Archive for the ‘souvenirs’ Category

potencode-kumili

samedi, février 6th, 2016

Avec escale à kotayam
Nous avons quitte l’ashram santigiri à sept heures le jeudi matin, sous la conduite de Babu notre hote du guest house, soucieux de nous mettre dans le bon bus pour kotayam.
Il faut dire que l’arrêta est bien déterminé, mais il faut faire signe au conducteur et donc identifier le bon bus ! ce n’est pas l’heure exacte qui nous aidera pour çà, la densité du trafic fait dire à notre hote qu’il passe entre 7h00 et 7h45!
Par chance, nous voilà en route , et trois bonnes heures plus tard – en fait près de 4 heures – nous arrivons à la gare de bus de kotayam, un peu sonnées, levé tot ventre vide et secoués comme une salade verte chez nous, nous n’attendons qu’une chose : trouver une chambre et nous doucher.
Il faut dire que nous avions la chance de prendre place dans le bus au début du trajet, et donc de trouver place assise et espace pour nos sacs. Par contre les autres voyageurs qui n’avaient pas cette chance nombreux ont du voyager debout, au oins une partie de leur trajet ( qui n’était pas aussi long que le notre, le bus dessert tous les arrêts intermédiaires). Ce qui m’amène à penser que l’indien est une matière compressible. Quand on en décharge un, il en monte quatre, et à l’arret suivant c’est la même chose. Au bout d’une dizaine d’arrets, il est temps d’arriver dans une ville où la majorité des voyageurs descend !
Nous devons loger à l’auberge de jeunesse YMCA, wayemciê en bon indoanglais, et pour cela nous passons un examen éliminatoire devant le directeur de l’association pour finalement être admis dans une chambre petite, mais au confort suffisant, si ce n’est l’eau chaude, absente ici comme ailleurs.
Malheureusement notre chambre n’est disponible pour nous que pour une nuit, nous devrons repartir dès demain matin, sans avoir de temps pour visiter la ville. Mais ceci se révélera notre chance, quand nous aurons pris contact avec la réalité de la vie en Inde !
Sortir enfin pour tenter de trouver à manger, nous sommes sur le trottoir du centre d’une ville moyenne de l’Inde. La chaussée est occupée ici comme ailleurs, les trottoirs (le concept que vous pouvez avoir de ce mot ne corresponde surement pas à l’expérience que nous en faisons) sont occupés autant par les étals des vendeurs sans magasins que par la multitude des gens qui se déplacent avec assurance et rapidité. Difficile de trouver son chemin quand on est novice dans ce genre de navigation.
Les bonnes indications des guides sont inutiles, impossible de trouver son chemin dans cette cohue, et de parvenir à une adresses prévue. Même pour YMCA nous avons dû naviguer à l’aveuglette, une fois déposés par notre tuktuk à 20 mètres de l’entrée du batiment !
Nous avisons un hotel grand genre, résidu du style anglais, avec restaurant. Le risque est minime, nous nous y introduisons sans devoir justifier quoique ce soit, notre teint (white people) nous sert de passeport. Salle climatisée, calme, mi-ombre, serveurs en uniforme, chef de salle à galons, mobilier en bois verni style victorien, et la même cuisine que partout, pour le même prix. Nous recevons des couverts à l’occidentale sans devoir les demander, même si nos voisins de tables s’en passent très bien.
Le lendemain matin, nous nous faisons conduire à la station de bus, gare routière de la KSRTC, pour chercher un bus é-« TT » à destination de Kumili. Par chance nous sommes aidés dans notre recherche par une famille de français résidents en Martinique, en voyage au long cours dans le sous continent, avec 3 enfants de 7 à 12 ans ! Monsieur n’en est pas à sa première expérience de l’Inde, il trouve le bon véhicule et en quelques dizaines de minutes, nous voila en route.
Peu d’arrets, donc moins de voyageurs locaux, nous avons de la place. Pas réellement moins secoués que dans d’autres bus – le style de conduite en Inde ne change pas, qu’il s’agisse d’un tuktuk ou d’un bus de ligne – mais la magnifique région traversée absorbe suffisamment notre attention pour nous faire oublier que la route longe la montagne et monte à 1200 m d’altitude, être un précipice et une paroi à pic.
Midi, nous sommes déjà arrivés, nous nous confions à un rabatteur – guide touristique de son état – qui nous amène à un hotel moyen ressemblant à une patisserie à la crème. Ouf, enfin arrivés.

la kasbah d’Agadir

dimanche, février 16th, 2014

Pour rappel, dans la nuit du 29/02/1960, l’ancienne ville d’Agadir anciennement Santa Cruz, anciennement Fuente, a été détruite de fond en comble par un tremblement de terre rappelant celui, oublié, qui avait eu lieu 230 ans plus tôt.
De la Kasbah en terre crue, il n’est rien resté. Un quart de la population a été ensevelie sous les décombre, et dans les jours qui ont suivi, les bull ont nivelé le terrain qui est devenu le plus grand cimetière du Maroc.

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La nouvelle ville a été reconstruite à coté de l’ancienne, elle est restée blanche mais elle est devenue un exemple du « tourisme de masse » tel qu’on le voyait à l’époque.
En réalité derrière la ville d’apparat qui longe la plage, une ville marocaine s’est édifiée, avec son souk, sa willaya, ses mosquées, ses boutiques.
Particularité sans doute due au contact des européens plus nombreux que partout ailleurs à séjourner dans la ville, le dimanche toute activité cesse en ville, presque tous les commerces bouclent leur porte, sauf le souk el Ahad qui prend une activité particulière jusque tard en soirée.
La visite de la kasbah a commencé pour nous par une méprise. Voulant nous y rendre à pied, nous avons visé une colline qui n’était pas la bonne, et qui porte seulement un plateau destiné aux activités sportives ou récréatives. Mais dans quel état, mon dieu !, une véritable dépôt d’ordure, les papiers, les plastiques, les boites de conserve et les bouteilles de verre émiettées jonchent toute la surface du plateau. Malgré tout il y a encore des gens à venir s’y détendre le dimanche.
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La véritable Kasbah est elle nettoyée et entretenu, comme un mémorial qu’elle est, et elle a été l’occasion pour nous de lier contact avec un jardinier occupé à planter quelques palmiers en bordure de la pente qui descend jusqu’au port. Il nous a fait cadeau de deux boutures, encore fort petites, pais qui sont appelées à grandir comme des arbres si le cœur leur en dit et que le climat de Cerfontaine ne leur déplait pas trop.
À l’occasion de cette visite, un selfie nous rappelle celui d’Avignon il y a bientôt 40 ans…
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Puis nous prenons le large pour aller piqueniquer à la campagne, où nous sommes suivi par les chèvres, avides des peaux de mandarine que nous leur abandonnons.
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Don Eduardo

mercredi, décembre 7th, 2011

L’A.J. Où nous avons été hébergés ces quatre nuits à el Calafate, l’hostal Huemul – Huemul est le nom du cerf indigène – est tenue par une monsieur d’un certain âge, qui a créé dans cet êtabissement une ambiance typiquement a.j., à mon sens. Très cordial, très accueillant, toujours prêt à se couper en quatre pour faire plaisir, mais en même temps assez net et dégageant une autorité innée qui lui facilite le maintient de l’ordre dans sa maison.
Des le matin, don Eduardo Enregistre les sorties, vide et nettoie les chambres, fait les lits, lave les draps et le linge qu’on lui confie, le met à sécher dans le jardin si l’air est assez propre, veille au café du matin, informe sur les possibilités d’excursion, propose des tours à tarif un peu réduit…
L’homme de la situation.
Et en même temps, un grand père attendri. Quand nous lui avons parlé de ses petits enfants que nous avons vus à el Chalteln à l’auberge Ahonikenk  est tenue par son fils frédérico, il s’est attendri comme un véritable abuelo!
Un lien entre nous? En tous cas nous avons été très bien pour ce séjour. Jje ne dis pas que nous reviendrons, ça fait un peu loin pour venir passer le weekend…

Refugio Frey

jeudi, novembre 24th, 2011

Après le circuito chico qui nous a un peu déçu par le manque de liberté et la difficulté de voir ce qui nous plait le plus, plutôt que ce qu’il « faut » voir, nous avons décidé une autre activité. Le circuit des lacs est impraticable, donc le mieux est encore de partait en trek.
Pour notre première tentative, ne soyons pas trop ambitieux. Un circuit de 5 h, classe moyenne: le refugio Frey, Cierro Catedral.
Nous partons avec le bus à huit heures 1/2, jusqu’au départ du sentier.
En réalité, la montée se fait assez facilement, ce n’est jamais de l’escalade, juste l’un ou l’autre passage plus difficile. Il faut parfois faire une halte pour reprendre son souffle, mais rien d’insurmontable. Il n’est pas deux heures quand nous arrivons au bout de la route.
Le spectacle majestueux, l’impression d’être dans ces montagnes, les pics, les roches, la neige, la végétation, les animaux… Un enchantement.
A partir du dernier quart d’heure, on sent l’altitude, et une fois franchi le dérnier gué, le vent se lève avec une violence rare. Il fait assez froid pour que nous n’ayons pas envie de nous balader bien longtemps. Tant pis pour le tour du lac!
Ambiance refuge alpin. Accueil chaleureux, sympa et très organisé, et savoureux, par le couple de jeunes concessionnaires du refuge.
Soirée d’ambiance montagne, surtout avec un groupe de skieurs français un peu déçus du fait qu’il n’y a plus de neige ici, tôt au lit, quand la lumière décline trop pour
pouvoir continuer à lire, une nuit à la dure. Pourtant nous ne démarrerons qu’après neuf heures pour la descente.
De nouveau une voyage agréable, il fait meilleur qu’hier, la route est assez facile. Nous croisons un groupe animé qui fait une pause à l’écart et nous salue d’un joyeux « freedom ». Ce sont les jeunes israéliens que nous avons laisse hier à Bariloche!
Juste une petite erreur de parcours nous fait rater le départ du bus pour rentrer en ville à midi et quart!
On prend son mal en patience, on s’attable devant un sandwich salade! et la dernière bouchée avalée, l’équipe de skieurs qui a passe la nuit avec nous au refuge arrive au parking. Ils nous proposent gentiment de nous ramener en ville, une aubaine dont nous osons profiter, bien que leur quatre quatre chilien soit bourré jusqu’à la gueule!
Arrivés à l’hôtel freedom, accueil immédiat, récupérer nos bagages, nous laver. La détente.
Demain 9:30, redepart vers El Bolson.
Disfrutar, en profiter sans s’inquieter. Je ne sais pas encore ce que nous y ferons, mais nous y allons.
L’essentiel du jour? L’accueil chaleureux et de ontract de tous qu’ils soient de vrais argentins ou seulement de passage, comme si de vivre ici nous rendait tous aussi agréables que les natifs du cru.

retour de Kuboyama

mardi, décembre 2nd, 2008

Camille

 J’ai donc passé quelques temps à Tokyo, juste pour faire la pelouse devant la maison, et le soir prendre le temps de bercer Camille 迦実.la pelouse  C’est une autre plongée dans le Japon que celle que nous avons vécu il y a 7 ans. Ou bien est-ce un autre Japon ?

Je ne suis pas allé à Ginza, ni à Shibuya. Je n’ai pas passé mon temps dans le train (sauf peut-être pendant notre virée à Kagoshima), j’ai un peu magasiné, mais dans les centres commerciaux à portée de déplacement (jamais plus d’une demi-heure de voiture). J’ai salué les mamans qui vont faire leurs courses, les enfants qui rentrent de l’école, les petits métiers qui passent de maison en maison pour remplir les cuves de pétrole ou réparer les pneus de vélo.

Le Japon que j’ai côtoyé ce mois-ci est le Japon de la « campagne » ( !?) Hachioji-shi est une des villes de Tokyo les plus étendues, mais pas la plus peuplée, loin de là. La moitié du territoire est en forêt et collines.Ce Japon là est calme, doux, prévenant, attentif à mon bien-être. Ce Japon là est avant tout un « art de vivre », la voie de la sérénité. C’est peut-être là l’essentiel.

le laurier rose

jeudi, septembre 6th, 2007

j’ai dans mon jardin des anémones du japon

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dont les plants viennent d’Hourdax

j’ai aussi un laurier rose qui fleurit de façon régulière, moins quand il manque de soileil et de chaleur, mais quand meme.

 

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il s’agit d’une bouture de celui qui végétait à Auch pres de la cuisine, qui est arrivé en Belgique où il a prospéré,

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j’ai du le receper deux fois mais il continue à porter quelques fleurs  il est depuis longtemps à auch, témoin le dessin d’éloi en ’98

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et la photo ancienne (il y a encore le palmier devant le porche) où il trône en bonne place au coin du mur de la cuisine

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mais je ne me souviens pas qu’il était là quand j’habitais Hourdax.

qui saurai me raconter quand il est arrivé, et d’où il vient?

Qui sait?

lundi, août 27th, 2007

 

Dans la lettre de Renée maman, je lis:

 La guerre a été un moment difficile ; la séparation, puis après le retour de Robert, le changement de vie, des essais dans l’agriculture, à Mendousse puis à Mestrejouan. Finalement, nous avons pu arriver à trouver ici un équilibre assez satisfaisant. Après les privations subies pendant la guerre et l’après guerre, la vie s’est organisée à Auch il y a maintenant 39 ans et demi.

 

De cette période, moi-même, je sais très peu.

Pas étonnant, puisque j’arrive à Mestrejouan en 1946, après la fin de la guerre. De cette époque il me reste ceci :

 

dans les champs

À notre arrivée à Auch, je suis comme ça 

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 Je compte un peu sur les témoignages des plus anciens pour m’expliquer Par exemple, les privations de l’après guerre, je ne semble pas en être marqué… 

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 Et l’organisation de la vie à Auch pour les autres.  

Jusqu’à mon entrée en pension au Petit Séminaire à 11 ans, j’ai l’impression d’être passé à Hourdax en coup de vent. Je connais la maison, bien sur, la belle façade 

 

hourdax86.jpg 

Mais dedans, c’était comment encore ?  Qui pourrait m’aider à écrire ces pages ?