Archive for décembre, 2011

La Patagonie, un désert ?

vendredi, décembre 23rd, 2011

Certes, le climat de l’Argentine entre le 40ème et le 50ème parallèles se rapproche assez du désert, en réalité une steppe aride. Avec 200 mm de pluie par an, le climat des actuelles provinces argentines du Chubut et du Rio Negro se classe dans la catégorie des déserts, même si la densité – faible – des peuplements y est encore sensiblement plus élevée que dans d’autres régions de steppe.

Les sols ne semblent pas réellement pauvres, à preuve la végétation qui longe les cours d’eau permanents (rios) ou temporaires (arroyos). La faune autochtone a de multiples représentants : guanacos, pumas, tatous, nandous (une espèce d’autruche), maras (lièvre de Patagonie) toujours présents si pas abondants, les seuls éléments manquants par rapport au siècle passé sont les patagons, indiens yagans désormais disparus en tant qu’ethnie.

Vous vous indignez peut-être que j’assimile les populations autochtones à la faune sauvage ? Je ne fais rien d’autre en cela que développer la pensée du général Julio Argentino Roca, responsable de la « campagne du désert », pour lequel – comme pour beaucoup d’autres européens ou créoles de son époque – « indien » équivalait à « rien ».

Et donc ces fameux territoires inconnus à peine traversés par l’explorateur et biologiste Perito Moreno, demeurés sous domination Mapuche, et déjà à demi disputés entre l’Argentine et le Chili, étaient réputés vierges, donc ouverts à la colonisation. Encourageant l’établissement de producteurs dans les estancias destinées à marquer l’implantation de l’homme (blanc) dans ce désert à mettre en valeur, le mouton s’acclimata assez rapidement au mode de vie imposé par la rareté et la pauvreté de la nourriture qu’il pouvait y trouver.

Pour controler des moutons dispersés, les gauchos à cheval se sont implantés à leur suite.

Et c’est la qu’on a commencé à se rendre compte que le désert n’était pas si désert que ça. Il y avait d’abord les guanacos, qui concurrençaient les moutons en tentant de s’approprier leur nourriture. On a donc chassé les guanacos, et installé en travers de ces immenses étendus, des clotures et des guardaganado (barrière à bétail) dans lesquels les guanacos emmêlaient leurs longues pattes comme dans un piège, et finissaient pas crever sans qu’il soit besoin de tirer une balle.

Mais les pumas n’ayant plus de guanacos à se mettre sous la dent ont commencé à chasser le mouton, beaucoup moins rapide à la course, et a en faire une grande consommation. On a donc chassé le puma.

Quant aux Mapuche, ils concurrençaient les deux espèces, chassant le guanaco et le puma. Manquant de gibier, ils se sont mis aussi à chasser le mouton, et sont alors devenu des nuisibles au même titre que les autres animaux sauvages du désert, se faisant tirer au fusil de la même façon.

Mais comme les gauchos ne parvenaient pas à s’en défaire, la campagne du désert a mis bon ordre à cette invasion de nuisibles, en nettoyant de fond en comble les territoires vierges, et c’est ainsi que les langues tehuelche, mapuche et yagan se sont éteintes, faute de locuteurs.

Et c’est ainsi que dans chaque ville d’argentine, le général Roca droit à une rue, comme Bartolomé Mitre ou Perito Moreno.

Retour

mercredi, décembre 14th, 2011

Ce matin nous avons le temps, le chek out à l’hostal San Telmo se fait à midi. Mais nous sommes déjà au petit déjeuner à neuf heures,
Juste boucler les sacs, vérifier une dernière fois que tout est bien en place: les habits à prévoir à l’arrivée, les objets dont nous avons besoin pendant le vol et ceux que nous ne pouvons surement pas avoir en cabine, les protège sacs, les papiers, les passeports, les derniers pesos.
A dix heures nous sommes prêts. Plutôt que d’attendre ici, puisque nous avons décide de partir par le collectivo, allons-y.
Le trajet du centre jusqu’à l’aéroport peut se faire en bus de ville. Il prend deux heures, mais en même temps on partage le bus, on traverse les quartiers, et ça coute pas cher: deux pesos sur notre carte Sube. Il nous restera encore du crédit, mais je ne sais pas quand nous pourrons l’utiliser…
Donc payer la note, charger les sacs, faire deux cuadras, et nous sommes à l’arrêt de la ligne 8, esquina Independencia  Peru. Pendant que nous attendons, un vieux monsieur nous fait la conversation: il a une « bruja » – une belle fille, en bon français – à Bruxelles!
Voici un 8, mais pas la bonne direction. Le suivant passe quelques minutes après, et dessert Ezeiza. Nous nous installons au fond. La conduite est toujours sportive, mais même à l’arrière, ça reste tout à fait gerable.
Nous remontons les 12 km de Rivadavia, d’abord le long du métro, puis près de la gare Liners, puis le long de l’autoroute.
A 13 h nous sommes au terminal des vols internationaux. Le chek-in ne commence qu’à deux heures. Donc nous avons le temps de déjeuner: un Mac Do nous accueille. Après nous nous rendons compte que nous aurions eu plus de choix, mais finalement, un hamburger salade, c’est tout à fait ce qu’il nous faut aujourd’hui pour reprendre pied dans les traditions.
Rendez-vous au guichet Air France, valider le billet électronique, déposer les sacs. Libres de nos mouvements, nous dépensons nos derniers pesos: du chocolat, un paquet de maté, un café, des facturas. C’est en comptant les dernières pièces que nous pensons à les garder: qui débarque à BA sans argent local sera bien content de passer un coup de fil, prendre un bus, sans devoir changer à l’aéroport.
Quand tout est terminé, nous passons la douane avant la grosse ruée, mais le scanning des passeports prend du temps. Puis je fais sonner le portique, et j’ai droit à la fouille. Sans doute encore une fois la boucle de ma ceinture. Ici, on ne m’a pas demandé de la retirer!
A ce train, il est vite l’heure de se présenter à la porte d’embarquement. Comme nous somme dans la partie médiane de l’avion, nous embarquerons les derniers, mais bien à temps.
Pile poil à l’heure, décollage et vol sans histoire. Juste quelques turbulences au dessus du Brésil, puis quand nous passons sur l’atlantique.
Je me suis demandé pourquoi nous volions à 8500 m avant l’Équateur, à 850 km/h, et nous sommes passes à 11000 m et 1000km/h dans l’hémisphère nord. Peut être à cause des vents?
L’arrivée est annoncée pour 10:40, soit en avance sur l’horaire. Ce sera bien venu, parce que l’escale à CDG est courte. Pourtant assez longue pour que nous ayons le plaisir de gouter à la température polaire de la gare SNCF de Roissy! Une fois échangées nos cartes d’embarquement contre des billets TGV, nous nous asseyons tant bien que mal à l’abri et tentons de reprendre pied en Europe. Hier c’était le début de l’été, aujourd’hui, c’est le début de l’hiver.
Allez, le train arrive et part à l’heure. Dans une heure nous serons à Bruxelles et dans deux à la rue Mousin. Ce n’est pas pour cela que nous aurons chaud tout de suite, et il faudra aller faire des courses: le frigo sera vide.

Colonia

mardi, décembre 13th, 2011

Il est temps de consacrer notre dernière journée au « pèlerinage » traditionnel porteno (i.e. de Buenos Aires, N.d.T.): quand il fait chaud l’été, on traverse le Rio de la Plata pour aller profiter du calme et de la douceur de la ville de Colonia del Sacramento, de l’autre cote du fleuve en Uruguay.

Billets retenus pas internet, nous commençons la journée tôt: il faut aller au port faire le Check-in pour 8:30. La rapidité des collectivos à conduite sportive est appréciable à ces moments là.
Quoique distant d’une largeur de fleuve -déjà 3 heures de ferry- l’Uruguay est un autre pays. Il faut passer la douane, nous reviendrons avec une prolongation de séjour de trois mois…, passer portiques détecteurs, comme dans un aéroport, même si tout cela est assez bon enfant. Début d’après-midi, nous découvrons le charme d’un monument historique. La vie s’est arrêtée ici à la fin de la période hispano-portugaise, les rue des soupirs où passaient les esclaves débarques d’Afrique, les vieilles maisons de style colonial, un phare d’où on voit parait-il l’horizon à 360° (je ne suis pas allé vérifier)


Ici, pas de rue en cailloux, tout est soigneusement goudronné, confortable, touristique.
Finalement, le plu s’intéressent de,la ville, hormis la gentille dame qui nous accueillis à l’information touristique pour nous faire l’article de sa ville, ce sont les anciennes voitures conservées dans les rues de la vielle ville: des coccinelles VW de notre jeunesse, et même une studbacker 1947! pour un peu je,me serais cru à Cuba.


Le retour est plus laborieux, il y a engorgement. Nous devions prendre le ferry à 20:00, mais le précédent a déjà une heure de retard. Du coup le passage en douane est accéléré, pas de décorum, pas de portique, juste faire avancer les gens. Nous arrivons à 23:00 à quai à BA.
Trouver un colectivo, un bon quart d’heure pour traverser la ville et nous voila à l’hostal.
L’essentiel? Ne pas se faire trop de souci, ça va aller!

Tango

lundi, décembre 12th, 2011

11/12, dia del Tango, journée du tango.
C’est dimanche, les rues du microcentre et celle de San Telmo sont consacrées à la brocante.
De la vraie brocante, des pros qui étalent leurs trésors accumulés en chinant, mais aussi les artistes, les vendeurs à la sauvette, les marchands d’empanadas, les changeurs -un type qui se poste au coin d’une rue, pas trop loin de l’entrée d’une banque fermée ou avec une longue file, et qui répète régulièrement d’une voix sourde « cambio »- enfin toute cette faune qui tente de se procurer un petit complément a un maigre revenu.
Mais aussi des trouvailles des musiciens en bande, des danseurs de tango plus ou moins réputés, des soltaires qui vendent les CD’s de leur répertoire.


Il y a bien sur les marchands d’objets standard: ceintures de cuir, nécessaire à mate,  pierres travaillées et montées sur argent, bijoux fabriqués sur place. Un petit goût d’el Bolson.
Et à 16:00, tout ce petit monde commence à rassembler ses cliques et ses claques, ne resteront dans la rue que les musiciens, sans doute encore tard dans la soirée?


Nous nous sommes attables pour manger une salade ce midi au bar « el balcon », dont l’immeuble réellement pourvu Dun balcon fait le coin de la place ou se rassemble une partie de ce marché. Nous avons droit tout d’abord a la rencontre du cuple de toulousains de Puerto Madryn! Il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas.
Une fois mis au parfum de tout ce qu’il faut faire dans le quartier, nous assistons et par chance au premier rang, a l’exhibition de tango qui se renouvelle toutes les heures: un échantillon de guitares à deux instruments, puis avec voix, une femme puis un homme qui nous servent le folklore argentin, et enfin la démonstration de tango. Un magnifique mec en costume blanc, assez macho, et une ravissante danseuse avec une de ces robes totalement déchirées pour lui permettre de lever sa jambe assez haut, et de talons de 20 cm! Tres technique, peut être pas forcement de niveau international, mais magnifiquement joué.


Un excellent moment que nous ne savions pas comment trouver dans le peu de temps qui nous reste a passer à BA.

Retour à BA

dimanche, décembre 11th, 2011

Ce matin, un chocolat chaud faisait notre bonheur.
Ce soir, trois mille km plus loin vers le nord, une bière fraiche nous satisfait tout autant.
D’Ushuaia à Buenos Aires, vol intérieur, c’est un peu comme si on prenait le bus. Nous arrivons à l’aéroport bien à temps, pour les formalités, l’enregistrement, mais finalement après avois attendu au de la de l’heure que nous pensions être nécessaire, quand le bon guichet s’ouvre, il nous faut dix minutes et juste nos passeports -billet électronique- pour être enregistrés, côté fenêtre.
Payer la taxe, puisque les taxes d’aéroport ne sont jamais incluses et varient selon qu’on est résident ou pas…
Puis attendre notre avion. De loin nous revoyons nos madrilènes, et le couple de jeunes japonais qui etait avec nous à Torre del Sur, sur une autre file d’embarquement.
Pendant ce temps l’avion arrive, se place, se vide, nous voyons les opérations se dérouler devant nos yeux à travers la  fenêtre, puis commence a se remplir: carburant, bagages, et bientôt nous embarquons.
A l’heure donnée pour le départ, tout est prêt et rien ne se passe. 16:15, rien, 16:30 toujours rien. Finalement un appel du commandant de bord nous prévenant qu’une révision est nécessaire pour la sécurité et que nous aurons 20 minutes de retard.
Nous sommes partis à 17:30 un peu surchauffés et déjà fatigués d’être assis, pour un voyage de 3:30, sans histoire si ce n’est un orage à mi parcours, et un peu d’attente à l’atterrissage, pour avoir notre tour sur la piste.
Atterrissage, arrêt, débarquement, attendre un peu pour récupérer nos sacs, et voila.
Pas de formalités à l’arrivée, puisque c’est un vol intérieur. Nous nous faisons indiquer l’arrêt du bus 45 et après cinq minutes nous y sommes, direction San Telmo. Là aussi nous nous faisons indiquer le moment de descendre, je guette les rues sans vraiment les reconnaitre, puis c’est le moment, reprendre nos sacs, nous retourner pour trouver le bon numéro, l’auberge est là, nous sommes attendus.
Surprise, nos deux jeunes japonais sont ici aussi!
Nous allons manger sur le trottoir d’en face, puis nous remontons nous coucher. Onze heures et demie, il fait chaud, nous avions ouvert les fenetres en arrivant, mais heureusement qu’il y a un ventilateur.
Ici aussi c’est l’été.

Lluvia (chubia)

samedi, décembre 10th, 2011

La voila, la pluie est arrivée dans la matinée. Le soleil ne s’est pas levé ce matin,la baie disparait sous les nuages abondants, la surface du lac -pardon la baie- est toute friselee. Et le vent souffle.
Dans la ville il ne fait pas trop froid, mais on sent bien que la température est nettement en dessous de ce que nous avions hier. Peut être 10 – 12 °?
Un petit tour en ville, nous délaissons le musée de la fin du monde dont nous redoutons la poussière, et même le musée yaghan dont nous redoutons les articles gadgets made in china. Nous nous arrêtons à la Lagune Negra pour déguster le chocolat chaud offert par tolkeyen viajes, le meilleur chocolat que j’ai trouvé jusqu’à présent, bien meilleur que les tablettes.
En repartant nous trouvons -enfin- des boucles d’oreilles en rodhocruzita, la Pierre de l’Argentine, et un pin’s de la ruta cuarenta que je cherchais depuis si longtemps.
Mais après un quart d’heure de douche, la pluie cesse, les nuages partent, le soleil est là et la vie reprend un image agréable, même s’il ne fit pas encore très chaud.
Retour à l’auberge pour le déjeuner et reprendre nos mochilas, puis nous irons à l’aéroport, direction BA dès ce soir à San Telmo.

Ha, les gens!

samedi, décembre 10th, 2011

Pas mal de personnes ont croisé notre chemin pendant le mois qui vient de s’écouler, et chaque fois c’était une découverte agréable.
Si je commence à l’envers, il y a les étudiants d’hier au musée de l’estancia Hammerton: tous assez jeunes et assez passionnes pour aller consacrer une, deux années dans des conditions difficiles juste pour faire avancer une recherche à laquelle ils croient.
Il y a ce cycliste croisé en rue la veille, qui a notre âge (ou sans doute quelques années en plus) vient en quatre mois du nord du Pérou a la seule force de ses mollets.
Et ces deux hollandais, compagnons de voyage, plus âgés que nous qui parcourent me monde sans s’arrêter depuis plusieurs années, pour le plaisir de la découverte.
A Calafate, don Eduardo et son auberge, et la dernière conversation sur la route de l’aéroport.
Et de jeune architecte qui parcours le monde avant de choisir sa voie: il connait Encore Heureux!
La dame de la lavaderia à el Chalten, qui nous a invités à l’asado pour son toit, et Jesus qui a fait griller le mouton a la Cruz.
La guide du Perito Moreno, et en général tous les guides qui nous ont accompagnés, toujours qualifies, intéressants, prévenants.
L’équipe qui nous a fait marcher sur le glacier Viedma, intéressants, à la fois joyeux et strict dans leur encadrement.
Sur le Viedma aussi, Nina, jeune bruxelloise avec qui nous avons pas mal parlé.
Le couple de madrilènes croisés plusieurs fois entre la ruta cuarenta et l’estancia Hammerton, faisant à peu près le même parcours que nous. Nous serons même dans même vol pour revenir à BA!
L’ukrainien qui nous a logés à el Bolson.
La jeune française qui a tenu un jour l’auberge freedom à Bariloche.
Et le marchand de café dans rues qui nous fourni un petit déjeuner quand nous attendions notre bus a 8:00 du matin.
Notre logeuse à Puerto Madryn, et puis evelyn fuentealba.
Ce couple de touristes toulousain, dont l’épouse originaire du Gers est passée à l’Oratoire.
A puerto pyramides, l’équipe de Goos qui nous a conduit voir les baleines: des chercheurs diplômés qui organisent des tours pour pouvoir rester en contact avec ce milieu et ces animaux qu’ils aiment.
Et le guardafauna de l’île des oiseaux qui nous a expliqué comment il a vu le climat changer au cours de sa vie.
A chaque rencontre, et je n’en ai mentionné que celles qui me reviennent à l’instant, le plaisir de la découverte, la gentillesse et l’ouverture, la disponibilité des argentins, une moisson de vie et de contacts que nous a permis ce voyage. Vraiment c’est une bonne méthode, aller à l’aventure, vers la découverte des pays, des choses et des gens

Estancia Hammerton

samedi, décembre 10th, 2011

Une grande journée pleine de soleil, ce 9/12/2011 à Ushuaia.
Même s’il est tombé quelques gouttes d’eau en fin de journée lors du retour en bus.
Départ en vitesse à 8:00 ce matin, pour être surs d’attraper le bateau qui doit nous emmener. Quand nous arrivons, information contradictoire: nous devrions partir seulement à 9:30. nous allons à notre aise sur le port. Quand l’employée de l’agence de voyage nous cherche et modifie en vitesse notre billet, puis nous conduit sur le bateau. Il y avait eu une confusion dans les destinations, nous arrivons à temps sur le Eduardo B pour partir pour un tour assez intéressant.
Première étape à l’île des lobbos de mar, une collection de lions de mer, plus importante, mais moins proche que ceux de Puerto Madryn.


Autre étape pour voir des goelans sur l’île qu’ils occupent, puis une autre île avec des manchots de Magellan…

Que de bonnes photos, et mais aussi de très chouette moments dans ces étapes. Beaucoup d’animaux habitués à se laisser regarder, des gens assez corrects pour ne pas crier ni manifester. Des gens qui avaient envie de voir la nature dans ce qu’elle offre d’exceptionnel ici, dans la « maternité du monde » …

Nous passons a coté du « faro des eclaireurs » (en français dans le texte)
Puis la dernière étape à l’estancia Hammerton. Ce n’est plus réellement un estancia. Depuis la chute des cours de la laine, les chiens sauvages qui s’attaquent aux troupeaux, l’arrivée de nombreux visiteurs et l’hivers où il a neigé 3m, de quoi achever les derniers moutons, ce n’est plus qu’un lieu historique, propriété privée comme beaucoup en Argentine, mais à visiter avec une bon guide, on apprend beaucoup sur la vie ici, les derniers yamana et le pasteur Thomas Brigge.
Et puis le musée de la faune antarctique. Initiative soutenue par des organisations scientifiques, occupe des chercheurs et des étudiants à la récolte d’ossements des animaux marins que les courrants font naturellement s’échouer dans le cananl beagle. Une visite passionnante, pas un musée mort et poussiéreux, bien vivant au contraire, même s’il s’agit de montrer des squelettes de bêtes.
Retour en bus par une route en pierres, puis la ruta 3 vers 3000 km. Arrivée a Ushuaia (80 km) vers 18:00 : deux haures de trajet, vitesse moyenne. 40 à l’heure. Normal.
Sur la route, croisons un accident: deux voitures se sont accrochées dans un virage. Étonnant qu’on n’en aie pas vu plus.
Pour finir, nous allons déguster le chocolat chaud qui nous est offert à la lagune negra. Excellent, la tasse de chocolat, et sans aucune comparaison avec les bonbons au chocolat qu’on trouve dans la même boutique, toujours décevants. En Argentine, le chocolat il faut le boire, pas le croquer, le contraire de la Belgique.
Comme quoi, peut être les deux pays sont-ils complémentaires?

Au bout du monde

vendredi, décembre 9th, 2011

5:0 ce matin, j’ouvre un oeil.
La chambre est pleine de lumière. Visiblement le soleil est plus matinal que moi.
En effet, il est déjà bien haut dans le ciel, tout blanc, comme une métal en fusion. Une clarté à vous faire Peter les pupilles. Le ciel derrière est tout aussi clair, pas vraiment bleu plutôt blanc gris brillant.
On sent bien que la latitude joue. On se croirait presque au cap Nord si On ne savait pas qu’on ‘était dans l’hémisphère sud!
La ville se laisse réchauffer lentement. Et ça durera pratiquement toute la journée. Les 14° prévus sont enfoncés bien loin en arrière. L’eau du canal Bigles est d’un calme miroitant, au point que’on a dual adistinguer la cote du reflet qu’elle donne dans l’eau. Transparence, clarté, pureté.
Ça c’est pour l’air et l’eau. Parce que pour le reste, propreté et pureté ne font pas bon ménage avec ce genre de ville d’Amerique du Sud.
En réalité a part deux rues commerçantes, Ushuaia n’est pas orientée vers le tourisme. C’est un port, un ancien port franc, et une ancienne colonie pénitenciere. une activité ordinaire, des préoccupations ordinaires pour des gens ordinaires, et dans la vie desquels l’environnement a moins de place que le travail et les besoins. Il faudra encore quelques décennies si pas quelques générations, pour que l’espace public prenne de la valeur, et que la structure sociale permette d’y investir.
Alors en attendant, les trottoirs sont défoncés, les déchets éparpillés, les sacs plastiques encore surabondant malgré les consignes. Dommage.

La fin du monde

jeudi, décembre 8th, 2011

Fin del mundo, comme se proclame hautement Ushuaia.
Nous sommes arrivés à la fin des terres habitées (si l’on peut dire) par soir couvert et une petite pluie fine de courte durée qui nous permis de nous rendre compte que le climat, s’il est le même qu’à el calafate, dixit don Eduaro, est quand même un peu plus froid qu’ailleurs.
Un très chouette chauffeur de taxi, au hasard, le premier de la file, qui n’avait aucune raison d’être meilleur que les autres, nous a conduits jusqu’à notre hôtel, en nous faisant admirer au passage les qualités de sa ville, et en répondant aimablement à nos questions, sur la ville, le temps, le canal Beagles, les excursions à faire…
Le temps de nous poser, d’aller faire un tour en ville de nous rendre compte qu’il est déjà l’heure de la fermeture des services: nous irons demain chercher les infos sur ce que nous ferons de nos trois jours.
Au retour à l’hôtel, la salle à manger est pleine, les contacts se nouent: des hollandais de notre âge en très longue virée, un couple de japonais pas vraiment à l’aise en anglais, le jeune architecte que nous avons vu à el calafate, et toute l’ambiance d’une A.J. dont la présence des groupes d’israéliens nous avait un peu privés les premières semaines.
Le soir tombe tellement à 23:00, et des 5:00, il fait jour.
Comme chez nous en été.
Nous sommes arrives au bout du monde.