Archive for the ‘culture’ Category

thirivananthapuram

lundi, janvier 25th, 2016

Autrement dit Trivandrum est déjà une grosse ville (600000 nab.) mais en Inde,c’est peu.
Nous nous y rendons en bus après avoir pris notre petit déjeuner habituel.il y a de la place dans le bus, surtout quand on le prend au début de la ligne et qu’on est white. De toute façon, le trajet dure une bonne demi-heure, pas plus. Un conducteur et un accompagnateur qui règle au sifflet les arrêts et les départs.
Le conducteur, lui, a assez à faire avec accessoirement l conduite de son bus, mais aussi le gsm, agiter le bras quand il doit signaler un changement de direction, participer à la discussion acharnée autour de lui (est-ce la politique à cause de la campagne électorale ou autre chose de plus important ?)
Notons que, supérieur en cela au clignotant en usage dans nos pays, le bras peut aussi prendre la signification d’un message aux véhicules qui suivent : dégage, tu vois bien que je suis à l’arrêt !
Ha pardon, moi je n’avais pas vu l’arrêt…
En débarquant en ville, notre premier arrêt est consacré à un café. Brulant, autant de lait que de café, mais dans une salle ventilée, c’est un délice loin de la chaleur de la rue.
Non content d’être lourd et chaud, l’air est trouble et je me rends compte de la pollution. Elle n’atteint pas la gravité de Pékin, mais on la voit, et ce d’autant plus qu’un agent soigneux de la propreté publique a allumé le long des voies du chemin de fer, un feu d’ordure.
Deux bandes de circulation dans chaque sens (ce qui signifie beaucoup plus de véhicules de front), des trottoirs où on fait sa place en avançant, des cris, des klaxons, et tiens, pourquoi pas, un meeting politique occupe le trottoir.
Au passage nous saluons un magnifique temple indou. Nous nous en approchons autant qu’il nous soit permis. Les rites sont réservés aux pratiquants, qui s’avancent, après leurs ablutions, les hommes dans un simple dhoti acheté pour l’occasion, nu-pieds, bien sur (une collection de chaussures digne d’une grande mosquée marque le passage au territoire sacré).
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Un groupe de fillettes en excursion scolaire nous a repérés. Elles veulent toutes être sur la photo, avec nous bien sur. Mais le temps de cadrer, ou même de trouver un assistant bénévole pour appuyer sur le déclencheur, les garçons sont arrivés et occupent le terrain. L’égalité des sexes n’est pas encore pour demain ici.
Plus loin nous croiserons sur quelques centaines de mètres
– une église chrétienne de rite syriaque
– une mosquée munie de deux tours en façade, dont une est le minaret
– la cathédrale du diocèse ‘latin catholic’, probalement établi par les jésuites qui en matière de foi, n’ont que très peu confiance dans les communautés syriaques établies par l’apôtre Thomas (qui le leur rend bien).
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Il faudrait aussi visiter tous les musées mentionnés dans nos guides, mais finalement, le plus attractif de tous les musées que je connaisse, c’est la rue, les gens, les petits métiers et les coups de klaxon, les disputes et la bonne humeur, cet éternel sourire dont chacun ici gratifie tous les autres à moins de passer pour un goujat.
Ns nous asseyons dans le premier hôtel venu, restaurant de cuisine indienne, le serveur met en marche pour nous un ventilateur au dessus de notre table, puis il commence par nous apporter une bouteille d’eau glacée, il sait bien comment sont les européens, qui ne boivent pas l’eau des carafes fraiches posées sur les tables. Nourriture abondante, surabondante, l’anglais nous aide un peu à nous faire comprendre, mais le serveur nous donnerait bien tous les plats de la carte s’il pouvait nous les faire avaler.
Retour en tuk-tuk à la gare des bus, retour en bus à la plage et une pause à l’ombre nous remet en forme.

les hirondelles

vendredi, février 27th, 2015

Le hirondelles reviennent quand reviennent les beaux jours. On a annoncé qu’on a vu des oies remonter vers le nord la semaine dernière. Il faut dire qu’ici, le temps est beau, même si quelques heures de brouillard tenace gâchent la vue. La température s’élève (plus besoin de pull le matin) et le soleil cuit quand on s’y expose trop longtemps.
Il sera temps pour nous e refaire nos valises et de remonter nous aussi vers le nord, mais cette fois-ci en quelques heures. Le problème du jour est : comment savoir ce que pèsent les dites valises ». il n’y a pas de pèse-personne dans l’appart loué, il n’y en a pas dans les commerces du coin. Le seul calcul des poids élémentaires additionnés ne donne qu’une très faible indication du poids total du bagage !
On va bien trouver une solution, il n’y a pas de problème (« maka mouchki » dit-on ici), il n’y a que des solutions. En attendant, je trie. Je ne reviendrai qu’avec ce dont je ne veux pas me séparer et je trouverai bien e-un amateur pour le reste. J’ai bien refilé à mon épicier du coin mes bouteilles d’eau vides et propres et il avait l’air enchanté ! Dans une société où la pénurie fait office d’abondance, il n’y a rien qui n’aie de valeur. Sauf peut être deux choses : les bouteilles en verre et les sacs en plastique. À part cela, tout se recycle ici. Témoin ce véhicule rencontré hier soir, qui sans renier ses origines, manifeste une très grande faculté d’adaptation.
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Bon, sur ce je retourne au souk (le grand souk d’Agadir, El Had, où j’espère trouver un jeu d’instruments de précision : tournevis, clés plates, etc, de la taille correspondant à une montre ou une paire de lunettes. On m’a dit que ça existe « pas cher ».

il pleut

samedi, janvier 31st, 2015

Je ne m’y attendais quand même pas : une journée de pluie quasi ininterrompue.
Départ le matin entre les gouttes pour aller à Oualili (le nom berbère de Volubilis). Une demi-heure de route tout à fait pépère et nous arrivons au site reconnu patrimoine mondial par l’UNESCO en 97.
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Nous sommes sur une espèce de plateau vallonné. Le site parait immense : 25.000 habitants pendant la période la plus florissante (avec ou sans les esclaves ?) les fouilles ont eu leur période de gloire du temps du protectorat, maintenant que l’essentiel a été découvert, le travail se poursuit avec une sage lenteur.
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Decumanus maximus et Cardo de rejoignent au Forum, entre le temple de Jupiter et la basilique, l’aqueduc amène l’eau à la fontaine, près des latrines publiques, l’arc de triomphe à Caracalla (qui a accordé la citoyenneté romaine à tous les hommes libres de l’empire). La plupart de ces monuments on du être reconstruits (en partie du moins) parce que le tremblement de terre de Lisbonne (1755) avait jeté à terre tout ce qui restait de monuments antiques.
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Ceci dit, la pluie nous a retardé, nous avons du attendre un moment avant de commencer la visite, nous héritons d’un guide dont le principal souci semblait être d’arriver au terme du petit tour. Il fallait lui arracher la majorité des renseignements que nous souhaitions avoir. Mais par chance, nous revenons au musée avant que la pluie recommence.
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Après volubilis, la visite de la région doit continuer par Moulay Idriss. Lieu saint de l’islam, la petite Mecque du Maroc, où les non musulmans sont tolérés depuis peu. Petite ville de campagne toute en hauteur, parcourue par une route où s’éternise un marché local avec ses eternels encombrements, nous sommes happés par une petite meute de « guides » dont le premier nous conduit dans son restaurant, puisque nous avions manifesté l’envie de faire une pause dinatoire. Nous entrons, puis nous enfuyons : piège à touristes, le reste du village nous semble tout aussi détestable que le restau.
Du coup nous rentrons « chez nous », non sans faire une pause au Carrefour Market pour nous réapprovisionner en toute sorte de choses.
La pluie a cessé, le vent se maintient, le froid aussi. On m’avait bien dit que dans le nord du Maroc, c’est l’hiver, je n’y avais pas assez cru. Maintenant je le sais, en hiver, il pleut au Maroc.

Afriquia

vendredi, janvier 30th, 2015

Même si le niveau de vie n’y est pas aussi élevé que dans l’ensemble de L’Europe, le Maroc ne semble pas un pays pauvre. Structure d’état, industrialisation, activité des gens, consommation, tout est réuni pour que j’ai l’impression d’un pays « normal » où il fait bon vivre. La corniche de Casablanca ne le cède en rien à bien des lieux de divertissement de capitales européennes.
Il y a des pauvres, et en ville des gosses qui ont faim. Tenant compte du défaut de sécurité sociale universelle auquel je suis habitué, c’est logique, même si ce n’est pas supportable. Par dessus tout, l’écart des revenus entre les plus riches et les plus pauvres est criant. Mais est-il moindre dans des pays de cocagne comme les Etats Unis d’Amérique ?
Finalement, quand je me rappelle mon voyage en Grèce, je classerais le Maroc dans ces environs là. La vie n’est pas facile, il y a des tas de choses à améliorer, mais on y croit et on avance.
Le Maroc serait donc un pays de l’ensemble occidental, réuni à L’Europe par notre mer commune.
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Pourtant des détails me frappent, que je lie dans mon expérience à ce qui sépare l’occident de l’Afrique, comme la capacité des gens à s’assoir et à attendre que quelque chose se passe, sans avoir l’air de plus se soucier que ça que la chose se produise ou pas dans le délai escompté.
Et si l’édification des immeubles de bureau ou de rapport s’effectue selon les méthodes que nous connaissons, les constructions individuelles sont caractéristiques des pays du Sud. Qui a un peu d’argent et d’ambition commence par acheter des blocs de béton, des ferrailles et du ciment, pour élever un rez-de-chaussée commercial qui lui servira d’habitation pendant les premiers temps. Les colonnes en béton armé laissent dépasser les ferrailles d’accrochage de l’étape suivante. Avec la prospérité vient le premier étage. La terrasse provisoire servira plus tard de second étages, et ainsi de suite… (raisonnablement, s’entend, il ne faut pas trop solliciter les soubassement établis selon ces méthodes).
Autre caractéristique « africaine »: les déchets, particulièrement de plastique, sachets et bouteilles, et les cannettes, pourtant un trésor recyclable, qui jonchent le sol partout où on trouve un terrain vague. Les poubelles sont ramassées dans les villes, mais les déchets s’accumulent quand même dans les endroits les plus incongrus, particulièrement là où les enfants vont jouer, hélas.
C’est là que j’estime que le Maroc est le premier pays africain pour celui qui passe le détroit de Gibraltar.
Pas sur que ce post plaise à tout le monde, ce sont des réflexions politiquement incorrectes. Je m’en excuse d’avance, mon intention n’est pas de blesser qui que ce soit.

Deuxième amendement

mardi, décembre 18th, 2012

Le IIe amendement de la constitution des états unis d’Amérique dit

« A well regulated Militia, being necessary to the security of a free State, the right of the people to keep and bear Arms, shall not be infringed. »

Ce qui signifie semble-t-il :

« Une milice bien organisée, étant nécessaire à la sécurité d’un État libre, le droit qu’a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé. »

Je n’arrive pas à comprendre comment ce texte peut être interprété comme le droit pour n’importe qui de porter n’importe quelle arme n’importe où et n’importe quand.

Si je lis bien, la phrase commence par « une milice bien organisée ».

Le reste du texte dépend donc de cette condition. En dehors de l’appartenance à une milice bien organisée, dont le règlements et l’autorité sont respectés, il n’est pas question de détenir une arme pour soi, même pour assurer sa défense personnelle.

La défense des citoyens au moyen des armes est de la responsabilité de la milice, pas de la libre initiative de quiconque, fut-il citoyen des états unis, ce qui en fait bien évidemment un être à part, pourvu d’une sagesse, d’une science et de qualités hors du commun J …

En réalité, ces gens m’inquiètent. Je n’arrive pas à entrer dans leur mode de pensée, j’en ai peur, je redoute de leur part des réactions imprévisibles, aussi disproportionnées que la taille de leurs voitures aux dimensions de nos routes.

Et ce qui me gave, c’est ce sacro saint discours panégyrique de l’initiative privée, qui fait fi de la solidarité, mais qui les rend capables de payer des sommes considérables à des assureurs dont la motivation est le profit, et pas leur bien être.

Comment peut-on être aussi obtus.

UN COUTEAU DANS LA POCHE

mercredi, juillet 18th, 2012

avec(???)  l’aimable autorisation de père castor des bois, à la scierie à Cerfontaine

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Pas un couteau de cuisine, évidemment, ni un couteau de voyou à cran d’arrêt. Mais pas non plus un canif. Disons, un opinel n°6, ou un laguiole. Un couteau qui aurait pu être celui d’un hypothétique et parfait grand-père.

Un couteau qu’il aurait glissé dans un pantalon de velours chocolat à larges côtes. Un couteau qu’il aurait tiré de sa poche à l’heure du déjeuner, piquant les tranches de saucisson avec la pointe, pelant sa pomme lentement, le poing replié à même la lame. Un couteau qu’il aurait refermé d’un geste ample et cérémonieux, après le café bu dans un verre, et cela aurait signifié pour chacun qu’il fallait reprendre le travail.

Un couteau que l’on aurait trouvé merveilleux si l’on était enfant : un couteau pour l’arc et les flèches, pour façonner l’épée de bois, la garde sculptée dans l’écorce, le couteau que vos parents trouvaient trop dangereux quand vous étiez enfant.

Mais un couteau pour quoi ? Car l’on n’est plus au temps de ce grand-père, et l’on n’est plus enfant. Un couteau virtuel, alors, et cet alibi dérisoire :

Mais si, ça peut servir à plein de choses, en promenade, en pique-nique, même pour bricoler quand on n’a pas d’outils…

ça ne servira pas, on le sent bien. Le plaisir n’est pas là. Plaisir absolu d’égoïsme : une belle chose inutile de bois chaud ou bien de nacre lisse, avec le signe cabalistique sur la lame qui fait les vrais initiés : une main couronnée, un parapluie, un rossignol, l’abeille sur le manche. Ah oui, le snobisme est savoureux quand il s’attache à ce symbole de vie simple. A l’époque du fax, c’est le luxe rustique. Un objet tout à fait à soi, qui gonfle inutilement la poche, et que l’on sort de temps en temps, jamais pour s’en servir, mais pour le toucher, le regarder, pour la satisfaction benoite de l’ouvrir et de le refermer. Dans ce présent gratuit le passé dort. Quelques secondes on se sent à la fois le grand-père bucolique à moustaches blanche et l’enfant près de l’eau dans l’odeur du sureau.

Le temps d’ouvrir et refermer la lame, on n’est plus entre deux âges, mais à la fois deux âges c’est ça, le secret du couteau.

Extrait de

LA PREMIERE GORGEE DE BIERE

Et AUTRES PLAISIRS MINUSCULES

Philippe Delerm

Édition l’ARPENTEUR

Faut-il croire à l’homéopathie ?

vendredi, février 3rd, 2012

En d’autres termes, peut-on envisager l’homéopathie comme une spécialité de la médecine, ou comme une thérapie de nature psychologique agissant pas effet placebo.

La question est sur facebook

Hey les amis, un petit débat, pour ou contre l’homéopathie, preuves à l’appui dans les deux cas et articles scientifiques demandés :)) Pour répondre à une interrogation personnelle (et un autre débat avec des scientifiques purs et durs !)

Et le débat s’anime :

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Karine Tupperware Jacques Pas vraiment pour, je pense plutot au départ que c’est psychologique… Mais bon comme certain produits ont été efficace pour mon fils alors qu’il n’était encore un bébé, je suis rendue partagée.

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Elisa Laleuf l’homéopathie est une médecine énergétique, elle utilise le vide quantique des cellules pour transmettre les informations. Comme toute médecine énergétique elle est plus efficace quand le corps est non-intoxiqué (c’est pour ça qu’elle fonctionne très bien sur les bébés pas encore intoxiqués au café, tabac, alcool etc, et qu’elle fonctionne aussi très bien sur les animaux en agriculture bio, ce qui pulvérise la thèse de l’effet placebo)

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Elisa Laleuf quand ça marche pas, c’est soit pas la bonne prescription, soit le corps est trop encrassé, soit le corps énergétique a beaucoup de problèmes et ne peux répondre, mais bon à ta place je ne trentrerai pas dans un débat sur l’énergétique avec des scientifiques purs et durs, ils ouvriront la porte quand ils le voudront, et en attendant ils la laisseront volontairement fermées(enfin on sait jamais c’est l’ère du Verseau, mais te fait pas mal), après les effets indésirables sont très rares, dans le pire des cas ça ne marche pas, et dans le meilleur ça marche et sans effets secondaires, pourquoi être contre ?

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Marlène Weil Pareil, ni pour ni contre, j’ai jamais essayé pour moi mais sur ma puce oui (camilia pour les dents et coratrucmuche pour le rhume), et je ne peux pas dire si ça a vraiment marché en fait, je n’ai pas vu d’effet prononcé mais si ça se trouve ça aurait été pire sans, impossible à savoir !

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Elisa Laleuf j’ai vu sur mon fils des otites guéries en 2h (soulagement des douleurs quasi immédiat) et des bronchites guéries en 3 jours, ça peut être impressionnant quand c’est la bonne prescription le bon homéo et la bonne réponse.

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Alexandra Eyral Moi, je voulais juste dire qu’il faut arrêter de penser que l’homéopathie se donne comme un bonbon, même sans effets secondaires. Comme le dit Elisa , il est important d’avoir une prescription faite par un homéopathe compétent.

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Elisa Laleuf y a quelques dilutions qui peuvent avoir des effets indésirables mais elles sont très rares, par exemple hepar sulfur , est très puissant, mais peut provoquer des otites , mais je crois que y en a seulement un ou deux autres dont il faut se mefier

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Alexandra Eyral Dans ce cas, si tu ne consultes pas d’homéopathe, il me semble que c’est rappelé dans tous les (bons) livres sur l’homéo.^^

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Dine Andco ‎Elisa Laleuf je veux bien l’article ! Merci ! Tu penses quoi des « suicides homéo  » destinés à prouver que c’est sans effet ?

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Nolwenn Jan Moi je suis pour mais je pense que certaines personnes réagissent plus que d’autres, donc ça ne guérira pas a tout coup 🙂 pour l’experience perso, ma mère m’a raconté que lorsque j’étais petite je faisais quasiment une otite par semaine, ne sachant plus quoi faire elle est allé voir un homéopathe (très bon homéopathe d’ailleurs) et mes otites se sont espacé à tout les mois puis progressivement elles ont fini par disparaître (ça n’a pas disparu d’un coup mais ça a soulagé mes parents qui voyait enfin un traitement qui fonctionnait)

Il y a 20 heures • J’aime •   1

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Aude Choppin moi je pense que le meilleur homéopathe, c’est celui qui va poser plus de questions sur son patient, que sur la maladie qu’il a. Il va ensuite le traiter de manière à renforcer ses faiblesses, sans toujours soigner les symptômes de la maladie. Le corps y gagne, le système immunitaire est renforcé à chaque maladie, c’est vraiment une médecine positive. Pour ce qui est du suicide, ça me semble impossible, ridicule, et la personne qui veut essayer ça n’a vraiment pas compris le fonctionnement de base de l’homéopathie. On essaye pas de faire disparaître des symptômes, mais on donne au corps des moyens nouveaux pour les combattre.

Il y a 20 heures • Je n’aime plus •   4

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Michel Choppin articles, tests, j’ai pas vraiment collectionné tout ça. y en a moins que pour l’allopathie.

l’homéopathie, c’est avant tout un art de soigner qui dépend du sujet lui-même (ou de celui qui exprime sa volonté, comme la maman du bébé) pour se soigner par homeopathie, il faut se prendre en charge, le thérapeute est un conseil, pas un maitre.

mais il ne faut même pas « y croire », il faut avoir envie de guerir…

peut etre un peu philosophique comme info, mais ça fait partie de l’enquête.

Il y a 11 heures • J’aime •   1

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Maud Zoetardt Alors, irrémédiablement pour théoriquement, car convaincue des bienfaits, mais poru avoir concrètement essayé sur moi durant ma grossesse (avec une homéopathe), j’ai trouvé les effets lents, il a fallu clairement attendre au moins 4 jours pour commencer à voir une amélioration. Par contre, j’ai testé une crème homéopathique pour les douleurs musculaires, un pendant homéo du flexium ou autre truc du genre, et là, complètement bluffée car amélioration nette en une journée à peine… L’oscillo me fait passer un hiver sans grippe. Mais clairement, traitement complet homéo sans rien d’autre en allopathie, ça marche ici, mais lentement, et je me demande du coup si les gens ne pensent pas que plus vite ça marche, mieux c’est….?

Il y a 6 heures • J’aime

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Maud Zoetardt Je suis convaincue par ce que dit Elisa pour l’expérimenter ici sur moi enceinte et sur le petit. Enceinte, je suis beaucoup moins intoxiquée (pas d’alcool, de cigarettes, bon un peu de café quand même lol !) et je pense que ça marche d’autant mieux, et Arthur, on n’a en fin de compte utilisé que le chamomilla, mais quelle merveille pour ses douleurs de dent !!!

Il y a 6 heures • J’aime

Et le débat n’est pas clos !

Pour moi, je pense surtout que l’homéopathie est un type de soin holistique, qui s’adresse à une personnalité plutôt qu’a un malade ou pire à une maladie. L’homéopathe n’emploiera pas le même remède pour des symptomes similaires chez des patients différents. Mais finalement, c’est le soin que la personne prendra de son propre traitement, de sa propre santé, qui déterminera l’efficacité du traitement.

Alors, le suicide à l’’ homéopathie, ça fait légèrement sourire. Dans cette forme de soin, ce qui guérit, ce n’est pas le produit, mais la réaction de l’organisme malade. Le produit en lui-même est inoffensif. A part de très rares cas recensés, les boules, poudres et gouttes homéopathiques sont sans effet en l’absence de symptomes. Le but du jeu n’est pas de faire agir un auxiliaire externe, mais de faire réagir l’organisme contre le déséquilibre qui provoque la maladie.

Quoi de plus adulte, en fin de course, que de responsabiliser la personne dans sa totalité et de la pousser à se prendre en charge de l’intérieur ?

La Patagonie, un désert ?

vendredi, décembre 23rd, 2011

Certes, le climat de l’Argentine entre le 40ème et le 50ème parallèles se rapproche assez du désert, en réalité une steppe aride. Avec 200 mm de pluie par an, le climat des actuelles provinces argentines du Chubut et du Rio Negro se classe dans la catégorie des déserts, même si la densité – faible – des peuplements y est encore sensiblement plus élevée que dans d’autres régions de steppe.

Les sols ne semblent pas réellement pauvres, à preuve la végétation qui longe les cours d’eau permanents (rios) ou temporaires (arroyos). La faune autochtone a de multiples représentants : guanacos, pumas, tatous, nandous (une espèce d’autruche), maras (lièvre de Patagonie) toujours présents si pas abondants, les seuls éléments manquants par rapport au siècle passé sont les patagons, indiens yagans désormais disparus en tant qu’ethnie.

Vous vous indignez peut-être que j’assimile les populations autochtones à la faune sauvage ? Je ne fais rien d’autre en cela que développer la pensée du général Julio Argentino Roca, responsable de la « campagne du désert », pour lequel – comme pour beaucoup d’autres européens ou créoles de son époque – « indien » équivalait à « rien ».

Et donc ces fameux territoires inconnus à peine traversés par l’explorateur et biologiste Perito Moreno, demeurés sous domination Mapuche, et déjà à demi disputés entre l’Argentine et le Chili, étaient réputés vierges, donc ouverts à la colonisation. Encourageant l’établissement de producteurs dans les estancias destinées à marquer l’implantation de l’homme (blanc) dans ce désert à mettre en valeur, le mouton s’acclimata assez rapidement au mode de vie imposé par la rareté et la pauvreté de la nourriture qu’il pouvait y trouver.

Pour controler des moutons dispersés, les gauchos à cheval se sont implantés à leur suite.

Et c’est la qu’on a commencé à se rendre compte que le désert n’était pas si désert que ça. Il y avait d’abord les guanacos, qui concurrençaient les moutons en tentant de s’approprier leur nourriture. On a donc chassé les guanacos, et installé en travers de ces immenses étendus, des clotures et des guardaganado (barrière à bétail) dans lesquels les guanacos emmêlaient leurs longues pattes comme dans un piège, et finissaient pas crever sans qu’il soit besoin de tirer une balle.

Mais les pumas n’ayant plus de guanacos à se mettre sous la dent ont commencé à chasser le mouton, beaucoup moins rapide à la course, et a en faire une grande consommation. On a donc chassé le puma.

Quant aux Mapuche, ils concurrençaient les deux espèces, chassant le guanaco et le puma. Manquant de gibier, ils se sont mis aussi à chasser le mouton, et sont alors devenu des nuisibles au même titre que les autres animaux sauvages du désert, se faisant tirer au fusil de la même façon.

Mais comme les gauchos ne parvenaient pas à s’en défaire, la campagne du désert a mis bon ordre à cette invasion de nuisibles, en nettoyant de fond en comble les territoires vierges, et c’est ainsi que les langues tehuelche, mapuche et yagan se sont éteintes, faute de locuteurs.

Et c’est ainsi que dans chaque ville d’argentine, le général Roca droit à une rue, comme Bartolomé Mitre ou Perito Moreno.

Colonia

mardi, décembre 13th, 2011

Il est temps de consacrer notre dernière journée au « pèlerinage » traditionnel porteno (i.e. de Buenos Aires, N.d.T.): quand il fait chaud l’été, on traverse le Rio de la Plata pour aller profiter du calme et de la douceur de la ville de Colonia del Sacramento, de l’autre cote du fleuve en Uruguay.

Billets retenus pas internet, nous commençons la journée tôt: il faut aller au port faire le Check-in pour 8:30. La rapidité des collectivos à conduite sportive est appréciable à ces moments là.
Quoique distant d’une largeur de fleuve -déjà 3 heures de ferry- l’Uruguay est un autre pays. Il faut passer la douane, nous reviendrons avec une prolongation de séjour de trois mois…, passer portiques détecteurs, comme dans un aéroport, même si tout cela est assez bon enfant. Début d’après-midi, nous découvrons le charme d’un monument historique. La vie s’est arrêtée ici à la fin de la période hispano-portugaise, les rue des soupirs où passaient les esclaves débarques d’Afrique, les vieilles maisons de style colonial, un phare d’où on voit parait-il l’horizon à 360° (je ne suis pas allé vérifier)


Ici, pas de rue en cailloux, tout est soigneusement goudronné, confortable, touristique.
Finalement, le plu s’intéressent de,la ville, hormis la gentille dame qui nous accueillis à l’information touristique pour nous faire l’article de sa ville, ce sont les anciennes voitures conservées dans les rues de la vielle ville: des coccinelles VW de notre jeunesse, et même une studbacker 1947! pour un peu je,me serais cru à Cuba.


Le retour est plus laborieux, il y a engorgement. Nous devions prendre le ferry à 20:00, mais le précédent a déjà une heure de retard. Du coup le passage en douane est accéléré, pas de décorum, pas de portique, juste faire avancer les gens. Nous arrivons à 23:00 à quai à BA.
Trouver un colectivo, un bon quart d’heure pour traverser la ville et nous voila à l’hostal.
L’essentiel? Ne pas se faire trop de souci, ça va aller!

Tango

lundi, décembre 12th, 2011

11/12, dia del Tango, journée du tango.
C’est dimanche, les rues du microcentre et celle de San Telmo sont consacrées à la brocante.
De la vraie brocante, des pros qui étalent leurs trésors accumulés en chinant, mais aussi les artistes, les vendeurs à la sauvette, les marchands d’empanadas, les changeurs -un type qui se poste au coin d’une rue, pas trop loin de l’entrée d’une banque fermée ou avec une longue file, et qui répète régulièrement d’une voix sourde « cambio »- enfin toute cette faune qui tente de se procurer un petit complément a un maigre revenu.
Mais aussi des trouvailles des musiciens en bande, des danseurs de tango plus ou moins réputés, des soltaires qui vendent les CD’s de leur répertoire.


Il y a bien sur les marchands d’objets standard: ceintures de cuir, nécessaire à mate,  pierres travaillées et montées sur argent, bijoux fabriqués sur place. Un petit goût d’el Bolson.
Et à 16:00, tout ce petit monde commence à rassembler ses cliques et ses claques, ne resteront dans la rue que les musiciens, sans doute encore tard dans la soirée?


Nous nous sommes attables pour manger une salade ce midi au bar « el balcon », dont l’immeuble réellement pourvu Dun balcon fait le coin de la place ou se rassemble une partie de ce marché. Nous avons droit tout d’abord a la rencontre du cuple de toulousains de Puerto Madryn! Il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas.
Une fois mis au parfum de tout ce qu’il faut faire dans le quartier, nous assistons et par chance au premier rang, a l’exhibition de tango qui se renouvelle toutes les heures: un échantillon de guitares à deux instruments, puis avec voix, une femme puis un homme qui nous servent le folklore argentin, et enfin la démonstration de tango. Un magnifique mec en costume blanc, assez macho, et une ravissante danseuse avec une de ces robes totalement déchirées pour lui permettre de lever sa jambe assez haut, et de talons de 20 cm! Tres technique, peut être pas forcement de niveau international, mais magnifiquement joué.


Un excellent moment que nous ne savions pas comment trouver dans le peu de temps qui nous reste a passer à BA.