrent notre attention. Et soudain, dans les arbres dégagés pour laisser passer la ligne électrique, des singes apparaissent, suspendus, puis assis sur les branches maitresses, la queue, immense, pendant au-dessous d’eux. Un gros plutôt noir, avec une couronne de poils dorés autour de la figure, un congénère moins visible, un autre plus clair, s’éloigne rapidement les deux autres s’installent pas gênés par notre présence. Un petit s’élance pour traverser la clairière, puis les deux adultes suivent le mouvement. Nous les perdons de vue.

maruti

samedi, février 6th, 2016

Une petite remarque en passant
Maruti-Suzuki, Popular-Honda, Ashok-Leyland, il y en a probablement d’autres pour succeder à L’Ambassador Austin.
La construction automobile en Inde, en dehors des Tata (bus, camions, berlines puis « auto » (c à d tuktuk) ) semble basée sur des joint venture.
Finalement une assez bonne solution pour un pays où la main d’œuvre est abondante, la production industrielle un peu en panne, et le marché intérieur à construire de toutes pièces, car ce ne sont pas les rares millions d’Indiens constituant les classes moyennes et aisées qui pourront porter une croissance nécessaire.
Du travail pour tous, et ceux qui n’en ont pas s’en créent. Mais peut être quelques coups de pouce peuvent ils se révéler nécessaires pour soutenir les investissements.