Archive for janvier, 2014

un tour de tata

vendredi, janvier 31st, 2014








Tata étant la ville où nous nous trouvons, dont le nom signifie « le repos », une étape de caravane au bord du désert.

La ville est divisée entre le nord et le sud par l’oued Tata.
OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Une magnifique palmeraie s’étend dans la vallée, nous la parcourrons cet après midi, et nous montons jusqu’au marabout blanc qui la domine. Pour cela, après avoir cheminé sous  les palmiers, nous traversons une ancienne agglomération, construite en pisé avec d’assez extraordinaires maisons et des ruelles couvertes. On nous dira par la suite que les habitants n’aiment pas beaucoup les touristes, mais nous remarquons que personne ne nous a chassés, ni reproché de nous trouver là.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Auparavant, ce matin, nous sommes partis à quatre : nous deux, avec Isam notre guide et Brigit, une allemande en voyage par ici, pour visiter les gravures rupestres de Tiggane. Quelques pierres dispersées sur une crete rocheuse au dessus d’un ancien oued, portent des dessins de taille moyenne, représentant quelques animaux qu’on pouvait encore apercevoir ici il y a 7000, du temps où la vallée abritait un « lac », sans doute un chott, résidu de la mer intérieure du Sahara.

Gazelles éléphant, rhinocéros,  etc… esquissés avec art, à ne pas confondre avec les tentatives de copie, echec certains sur cette roche archi dure, contrairement à l’apparence.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Puis nous sommes allés vers le nord, visiter les grottes de tessalit.

Il s’agit d’une curieuse formation géologique. L’oued actuel, a sec depuis 5 ans, était alors assez abondant pour traverser une roche calcaire. Dfans le tunnel ainsi formé, l’eau suintait à travers la roche depuis le plateau qui domine le site, chargé de carbonate de calcium, elle a construit des stalactites, des stalagmites.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Actuellement, on y trouve des chauves souris et à la bonne saison, des guêpes maçonnes qui construisent en sable des alvéoles pour protéger leur progéniture.

 

 

 

 

 

 

 

les guides touristiques

mercredi, janvier 29th, 2014




Sont à mon avis aisément perfectibles !

En tout cas en ce qui concerne cette partie du voyage. Saïd nous a indiqué pour aller de Tafraout à Tata une route qui n’apparait sur aucune carte, ni dans aucun guide.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Et pourtant, même si je n’ai pas parcouru les deux itinéraires, celle-ci ne peut pas être considérée comme ordinaire. Très pittoresque, mais nettement plus courte, en allant de Ait Abdallah jus qu’à Issafen, elle coupe prés de 80 kilomètres relativement dangereux et difficile, qui passent par Igherm.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Et ce n’est pas une piste difficile, même si elle est impressionnante, puisqu’elle passe en altitude, probablement à 2000 m, et qu’aujourd’hui elle est goudronnée sur toute sa longueur, et en bien  meilleur état parce qu’un peu plus récente, que celle d’Igherm.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Il y a ensuite le sort fait à Tata, qui semble tant pour Lonely Planet que pour le routard, une étape quelconque, mais me parait intéressante à plus d’un titre.

Venant de la cote, je sens ici le vrai désert. La ville n’est alimentée en eau que par sa nappe phréatique, mais possède une immense palmeraie en cours de réhabilitation, car elle a subi comme quasi toutes les palmeraies en bordure de l’avancée du Sahara, une certaine désaffection. Le manque de bras, alors que les hommes partent travailler dans el nord ou en Europe, rend quasi impossible l’entretien minutieux des séguias (je ne connais pas le nom marocain, mais c’est bien le même système d’irrigation que celui que les arabes ont importé  en Espagne, qui est utilisé ici).

Il y a dans les environs des sites méritant de détour. Pour moi qui ne suis pas passé par Icht, les gravures rupestres seront un point de visite, et les anciens agadir qui ne sont sans doute pas aussi célèbres que d’autres, me permettront d’apprécier ce type de construction.

Quant à la ville, une cité de 50000 habitants quand même, elle a un certain cachet. Les costumes sont ici encore différents de ce que nous avons vus : les femmes portent une blouse et une pupe longue serrée à la taille, avec un voile noir court, couvrant juste la tête et les bras.

Chez les hommes on trouve les mêmes variations de djellaba, gandoura et burnous, et beaucoup de vêtements contemporains.

Les constructions ont un type nouveau pour moi : les rues sont toutes bordées d’arcades sous les quelles s’abritent les boutiques. Les colonnes de ces arcades sont carrelées, comme les façades des boutiques, et même l’intérieur.

Bien sur la présence de quatre casernes différentes lui donne un air de garnison, mais c’est aussi une ville commerçante sans doute pas aussi implantée localement que tafraout sur un arrière pays agricole, mais qui s’anime le soir après la quatrième prière. Quel plaisir alors de flâner dans le souk, de discuter avec les commerçants, de gouter l’atmosphère et la culture d’ici.

 

 

 

au jour le jour

mercredi, janvier 29th, 2014

Aujourd’huiOLYMPUS DIGITAL CAMERA

, c’est moi qui prends la plume, même si Michel risque également de faire son petit mot quotidien sur notre périple d’aujourd’hui.

Certains s’intéressent de savoir pratiquement comment nous vivons au jour le jour, et c’est ce que je me proposais de décrire.

Après avoir été quelques nuits dans les hotels marocains, qui dans l’ensemble étaient bien propres, nous nous sentions attirés par le fait d’être dans un camping. En effet les chambres d’hotel sont faites pour les pays chauds et donc sont assez froides pour nous. Tout est fait pour  éviter à tout prix que le soleil ne rentre mais cela fait des chambres sombres et qui ont l’air humides. Nous avions envie de tester les chambres que l’on loue dans les campings et cela nous a de suite convenu. Au début de notre voyage, nous prenions nos trois repas à l’extérieur, mais maintenant nous pouvons en tout cas prendre le petit déjeuner sur place, que nous confectionnons nous-mêmes, nous prenons un repas dans un resto et l’autre nous nous débrouillons pour nous faire une salade chez nous. Nous testons les spécialités de la région et nous choisissons de préférence des restos fréquentés par les marocains. De premier abord ils n’ont pas spécialement un air très encourageant, mais nous nous habituons à leurs manières et leurs costumes qui changent de région en région, et dans l’ensemble nous avons mieux mangé dans ces endroits que dans ceux qui sont fréquentés par les touristes. Souvent pour faire plaisir au touriste ils veulent donner des copies de plats européens,  mais ces copies ne valent pas leurs succulents plats de chèvres ou brochettes épicés.

Nous nous adaptons à la vie marocaine, et même au niveau des prix. Nous nous efforçons de ne pas continuellement tout transformer en euros cela change la vision des choses.

Notre vie de tous les jours est ponctuée de rencontres et ballades, de visites, et bien sur de la route.

Nous avions comme plan de visiter le sud du Maroc et avions plus ou moins un circuit de prévu. Mais ce circuit est entrain de changer au fur et à mesure de nos rencontres et des découvertes que nous faisons une fois sur place. Nous allons certainement supprimer des endroits, parce que nous préférons rester plus longtemps ici ou là.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Par ex. aujourd’hui nous avons trouvé une colocation avec un étudiant marocain et nous allons y rester un peu plus que prévu, parce que cela nous permet de découvrir la région par des natifs, et de faire des rencontres.

Nous sommes restés à Tafraout plus longtemps que prévu parce que la ville est douce, calme, intéressante. Là nous avions des voisins français du Tarn qui viennent pour quatre mois et reviennent d’année en année avec leur quatre x quatre, ils connaissent le Maroc mieux que beaucoup de marocains, ils nous ont bien aidés pour nous donner une idée des routes et des choses à voir.

Nous restons souvent en dehors des sentiers battus, et découvrons des choses superbes. Par exemple, nous ne pensions nous arrêter à Tata qu’un jour, les guides, tant lonely planet que routard n’étaient pas très encourageants et voilà que nous découvrons une merveilleuse petite ville entourée entièrement d’arcades. Elle n’est pas très touristique, et pourtant en quelques heures nous entendons parler de tant de choses à voir. C’est vrai qu’on peut voir les effets de la désaffection des habitants pour cette bourgade, pour le nord du Maroc.

Ici c’est le désert, ou plutôt une oasis dans le désert.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

 

 

la maison berbere

mardi, janvier 28th, 2014

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Dernier jour à tafraoute, sans épuiser toutes les richesses du coin, nous nous dirigeons de nouveau vers le nord et la vallée des ameln. Il y a la encore quelques villages typiques, et nous voulons visiter à Oumesnate la maison berbère entretenue par son propriétaire aveugle, qui nous la fait visiter.

Nous commençons par un peu de marche dans la campagne pour nous tenir en forme, et nous arrivons au pied des rochers à cette fameuse maison, décorée de fleurs.

Au passage nous croisons une femme en train de gauler des olives sur le chemin. Attention à ne pas en écraser pendant qu’elle les ramasse !

La maison est construite sur le même plan et dans les même matériaux que celle  d’Aday.

Les anecdotes sont les mêmes, juste qu’ici, le musée est plus ancien, il y a aussi une petit peu de marchandage sur les produits à vendre : babouches, huile d’argan et amlou, etc…

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

il y a aussi un salon plus riche, décoré de tapis et de nombreux objets de famille : lave mains, service à thé, coffrets en argent, samovar, miroir, et mëme un manteau de femme que Christine doit enfiler à la mode berbère, et draper sur elle jusqu’à dissimuler son visage.

Le décor est toujours aussi envoutant vu depuis les terrasses.

Nous en profitons pour agrandir notre dictionnaire
nous connaissions déjà la télévision berbere : le spectacle qu’on depuis les terrasses,

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le nutella berbère : l’amlou

Le wisky berbère : le thé à la menthe

nous ajoutons le moulinex berbere : le moulin a grains en pierres de silex

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

et meme le viagra berbère : il parait que l’amlou a des propriétés aphrodisiaques !

nous continuons notre rando dans un village voisin, où nous découvrons un hotel en construction, que nous fait visiter un ouvrier maçon tout fier de son travail

 

 

 

un marchand de tapis

mardi, janvier 28th, 2014

Je ne sais pas si notre méthode de marchandage est très orthodoxe, mais elle porte ses fruits.

Avant-hier, nous nous sommes faits racoler par un homme en vetement sahraoui, sans doute un vrai si sa famille est bien ce qu’il dit.

Il nous a conduits à sa boutique, une vraie caverne d’ali baba.

Une dizaine de pièces les unes à coté ou derrière les autres de 4 m ou plus sous plafond, carrelées de blanc une banquette de maçonnerie tout autour, les murs tendus de tapis de toutes sortes (du moins, ceux qu’on voit ici).

Discussion sur la qualité des différents tissages, et historique des « kilims » berbères, de leur vrai nom hamdira. Visite de sa collection, qui semble réellement une accumulation de recherches dans les tribus nomades aux confins de l’anti Atlas et du grand désert.

Aucun engagement, mais évidemment un coup de cœur pour ces merveilles de travail attentif des jeunes filles avant le mariage ou des grand mères à charges de leurs enfants.

Les prix annoncés dépassent de toute façon nos envies.

Mais ils sont si beaux, ces hamdiras que nos pas nous portent vers ce musée dès le lendemain,. Un long marchandage s’en suit, discussion sur la qualité, les dimensions, les couleurs, avec le thé à la menthe mais nous ne fléchissons pas, nous ne sommes pas prêts à vider nos poches (ni notre carte visa !) sans en avoir discuté entre nous

La discussion nous annonce que les prix sont déraisonnables pour l’usage que ce tapis pourra faire dans notre maison. Malgré l’intervention du grand frère qui aurait bien voulu passer notre carte visa dans sa machine, notre marchand étant à bout de souffle, nous partons sans aucun engagement. Juste la certitude que ce tapis a conquis nos coeurs, mais dépasse toute sagesse !

Nous nous promettons quand même de retourner demander à prendre quelques photos, en échange d’un petit cadeau pour ses petites filles. Nous voulons le remercier de la discussion, qui nous a beaucoup appris, parce que si ce  soir nous n’avons pas conclu, nous nous sommes quand même fait un ami. Il est si gai, et pourtant si transparent, notre marchand de tapis.

Surprise, nous le rencontrons au camping avant de partir pour la ville, il voulait être sur de nous revoir. Sans doute au fond du cœur l’impression de ne pas avoir tout fait ce qu’il pouvait de son coté.

Et surprise, lors de notre arrivé au magasin touareg, le prix recoupe nos possibilités. Conjonction entre « basse saison » et besoin de liquidités de notre hôte, notre dernière proposition passe cette fois-ci. Bien sur, « expédit » compris, il n’est pas question de ramener six kilos en plus de nos bagages par le vol jet air !

Nous payons et nous recevrons le tapis à Cerfontaine. Acte de foi, me direz-vous ?  sans doute mais les affaires n’interdisent pas la confiance, au contraire.

vallée des Ameln

lundi, janvier 27th, 2014

Nous n’avons pas encore fini avec Tafraoute : au nord de la localité, une grande palmeraie regroupe une vingtaine de douars, autant de villages de la famille des Ait Ameln, qui, si j’en crois l’aspect de leurs maisons comme celui de leurs cultures, on fait plus grande fortune ailleurs que dans leurs palmeraies.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Sur une vingtaine de kilomètres, une route qui conduirait à Tahala traverse une vallée verdoyante. Nous arrêtons la voiture et nous éloignons de la route pour entrer dans le village d’Anil.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Ce qui signifie que le long du « cours d’eau », entre les palmiers et les oliviers, de petits champs principalement de blé verdissent agréablement. Quand je dis petit, c’est PETIT : j’estime grosso modo la surface de ces cultures irriguées à 25 m² par unité.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Un rapide calcul me conduit à estimer la récolte d’un tel lopin à un sac de blé, entre 20 et 30 kilos de grain, dont les habitants feront de la farine, de la semoule ou autre.

Plus loin de ruisseau, poussent les arganiers, dont plusieurs sont couverts de fruits pas encore murs. Je ne sais pas quand aura lieu cette récolte, par contre je constate que celle des olives toute a sa fin : une vielle dame’ passe le long du chemin, un petit sac à la min, en ramassant les derniers fruits tombés et pas encore ni écrasés par les voiture, ni mangés par les chèvres.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERA

Un homme nous accoste, nous explique qu’il a là une petite épicerie à coté du boucher, il nous invite a prendre le thé quand nous rentrerons de notre promenade.

Malheureusement, impossible pour nous de dénicher ces boutiques le long de notre chemin : nous devrons nous passer de thé.

Nous nous attardons encore pour chercher dans les rochers du djebel qui domine la vallée, la tête du lion qui surveille le travail des femmes dans les maisons quand les maris sont partis travailler ! He bi »n si l’on veut, avec beaucoup d’imagination, une forme de rocher pourrait évoquer une tète de lion : yeux, crinière, naseaux. Mais je dis bien, les berbères ont vraiment beaucoup d’imagination.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

De retour en ville, nous passons une partie de l’après-midi au souk (dont cout : une paire de sandales tout cuir pour 80 DH, je ne me plais pas vraiment dans les babouches. )

une rando exceptionnelle

dimanche, janvier 26th, 2014

Au programme aujourd’hui, les gorges d’Ait Mansour

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Palmeraie renommée, à une heure de route de tafraoute, on peut y marcher tranquillement à l’ombre des palmiers, dans le bruit du ruissèlement de l’eau d’irrigation.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

En partant nous prenons chez notre restaurateur attitré – hé oui, les habitudes se prennent vite- une paire de sandwiche à l’omelette avec un bouteille d’eau, puis nous passons devant le chapeau de napoléon sans chercher à revoir les rochers peints.

Arrivés à Ait Mansour, nous nous enfonçons dans la palmeraie, route assez étroite, pas de stationnement, sinon au bout de trois km à la limite des palmiers. Nous descendons de voiture à Gdour, et marchons une petite heure jusqu’à souk el hasd, où c’est justement jour de marché. Comme nous y arrivons vers midi, c’est bientôt la fin, nous avons croisé& pas mal de gens qui en revenaient, chargés comme des baudets, ou des baudets chargés accompagnés de leurs maitres.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous prenons notre pause pique nique et nous revenons prendre la voiture.

On nous a assuré que la piste qui revient à tafraoute par l’est et Tazrirte est goudronnée.

Nous nous engageons dons guillerets sur le ruban de bitume qui passe entre les massifs montagneux, toujours en fond de vallée.

À un certain moment, le goudron disparait, mais un magnifique empierrement nous laisse confiants, et nous continuons courageusement, persuadés que la route du retour à 3 ou 4 km de là, n’attend que notre passage pour nous mener à bon port.

Hélas, le début de ce morceau de goudron assez ancien est en travaux. Qu’à cela ne tienne, nous somme bien venus de cette façon depuis la route de tznit.

Puisque le tenancier du restau couscous nous l’a assuré, nous attendons le goudron.

Au bout de 10 km de travaux, avec un passage au milieu de l’oued transformé en chaussée provisoire, nous retrouvons effectivement ce goudron. Mais il a un age respectable, plus de la moitié du mien probablement, et il en manque de grands morceaux, surtout au passage des oueds, heureusement ous à sec..

Oui, on devrait retourner en arrière, mais allez savoir, ces 10, 12,   15 km déjà passés ont été bien mauvais, sera-ce vraiment pire devant., et faire un demi tour sur une route de 2mètres 50 de large, assez costaud !

Nous tentons de demander confirmation de notre route à une vielle ( ?) femme en charge d’un troupeau d’agneaux, peut être une centaine, sous une tente rapiécée avec un chien hargneux. Elle nous assure que c’est bien la route de tafraoute. Et nous parle flous. Comme nous ne connaissons l’arabe ni l’un ni l’autre, nous payons ce renseignement au prix où nous l’estimons : un grand sourire.

Courageusement- avec inconscience ? – nous nous accrochons aux rares morceaux de bitume qui jalonnent la piste. En quelques kilomètres, nous rejoignons enfin tisrirt et la route de tafraoute, en repassant enfin sous le chapeau de Napoléon.

Bien arrivés, après 40 km parcourus à 20 à l’heure, sans casse ni accident, inch alla .

Mais je jure – un peu tard- qu’on ne me reprendra plus à faire confiance aux dures d’un amateur de couscous !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

 

 

 

un belge au maroc

samedi, janvier 25th, 2014

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La visite de Tafraoute est assez rapide. La ville compte 5000 habitants et peut être quelques centaines de touristes,

principalement des hirondelles, ces campingcariste qui s’envolent vers le sud au premiers froids pour revenir quand le printemps s’annonce sous nos latitudes.

Vous voyez qui je veux dire, n’est-ce pas ?

Donc, exit la visite de la ville – quoiqu’il faudra revenir au souk pour voir les babouches de montagne, ces sandales qui sont ici munies de talon pour permettre la marche eh terrain accidenté.

Les environs recèlent quelques merveilles, la première, la plus accessibles étant les rochers peints. Il s’agit d’une exhibition exécutée il y a une dizaine d’année par un « artiste » belge, qui trouvant la coloration du granit rose de la région trop conventionnelle et répétitive à son gout, a fait venir 19 tonnes de peinture pour badigeonner en bleu, rose bonbon et vert clair quelques un de ces fameux rochers.

Je ne peux pas dire que je trouve le résultat réussi. D’autant que les pluies, me

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

me rares, les ayants déjà délavés, les habitants, soucieux de conserver l’originalité de la création, sont en passe de devoir refaire le travail de peinture.

À mon sens le principal avantage de cette exhibition est d’encourager les gens à parcourir la vallée au fond de laquelle on trouve des rochers peints. Dommage que la piste qui y mène soit accessible aux 4×4. Une demi-heure de marche n’a jamais fait de mal à personne, et permettrait à certains de se rendre compte que la nature tente de reprendre ses droits.

Après midi, noius partons à la découverte de la gravure rupestre du quartier. Nous découvrons a flanc de rocher une admirable antilope gravée aux lignes extremement pures. Impossible de dater, l’homme qui nous la montre dit que c’était il y a longtemps, peut être du temps des portuguais ?

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Entre 100, 1000 et 10000 ans, on peut rêver, sachant que les berberes sont ici depuis les temps préhistoriques.

Nous poursuivons par la visite de la maison berbere traditionnelle, une construction en pisé en haut du village, musée de la vie rurale qui a disparu en une ou deux générations et nous écoutons quelques anecdotes sur le mode de vie berbere des agriculteurs pasteurs, et l’antique opposition aux conquérants arabes qui n’ont pas su réduire l’indépendance d’esprit de ce peuple.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Tiznit Tafraoute ou la beauté des paysages

vendredi, janvier 24th, 2014

Nous prenons le départ tranquillement en milieu de matinée ce vendredi pour un voyage que nous craignons difficile 100 km qui sont annoncé comme 4 heures de route pour les « grands taxis ».

Nous préférons laisser les habitués prendre de l’avance, et effectivement nous sommes peu nombreux sur la route. Qui est au demeurant très roulante et traverse de magnifiques paysages dans des monts de l’Anti Atlas, où les cols sont à peu près à la hauteur des sommets. Pour passer à Tizi Mirghet, il faut monter à 1000 mètres. Heureusement ces routes sont suffisamment sécurisées, les deux sens de circulation sont assez larges pour qu’on se croise sans manœuvrer.

Ce qui nous laisse le loisir de contempler les montagnes en nous demandant par moment par ou passera la route, tant les pentes semblent régulières.

Nous nous permettons un arret à la sortie d’un douar pour contempler la végétation en plein essor avec les dernières pluies.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Les amandiers sont en fleur. C’est trop tot par rapport à l’habitude, ce devrait être fin février, mais il semble que cela devienne la norme ici, comme conséquence de la sècheresse grandissante avec les années.+6

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Les champs cultivés sont d’un vert tendre. Difficile de savoir toujours ce qui doit pousser, car toutes les plantes profitent de la pluie. je suppose que les « mauvaise » herbes n’attendent pas l a permission des cultivateurs pour s’étaler au soleil revenu,  qui nous gratifie de 25 ° en fin de matinée.

nous commençons a reconnaitre les arganiers dont le fruit donne cette huile de plus en plus prisée.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Ces montagnes sont sublimes, les photos ne peuvent pas rendre cette majesté, ces tons changeants et cet enchantement constant, courbe après courbe, entre les pentes pelées et les villages de terre ocre pendu à mi hauteur.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

À un moment deux routes sont sensées nous conduire à Tafraout. Nous choisissons la route traditionnelle, la R104, le détour par Izerbi allongerait sans doute de 30 km.

Mal nous en prend : jusqu’à Tahala, 12 km de travaux nous font passer dans le caillou pas encore revetu, avec des ponts en construction et des virages redessinés dans la roche.

un travail gigantesque qui vas sans doute simplifier les trajets futurs, mais qui complique un peu le notre.

Pourtant, il n’est pas encore 13 heures quand nous arrivons, à la recherche du camping des trois palmiers où nous attend une chambre.

Nous prenons nos quartiers, puis nous avançons vers la ville à l’appel du muézin. Tout ferme, sauf les restaus, heureusement ! nous flânerons plus tard dans le souk à la recherche des renseignements nécessaires pour organiser nos excursions dans la région

les gens ici

jeudi, janvier 23rd, 2014

Je vais peut être me répéter, mais j’ai envie de redire que les gens ici sont vraiment chouettes.

Peu de mendiants, juste ce que l’islam permet pour la conscience des fidèles.

Peu de rabatteurs (enfin, si un ce soir !) mais plutôt des gens qui veulent nous faire plaisir, qui rendent service pour rien, et avec de grands sourires.

Beaucoup de gens avec qui parler, meme si on sait qu’il y a un but interessé – ceux qui ont quelque chose à vendre vont bien sur être aimables avec intérêt – et toujours prets à faire l’effort de parler notre langue. Nous serions bien incapables de l’inverse ! Depuis que nous sommes arrivés, je me sens de nouveau illettré comme dans d’autres pays déjà traversés (jJapon, Vietnam, Hongrie pour ne citer que ceux-là).

Il y a bien sur des attitudes qui nous choquent : quelques barbus en calotte blanche, qui regardent l’œil sévère les mécréants que nous sommes, Quelques femmes voilées de noir qui cachent jusqu’à leur yeux, cela ne nous encourage pas à nous meler à cette population.

Mais en revanche, il y a tant d’autres gens agréables : l’ensemble de la population, les hommes qui portent la djellaba sont les plus nombreux, question de culture et de pratique aussi.

Les filles et jeunes femmes non voilées ne sont pas rares, sans qu’elles aient pour autant des tenues sexy. Pas plus en tout cas que certaines jeunes qui sous de très fins voiles noirs mettent en valeur une plastique provocante.

Ils y a ces gens des thermes d’Abaynou qui ont récupéré, gardé et rendu le sac à dos que j’avais oublié sous la table où nous avons pris un café, et qui après cela nous ont encore guidés vers la route de Tiznit en nous épargnant le détour à travers Guelmin.

Il y a les commerçants qui nous proposent un articler à 10, 20 ou 30 dirhams, avec lesquels on ne va quand même pas marchander. Pour 1 euro! Alors je m’en sors en disant « c’est un prix de touriste ou de marocain ? » l’honneur est sauf, je n’ai pas refusé la discussion, mais je n’ai pas la honte d’avoir chicané pour 10 eurocents.

Bien sur, il y a aussi ceux qui nous voient venir, et qui pensent que le Cargo va larguer ses richesses ! je suis bien conscient que le tajine poulet de ce soir m’a couté 10 dirham de trop. Je prends la ferme résolution ne plus recommencer, mais je ne vais pas passer un quart d’heure à la caisse de ce restaurant pour tenir tête au patron et récupérer une demi euro. Qui en a le plus besoin ?

Mais ce qui me frappe le plus c’est le sourire, la bonne humeur, la patience, alors que pour beaucoup d’entr’eux, la vie est difficile.

Une autre caractéristique de ces rues qui restent animées tard le soir, ce sont ces « bars » où les hommes viennent prendre et partager un thé, un café. Pas d’alcool, pas de poivrots – excepté une victime du kiff croisé un soir – des gens paisibles qui discutent, peut être meme avec passion, mais toujours avec mesure.