Archive for janvier, 2014

les portes du désert

mercredi, janvier 22nd, 2014

Aujourd’hui nous « descendons » à Goulimine/Geulmin…

Je dis descendre parce que c’est plein sud. Et je donne les deux orthographes les plus courantes : il faut dire que la transcription de l’arabe en caractères latins n’est pas vraiment standardisée

La route passe d’abord par un col  – impressionnant pour les novices que nous sommes, parce que sans parapet, mais assez bien sécurisé – route large, pentes abordables, bas cotés pratiquement partout.

C’est une plongée dans le désert. Au sortir de Sidi Ifni, on commence a voir des champs de cactus, figuiers de barbarie en rangs serrés tout au long des pentes qui descendent la mer. Quand on a passé le col, c’est un peu différent. Il y a toujours des cultures de cactus, mais là on commence à la voir en situations privilégiées, abritées du vent, et sans doute plus soignées.
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C’est me premier signe de la désertification. Pourtant, il s’agit encore de terres cultivées, puisque les tracteurs s’en donnent a coeur joie depuis que la pluie est tombée, et la végétation d’un vert tendre pousse rapidement au bord des routes. Les moutons et les anes broutent consciencieusement, tant qu’il y a un semblant d’humidité. En quelques kilomètres on passe au désert, et la végétation va se réfugier dans les oasis.
le désert

La ville de Geulmine, assez étendue (on nous a parlé de 120.000 habitants) avec son marché aux chameaux le samedi, est l’ancien rendez-vous entre les berbères (turban blanc) et les sahraoui (turban bleu). L’activité tourne autour de l’agriculture : tracteurs, commerces de légumes, etc). nous sortons de la ville par le sud, route N12 qui pourrait nous conduite jusqu’à Zagora, mais nous nous arrêtons à quelques kilomètres dans l’oasis de Tighmert/Tekmart.

Village serré sous les palmiers, petits carrés de terre fertile qui donnent des carottes d’un kilo et des tomates en pagaille, des pommes de terre grosses  comme le bras, avec des oranges et des bananes.

l'oasis

Les gens ici ont aussi un troupeau dans le djébel alentour, moutons et chameaux qu’ils suivent en campant sous la tente.

C’est du moins ce que nous raconte le sahraoui qui s’assied à coté de nous au snack où nous .prenons une salade marocaine vers 13h00, dans le calme de la sieste, tous commerces fermés.

On sent cet homme heureux de venir nous parler, nous expliquer qui il est, dans un français parfois rocailleux, mais très coulant.

C’est surtout Christine qui l’interroge, il semble y prendre plaisir. Soudain, changement de ton. Un « barbu » pénètre dans le snack, la calotte blanche vissée sur la tête, regard noir tout autour de lui, et notre homme prend congé précipitamment, sans même avoir eu le temps de consommer.

Même s’il nous a affirmé que le roi n’aime pas les religieux, il semble qu’il y ait tout lieu de se méfier de leur influence dans le pays.

 

day off

mardi, janvier 21st, 2014

Un jour « blanc » : pas de sortie prévue aujourd’hui, nous nous contentons d’une ballade de trois heures pour aller jusqu’au port par la plage et revenir par le quartier qui longe l’ancienne plaine d’aviation. Près du port une aubette sert du coca. Nous ne nous arretons pas pour cela pourtant le tenancier nous entreprend et nous explique le port, en nous invitant à le visiter ; mais l’intéret est limite, d’autant qu’il est désert. A part les pêcheurs, il n’y a plus grand monde à l’utiliser, et certainement pas de hauturiers ni de transport maritime.;

À la recherche de restaurants plus typiques que les enseignes pour touristes, nous trouvons près du marché une terrasse quasi pleine, où les campingcaristes de longue durée se donnent rendez-vous pour une tajine, un couscous, une grillade de poisson…

La tajine de corvina (tiens, ils l’appellent par le nom espagnol, en français corbine ou maigre) est excellente, autant que le couscous d’hier.

La nourriture ne nous posera sans doute pas de problème pendant notre voyage. Les plats sont, d’apparence, simples, mais très aromatisés, de cuissons traditionnelle, et extrêmement savoureux.

La salade « marocaine », tomate oignon concombre, ressemble à s’y méprendre à celle que je fais à la maison, sauf les saveur de la sauce, plus sophistiquée ici, avec des parfums de coriandre et de basilic, et en plus les légume sont coupés très fin, de tout petyits morceaux qui fondent en bouche.

Autre expérience : marchandage d’une paire de boucles d’oreille en argent ( ? on verra à l’usage !) auprès d’un saharaoui qui nous aborde dans un excellent français et vante si habilement sa marchandise. Mais Christine tien tête, et discute pied à pied, pour arriver à la moitié du prix annoncé. Ce n’est pas un record, mais de la simple politesse, dans le respect des coutumes locales

sidi ifni

mardi, janvier 21st, 2014

Arrivés à l’ex « Santa Cruz del mar pequeña » en début d’après midi, nous allons à l’hotel pour nous poser avant de visiter une jolie petite ville où l’influence espagnole se sent encore très fort dans l’organisation, la décoration et même les noms des rues.

Une agréable ville marocaine avec ses passants aux costumes si variés, du complet cravate à la djellaba en passant pas les  fameux hommes bleus, de la jupe  cheveux au vent aux voiles flottant au vent pour les femmes.

La place Hassan II, encore appelée plaza de españa, les anciens hotels témoins d’un passé plus animée, les batiments officiels de style art nouveau, tout est blanc, et bleu, avec des fleurs et des palmiers.

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Nous nous avançons du coté du marché avec ses boutiques grandes comme des garages alignés le long de la rue est des arcades, et ses étals de poisson en fin de journée, mais aussi le dimanche soir, nous découvrons le marché hebdomadaire, aujourd’hui sur une terre humide, détrempée, où les paysans d’alentour apportent leurs oranges, leurs poules, leur miel.

vers le marché

Nous sommes à la recherche d’un instrument qui nous manque : une passette à thé, pour la première tasse du matin. Le commerçant a qui nous la demandons nous donne l’adresse d’un confrère, plus loin dans la rue de la banque populaire, avant le commissariat de police… reste à trouver la banque populaire, et le commissariat de police. Nous errons un peu au hasard sur des indications sommaires glanées auprès de l’un ou l’autre.

Puis nous apprenons que la banque populaire vient de déménager, de la rue du commissariat vers le quartier derrière l’hopital.

Finalement nous abordons un monsieur très digne en djellaba noire, petites lunettes dorées, qui nous répond dans un excellent français (après avoir travaillé 40 ans à paris !) est nous guide même jusqu’à la rue en question.

Dans le bazar où nous rentrons, le commerçant se coupe en quatre pour nous trouver l’objet de notre désir, et nous repartons avec une petite théière made in china pour le coût royal de 20 dirhams.

Tiznit

lundi, janvier 20th, 2014

Ce samedi, nous allons passer la journée à Tiznit

Pratiquement pour choisir l’opticien qui aura le privilège de me servir

Et aussi pour prendre déjà un air de la vie ici.

Nous stationnons à coté de la mosquée, pensant que ce serait un point de repère idéal pour être sur de retrouver notre carrosse.

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Puis nous partons « à l’aventure » vers le quartier commerçant puis à travers la médina, en cherchant une clé 3G pour le PC.  Un artiste local me propose l’objet au prix attendu et me fais l’installation. Ça marche, si ce n’est que le réseau dans la médina n’est pas très fameux.

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Heureusement qu’il y a des endroits où ce sera meilleur !

En continuant, nous évitons le souk des bijoux d’argent, spécialité locale en importation directe d’extrême orient, puis nous atteignons le marché, aux légumes d’abord, puis à la viande, ce qui est une autre histoire selon nos critères de qualité…

Bon, il est temps de rejoindre la voiture, nous avons repéré tout près un restau où il fera bon s’assoir pour une salade. Nous pointons droit sur le minaret qui dépasse largement es constructions : hélas, ce n’est pas notre mosquée mais une autre. Il faut demander notre chemin. Facile, suffit de ne pas tomber sur un des rares résidents qui ne connait pas assez de français pour nous répondre !

Après un bon tour dans la vieille ville nous ressortons des remparts, nous retrouvons nos marques.

 

Nous reprenons la route pour nous approcher de la mer. Elle est encore fort agitée, la tempête d’hier soir a laisse de traces de boue un peu partout et les embruns s’élèvent encore.

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De retour à Sidi Bou Fdail, nous sommes de nouveau reçus comme des rois : pour accompagner les restes qui doivent constituer le repas du soir, notre hôtesse a ajouté quelques pattes d’araignées de mer qu’elle est allée chercher à la plage, là où accostent les pécheurs !

 

Aglou

dimanche, janvier 19th, 2014

 

Hier à cette heure ci j’étais dans l’avion de jet air, vol JAF5981 Bruxelles Agadir et aujourd’hui me voilà au bord de l’océan, après une tempête carabinée. Je me demande s’il n’est pas tombé en une nuit la moitié de l’eau que la région reçoit en un an.

Pourtant notre journée d’hier a été suffisamment chargée :

Levé à 5h00, conduits çà l’aéroport pour 6h00, enregistrement immédiat avant que la foule des passagers pour Agadir ne forme une grosse file.
un café et embarquement, à 8h00 nous quittons les nuages bas de la Belgique pour 3 h00 en plein soleil… jusqu’a l’arrivée au Maroc, sous les nuages.

De quoi ne pas être dépaysés.

la sortie de l’aéroport se fait aussi bien que possible, presque come a Rodez !

nos dirhams en poche nous recevons la voiture de location qui nous accompagnera pendant ce mois, et nous prenons la route d Tiznit

c’est vendredi, et à 14h00, les magasins sont fermés, mais nous trouvons quand même un snack pour nous restaurer d’une salade.

Temps couvert, il ferait même frais. Donc, nous nous mettons en quête de notre magasin de lunettes où je vais chercher de nouveaux verres pour mes lunettes

Deux magasins après, discussion du prix comme on peut , je me reserve de consulter les amis qui nous reçoivent sur la conduite à tenir

Karima nous a bien dit qu’il fallait discuter

Facile de discuter, les marocains se coupent en quatre pour répondre à nos questions.

Il faut dire que retrouver notre chemin dans une petite ville comme Tiznit n’est pas si facile, quand on ne connait rien.

Des images d’Afrique, d’Asie et d’Amérique se superposent

La terre sèche et rouge, pas de poussière grace à la pluie, une végétation courte et ramassée en petit buissons, des milliers de plastiques dans la campagne. Les gens dans les rues, sur les routes qui se tiennent devant les murs, sur les trottoirs. Des sourires aimables.

Un arrêt à la plage d’Aglou pour voir la mer

et notre journée s’achève chez Claudine et Pascal, pour une soirée conviviale.

Voilà pour la première étape