Archive for novembre, 2011

Peninsula de Valdez

vendredi, novembre 18th, 2011

La péninsule de Valdez se visite en 10 heures avec tour organisé. Il nous aura fallu trois jours, tant mieux.
Au programme: location de voiture, nous recherchons un moment la meilleure option, nous nous arrêtons sur une ka pour trois jours, 1200 km. Une nuit a puerto pyramides. Puisque nous sommes libres de nos mouvements, nous arrivons a l’embarquement a une heure de moindre affluence. La bateau part dans une demi heure et nous amène sous l’égide d’un passionné de baleines qui nous explique en anglais pur style comment le petit s’attache à sa mère pendant trois ans. comment elle lui apprend à plonger puisque la condition de sa survie est qu’il suive le groupe bien au fond, comment une mère protège plus un baleineau blanc comme celui qui nous accompagne un moment, plus visible qu’un noir, comment elle l’appelle et le fait venir près d’elle…
Le soir nous tournons un peu avant de trouver un logement -a mita del camino- car il y a un groupe d’écoliers en voyage d’étude qui squatte les logements bon marché.
Le deuxième jour, nous partons avant les bus qui viennent de puerto Madryn, eT nous passons presque sans
Poussière dans cetTe pampa désolée, entre les guanacos, les moutons, les nandous et les chevaux des estancias. Visite aux lions de mer: ceux du mole de PM étaient plus proches. Visite à l’étal des Éléphants de mer, prêts pour le repas des orques. Nous les voyons de loin.
Puis passage à l’île aux oiseaux, accueillis par le guarda fauna, un natif de puerto pyramides, qui nous explique les modifications du climat qu’il a vu se produire depuis son enfance. La raréfaction des animaux due à la diminution de la nourriture disponible. Mais Valdez reste « la maternité du monde ». El hombre llego a la luna, pero nô llego a su corazon. Un grand philosophe qui nous rejoint sur notre chemin.
Jour trois, visite à la playa de la doradilla, immense, déserte, plutôt désolée en milieu de semaine, avec en ligne d’accès , Une bande d’algues pourrissantes déposées par la dernière grande marée. Et toujours si peu de coquillages, si peu d’oiseaux en vol. 200 mm De pluie par an, voila ce qui a accueilli en 1865 les gallois débarqués du mimosa, qui
firent alliance avec les tehuelches et fondèrent trelew.
Le vent se lève, une sorte de tempête sèche, nous nous
effondrons pour une sieste indispensable.
Aujourd’hui, nous rendons la voiture, puis nous nous promenons le long de la plage. Sur le mole, les lobbos de mar nous attendent en aboyant.
Excellent repas acheté au narguile, boutique tenue rue du 9 de julio par un syrien, et dégusté à la cuisine de
l’hostal.
Il fait toujours magnifique, vent de mer doux et chaud. Profitons en, demain soir nous partons pour bariloche: pluie et 15°!
Surprenante Argentine, qui nous fait découvrir un peuple en construction -aqui tambien la nacion crece- une pays charge’ d’histoire, même si elle est jeuNe de deux cents ans -plus que la belgique!- une autre Europe avec le soleil au nord…
L’essentiel? Découvrir!

Un jour blanc

mardi, novembre 15th, 2011

Si l’on peut dire, puisque nous n’avons pas bougé.
Mais dès avant midi, nous avions
– réservé une voiture pour trois jours
– abandonné l’idée de faire le tour de la presqu’île en bus (en cause le cout et le fait d’être soumis à un parcours obligés)
– trouvé un logement pour les nuits qui suivront notre passage à puerto pyramides
– déniché un bistrot où manger du poisson et des légumes, sans nous ruiner
Et décidé de consacrer notre après midi à ne rien faire, donc par exemple, aller jusqu’à l’ecomusee.
Ouche! Une ballade de plus de 5 km, un visite sympa, mais qui ne nous apprend qu’une chose, cad que les musées et nous… Mais aussi l’occasion de décider de revenir au camping ACA plutôt qu’a l’auberge.
Et enrichi notre Connaissance des usages locaux: comment prendre un bus quand on ne sait ni quand il passe, ni où il s’arrete, ni comment payer le ticket.
Ne pas oublier qu’en Argentine la monnaie est une denrée
rare et que les composteurs des bus locaux ne fonctionnent qu’avec des pièces rarissimes.
Ouf, notre espagnol ?(castechano!) s’implemente de nouveaux mots, comme bachena, marivache, etc (ballena, mar y valle)
L’essentiel dans tout ça? Ne pas s’imaginer qu’il existe des obstacles insurmontables. Celui qui déplace la montagne, c’est celui qui déplace une Pierre (lao tseu)

Puerto Madryn

dimanche, novembre 13th, 2011

Deux jours ont passe, nous voila donc arrives 18h Plus loin vers le sud.
Samedi a été consacre a un cote inexploré -par moi- du Paris de l’Amerique du Sud: puerto madero, la réhabilitation a la londonienne des anciens docks mal famés qui sont devenus le quartier chic et le plus huppe de la capitale.
Mais surtout le parc écologique qui continue a faire le lien entre la ville et l’estuaire du Rio de la plata, magnifique réserve avifaune et flore!
Juste le temps de retourner au métro, chercher notre carte
sube et prendre un café a recoleta, il est temps de monter dans le bus pour rejoindre l’auberge prendre nos mochillas et de nouveau un bus pour retiro. On a bien fait de prendre quelques minutes d’avance, il y a un marathon dans le centre
de BA, la place de Mai est inaccessible, la circulation détournée. Mais nous sommes bien a temps pour le bus don otto qui démarre quasi a l’heure et nous dépose 18 h et 1300 km plus loin avec presque une heure d’avance, a puerto Madryn.
Sac au dos, nous partons a la recherche d’un logement. Accostes par un couple de suisses allemands qui tentent de nous communiquer leur crainte et leur difficultés a trouver a se loger. Un passage au centre d’infos touristiques, on repart avec trois adresses valables. On se décide pour la deuxième -toujours sac au dos- puis on cherche un casse croute. Il est temps, trois heures , une heure normale pour le déjeuner des argentins. Faut s’y faire.
Visite a la mer. Une grande plage de sable gris, beaucoup de monde puisque c’est dimanche, et même sur le mole, une famille de lions de mer qui se laisse admirer par les touristes.
Bonne soirée en perspective

L’Amérique

samedi, novembre 12th, 2011

Du sud, c’est quand même tout autre chose.
J’ai mis mon sens de l’orientation a rude épreuve.
Il faut savoir que chez nous en belgique, quand je regarde vers le soleil a midi, j’ai l’est a ma gauches, l’ouest a ma droite. Depuis toujours ça a été comme ça.
Même quand je suis allé au Rwanda, sous Équateur, je n’ai pas été désoriente. Le soleil se,lève toujours dus même cote, et a midi, je n’avais pas besoin de regarder en l’air pour savoir qu’il était la.
Mais ici dans l’hémisphère sud, quand je regarde le soleil, l’est est a droite, l’ouest a gauche. E je suis tout a fait perdu!
Moi qui ai tant besoin de cartes, de plan, pour réussir a m’orienter, la, j’ai du mal et une fois sur deux je pars dans le mauvais sens!

C’est une grande différence entr e l’Europe et l’Argentine.
Il y en a une autre, c’est la taille des vaches. En fonction de la taille des bife de Lolo ou des ovidé de chorizo qu’on me sert ici, j’ai tendance a penser que les dinosaures ont laisse de la descendance.

Mais l’important, c’est quand même de retomber sur ses pâtes.
Ce que je fais en vous souhaitant le bonsoir.

Buenos aires 2

vendredi, novembre 11th, 2011

Voila 24heures bien employées Depuis la précédente communication, il s’est passe une nuit de sommeil exceptionnelle a croire que le décalage horaire est inopérant sur moi! Bien au contraire. Huit heures d’affilée, il y a bien longtemps que je ne savais pas ce que c’est.
Programme du jour: puisque nous connaissons san telmo et le microcentre, retour sur la place de mai, le palais de la présidence, les jardins qui l’entourent, puis aller a la colossale avenue du 9 juillet, ça fait quand même un peu stalinien, comme concept…
Passage au vieux quartier de palermo, visite -non guidée!- du cimetière du recoleto, avec bien sur la tombe d’évita.
Retour par la bocca, ou il ne faut pas aller la nuit. Bien sur, la nuit tout est ferme, les marchands ambulants rangent leur étal, restent quelques restaus et les bars tango!
Démonstration de tango, quelle classe! Puis retour a l’AJ et on envisage de se faire de niveau une bâfrée de viande de boeuf.
Bon, on est en Argentine, non? L’essentiel, c’est d’en profiter.

Buenos aires

vendredi, novembre 11th, 2011

13h de voyage sans compter le temps d’attente a roissy CDG

Mais nous sommes arrives a Buenos AaIres ce matin A8:50 heure locale.
Direction la ville. Un bus nous amène … A la gare, reste a rejoindre notre hôtel, ce que dans notre méconnaissance de la topographie, nous ferons a pied sac au dos. Une bonne heure de marche qui nous donne l’occasion de traverser le micro entre, quartier de la finance, puis d’aborder san telmo en nous promenant.
Nous prenons nos quartiers puis nous retournons sur nos pas,
avec l’expérience, cette fois ci et les transports en commun, collectivos. Fin de journée devant un chorizo
mariposas -une cote de boeuf grillée.

L’Argentine a du bon.

Demain…

mardi, novembre 8th, 2011

Demain je prends l’avion.
Départ depuis la gare du midi pour rejoindre Roissy. Voyage par Air France, direction Buenos Aires, première étape sur la route du bout du monde!
Les sacs à dos sont prêts: 8 kg pour Christine, 10 kg pour moi, plus quelques 2 ou 3 kg de bagage aa main.
Juste de quoi pouvoir se déplacer à pied quand ce sera indispensable en ayant quand même le minimum nécessaire!
Il faut dire que je ne pars quand même pas si loin de la civilisation, le bout du monde est assez fréquenté de nos jours, je ne vais pas m’y retrouver seul.
Argentine, nous voila. A demain.

lucky man

mercredi, novembre 2nd, 2011

Je reviens de chez mon médecin, et je me hâte vers la station Schuman pour prendre le métro. La faune du quartier, cosmopolite, m’amuse assez. Toutes les langues s’entrechoquent, des réflexions les plus anodines aux discussions les plus techniques.

Je traverse une rue, je croise un homme, un indien sans doute. Il m’interpelle

Your face seems a lucky man

Sur le coup, je ne comprends pas ce qu’il me veut. Je n’ai pas l’habitude discuter  en anglais avec les gens que je croise dans la rue, d’autant que mon anglais …

Etonné je m’arrête, je me retourne, il insiste, il veut réellement me dire quelque chose, et en plus il a un grand sourire. Il n’a rien à me vendre, apparemment, il ne tend pas la main, c’est autre chose.

Your face seems a lucky, lucky man.

Ce n’est que quand il m’a répété la phrase deux fois que je comprends enfin ce qu’il veut dire.

Je remercie, et je me sens déjà tout heureux. D’autant que mon anglais étant ce qu’il est, je comprends que je parais heureux.

Finalement, à la réflexion, je corrige. Lucky Luke, Luc La chance…

Donc j’ai de la chance. je le disais déjà il y deux ans, je suis un bolu!

Il y a donc dans le monde des gens pour qui c’est important de dire ce genre de choses à ceux qu’ils croisent.

Le monde est bien fait ce soir.