Archive for février, 2014

il est arrivé

vendredi, février 28th, 2014

Ce midi le livreur de DPD sonne à notre porte, à Revleumont.
Nous l’attendons, il est déjà passé en début de semaine pendant notre absence, il a donc du repartir nous attendre au dépot
Il est donc arrivé, bravant les distances, les dangers, les voleurs, les douaniers, les doutes.
Il est arrivé dans un emballage imperméable, doublé intérieurement d’une couche de papier kraft pour la douceur du transport.
Il a été jeté de haut, de loin, de bas en haut. Il a résisté vaillamment à tous les chocs.
Il a gardé ses belles couleurs, puisqu’il n’a pas souffert du soleil, ni de la pluie, – heureusement.
Il se laisse déballer, dorloter, étendre, admirer, contempler, reconnaitre. nous l’étendons au milieu de la pièce devant le feu. Pratique pour le mesurer exactement : 2.10 m / 3.50 m
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Un doute énorme : c’est bien celui là qu’on nous a vendu ?
Mais qui donc finalement, ce il ?
Hé bien notre TAPIS, voyons, celui que nous avons acheté à Tafraoute il y a un mois, et que Said nous a promis d’expédier chez nous pour notre retour.
Nous l’installons au salon, sous la table d’opium et la première photo part pour Tafraoute.
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C’était promis !
kilim berbère ou hamdira, notre tapis est en laine tissée et brodé les motifs traditionnels berberes sont le puits (ou oeil) qui conjure le mauvais sort, la croix du sud qui donne le direction et les différents chemins: la caravane, la jeune fille, la femme mariée, la femme divorcée…
il s’agit d’un tapis de bédouin, pas d’un tapis aux trois tissages comme on trouve dans les villes chez les sédentaires. notre tapis a voyagé a dos de chameau avant de trouver son acquéreur qui l’a ramené du désert vers la ‘civilisation’ pour que nous puissions l’admirer, l’aimer et l’acheter.

retour

lundi, février 24th, 2014

Après 25° pendant quelques semaines, se retrouver à 10° fait un choc, même si pour la Belgique, il s’agit d’un hiver exceptionnellement doux.
Pas comme au Japon, où il a neigé 80 cm sur le toit de la maison d’Antoine.
Donc on se fait une raison, il fait beau, il fait bon, on met un pull de plus et on rentre dans la maison passive.
Surprise, la température n’est pas extrêmement élevée. Logique, la VMC maintient la maison à la température de cave, celle du puits canadien, soit 12 °, puisqu’il n’y a pas eu de soleil pendant ces 5 semaines, aucun apport externe, et aucun apport interne puisque nous étions absents.
Mais qu’à cela ne tienne. Une bonne flambée, et après un jour de chauffe, le ballon d’eau chaude est remonté à une température normale, la salle de bain frise les 18°, le salon est remonté à 20 ° grace au four que j’ai mis en route pour faire mon pain. Mon levain m’a attendu, il s’est gentiment réveillé quand l’ai sollicité et le pain est fait pour la semaine.
Tout reprend sa place. Il ne reste plus qu’à mettre de l’ordre dans les quelques photos que nous avons ramenées. Mais finalement l’essentiel c’est celles que nous n’avons pas prises.
On peut commencer à rêver d’un prochain voyage au soleil. Faire des plans pour nous organiser encore mieux pour profiter de ce climat exceptionnel, sans jouer réellement les hirondelles.
Parce que finalement ce qui nous a plus dans ce magnifique pays, ce sont des paysages qui ne se limitent pas aux camping-cars qui se pressent le long de la mer jusqu’à se toucher, ce sont les gens qui ne sont pas des voleurs et qui ne cherchent pas toujours à peler le touriste.
J’ai bien envie de retourner là où nous sommes passés cette année, pour revoir Said, Isam, Lassine, Fatime et Rita, Ibrahim, Ahmed, Mustapha, et tous les autres, y compris ceux dont je ne connais pas le nom, mais nous nous reconnaitrons.

Agadir-Bruxelles ou la fin de 5 semaines au Maroc

jeudi, février 20th, 2014

jaf_logoNotre tour s’achève demain matin.
Le voyage a été aussi agréable qu’on aurait pu l’attendre, soleil, nourriture et logement presque toujours impeccable à un cout faible pour nos poches bien garnies (par rapport au pays hôte s’entend, n’allez pas croire que nous jouons les crésus…)
Découvertes et rencontres pour épicer le tout.
Rencontre de marocains avec qui parler de tas de choses importantes, comme ce jeune à qui nous disons que le Maroc semble avoir un bon roi et qui nous laisse entendre qu’il y a encore beaucoup à faire pour séparer le budget de l’état de la cassette privée du souverain.
Rencontre de ces neo-gersois avec qui nus visitons une maison à louer et qui nous partagent leur expérience de séjour d’hivers au soleil depuis plusieurs années.
Nous avons liquidé nos dernières attaches avec l’organisation du voyage :
restitué la bonbonne de butagaz chez un concessionnaire qui nous la reprend (avec décote) et bénéficie en cadeau du bruleur qui est fixé dessus
déposé dans la charrette d’un récupérateur de vielles choses la boite d’intendance qui nous a accompagnés pendant quatre semaines, contenant des couverts, des bols, une boite de lait en poudre, un demi livre de sel, un demi paquet de thé, et apprécié de le voir profiter de l’aubaine en troquant rapidement l’essentiel de ce qui était utilisable
recompté nos derniers dirhams, en nous rendant compte que la prévision tombe juste à quelques dizaines près, soit de quoi s’offrir un sandwich pour la route à l’aéroport en plus d’un déjeuner consistant.
Nous avons terminé nos bagages et même réussi à les peser par précaution !
Ce soir, nous terminons la lecture des livres empruntés à l’accueil de l’hôtel, pour pouvoir les restituer sans le supplice de la dernière page qui manque, puis nous remplirons nos bagages à main et nous rendrons à l’agence de location de voiture pour nous faire conduire à l’aéroport.
maroc
Demain soir nous serons à Jette vers 19h00 si tout se passe comme prévu.

mauvais temps

mardi, février 18th, 2014

Encore un peu de vent aujourd’hui. Un habitué nous dit qu’il fait mauvais.
Nous, on voit le soleil et les 25 ° et on ne se plaint pas. Mais semble-t-il, les résidents trouvent que c’est parmi les plus mauvais jours de l’année : on est en hiver, ici.
Nous logeons dans un hotel que les snobs du coin ne connaissent pas, l’hotel Tiznine http://www.hoteltiznine.com/accueil.html à notre grande satisfaction, il est dans notre budget, recommandé avec raison à mon sens par le routard dans le guide papier de 2013
tiznine

chambre
Nous passons la matinée à visiter divers quartiers pour nous rendre compte des différences. Si jamais on trouve un petit appart à louer pour une longue période, plusieurs voyageurs rencontrés nous ont dit que si on aime la région, c’est un bon plan pour ne pas payer trop cher. Et comme nous, on aime bien notre indépendance et notre popote, on accroche à l’idée de revenir dans ces conditions.
Très amusant de rencontrer des agents immobiliers, de toutes classes et nationalités, entre M. Bataille de Talborjt à Omar du quartier des Amicales.
On a même croisé un résident qui nous a promis de nous tuyauter sur ce qui existe dans le quartier où nous sommes et dans les environs.
Après midi à la plage, un peu de vent (sable dans les cheveux, heureusement qu’il y a une douche à l’hotel !) mais un moment de farniente superbe.
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Ce soir halte en face de la mosquée dans un snack du quartier, très démocratique, mais devant lequel on fait la file en attendant qu’une table se libère. Enfin, nous on a eu la bonne idée d’arriver au moment de l’appel à la prière de la mosquée en face et on a eu directement deux chaises.
Une soupe harira avec dates et pâtisseries, et deux rouleaux frits avec poisson et légumes, arrosé d’un thé à la menthe. Repas très couleur locale, savoureux et bien dans le ton entre marocains.
harira
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le port

lundi, février 17th, 2014

Plus grand port de pêche si pas d’Afrique, au moins du pays, Agadir possède aussi un chantier naval où l’on construit des bateaux en bois, seules les parties émergées seront recouvertes de toles pour la résistance à l’usage.
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Nous avions décide ce matin lundi de venir au port , ne sachant pas que le marché à la criée (la minque comme on dit chez nous) n’était plus accessible au public depuis quelques temps.

Nous trouvons bien sur en arrivant une personne dévouée qui nous guidera a travers le dédale des entrepôts, construction et amas de véhicules, jusqu’au quai où les pêcheurs présentent le résultat de leurs prises de la nuit.
Peu de sardines aujourd’hui, les grands bateaux ne sont pas sortis depuis 4 jours à cause de la houle, et les petits ont ramené des tas d’autre chose : sole, crevettes et scampis, saint pierre vrai et faux, lotte, requins, poisson torpille, barracuda, corbine, calamar de toutes tailles, et j’en passe surement beaucoup.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

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Les commentaires sont intéressants, mais le pas de course nous fait un peu trainer la patte. Nous terminons la visite dans une gargote de marins où nous prenons un café et un poisson frit.
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C’est au moment de rétribuer notre guide que nous nous rendons compte que le conseil de prudence – toujours s’entendre sur le prix avant de commencer – vaut dans les deux sens. Notre guide est surpris par notre manque de générosité, mais comme nous ne nous sommes engagés à rien, nous ne pouvons aller plus loin que le fond du portefeuille.
Comme nous avons dû nous lever en vitesse (le marché intéressant s’arrête vers 9h00), nous allons vers 11h00 prendre notre petit déjeuner.
Comme il y a un vent a décorner les bœufs, le reste de la journée sera calme, à peine un tour à la plage, dont nous revenons vite en ayant avalé notre content de sable !

la kasbah d’Agadir

dimanche, février 16th, 2014

Pour rappel, dans la nuit du 29/02/1960, l’ancienne ville d’Agadir anciennement Santa Cruz, anciennement Fuente, a été détruite de fond en comble par un tremblement de terre rappelant celui, oublié, qui avait eu lieu 230 ans plus tôt.
De la Kasbah en terre crue, il n’est rien resté. Un quart de la population a été ensevelie sous les décombre, et dans les jours qui ont suivi, les bull ont nivelé le terrain qui est devenu le plus grand cimetière du Maroc.

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La nouvelle ville a été reconstruite à coté de l’ancienne, elle est restée blanche mais elle est devenue un exemple du « tourisme de masse » tel qu’on le voyait à l’époque.
En réalité derrière la ville d’apparat qui longe la plage, une ville marocaine s’est édifiée, avec son souk, sa willaya, ses mosquées, ses boutiques.
Particularité sans doute due au contact des européens plus nombreux que partout ailleurs à séjourner dans la ville, le dimanche toute activité cesse en ville, presque tous les commerces bouclent leur porte, sauf le souk el Ahad qui prend une activité particulière jusque tard en soirée.
La visite de la kasbah a commencé pour nous par une méprise. Voulant nous y rendre à pied, nous avons visé une colline qui n’était pas la bonne, et qui porte seulement un plateau destiné aux activités sportives ou récréatives. Mais dans quel état, mon dieu !, une véritable dépôt d’ordure, les papiers, les plastiques, les boites de conserve et les bouteilles de verre émiettées jonchent toute la surface du plateau. Malgré tout il y a encore des gens à venir s’y détendre le dimanche.
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La véritable Kasbah est elle nettoyée et entretenu, comme un mémorial qu’elle est, et elle a été l’occasion pour nous de lier contact avec un jardinier occupé à planter quelques palmiers en bordure de la pente qui descend jusqu’au port. Il nous a fait cadeau de deux boutures, encore fort petites, pais qui sont appelées à grandir comme des arbres si le cœur leur en dit et que le climat de Cerfontaine ne leur déplait pas trop.
À l’occasion de cette visite, un selfie nous rappelle celui d’Avignon il y a bientôt 40 ans…
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Puis nous prenons le large pour aller piqueniquer à la campagne, où nous sommes suivi par les chèvres, avides des peaux de mandarine que nous leur abandonnons.
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day off(2)

samedi, février 15th, 2014

Essaouira ne nous verra pas.
Il a plu aujourd’hui ou hier sur Marrakech, le vent s’est levé sur Agadir. Ce matin il fait brumeux, couvert, presque frais. A midi le soleil est de retour.
Nous décidons d’établir nos quartiers en bord de mer pour les quelques jours qui nous restent ici à faire le plein de soleil et de température convenable, en songeant que même si l’hivers belge est cette année exceptionnellement doux, ça fait quand même 5° C, soit pas beaucoup à mon gout…
Donc nous flânons dans les souks, dans les rues, exceptionnellement larges et en bon état par rapport à tout ce que nous avons vu ailleurs.
Le temps d’apprendre encore deux comparaisons pour notre dictionnaire berbère :
Le 4×4 berbère, c’est l’âne, il va partout
Et le crédit berbère, c’est la moitié maintenant et l’autre moitié tout de suite.
Nous retrouvons ici les marocains que nous sommes habitués à fréquenter : gentils, ouverts, de bonne humeur et toujours prêts à rendre service. Un plaisir

d’arnakech à agadir

vendredi, février 14th, 2014

C’est décidé, nous reprenons la route ce matin.
La soirée sur la djema elfnaa ne nous a pas laissé l’impression de quelque chose de si exceptionnel qu’il faille le renouveler, surtout en réalisant que nous avons mal mangé pas ce que nous voulions pour beaucoup trop cher. Mais le bagout et l’ambiance aidant, nous nous sommes laissés prendre au piège du touriste.
Nous plions bagage, cherchons – vainement – un déjeuner traditionnel à prix habituel, et reprenons l’autoroute vers le sud sans état d’âme.
L’hotel Tiznine à Agadir nous attend.
et la plage aussi
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Charmant, calme pas trop lion de la plage, tout à fait ce qu’il nous faut pour passer quelques jours de détente.
Je disais hier la bonne impression que nous a laissée l’autoroute. Le retour me permet d’apporter quelques corrections : il y a bien un numéro d’appel en cas de besoin d’assistance, le 5050, mais pas de bornes téléphonique sur la route. Et l’accotement n‘est pas une bande d’urgence.
Bon, vu la densité de la circulation, c’st sans doute superflu.
Ce qui rend l’autoroute dangereuse à mon sens, c’est que la police y effectue ses contrôles comme sur les routes ordinaires, avec le panneau classique exigeant de passer le barrage au pas. Comment savoir qu’ici, le pas c’est 80 ou 100 km/h ?

à Marakch

jeudi, février 13th, 2014

OLYMPUS DIGITAL CAMERAC’est du moins comme ça qu’on nous l’annonce, avec un accent tonique sur le deuxième a.
Nous avions décidé de ne pas y aller, parce que, parce que, enfin, il n’y avait aucune raison de monter dans le nord alors que nous étions si bien dans le sud
Finalement, ce matin, nous avons terminé notre périple dans et autour de Taroudannt et nous prenons la direction de l’autoroute, pour aller quand même voir la Djemaa El fnaa, la place centrale de la médina qui s’anime le soir d’une façon toute particulière.
La route est assez facile quand on l’a trouvée. Je m’gare un peu dans la campagne avant de trouver un naturel qui nous conduit sur la bonne voie !
Cette autoroute est un luxe, étant donné le peu de circulation qui s’y prélasse, mais c’est un luxe appréciable. Quelques pentes de 5 % sur beaucoup de kilomètres – il faut bien passer l’atlas – mais peu de courbes, un billard à rouler ; difficile mais prudent de respecter le 120. Enfin, moi je le respecte !
Après une petite pause de midi sur un parking, nous arrivons sans encombre à la ville, presque jusque dans le centre. Prévenu contre « arnakech », je suis plutôt sec avec les petits rabatteurs qui m’abordent. Finalement je me laisse convaincre, perdu dans la ville avec des sens interdits et des rues barrées, je suis un motocycliste sensé nous amener à notre hôtel.
Il commence par nous trouver un parking, bien vu, seul le prix nous refroidit, puis nous entraine à toute vitesse à travers un dédale de ruelles (je n’ai pas encore sorti ma boussole, mais ça s’approche) , jusqu’à un hotel qui n’est pas celui que nous voulions.
Faché, je lui laisse 4 dirhams en main quand il demande son bakchich, je trouve ça nettement superflu. Lui désespéré, espérait recevoir assez pour acheter un paquet de cigarettes ; Pour les fumer, ou pour les revendre à la pièce ? C’est un sport courant ici.
Heureusement un chauffeur de petit taxi nous indique la bonne direction et nous arrivons sans encombre à l’hôtel où nous sommes attendus. L’hotel d’ici comme on les aime, simple mais propre, une cour intérieure avec balcon dessert les chambres, la terrasse est accessible.
Une ballade dans le centre, slalom entre les démarcheurs d’hotels, de restaus, de voyages… nous taillons une bavette avec un guide autorisé qui se proposait de nous conduire dans le souk, mais nous ne sommes pas tentés. Les souks, on commence à connaitre.
Début de soirée sur la place, mais la magie est vite épuisée, nous regagnons nos pénates en songeant au trajet de demain.

les marocains sont-ils pauvres ?

mercredi, février 12th, 2014

Si on les regarde du point de vue de nos exigences de niveau de vie à l’européenne, les marocains sont misérables : leurs voitures sont rares et vieilles, leurs routes moins roulantes que les notres, leurs environnement « sale » par la poussière qui vole au vent et les déchets insuffisamment traités.
Ils ont des télés, qu’ils regardent assez peu, des gsm dans toutes les poches (et beaucoup s’en servent pour écouter de la musique) Rien ne se perd ici, tout ce qui peut servir se récupère, les objets ont plusieurs vies.
Il y a des pauvres au Maroc, 10 % de la population, mais quasi pas d’aide sociale. En Belgique, il y a presque 10 % de pauvres, malgré une aide sociale démesurée qui maintient au-dessus du seuil de pauvreté près de 30 % de la population.
Si on considère le nombre de petites boutiques, les tôliers, menuisiers, mécaniciens, garagistes, commerçants, qui remplissent les villes de leurs activités, les gens se donnent les moyens de vivre. Il faut voir le soin apporté à l’entretien des voitures qui ont depuis longtemps disparu de nos routes : des renault 4, des mercédes, des peugeot 504 qui accusent de nombreux tours de cadran, continuent inlassablement à rendre les services qu’on en attend.
Interroger un artisan sur son métier est un plaisir. La majeure partie manifeste de la fierté de son travail, et une certaines satisfaction de l’état qui est le sien. Peu de récrimination, de plainte ou de découragement, même si la vie est plus difficile avec la crise, Inch’allah, demain sera meilleur
Les gens au Maroc ne sont pas tristes, leur bonne humeur s’exprime facilement, sans exagération : pas de smile permanent en forme de publicité pour dentifrice, plutôt des relations amicales qui s’expriment avec gaité.
Les gens sont en général assez religieux, mais l’islam n’exige pas le fanatisme : qui le peut ira à la mosquée pour la prière, mais peu y sont réellement tenus. le ramadan est plus un mode de vie collectif qu’une performance religieuse.
La religion structure la société, facilite les rapports en créant une communauté de pensée, un mode de vie ouvert et soucieux du prochain.
Là où la pression sociale fait mal, c’est quant au statut de la femme. La coutume bien plus que la religion en fait une sous espèce d’etres humains, astreintes à se voiler plutôt plus que moins, et à ne sortir parcimonieusement que pour répondre à des devoirs exigeants.
Même les plus courageuses, les plus acharnées à faire changer les choses sont elles aussi tenues à se dissimuler, à disparaitre dans la foule anonyme. Seuls les hommes peuplent les rues.