Archive for août, 2012

nonante-neuf

mercredi, août 15th, 2012

Il s’agit du nombre de canettes vides jetées au bord du chemin route communale, avenue des bouleaux et avenues des hêtres, que j’ai ramassées en un seul passage avant-hier.

Dégouté de voir tant de déchets trainer, je me suis mis en tête de récolter moi-même ces canettes (et autres abandons, mais il faut passer deux fois !) pour donner à notre domaine un air de propre. Je ne sais pas à quel saint me vouer pour que cela cesse. Sans doute est-ce la rançon de notre situation particulière.

Ni espace privé communautaire, ni espace public sous la juridiction administrative de la police communale, nous sommes dans un Far West, un domaine de non droit dont chaque utilisateur fait ce qu’il veut. Encore heureux que les gens de la région soient foncièrement -calmes et rangés, sinon, dieu sait ce qui pourrait se passer.

Personne n’a aucune espèce d’autorité sur les énergumènes qui crient, qui foncent à toute vitesse dans les chemins, qui boivent et jettent leur canette dans le fossé (qui aurait bien besoin d’être curé, entre parenthèses…)

Depuis que je me suis mis a tenter de faire quelque chose pour notre environnement, je mesure la démesure entre mes possibilités et les nécessités primaires de l’administration de ce quartier.

Il faut dire que nous accumulons, après 50 ans d’existence, tous les défauts tant des domaines de loisir que des faubourgs lointains d’un centre ville peu intéressé par cet habitat décentré. Donc à nous de motiver les habitants à se prendre en main, à se remuer pour pallier aux manques criants.

Si seulement nous avions un statut clair, nous pourrions réclamer. Mais dans la situation actuelle il me semble que nous n’appartenons à personne et que notre sort ne repose sur aucune structure en dehors de celles que nous nous donnons.

Alors un sursaut de conscience collective serait-il possible à Revleumont, pour que le quartier devienne un exemple de convivialité de plaisir de vivre, accueillant pour les vacanciers (encore majoritaires) comme pour les résidents permanent, qu’ils aient été attirés par la foret, par le calme ou par les terrains à batir si bon marché…

 

Une gare internationale

dimanche, août 5th, 2012

Je ne posterai pas de photo cette fois-ci, c’est juste un coup de gueule

Je devais conduire ce dimanche matin un voyageur pour Tokyo via Air France au terminal de la Gare du Midi, d’où son ‘vol’ commence par une liaison TGV avec l’aéroport de Paris CDG.

Entre la foire et le marché du Midi, il est quasi impossible d’atteindre l’entrée sud de la gare. Ce sont sans doute des circonstances exceptionnelles, mais pourquoi aucun fléchage n’est-il prévu depuis la petite ceinture ? Trop compliqué ?

Arrivés -enfin- au parking la surprise est de taille : le premier niveau est pratiquement vide, mais inaccessible : réservé, semble-t-il. En cherchant bien, on arrive au deuxième sous sol, mais là, il faut beaucoup de patience pour arriver à dénicher une place. Aucune indication sur l’état d’occupation du parking comme cela se fait si simplement ailleurs (voir le WSC). Il faut aussi beaucoup d’adresse pour introduire une voiture normale sur l’emplacement dessiné au sol. Heureusement que je ne conduis pas un gros 4×4 !

Enfin sorti de ce labyrinthe, je me trouve sur la place Victor Horta, véritable égout à ciel ouvert, d’une saleté repoussante entre les mégots, les papiers gras, les crottes de chien et les canettes (malgré la faune environnante, je n’ai pas repéré de seringue :-)). Et de plus pavé de grosses pierres inégales, juste de quoi me décourager, par précaution sans doute, de tirer ma valise à terre.

De la gare elle-même pas trop à me plaindre si ce n’est que le quai où je dois me rendre est encombré de deux véhicules service stationnés de front, conducteurs assoupis sur leurs sièges, empêchant le passage pour aller à la zone où mon train attend…

Retour au parking. L’automate de service qui me permettra de m’acquitter de la taxe ne fonctionne pas. Sur appel d’un préposé, je me vois enjoindre de me rendre au premier niveau -celui qui est quasi vide- pour trouver une machine en état de marche !

Dernier suspense : je tente de sortir par une autre issue que celle par laquelle je suis entré. Surprise elle est fermée par une grille au-delà de la barrière. Je suppose donc qu’en cette belle journée de congé hebdomadaire, cette entrée doit être inaccessible. Je m’arrête en tentant de résoudre le problème « par où dois-je sortir », juste le temps de me rendre compte que cette grille s’ouvre quand une voiture s’en approche. Le fait -malgré tout inhabituel- n’est signalé nulle part, ce serait trop simple.

Et on voudrait faire de la gare du Midi un point d’accueil pour une ville internationale. Ya encore du boulot !