Archive for février, 2014

Taroudannt

mercredi, février 12th, 2014

La plus méridionale des villes du Maroc, la première capitale du sultanat, une des dernières à contenir – partiellement – dans des murailles en cours de restauration.
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De la parcourir à pied en tous sens, extérieur et intérieur, Taroudannt est une ville sympathique, représentative du Maroc qui me plait. Une population affairée, mais détendue, des gens qui paraissent heureux sans bêtement sourire pour montrer le blanc de leurs dents, quelques mendiants, mais toujours dans la norme pour répondre aux impératifs religieux (l’aumône, quatrième pilier de l’islam). Des gens aimables, causants, bien sur pas totalement désintéressés, mais je suis clairement un touriste, et j’assume.
Le matin nous faisons le tour des remparts pour admirer les portes dans une muraille qui n’est plus intacte, mais qui est encore fort présente et en cours de restauration partout où elle faiblit.
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A midi, nous déjeunons à l’hotel, un chef d’œuvre de l’art local à mon sens, qui a pourtant su intégrer les exigences de confort des occidentaux.
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Après midi, retour à la tannerie, une petite entreprise associative restaurée avec le concours de la ville de Romans. Visite guidée par un monsieur qui nous a bien repérés ce matin quand nous sommes passés le long des murailles et que nous avons escaladé la marches menant au dessus de la porte.

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Procédés écologiques et biologiques, la tannerie n’utilise aucune produit chimiques, juste les matières traditionnelles : sel, alun, tan, fiente de pigeon pour l’ammoniaque, teinture jaune à base de grenade, rouge à bas d’indigo, avec sel, miel, et autres composants bio.
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Les peaux sont traitées ici, le cuir es travaillé ailleurs.
Puis nous flânons encore au souk, je change la pile de ma montre, qui vient de me lâcher. Dont cout : 7 dirhams.
À la tombée de la nuit, sur la place El Alaouine, bain de foule entre les spectacles de rue, les hommes en terrasse aux cafés.
On ne voit pas les marocains manger, et ils ne doivent pas manger trop : il n’y a pas d’obèses ici.
ce matinb, le tour de ville nous a permis de voir des cigognes en hivernage.
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Tapis de Tazenakht

mardi, février 11th, 2014

Départ du Camping L’escale ce matin après un bon petit déjeuner selon notre habitude. Le vent s’est calmé dans la nuit, il fait encore frais mais moins qu’hier.
La route est facile pour Tazenakht notre prochaine étape. On remarque quand même que les sommets enneigés sont plus blancs qu’il y a trois jours. Et les ruisseaux coulent : il y a un bon surplus d’eau qui est arrivée jusqu’ici.
Dans la cité du Tapis, nous savons que nous devons chercher les vraies coopératives de femmes, et ne pas nous laisser détourner par les annonces magiques de commerçants qui veulent singer le mouvement coopératif parce que ça fait vendre. Donc, nous suivons les indications du routard, aller vers le vieux village, le centre Tazenakht pour le développement se trouve au pied de l’ancienne kasbah.
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Arrivés sur place, le centre tazenakht disparait pour faire place a une association vieux village. C’est quoi, ça ?
En garant la voiture nous sommes accueillis inopinément par une jeune femme qui nous conduit au siège de l’association. Une ancienne maison d’habitation qui est investie par une vraie coopérative ; un groupe d’une trentaine de femmes tissent chez elles le matin, et se réunissent l’après midi pour travailler au centre avec des machines à coudre et a tricoter et du fils « donné par le roi ».
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La visite très instructive nous permet de faire la différence entre le tapis de haute lice tissé, et le tapis noué (puis rasé). Nous sommes accueillis avec le pain et l’huile, et le thé à la menthe.
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Nous repartirons avec deux pains cuits à l’ancienne dans un four de terre cuite, une saveur inimitable, d’autant que ce pain ne semble pas fait avec de la « farine » (il faut entendre part là les farines de blé américain qui arrivent au Maroc déjà moulues et ensachées), mais bien avec du blé local moulu sur pierre.
Il est 11h00 et nous continuons notre route vers Taliouine, la capitale du safran.
Ce n’est pas la saison des fleurs de safran, il n’y a pas grand-chose à faire dans ce petit village rue identique à tant d’autres, nous poursuivons pour trouver un endroit de pique nique : épatant, nous nous arrêtons sous les arganiers.
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La végétation a repris place dans le paysage depuis que nous avons abordé la haute vallée du Sous. Bientôt les citrouilles laissées dans les champs sous les arbres , marquent la prospérité d’une région irriguée, où les tracteurs tournent pour labourer des champs dont la terre retournée à la couleur de l’humidité.
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Avant 15h00, nous débouchons dans la médina de Taroudannt, nous prenons nos quartiers à l’hotel Mini Atlas et nous partons pour un tour en ville.
Taroudannt est une vraie ville, animée et variée, amusante et typée, très marocaine. Ancienne capitale des almohades il y a plus de mille ans, elle concurrence les grandes villes du nord :Rabat, Meknès, Fès, Marrakech ( on l’appelle la petite Marrakech).

le tourisme

lundi, février 10th, 2014

Le tourisme est la première source de devise au Maroc, loi devant les exportations.
On peut donc comprendre qu’un jeune nous dise ne pas vouloir travailler à la palmeraie, mais chercher un métier dans le tourisme ou la construction (la construction est sans doute un allié objectif du tourisme).
Malheureusement à mon sens, on peut pour le moment faire tout et n’importe quoi au Maroc des ces deux domaines.
Je ne dis pas que le gouvernent ne s’en occupe pas, ni qu’il n’a pas de plan ou de directions pour en faire un outil de développement.
Mais je pense que l’occasion de gains dits faciles apparemment, pousse trop de gens à se lancer dans l’aventure, investir dans une infrastructure pléthorique et se retrouver coincés dans une affaire qui tourne cahin caha.
Dans la Vallée de la Todra, Ibrahim nous disait qu’il y a cinq ans, il manquait d’équipement, les touristes ne trouvaient que trop peu de possibilités d’hébergement.
Maintenant c’est le contraire. Sur les 500 mètres entourant le camping auberge du Lac, il y a maintenant une dizaine, si pas une quinzaine d’établissements qui se font une occurrence effrénée, tout en restant bien souvent loin de remplir leur capacité totale de logement.
Pour avoir une chance de continuer à séduire, il faut une piscine, une vue imprenable, de l’espace ombragé, etc… Il faut donc continuer à investir, et vivre sur une portion négligeable du revenu de l’activité, tout en étant sur la brèche 24h/24.
C’est la même chose pour les boutiques de babioles, souvenirs, poteries, art berbère, fossiles, huile d’argan et essence de rose. On en trouve parfois au bord des routes aussi serrées les unes contre les autres que les étals au souk.
Le souk, encore une méthode de commerce qui désoriente un européen. Tous les bouchers dans la même rue, tous les marchands de légumes cote à cote, même les épiceries sont regroupées, et cafés se côtoient sans interruption sur un coté de la place.
On se surveille, même si on se rend des services, ce qui contraint chacun a être sur le qui vive durant toutes le heures normales de prestation. C’est beaucoup de travail, finalement, pour un petit revenu partagé entre de nombreuses têtes.
Bon, me direz-vous, si on remplace une multitude de petites affaires par quelques grosses surfaces de loisir ou de commerce, on occupera moins de gens, on n’améliorera pas forcément le service t on y perdra surement en rapports humains.
Alors, si ça marche ainsi, moi j’y gagne entant que touriste, tout le monde est aux petits soins pour moi, a du temps pour me faire l’article, et ne se vexepas si je repars sans acheter, parce que je l’ai annoncé au départ.
Je pourrais encore ajouter quelques réflexions sur les hirondelles qui passent l’hiver au soleil, ou sur les fans de désert qui foncent à travers dunes et rochers sur de puissantes machines. Les méfaits de ces tourismes là doivent être contenus, je crois qu’il y a des directives dans ce sens, comme il y a des encouragements à un tourisme respectueux de la biodiversité et de la conservation des paysages. Beaucoup de choses sont encore possibles, Inch’allah !

chez le Glaoui

lundi, février 10th, 2014

Arrivés hier à ouarzazate, nous y restons aujourd’hui pour explorer les environs. Nous commençons par nous rendre comme de très nombreux touristes japonais – qui eux portent leur masque de tissu, ici fort efficace contre la poussière soulevée par un vent violent – touristes japonais dis-je, qui sont venus admirer un site admis au patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco : le ksar du Glaoui à Aït Benhaddou.
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Il faut dire que ce site a bénéficié de la proximité des grands studios de cinémas installés à Oualliwoud, et où l’on a tourné (des séquences en extérieur) de nombreux films célèbres, comme Laurence d’Arabie, Astérix et Cléopâtre, Jésus de Nazareth, Ali Baba et les 40 voleurs, Prince of Persia, Games of Thrones.
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Ceci a permis entre autre de « restaurer » – plutôt de maquiller, mais l’effet est correct et respectueux – les ruines des Kasbah que le Glaoui possédait ici.
Un peu plus loin dans la montagne la « kasbah des cigognes, qui a la même origine, n’a pas bénéficié des mêmes apports, mais conserve aussi un charme certain.
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Nous en profitons pour visiter Mohamed, un marchand d’antiquité qui tient à déguiser Christine encore une fois :
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Cette visite est assez éprouvante : il a neigé cette nuit à n’Tikka, et un vent froid et violent descend des montagnes du nord, soulevant des nuages de poussière.
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Dès midi, nous retournons en ville à Ouarzazate, mais à part un déjeuner sans conteste excellent et bon marché, il y a peu de raisons à venir faire celle visite. Si au moins nous étions fans de films, nous aurions aimé visiter les studios désertés qui conservent quelques décors en carton pate, mais même pas.
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Nous revenons donc profiter de notre halte dans la civilisation suisse, à l’abri dans notre chambre du camping qui n’est plus le Tissa bon marché recommandé par le routard, mais est devenu l’escale pour les européens redoutant la réalité berbère.

finalement

dimanche, février 9th, 2014

Ce n’est pas à El Kelaa que nous posons nos valises ce soir, mais à Ait Benahou, au-delà de Ouarzazate (aussi transcrit Warzzat). Pour les chercheurs de carte, plus ou moins 200 km à l’ouest. Sur la N9 Ouarzazate-Marrakech.
Partis tôt de notre camping du Lac dans les gorges de la Todra, nous arrivons avant 10h00 à Boumalne du Dadès. Heure idéale pour remonter les gorges, qui finalement, ne nous surprennent pas réellement après ce que nous avons vu à Tinghirt. Oui, le paysage est beau, oui, la vallée est riante, il n’y a plus de palmiers ici, c’est le royaume de la figue et de l’abricot.
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Mais les reliefs, même s’ils sont parfois saisissants, ne sont pas aussi majestueux et les gorges s’élargissent très vite en poursuivant jusqu’à Ait Daoud, où nous arrêtons la remontée.
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Avant midi nous avons repris la route et nous arrivons assez rapidement à El Kelaa, la vallée des roses. Ce n’est pas vraiment la saison des roses.
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Ça doit être joli en mai, quand toutes ces haies sont fleuries et que les femmes passent pour cueillir les fleurs de la rose de Damas.
Inutile de nous arrêter à la distillerie, fermée en cette saison, nous n’avons pas envie d’être le premier client du trafiquant qui tentera de liquider à moitié prix une bouteille étiquetée eau de rose, sans en contenir une once.

Nous tentons de jeter un coup d’œil à l’hôtel qui nous aurait servi de point de chute, mais comme il est en pleine ville et que la ville à première vue n’est pas plus sympathique que cela, nous reprenons la route, avec le projet de faire une bonne escale dans la campagne pour prendre un déjeuner de fruits qui nous attendent dans le coffre de la voiture.
Las, en guise de campagne, nous nous arrêtons – peu de temps – dans une oliveraie assez sale – pourquoi n’a-t-on pas encore inventé une système qui donnerait de la valeur au moindre morceau de plastique, la planète s’en porterait sans doute mieux, et nous ne serions pas contraints de nous arrêter sur des tas d’ordures !
C’était mieux au café ce matin :
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Depuis notre départ, nous longeons les sommets enneigés du M’Gouna (4000 mètres), sans avoir l’intention de nous y frotter. Il fait plus chaud ici.
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Et tout au long de notre route nous avons trouvé plusieurs minarets – j’allais dire clochers ! – coiffés d’une étrange construction : les cigognes hivernent bien au Maroc.
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Dernière déconvenue : le camping avec chambres que nous avions repéré dans le routard a bien évolué depuis l’édition 2013. Les chambres sont finies à l’européenne, l’accueil est suisse, la piscine et la télé nous ramènent dans un autre monde que celui auquel nous nous étions habitués. Les prix en euros aussi, quoique restant malgré tout raisonnables en pensant à ce que nous aurait couté ce confort dans notre pays.
La route a été longue, nous nous posons ici et nous nous laissons faire. Demain est un autre jour, Inch’Allah

les palmeraies

samedi, février 8th, 2014

En tout premier lieu, je publie deux cartes piquées sur Google (si les propriétaires se sentent lésés, qu’ils m’en fassent part ) Ceci dans le seul but de faciliter à ( ceux de mes ) mon lecteur qui me suit sur la carte d’Afrique le repérage de nos étapes.

carte-routiere-sud-maroc

maroc 2013

Actuellement nous en sommes à 10, j’ai skipé Mirleft, Tiznit et Goulemine. La prochaine au programme est indiqué en rouge sur la deuxième carte, c’est pas très loin, mais comme on veut voir dans la journée le marché de dromadaires et un peu de la vallée du Dadès, ce sera suffisant comme déplacement.
Aujourd’hui nous étions à pied. Nous avons parcouru la palmeraie de la Todgha, qui est à ce qu’on en dit une des plus riche »s du Maroc. Elle est en tout cas très bien tenue quand on la compare au Tafilalt !
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Il y a en principe quatre grandes zones d’Oasis avec palmeraie au Maroc
Foum Zguid (la palmeraie commence près de Ouarzazate pour se terminer dans le désert)
Zagora et la vallée du Draa
Le Tafilalt, depuis Risani/Erfoud jusqu’à Er-rachidia
et enfin la vallée du Todgha.
J’aurais envie d’en rajouter quelques unes, plus petites ou moins bien tenues comme Tata, les gorges d’Ait Mansour à Tafraoutde, quelques exploitations agricole qui s’établissent dans le désert autour des points d’eau, avant même que les palmiers n’aient été plantés, et des milliers de petits points dans le désert, chacun étant pour quelques familles un signe d’espoir tant que l’eau arrive en assez grande quantité pour permettre les cultures
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Ici à Tinghirt, cette palmeraie est un capital de grande valeur. Un très haut niveau de production qui maintient encore des gens au travail de la terre exclusivement accompli à la main, augmenté par les deux récoltes annuelles, puisque les cultures de printemps sont suivies des cultures d’automne, et une alimentation en eau ininterrompûe, puisque la source qui arrose la vallée coule en été, contrairement aux oueds. Et pas besoin de pomper. La saison sèche avec ses températures élevées, interrompt la production de la plus part des fruits et légumes. Seuls persistent à végéter les palmiers et à leur ombre les oliviers et figuiers.
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Mais bien sur ce n’est pas le tout de produire, il faut vendre, et la commercialisation de petits lots de culture ne permet pas d’exercer quelque pression sur les prix. Les souks hebdomadaires ou bihebdomadaires permettent tout juste d’écouler une production limitée.

photo dirham

vendredi, février 7th, 2014

Tot levés pour ne pas nous trouver dans la file des bus et 4×4 en excursion, nous nous lançons dans la remonté des gorges du Todgha (prononcer todra) qui ont tellement impressioné Christine qu’elle a rêvé de précipices cette nuit. En réalité la route en état moyen serpente au fond de la vallée à coté de l’oued qu’elle traverse deux ou trois fois.
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Les paysages sont impressionnants, bien sur et tellement contrastés que les photos sont absolument incapable d’en rendre ne serait-ce que l’idée de la splendeur. Nous contemplons (de loin) les neiges de l’Atlas.
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Nous croisons des peintures rupestres modernes,
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des marchands de souvenirs qui s’éveillent, des alpinistes qui se lancent, te même le magnifique hotel *** qui accueille les japonais dans leur langue.
le véritable hotel des gorges est beaucoup plus bOLYMPUS DIGITAL CAMERAeau

C’est la première fois que nous sommes accostés pour payer des photos de chèvres dans la montagne. Ce n’e’st pas la dernière : ce soir à la ville ce sera aussi le cas.
Mais nous continuons notre route et nous poussons au delà de tamtatouchte, dans une campagne magnifique, en altitude (près de 1900 m) où la sècheresse, le manque de pluie fait des ravages.
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Nous prenons le café chez Ali l’à auberge campagnarde, au soleil, dans un décor et une compagnie délicieuse.

Décidément nous rencontrons quand même beaucoup de gens sympas au Maroc

un chouette camping

vendredi, février 7th, 2014

Nous avons logé ce soir à 30 km de Errachidia, dans une camping dans la palmerai, où nous nous sommes bien plus- même si sans communication gsm ni wifi.
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Nous repartons tôt le matin. Une route sans histoire nous conduit à Tenghirt (prononcer tinrirt), au début des gorges de la Todgha, à à peine 14h00. Nous sommes attendus et nous installons dans une chambre spacieuse, pourvue de courant, de wifi, de réseau gsm et d’une couple de voisins qui campent dans la cour, en provenance de Marseille et avec assez de bagout pour ne pas devoir le prouver.
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Nous nous éclipsons dans la palmeraie, dont nous parvenons à ressortir par un jardin privé, dont le propriétaire nous fait les honneurs. Nous conversons une bon moment avec Ahmed, qui nous montre la source des poissons sacrés, nous offre le thé et nous parle de son pays.

on a roulé sur la lune

jeudi, février 6th, 2014

Nous partons tôt de Zagora ce matin, après avoir fait le plein de marchandage et de pressions hier. Le tourisme tue le touriste.
La route est très chargée jusqu’au carrefour de la nationale 12 qui nous conduira par un double ruban goudronnée en meilleur état que nous ne l’espérions, jusqu’à Rissani, en passant rapidement par N’kob, Tazzarine, Alnif, M’cissi. Villes (villages) de très faible importance, semble-t-il, avant poste dans un paysage désertique qui ressemble parfois à s’y méprendre aux cratères lunaires, tant par la désertification, les paysages de cailloux ou parfois de sable, les contrastes implacables entre l’ombre et le soleil.
Encore plus d’allusions à la lune quand on songe aux météorites et aux géodes que l’on rencontre par ici.
Il n’y aura pas de photos de ces paysages, ça ne donne absolument rien. En échange je joins celle du premier panneau découvert sur la route,
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Ce sera le seul chameau du voyage.
En échange nous avons découvert des êtres humains dans ce désert : un abri ou nous prenons un café, excellent mais hors de prix. Sans doute aurait-il mieux valu le demander en berbère.
Un camping car arrêté dans les cailloux…
Une espèce d’oasis, sans doute y-a-t-il une source d’eau ici, un puits sans doute.
Une autre surprise est ce panneau
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que je pensais trouver sans difficulté sur le net sous le nom de « route inondable » et qui me faisait bien rire
De l’eau sur la chaussée, ici, alors qu’il pleut bien une fois tous les dix ans ?
Jusqu’à ce que je comprenne la traduction exacte : passage à gué
chaque oued est signalé ainsi, et heureusement parce que sur une route goudronnée, le passage d’un oued se fait par le moyen d’un morceau de route en béton de 20 à 100 m de long, qui n’a ni les caractéristiques, ni souvent la même hauteur que le reste de la chaussée ! Attention à la bosse, donc !

la mer

jeudi, février 6th, 2014

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En quittant Rissani pour aller prendre notre petit déjeuner à Merzouga, devant la dune de l’erg Chebi, nous avons réellement l’impression de prendre la mer. Une mer de sable, figée, grise, avec dans le lointain la cote qui surplombe cette étendue désertique.
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La poussière de sable nous submerge et nous rentre par tous les pores de la peau. La vie au désert ressemble bien à celle du marin exposé aux embruns en permanence. C’est peut être en partie cela qui lie le nomade au désert.
Nous rencontrons un jeune qui tente de vendre sa pacotille. Il a poursuivi des études, il est licencié en anglais, mais il est revenu à Merzouga pour y vivre, Meknes ne le retient pas : trop de bruit, trop de stress…
Nous montons l’oued Ziz en longeant l’oasis du Tafilalet. Palmeraies en grande partie abandonnées. Seuls restent quelques petits champs, mais la majeure partie du réseau souterrain d’irrigation, assez complexe, a été endommagé gravement par plusieurs années de sècheresse suivies de grandes tempêtes. La remise en état tardera encore, si elle arrive un jour.
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Aujourd’hui, le tourisme, même disséminé sur une grande étendue, semble plus prometteur que l’agriculture par ici.
On rencontre des chameaux, mais plus de moutons ni de chèvres. S’il y en a, c’est dans la montagne, ou alors à l’étable, affourragés par les femmes qui rapportent la luzerne ou les buissons du désert.
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En quittant Erfoud, une étape s’impose dans une des nombreuses boutiques pratiquant le traitement des fossiles. La pierre du pays, du moins les zones calcaires, renferme une multitude de fossiles, la préparation de ces découpes de marbre d’un genre particulier peut faire vivre quelques ouvriers
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Nous nous arrêtons en chemin pour quelques courses. La vie est plus chère ici qu’ailleurs, même en décomptant le « bonus » européen.
Halte au camping de Tissrit, dans l’oasis. L’eau coule à flot dans le canal d’irrigation. Dattiers, mais aussi olivier, amandiers, abricotiers nous entourent. Une chambre pimpante à l’ombre des palmiers nous retiendra cette nuit. Deux garçons de 11 ans font leur devoir du jour : écrire une lettre en français.
Nous dormirons en écoutant l’eau chanter dans le canal sous le palmier dattier.