Archive for the ‘reflexions’ Category

la kasbah d’Agadir

dimanche, février 16th, 2014

Pour rappel, dans la nuit du 29/02/1960, l’ancienne ville d’Agadir anciennement Santa Cruz, anciennement Fuente, a été détruite de fond en comble par un tremblement de terre rappelant celui, oublié, qui avait eu lieu 230 ans plus tôt.
De la Kasbah en terre crue, il n’est rien resté. Un quart de la population a été ensevelie sous les décombre, et dans les jours qui ont suivi, les bull ont nivelé le terrain qui est devenu le plus grand cimetière du Maroc.

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La nouvelle ville a été reconstruite à coté de l’ancienne, elle est restée blanche mais elle est devenue un exemple du « tourisme de masse » tel qu’on le voyait à l’époque.
En réalité derrière la ville d’apparat qui longe la plage, une ville marocaine s’est édifiée, avec son souk, sa willaya, ses mosquées, ses boutiques.
Particularité sans doute due au contact des européens plus nombreux que partout ailleurs à séjourner dans la ville, le dimanche toute activité cesse en ville, presque tous les commerces bouclent leur porte, sauf le souk el Ahad qui prend une activité particulière jusque tard en soirée.
La visite de la kasbah a commencé pour nous par une méprise. Voulant nous y rendre à pied, nous avons visé une colline qui n’était pas la bonne, et qui porte seulement un plateau destiné aux activités sportives ou récréatives. Mais dans quel état, mon dieu !, une véritable dépôt d’ordure, les papiers, les plastiques, les boites de conserve et les bouteilles de verre émiettées jonchent toute la surface du plateau. Malgré tout il y a encore des gens à venir s’y détendre le dimanche.
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La véritable Kasbah est elle nettoyée et entretenu, comme un mémorial qu’elle est, et elle a été l’occasion pour nous de lier contact avec un jardinier occupé à planter quelques palmiers en bordure de la pente qui descend jusqu’au port. Il nous a fait cadeau de deux boutures, encore fort petites, pais qui sont appelées à grandir comme des arbres si le cœur leur en dit et que le climat de Cerfontaine ne leur déplait pas trop.
À l’occasion de cette visite, un selfie nous rappelle celui d’Avignon il y a bientôt 40 ans…
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Puis nous prenons le large pour aller piqueniquer à la campagne, où nous sommes suivi par les chèvres, avides des peaux de mandarine que nous leur abandonnons.
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les marocains sont-ils pauvres ?

mercredi, février 12th, 2014

Si on les regarde du point de vue de nos exigences de niveau de vie à l’européenne, les marocains sont misérables : leurs voitures sont rares et vieilles, leurs routes moins roulantes que les notres, leurs environnement « sale » par la poussière qui vole au vent et les déchets insuffisamment traités.
Ils ont des télés, qu’ils regardent assez peu, des gsm dans toutes les poches (et beaucoup s’en servent pour écouter de la musique) Rien ne se perd ici, tout ce qui peut servir se récupère, les objets ont plusieurs vies.
Il y a des pauvres au Maroc, 10 % de la population, mais quasi pas d’aide sociale. En Belgique, il y a presque 10 % de pauvres, malgré une aide sociale démesurée qui maintient au-dessus du seuil de pauvreté près de 30 % de la population.
Si on considère le nombre de petites boutiques, les tôliers, menuisiers, mécaniciens, garagistes, commerçants, qui remplissent les villes de leurs activités, les gens se donnent les moyens de vivre. Il faut voir le soin apporté à l’entretien des voitures qui ont depuis longtemps disparu de nos routes : des renault 4, des mercédes, des peugeot 504 qui accusent de nombreux tours de cadran, continuent inlassablement à rendre les services qu’on en attend.
Interroger un artisan sur son métier est un plaisir. La majeure partie manifeste de la fierté de son travail, et une certaines satisfaction de l’état qui est le sien. Peu de récrimination, de plainte ou de découragement, même si la vie est plus difficile avec la crise, Inch’allah, demain sera meilleur
Les gens au Maroc ne sont pas tristes, leur bonne humeur s’exprime facilement, sans exagération : pas de smile permanent en forme de publicité pour dentifrice, plutôt des relations amicales qui s’expriment avec gaité.
Les gens sont en général assez religieux, mais l’islam n’exige pas le fanatisme : qui le peut ira à la mosquée pour la prière, mais peu y sont réellement tenus. le ramadan est plus un mode de vie collectif qu’une performance religieuse.
La religion structure la société, facilite les rapports en créant une communauté de pensée, un mode de vie ouvert et soucieux du prochain.
Là où la pression sociale fait mal, c’est quant au statut de la femme. La coutume bien plus que la religion en fait une sous espèce d’etres humains, astreintes à se voiler plutôt plus que moins, et à ne sortir parcimonieusement que pour répondre à des devoirs exigeants.
Même les plus courageuses, les plus acharnées à faire changer les choses sont elles aussi tenues à se dissimuler, à disparaitre dans la foule anonyme. Seuls les hommes peuplent les rues.

le tourisme

lundi, février 10th, 2014

Le tourisme est la première source de devise au Maroc, loi devant les exportations.
On peut donc comprendre qu’un jeune nous dise ne pas vouloir travailler à la palmeraie, mais chercher un métier dans le tourisme ou la construction (la construction est sans doute un allié objectif du tourisme).
Malheureusement à mon sens, on peut pour le moment faire tout et n’importe quoi au Maroc des ces deux domaines.
Je ne dis pas que le gouvernent ne s’en occupe pas, ni qu’il n’a pas de plan ou de directions pour en faire un outil de développement.
Mais je pense que l’occasion de gains dits faciles apparemment, pousse trop de gens à se lancer dans l’aventure, investir dans une infrastructure pléthorique et se retrouver coincés dans une affaire qui tourne cahin caha.
Dans la Vallée de la Todra, Ibrahim nous disait qu’il y a cinq ans, il manquait d’équipement, les touristes ne trouvaient que trop peu de possibilités d’hébergement.
Maintenant c’est le contraire. Sur les 500 mètres entourant le camping auberge du Lac, il y a maintenant une dizaine, si pas une quinzaine d’établissements qui se font une occurrence effrénée, tout en restant bien souvent loin de remplir leur capacité totale de logement.
Pour avoir une chance de continuer à séduire, il faut une piscine, une vue imprenable, de l’espace ombragé, etc… Il faut donc continuer à investir, et vivre sur une portion négligeable du revenu de l’activité, tout en étant sur la brèche 24h/24.
C’est la même chose pour les boutiques de babioles, souvenirs, poteries, art berbère, fossiles, huile d’argan et essence de rose. On en trouve parfois au bord des routes aussi serrées les unes contre les autres que les étals au souk.
Le souk, encore une méthode de commerce qui désoriente un européen. Tous les bouchers dans la même rue, tous les marchands de légumes cote à cote, même les épiceries sont regroupées, et cafés se côtoient sans interruption sur un coté de la place.
On se surveille, même si on se rend des services, ce qui contraint chacun a être sur le qui vive durant toutes le heures normales de prestation. C’est beaucoup de travail, finalement, pour un petit revenu partagé entre de nombreuses têtes.
Bon, me direz-vous, si on remplace une multitude de petites affaires par quelques grosses surfaces de loisir ou de commerce, on occupera moins de gens, on n’améliorera pas forcément le service t on y perdra surement en rapports humains.
Alors, si ça marche ainsi, moi j’y gagne entant que touriste, tout le monde est aux petits soins pour moi, a du temps pour me faire l’article, et ne se vexepas si je repars sans acheter, parce que je l’ai annoncé au départ.
Je pourrais encore ajouter quelques réflexions sur les hirondelles qui passent l’hiver au soleil, ou sur les fans de désert qui foncent à travers dunes et rochers sur de puissantes machines. Les méfaits de ces tourismes là doivent être contenus, je crois qu’il y a des directives dans ce sens, comme il y a des encouragements à un tourisme respectueux de la biodiversité et de la conservation des paysages. Beaucoup de choses sont encore possibles, Inch’allah !

les palmeraies

samedi, février 8th, 2014

En tout premier lieu, je publie deux cartes piquées sur Google (si les propriétaires se sentent lésés, qu’ils m’en fassent part ) Ceci dans le seul but de faciliter à ( ceux de mes ) mon lecteur qui me suit sur la carte d’Afrique le repérage de nos étapes.

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Actuellement nous en sommes à 10, j’ai skipé Mirleft, Tiznit et Goulemine. La prochaine au programme est indiqué en rouge sur la deuxième carte, c’est pas très loin, mais comme on veut voir dans la journée le marché de dromadaires et un peu de la vallée du Dadès, ce sera suffisant comme déplacement.
Aujourd’hui nous étions à pied. Nous avons parcouru la palmeraie de la Todgha, qui est à ce qu’on en dit une des plus riche »s du Maroc. Elle est en tout cas très bien tenue quand on la compare au Tafilalt !
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Il y a en principe quatre grandes zones d’Oasis avec palmeraie au Maroc
Foum Zguid (la palmeraie commence près de Ouarzazate pour se terminer dans le désert)
Zagora et la vallée du Draa
Le Tafilalt, depuis Risani/Erfoud jusqu’à Er-rachidia
et enfin la vallée du Todgha.
J’aurais envie d’en rajouter quelques unes, plus petites ou moins bien tenues comme Tata, les gorges d’Ait Mansour à Tafraoutde, quelques exploitations agricole qui s’établissent dans le désert autour des points d’eau, avant même que les palmiers n’aient été plantés, et des milliers de petits points dans le désert, chacun étant pour quelques familles un signe d’espoir tant que l’eau arrive en assez grande quantité pour permettre les cultures
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Ici à Tinghirt, cette palmeraie est un capital de grande valeur. Un très haut niveau de production qui maintient encore des gens au travail de la terre exclusivement accompli à la main, augmenté par les deux récoltes annuelles, puisque les cultures de printemps sont suivies des cultures d’automne, et une alimentation en eau ininterrompûe, puisque la source qui arrose la vallée coule en été, contrairement aux oueds. Et pas besoin de pomper. La saison sèche avec ses températures élevées, interrompt la production de la plus part des fruits et légumes. Seuls persistent à végéter les palmiers et à leur ombre les oliviers et figuiers.
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Mais bien sur ce n’est pas le tout de produire, il faut vendre, et la commercialisation de petits lots de culture ne permet pas d’exercer quelque pression sur les prix. Les souks hebdomadaires ou bihebdomadaires permettent tout juste d’écouler une production limitée.

les piliers de la terre

samedi, février 1st, 2014

Ici nous sommes en 1434.

Et ça me rappelle par certains aspects ce que l’europe pouvait vivre en 1434.

La grande masse des gens vit sa vie sous l’emprise d’une religion omniprésente : 5 appels à la prière par jour, même pour ceux qui ne prient pas, ça marque, ça rythme la journée.

D’un autre coté, comme à la fin du moyen age et dans une mesure encore plus grande, il y a la pression des nouvelles découvertes qui accélère les changements du mode de vie, améliore le niveau moyen, mais ne provoque pourtant pas une évolution sensible des mentalités.

La tradition a bon dos, elle contraint les femmes à rester voilées, même si on peut soutenir que le voile est aussi une protection contre la poussière, c’est avant tout une convention, qui ne pousse pas les garçons a adopter un comportement plus respectueux de la femme.

Comme à la fin du moyen age, on voit aussi que les gens qui ont l’esprit libre – autrefois on les aurait appelés esprits forts – ne s’en laissent pas conter quand à leurs valeurs, mais font profil bas, par crainte de se voir foulés aux pieds et jetés en pature à une foule sans respect ni réflexion.

En réalité, les valeurs de la tradition, sont mieux maintenues par ceux qui les transmettent dans leur esprit que par ceux qui les maintiennent par la pratique.

Et ceci tout particulièrement en ce qui concerne les berbères, un peuple millénaire épris de liberté et contestataire en diable.

au jour le jour

mercredi, janvier 29th, 2014

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, c’est moi qui prends la plume, même si Michel risque également de faire son petit mot quotidien sur notre périple d’aujourd’hui.

Certains s’intéressent de savoir pratiquement comment nous vivons au jour le jour, et c’est ce que je me proposais de décrire.

Après avoir été quelques nuits dans les hotels marocains, qui dans l’ensemble étaient bien propres, nous nous sentions attirés par le fait d’être dans un camping. En effet les chambres d’hotel sont faites pour les pays chauds et donc sont assez froides pour nous. Tout est fait pour  éviter à tout prix que le soleil ne rentre mais cela fait des chambres sombres et qui ont l’air humides. Nous avions envie de tester les chambres que l’on loue dans les campings et cela nous a de suite convenu. Au début de notre voyage, nous prenions nos trois repas à l’extérieur, mais maintenant nous pouvons en tout cas prendre le petit déjeuner sur place, que nous confectionnons nous-mêmes, nous prenons un repas dans un resto et l’autre nous nous débrouillons pour nous faire une salade chez nous. Nous testons les spécialités de la région et nous choisissons de préférence des restos fréquentés par les marocains. De premier abord ils n’ont pas spécialement un air très encourageant, mais nous nous habituons à leurs manières et leurs costumes qui changent de région en région, et dans l’ensemble nous avons mieux mangé dans ces endroits que dans ceux qui sont fréquentés par les touristes. Souvent pour faire plaisir au touriste ils veulent donner des copies de plats européens,  mais ces copies ne valent pas leurs succulents plats de chèvres ou brochettes épicés.

Nous nous adaptons à la vie marocaine, et même au niveau des prix. Nous nous efforçons de ne pas continuellement tout transformer en euros cela change la vision des choses.

Notre vie de tous les jours est ponctuée de rencontres et ballades, de visites, et bien sur de la route.

Nous avions comme plan de visiter le sud du Maroc et avions plus ou moins un circuit de prévu. Mais ce circuit est entrain de changer au fur et à mesure de nos rencontres et des découvertes que nous faisons une fois sur place. Nous allons certainement supprimer des endroits, parce que nous préférons rester plus longtemps ici ou là.

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Par ex. aujourd’hui nous avons trouvé une colocation avec un étudiant marocain et nous allons y rester un peu plus que prévu, parce que cela nous permet de découvrir la région par des natifs, et de faire des rencontres.

Nous sommes restés à Tafraout plus longtemps que prévu parce que la ville est douce, calme, intéressante. Là nous avions des voisins français du Tarn qui viennent pour quatre mois et reviennent d’année en année avec leur quatre x quatre, ils connaissent le Maroc mieux que beaucoup de marocains, ils nous ont bien aidés pour nous donner une idée des routes et des choses à voir.

Nous restons souvent en dehors des sentiers battus, et découvrons des choses superbes. Par exemple, nous ne pensions nous arrêter à Tata qu’un jour, les guides, tant lonely planet que routard n’étaient pas très encourageants et voilà que nous découvrons une merveilleuse petite ville entourée entièrement d’arcades. Elle n’est pas très touristique, et pourtant en quelques heures nous entendons parler de tant de choses à voir. C’est vrai qu’on peut voir les effets de la désaffection des habitants pour cette bourgade, pour le nord du Maroc.

Ici c’est le désert, ou plutôt une oasis dans le désert.

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Ça n’arrive pas qu’aux autres

mardi, décembre 18th, 2012

J’ai donc fait à mon tour l’expérience des accidents de bricolage…

En utilisant une fendeuse, j’ai malencontreusement laissé mon doigt entre le bois et le piston de la machine. Résultat immédiat : le doigt est resté attaché à la main, sauf un petit bout (les trois quarts de la dernière phalange de l’index gauche)

Je me trouve donc aujourd’hui  un peu moins complet qu’hier !

Samedi après midi, donc, départ précipité direction immédiate vers le centre de santé des Fagnes, autrement dit l’hôpital de Chimay

Rendez-vous aux urgences, prise en main immédiate, l’urgentiste m’ordonne sérum antitétanique, antibiotique et simple pansement compressif.. en attendant que je sois an état d’être anesthésié. Comme je ne suis pas à jeun et que l’anesthésie générale doit être envisagée, j’ai un rendez-vous pour le lendemain matin. Un analgésique suffira a me faire passer une benne nuit, et a faire le deuil d’une partie de mon corps qui ne tenait pas assez à moi.

Je ne me rends pas compte de l’opération le lendemain puisque je suis endormi, mais je ressors sur mes deux pieds après une heure au bloc.

Quand je pense que j’ai construit ma maison en trois ans sans un accident, sans une blessure en dehors d’un ongle noir, et qu’il faut que j’attende d’être « retraité » pour faire maintenant partie des statistiques des accidents de weekend !

 

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mercredi, août 15th, 2012

Il s’agit du nombre de canettes vides jetées au bord du chemin route communale, avenue des bouleaux et avenues des hêtres, que j’ai ramassées en un seul passage avant-hier.

Dégouté de voir tant de déchets trainer, je me suis mis en tête de récolter moi-même ces canettes (et autres abandons, mais il faut passer deux fois !) pour donner à notre domaine un air de propre. Je ne sais pas à quel saint me vouer pour que cela cesse. Sans doute est-ce la rançon de notre situation particulière.

Ni espace privé communautaire, ni espace public sous la juridiction administrative de la police communale, nous sommes dans un Far West, un domaine de non droit dont chaque utilisateur fait ce qu’il veut. Encore heureux que les gens de la région soient foncièrement -calmes et rangés, sinon, dieu sait ce qui pourrait se passer.

Personne n’a aucune espèce d’autorité sur les énergumènes qui crient, qui foncent à toute vitesse dans les chemins, qui boivent et jettent leur canette dans le fossé (qui aurait bien besoin d’être curé, entre parenthèses…)

Depuis que je me suis mis a tenter de faire quelque chose pour notre environnement, je mesure la démesure entre mes possibilités et les nécessités primaires de l’administration de ce quartier.

Il faut dire que nous accumulons, après 50 ans d’existence, tous les défauts tant des domaines de loisir que des faubourgs lointains d’un centre ville peu intéressé par cet habitat décentré. Donc à nous de motiver les habitants à se prendre en main, à se remuer pour pallier aux manques criants.

Si seulement nous avions un statut clair, nous pourrions réclamer. Mais dans la situation actuelle il me semble que nous n’appartenons à personne et que notre sort ne repose sur aucune structure en dehors de celles que nous nous donnons.

Alors un sursaut de conscience collective serait-il possible à Revleumont, pour que le quartier devienne un exemple de convivialité de plaisir de vivre, accueillant pour les vacanciers (encore majoritaires) comme pour les résidents permanent, qu’ils aient été attirés par la foret, par le calme ou par les terrains à batir si bon marché…

 

Une gare internationale

dimanche, août 5th, 2012

Je ne posterai pas de photo cette fois-ci, c’est juste un coup de gueule

Je devais conduire ce dimanche matin un voyageur pour Tokyo via Air France au terminal de la Gare du Midi, d’où son ‘vol’ commence par une liaison TGV avec l’aéroport de Paris CDG.

Entre la foire et le marché du Midi, il est quasi impossible d’atteindre l’entrée sud de la gare. Ce sont sans doute des circonstances exceptionnelles, mais pourquoi aucun fléchage n’est-il prévu depuis la petite ceinture ? Trop compliqué ?

Arrivés -enfin- au parking la surprise est de taille : le premier niveau est pratiquement vide, mais inaccessible : réservé, semble-t-il. En cherchant bien, on arrive au deuxième sous sol, mais là, il faut beaucoup de patience pour arriver à dénicher une place. Aucune indication sur l’état d’occupation du parking comme cela se fait si simplement ailleurs (voir le WSC). Il faut aussi beaucoup d’adresse pour introduire une voiture normale sur l’emplacement dessiné au sol. Heureusement que je ne conduis pas un gros 4×4 !

Enfin sorti de ce labyrinthe, je me trouve sur la place Victor Horta, véritable égout à ciel ouvert, d’une saleté repoussante entre les mégots, les papiers gras, les crottes de chien et les canettes (malgré la faune environnante, je n’ai pas repéré de seringue :-)). Et de plus pavé de grosses pierres inégales, juste de quoi me décourager, par précaution sans doute, de tirer ma valise à terre.

De la gare elle-même pas trop à me plaindre si ce n’est que le quai où je dois me rendre est encombré de deux véhicules service stationnés de front, conducteurs assoupis sur leurs sièges, empêchant le passage pour aller à la zone où mon train attend…

Retour au parking. L’automate de service qui me permettra de m’acquitter de la taxe ne fonctionne pas. Sur appel d’un préposé, je me vois enjoindre de me rendre au premier niveau -celui qui est quasi vide- pour trouver une machine en état de marche !

Dernier suspense : je tente de sortir par une autre issue que celle par laquelle je suis entré. Surprise elle est fermée par une grille au-delà de la barrière. Je suppose donc qu’en cette belle journée de congé hebdomadaire, cette entrée doit être inaccessible. Je m’arrête en tentant de résoudre le problème « par où dois-je sortir », juste le temps de me rendre compte que cette grille s’ouvre quand une voiture s’en approche. Le fait -malgré tout inhabituel- n’est signalé nulle part, ce serait trop simple.

Et on voudrait faire de la gare du Midi un point d’accueil pour une ville internationale. Ya encore du boulot !

Faut-il croire à l’homéopathie ?

vendredi, février 3rd, 2012

En d’autres termes, peut-on envisager l’homéopathie comme une spécialité de la médecine, ou comme une thérapie de nature psychologique agissant pas effet placebo.

La question est sur facebook

Hey les amis, un petit débat, pour ou contre l’homéopathie, preuves à l’appui dans les deux cas et articles scientifiques demandés :)) Pour répondre à une interrogation personnelle (et un autre débat avec des scientifiques purs et durs !)

Et le débat s’anime :

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Karine Tupperware Jacques Pas vraiment pour, je pense plutot au départ que c’est psychologique… Mais bon comme certain produits ont été efficace pour mon fils alors qu’il n’était encore un bébé, je suis rendue partagée.

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Elisa Laleuf l’homéopathie est une médecine énergétique, elle utilise le vide quantique des cellules pour transmettre les informations. Comme toute médecine énergétique elle est plus efficace quand le corps est non-intoxiqué (c’est pour ça qu’elle fonctionne très bien sur les bébés pas encore intoxiqués au café, tabac, alcool etc, et qu’elle fonctionne aussi très bien sur les animaux en agriculture bio, ce qui pulvérise la thèse de l’effet placebo)

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Elisa Laleuf quand ça marche pas, c’est soit pas la bonne prescription, soit le corps est trop encrassé, soit le corps énergétique a beaucoup de problèmes et ne peux répondre, mais bon à ta place je ne trentrerai pas dans un débat sur l’énergétique avec des scientifiques purs et durs, ils ouvriront la porte quand ils le voudront, et en attendant ils la laisseront volontairement fermées(enfin on sait jamais c’est l’ère du Verseau, mais te fait pas mal), après les effets indésirables sont très rares, dans le pire des cas ça ne marche pas, et dans le meilleur ça marche et sans effets secondaires, pourquoi être contre ?

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Marlène Weil Pareil, ni pour ni contre, j’ai jamais essayé pour moi mais sur ma puce oui (camilia pour les dents et coratrucmuche pour le rhume), et je ne peux pas dire si ça a vraiment marché en fait, je n’ai pas vu d’effet prononcé mais si ça se trouve ça aurait été pire sans, impossible à savoir !

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Elisa Laleuf j’ai vu sur mon fils des otites guéries en 2h (soulagement des douleurs quasi immédiat) et des bronchites guéries en 3 jours, ça peut être impressionnant quand c’est la bonne prescription le bon homéo et la bonne réponse.

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Alexandra Eyral Moi, je voulais juste dire qu’il faut arrêter de penser que l’homéopathie se donne comme un bonbon, même sans effets secondaires. Comme le dit Elisa , il est important d’avoir une prescription faite par un homéopathe compétent.

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Elisa Laleuf y a quelques dilutions qui peuvent avoir des effets indésirables mais elles sont très rares, par exemple hepar sulfur , est très puissant, mais peut provoquer des otites , mais je crois que y en a seulement un ou deux autres dont il faut se mefier

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Alexandra Eyral Dans ce cas, si tu ne consultes pas d’homéopathe, il me semble que c’est rappelé dans tous les (bons) livres sur l’homéo.^^

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Dine Andco ‎Elisa Laleuf je veux bien l’article ! Merci ! Tu penses quoi des « suicides homéo  » destinés à prouver que c’est sans effet ?

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Nolwenn Jan Moi je suis pour mais je pense que certaines personnes réagissent plus que d’autres, donc ça ne guérira pas a tout coup 🙂 pour l’experience perso, ma mère m’a raconté que lorsque j’étais petite je faisais quasiment une otite par semaine, ne sachant plus quoi faire elle est allé voir un homéopathe (très bon homéopathe d’ailleurs) et mes otites se sont espacé à tout les mois puis progressivement elles ont fini par disparaître (ça n’a pas disparu d’un coup mais ça a soulagé mes parents qui voyait enfin un traitement qui fonctionnait)

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Aude Choppin moi je pense que le meilleur homéopathe, c’est celui qui va poser plus de questions sur son patient, que sur la maladie qu’il a. Il va ensuite le traiter de manière à renforcer ses faiblesses, sans toujours soigner les symptômes de la maladie. Le corps y gagne, le système immunitaire est renforcé à chaque maladie, c’est vraiment une médecine positive. Pour ce qui est du suicide, ça me semble impossible, ridicule, et la personne qui veut essayer ça n’a vraiment pas compris le fonctionnement de base de l’homéopathie. On essaye pas de faire disparaître des symptômes, mais on donne au corps des moyens nouveaux pour les combattre.

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Michel Choppin articles, tests, j’ai pas vraiment collectionné tout ça. y en a moins que pour l’allopathie.

l’homéopathie, c’est avant tout un art de soigner qui dépend du sujet lui-même (ou de celui qui exprime sa volonté, comme la maman du bébé) pour se soigner par homeopathie, il faut se prendre en charge, le thérapeute est un conseil, pas un maitre.

mais il ne faut même pas « y croire », il faut avoir envie de guerir…

peut etre un peu philosophique comme info, mais ça fait partie de l’enquête.

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Maud Zoetardt Alors, irrémédiablement pour théoriquement, car convaincue des bienfaits, mais poru avoir concrètement essayé sur moi durant ma grossesse (avec une homéopathe), j’ai trouvé les effets lents, il a fallu clairement attendre au moins 4 jours pour commencer à voir une amélioration. Par contre, j’ai testé une crème homéopathique pour les douleurs musculaires, un pendant homéo du flexium ou autre truc du genre, et là, complètement bluffée car amélioration nette en une journée à peine… L’oscillo me fait passer un hiver sans grippe. Mais clairement, traitement complet homéo sans rien d’autre en allopathie, ça marche ici, mais lentement, et je me demande du coup si les gens ne pensent pas que plus vite ça marche, mieux c’est….?

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Maud Zoetardt Je suis convaincue par ce que dit Elisa pour l’expérimenter ici sur moi enceinte et sur le petit. Enceinte, je suis beaucoup moins intoxiquée (pas d’alcool, de cigarettes, bon un peu de café quand même lol !) et je pense que ça marche d’autant mieux, et Arthur, on n’a en fin de compte utilisé que le chamomilla, mais quelle merveille pour ses douleurs de dent !!!

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Et le débat n’est pas clos !

Pour moi, je pense surtout que l’homéopathie est un type de soin holistique, qui s’adresse à une personnalité plutôt qu’a un malade ou pire à une maladie. L’homéopathe n’emploiera pas le même remède pour des symptomes similaires chez des patients différents. Mais finalement, c’est le soin que la personne prendra de son propre traitement, de sa propre santé, qui déterminera l’efficacité du traitement.

Alors, le suicide à l’’ homéopathie, ça fait légèrement sourire. Dans cette forme de soin, ce qui guérit, ce n’est pas le produit, mais la réaction de l’organisme malade. Le produit en lui-même est inoffensif. A part de très rares cas recensés, les boules, poudres et gouttes homéopathiques sont sans effet en l’absence de symptomes. Le but du jeu n’est pas de faire agir un auxiliaire externe, mais de faire réagir l’organisme contre le déséquilibre qui provoque la maladie.

Quoi de plus adulte, en fin de course, que de responsabiliser la personne dans sa totalité et de la pousser à se prendre en charge de l’intérieur ?