Archive for the ‘evenements’ Category

Jallikattu

lundi, mars 20th, 2017

Jallikattu est un rituel sportif tamoul consistant à maîtriser un taureau à mains nues pour montrer son courage (et accessoirement décrocher la récompense !). Interdit depuis quelques années, il a été de nouveau légalisé cette année à la suite de nombreuses protestations populaires, dont la journée de grève générale contre le « legal ban » que j’ai vécu lors de mon passage à Pondichéry.

Il faut reconnaitre que ce « jeu » ne doit pas être agréable pour le taureau, mais franchement, pour un taureau brutalisé une fois par an, combien y a-t-il de vaches qui vivent toute leur vie avec une corde passée au travers de leurs naseaux et rattachée à leurs cornes. C’est un moyen efficace de les rendre dociles et obéissantes : tirez donc sur ma corde, vous verrez si elle ne suit pas !

Et combien de bœufs blancs à bosse passent leur journées à tirer de lourdes charrettes de bois, par le seul moyen d’une poutre posée sur leur cou ? Ici, pas de joug, pas de collier, juste une énorme pièce de bois très pesante qui les oblige à relever la tête sans améliorer leur puissance de traction. Alors, pour eux, le jallikattu, c’est de la petite bière !

The way I renew my leaven

mardi, mars 7th, 2017

To attention of my friend Elumalay, I did ask to Google translate my previous post

So
I need

100 to 150 g of dried grapes Corinth (Bio and untreated!)  I think red are better than yellow.

1 teaspoonful of pure honey without additives or added sugars (finally honey, what!)

In a quarter of a liter of soft water

Let it rest in the sun if possible, but not more than 35 ° C, in a non-sealed glass container, Rather covered with a stamen to avoid insects.

After a few days, depending on the temperature and the sunshine, a light foam forms (just bubbles) and the grapes rise to the surface.

If you see mold, you miss it, start again with a very clean container in a more controlled atmosphere.

If it’s too cold and the yeasts are still growing, your sourdough will be sour. Some will prefer it, but for me, I try to have it soft enough.

Use the preparation to knead dough with 500 g flour.
When it has risen, this dough will serve to prepare a « polish » or a sourdough.
Do not be surprised if it rises slowly in the first times: it is necessary to leave time to the yeasts to multiply and to strengthen.

By kneading the first batch, do not forget to reserve a piece to start again later!

Your leaven is started. Allow it time to light up slightly before re-using it.
Keep the sourdough fresh, especially if it has to wait several days before being re-used.
Avoid the temperature exceeding 30 ° to favor the best yeasts.
Work always in the same room: the air will be loaded with spores that will replenish the new preparations;

If you want to keep a leaven more than a week, do not freeze, just in the fridge by re-working the dough regularly to feed it.
For a longer period, let a large ball to dry and re-moisten it to restart.

But a leaven is not eternal. It can be spoiled, faded. The Hebrews renewed it every year at Easter, contenting themselves with unleavened bread (azyme) for a week.
This habit will give you the opportunity to occasionally eat bread from another baker.

Ma méthode pour renouveler mon levain

mardi, mars 7th, 2017

Je m’y prépare, puisque dès la fin de la semaine je vais m’y mettre en rentrant à la maison… pour autant que j’ai un rayon de soleil!

J’ai besoin de
100 à 150 g de raisins secs genre Corinthe (Bio et non traités !)
1 cuiller à thé de miel pur sans additifs ni sucres ajoutés (enfin du miel, quoi !)
dans un quart de litre d’eau douce
laisser reposer au soleil si possible (! 🙂 ), mais pas plus de 35 ° C, ça tue les microorganismes fragiles comme les levures
dans un récipient en verre non fermé hermétiquement,
plutôt recouvert d’une étamine pour éviter les insectes.

Au bout de quelques jours, selon la température et l’ensoleillement,
une mousse légère se forme (juste des bulles)
et les raisins remontent à la surface.
si on voit de la moisissure, c’est raté, recommencer avec un récipient très propre
dans une atmosphère plus contrôlée.
S’il fait trop froid et que les levures se développent quand même, votre levain sera aigre
certains le préfèreront ainsi, pour moi, je tâche de l’avoir assez doux.

Utiliser la préparation pour pétrir un pâton avec 500 g de farine
Quand elle aura levé, cette pâte servira à préparer un « polish » ou un levain chef
Ne vous étonnez pas s’il monte lentement les premières fois : il faut laisser le temps aux levures de se multiplier et de se renforcer.

En pétrissant la première fournée, n’oubliez pas de  réserver un morceau pour recommencer plus tard :
Votre levain est amorcé.
laissez-lui le temps de surir légèrement avant de le réutiliser.

Conserver le levain au frais, surtout s’il doit attendre plusieurs jours avant d’être réutilisé.
éviter que la température dépasse les 30 ° pour favoriser les meilleures levures
travailler toujours dans la même pièce : l‘air se charger de spores qui réalimenteront les nouvelles préparations;
Si vous voulez conserver un levain plus qu’une semaine, ne pas congeler,
juste au frigo en retravaillant le pâton régulièrement pour le nourrir
Pour une période plus longue, laisser sécher une boule assez grosse que vous ré-humecterez pour le faire redémarrer.

Mais un levain n’est pas éternel. Il peut se gâter, s’affadir.
Les hébreux le renouvelaient tous les ans à Pâques, en se contentant de pain azyme (sans levain) pendant une semaine.
Cette habitude vous donnera l’occasion de manger parfois le pain d’un autre boulanger.

Les Aurovilliens

mardi, mars 7th, 2017

Je ne m’imagine pas donner un compte rendu exact de ce qu’est Auroville, je tente juste de restituer ce que j’ai pu apprendre en quelques jours sur ce phénomène, cette utopie qui sans être unique sans doute, n’en reste pas moins une étrangeté ici en Inde.

Depuis cette année, le gouvernement indien a accordé à Auroville le statut administratif de ce que nous appellerions un canton. Cette « agglomération » existe donc bien réellement avec ses caractéristiques si particulières de gestion et de fonctionnement administratif.

Mais finalement, qu’est-ce qui caractérise cette « ville » qui se veut le modèle d’un monde futur ?

Tout est axé ici sur la gestion participative. En excellent exemple de démocratie directe en action, avec ses qualités et ses défauts. Tous les domaines de la vie commune sont administrés par des « groupes » où se rencontrent les Aurovilliens qui se sentent concernés par la question. N’ayant pas assisté au fonctionnement d’un de ces groupes, je ne peux pas dire si c’est la majorité qui ‘emporte ou si l’unanimité est nécessaire, mais en tous cas, il doit se dégager un consensus pour qu’une décision soit prise et applicable. Et certainement, ceux qui ont à cœur de pousser à la roue sont plus actifs et plus représentés que ceux qui cherchent plutôt leur édification personnelle.

Ces groupes désignent des représentants au Conseil d’Auroville, qui délègue les décisions journalières à un comité, dans lequel on retrouve le gens qui ont à cœur de s’y investir, avec une représentation gouvernementale.

Pas de police particulière à Auroville, et je n’ai pas vu de policiers indiens en action sur le territoire. 22 ha, 2800 résidents reconnus, dont 500 enfants, sur les terres appartenant à Auroville plus de la moitié sont indiens, la plupart originaires de villages environnants, 50 autres nationalités sont représentées, la ‘communauté’ la plus nombreuse étant celle des français. Mais Auroville regroupe sur toute son étendue des villages qui préexistaient, et on arrive à une population de quelques 50.000 habitants touchés plus ou moins directement par le phénomène.

Territorialement, toute l’étendue du canton ne dépend pas d’« Auroville »., comme on désigne ici le ‘pouvoir administratif’ C’est d’ailleurs là un problème criant pour le projet. Il subsiste dans le rayon d’action de la cité modèle, des terrains privés qui ne participent pas, mais qui pourraient avoir tendance à utiliser le renom de la communauté pour en tirer un profit personnel. Alors qu’ici, tout fonctionne sans aucun but de rétribution personnelle. En dehors d’une petite partie de la population qui bénéficie d’une allocation mensuelle, pas réellement élevée, chacun est sensé se suffire à soi-même, et participer autant que possible au développement général. Toutes les entreprises profitables paient un « impôt » pour financer les services de base : eau, électricité, administration.

Auroville est en principe une ville sans circulation monétaire. Chaque résident permanent, ou de longue ou moyenne durée, possède un compte qui lui permet de payer ses consommations. Il existe même une sorte de caisse de compensation qui permet aux plus démunis de passer un cap difficile. Le tout dans une liberté totale : aucune contrainte d’aucune sorte de participer à tel ou tel aspect de la vie communautaire, en dehors de l’utopie de base à laquelle il faut vraiment croire pour surmonter les contradictions et les difficultés de la vie dans cet environnement.

La terre est un bien commun. Celui qui veut s’installer reçoit un morceau de terrain où il bâtit sa maison. Il possède et administre lui-même son habitation tant qu’il y réside, lui ou sa famille, mais la cède à la communauté s’il la quitte. Ce qui permettra d’accueillir une autre personne ou famille qui se joindrait à la communauté.

Pour devenir Aurovillien, il faut manifester le désir de participer au projet (voir à ce propos les écrits de Mère et de Sri Aurobindo, et pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit de permettre l’éclosion d’une humanité nouvelle dans un monde nouveau). Après un stage de quelques mois, le ‘new comer’ doit prouver pendant un an qu’il peut s’intégrer et apporter quelque chose au projet. La ‘nationalité’ lui sera accordée par les instances suprèmes après ce temps, toujours selon cette règle de consensus qui permet le maintien de l’idée autant d’années après la disparition des fondateurs (Sri Aurobindo est décédé en 1950 et la Mère en 1973, d’épis cinquante ans, la relève est assurée par des gens dont la plupart n’ont pas connu les ‘gurus’). Il faut ajouter que si l’ashram de Sri Aurobindo avec ses caractéristiques philosophico-religieuses, existe toujours à Pondichéry, Auroville a fait il y a maintenant de nombreuses années sa « déclaration d’indépendance, et s’est totalement désolidarisé du caractère autoritaire qui a présidé à sa conception.

Pas de contraintes religieuses ni de croyance à Auroville. Mis à part la boule dorée (matrimandir) qui marque le centre de la cité idéale, et qui est sensé inviter à la méditation, aucune pratique n’est impérative. Pas besoin d’être yogi ou ascète pour être Aurovillien. Enfin, pour autant qu’on apprécie le style vie ici, dans le calme, une nourriture saine, un environnement pacifique, des distractions mesurées. Ce qui ne veut pas dire qu’Il n’y a pas de vie culturelle ici, au contraire : le cinéma fonctionne quasi tous les jours, des conférences multiples se donnent régulièrement de cycles d’études commencent chaque mois. Téléphonie fixe et mobile, internet à un excellent débit, des éditions papier de toutes sortes de choses manifestent une vie intellectuelle bouillonnante. L’art n’est pas en reste : musique, danse, spectacles, et pour certains, peinture, sculpture et toutes sortes d’autres réalisations.

45 architectes exercent ici, avec des domaines d’expertise aussi variés que le bambou, la terre crue, la brique compressée. La santé n’est pas en reste, ni l’éducation, ni l’agriculture, ni l’épuration de l’eau, ni les énergies renouvelables. Il y a ici une véritable université, avec ses unités de recherche à la pointe de leur spécialité. Il y a là un foisonnement d’initiatives, certaines au long cours, depuis de très nombreuses années, d’autres plus ponctuelles, qui émergent puis disparaissent dans un foisonnement perpétuel de renouvellement. Ce qui limite l’avancée du projet, c’est plus le petit nombre de participants que les idées !

Si certains veulent me corriger dans des erreurs que j’ai pu commettre, je suis ouvert à toute suggestion. Je veux seulement dire que je n’ai pas voulu donner une définition d’Auroville, mais seulement une impression après un court séjour

Bientot 2017

dimanche, décembre 25th, 2016

Avec l’hiver qui approche, les tropiques m’appellent.
Je raconterai à ceux qui me suivent et que ça peut intéresser les nouvelles péripéties d’un backpacker inconditionnel du soleil et de la découverte.
backpacker
Rendez-vous dès janvier à Chennai, Pondichéry, Colombo, etc

bandarlogs

samedi, février 6th, 2016

Ce matin nous nous sommes aventurés dans la « jungle », la foret qui entoure le village.
Au bout de la route bitumée qui dessert les quels parcelles du quartier, un sentier -bien marqué, donc assez fréquenté semble-t-il – s’ouvre entre les arbres et les plantes sauvages, « junglies », aurait dit babu de potencode.
Il est bientôt 9h00 et donc un peu tard pour assister à l’animation de la vie sauvage pour autant qu’il y en ait. Mais nous y croyons, nos voisins Danois, qui semblent assez portés sur la nature et l’observation des animaux, nous ont affirmé avoir vu un jour trois singes, des écureuils et même ce que nous croyons être une mangouste.
Nous nous engageons sous le couvert, aussi silencieusement que possible, mais bernique, pas de grosse ni de petite bête à se mettre sous l’objectif. Au bout d’une demi heure, nous voyons un drôle d’oiseau, une espèce de merle avec une immense queue en balanciers, deux plumes de plus de la longueur du corps de l’oiseau, terminées par un petit houppet. On dirait un oiseau lyre, mais monochrome. Il nous regarde de travers et s’enfuie affolé en criant de tout son saoul. Un bien vilain cri pour une si belle bête !
Nous décidons de refaire le trajet ce soir, à la fraiche, avant la tombée de la nuit.
Nous empruntons le même chemin vers 17h00, et nous rencontrons d’abord du monde : un homme portant une cruche d’eau, des gens assis à leur porte, puis la foret. Calme, mais loin d’être silencieuse. Les oiseaux recommencent à chanter nous en voyons l’un ou l’autre.
Au détour du sentier, Christine aperçoit une biche qui traverse la route. Au loin des bruits de bois cogné attitrent notre attention. Et soudain, dans les arbres dégagés pour laisser passer la ligne électrique, des singes apparaissent, suspendus, puis assis sur les branches maitresses, la queue, immense, pendant au-dessous d’eux. Un gros plutôt noir, avec une couronne de poils dorés autour de la figure, un congénère moins visible, un autre plus clair, s’éloigne rapidement les deux autres s’installent pas gênés par notre présence. Un petit s’élance pour traverser la clairière, puis les deux adultes suivent le mouvement. Nous les perdons de vue.

anniversaire

samedi, janvier 30th, 2016

68 ans. Le 30 janvier 1948, M.K.Gandhi, le mahatma, Gandiji, Bapu tombait sous les balles d’un fanatique.
Quel souvenir dans l’Inde d’aujourd’hui ?
DSC_0223

DSC_0361
Je n’ai pas vu de manifestations de souvenir, du moins elles ne sont pas parvenue jusqu’à nous sur la falaise. Hier dans les rues, j’ai plus observé les manifestations de la campagne electorale que les marches du souvenir.
L’Inde d’aujourd’hui vit avec ses problèmes d’aujourd’hui.

retour

lundi, février 24th, 2014

Après 25° pendant quelques semaines, se retrouver à 10° fait un choc, même si pour la Belgique, il s’agit d’un hiver exceptionnellement doux.
Pas comme au Japon, où il a neigé 80 cm sur le toit de la maison d’Antoine.
Donc on se fait une raison, il fait beau, il fait bon, on met un pull de plus et on rentre dans la maison passive.
Surprise, la température n’est pas extrêmement élevée. Logique, la VMC maintient la maison à la température de cave, celle du puits canadien, soit 12 °, puisqu’il n’y a pas eu de soleil pendant ces 5 semaines, aucun apport externe, et aucun apport interne puisque nous étions absents.
Mais qu’à cela ne tienne. Une bonne flambée, et après un jour de chauffe, le ballon d’eau chaude est remonté à une température normale, la salle de bain frise les 18°, le salon est remonté à 20 ° grace au four que j’ai mis en route pour faire mon pain. Mon levain m’a attendu, il s’est gentiment réveillé quand l’ai sollicité et le pain est fait pour la semaine.
Tout reprend sa place. Il ne reste plus qu’à mettre de l’ordre dans les quelques photos que nous avons ramenées. Mais finalement l’essentiel c’est celles que nous n’avons pas prises.
On peut commencer à rêver d’un prochain voyage au soleil. Faire des plans pour nous organiser encore mieux pour profiter de ce climat exceptionnel, sans jouer réellement les hirondelles.
Parce que finalement ce qui nous a plus dans ce magnifique pays, ce sont des paysages qui ne se limitent pas aux camping-cars qui se pressent le long de la mer jusqu’à se toucher, ce sont les gens qui ne sont pas des voleurs et qui ne cherchent pas toujours à peler le touriste.
J’ai bien envie de retourner là où nous sommes passés cette année, pour revoir Said, Isam, Lassine, Fatime et Rita, Ibrahim, Ahmed, Mustapha, et tous les autres, y compris ceux dont je ne connais pas le nom, mais nous nous reconnaitrons.

Ça n’arrive pas qu’aux autres

mardi, décembre 18th, 2012

J’ai donc fait à mon tour l’expérience des accidents de bricolage…

En utilisant une fendeuse, j’ai malencontreusement laissé mon doigt entre le bois et le piston de la machine. Résultat immédiat : le doigt est resté attaché à la main, sauf un petit bout (les trois quarts de la dernière phalange de l’index gauche)

Je me trouve donc aujourd’hui  un peu moins complet qu’hier !

Samedi après midi, donc, départ précipité direction immédiate vers le centre de santé des Fagnes, autrement dit l’hôpital de Chimay

Rendez-vous aux urgences, prise en main immédiate, l’urgentiste m’ordonne sérum antitétanique, antibiotique et simple pansement compressif.. en attendant que je sois an état d’être anesthésié. Comme je ne suis pas à jeun et que l’anesthésie générale doit être envisagée, j’ai un rendez-vous pour le lendemain matin. Un analgésique suffira a me faire passer une benne nuit, et a faire le deuil d’une partie de mon corps qui ne tenait pas assez à moi.

Je ne me rends pas compte de l’opération le lendemain puisque je suis endormi, mais je ressors sur mes deux pieds après une heure au bloc.

Quand je pense que j’ai construit ma maison en trois ans sans un accident, sans une blessure en dehors d’un ongle noir, et qu’il faut que j’attende d’être « retraité » pour faire maintenant partie des statistiques des accidents de weekend !

 

N W

vendredi, juillet 20th, 2012