Archive for janvier, 2015

les murs

mardi, janvier 20th, 2015

Les murs s’élèvent dans Agadir
Non pas des murs qui divisent, mais des murs de prospérité.
La ville, du moins les faubourgs, sont en chantier ; on construit beaucoup et bien.
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il y a toujours les constructions « à l’africaine » où tout qui a quelques monnaie en poche achète des briques, du ciment, de la ferraille, et commence sa construction, la laissant inachevée aussi longtemps qu’il espère avoir de l’argent pour continuer. Ça existe aussi.
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Mais la plupart des construction que nous côtoyons tous les jours en passant dans les quartiers sont plus rationnelles que ça. Il semble qu’il y ait actuellement des investisseurs qui construisent à la mesure de leur moyens des immeubles résidentiels de qualité.
ce qui signifie aussi qu’il y a une clientèle pur les acheter ou mes louer.
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Les résidences comme celle où nous logeons se multiplient, les chantiers se dispersent et les quartiers se créent.
Avec la qualité des voitures en circulation, ce sont des signes qui ne trompent pas. La crise n’a sans doute pas vraiment frappé ici. Tant mieux.
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les amicales

jeudi, janvier 15th, 2015

Si la plage reste la grande activité de la journée tant que le soleil brille, elle ne nous distrait pas d’autres moment finalement plus importants quand on séjourne à l’étranger ? Je veux parler des contacts avec la population.
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Depuis bientôt une semaine que nous trainons nos basquets depuis Hay Moammadi jusqu’à la plage, nous en avons rencontré des marocains.
Des vieux, des jeunes, des hommes, des femmes, voilées ou pas, des enfants qui vont à l’école ou en reviennent, qui jouent au foot, des gens ouverts, parlant presque tous au moins quelques mots de français pour nous aider et nous accueillir.

Les épiciers, ceux de la résidence Fal Oumlil (la notre) d’abord, chez qui nous approvisionnons principalement, et puis finalement tous les autres. Il y en a presque partout, de ces petites boutiques : une pièce garnie de rayonnages, l’armoire frigo pour le lait, les yaourts, etc., un comptoir près de l’entrée avec la caisse et les petites choses qu’on vient acheter au vol : cartes de téléphone, cigarettes, confiseries et devant les cageots de légumes et les seaux d’olives (zitûn, aceituna en espagnol).
Nous sommes servis avec le sourire et toutes les explications nécessaires quand il faut choisir une marque ou l’autre, et quand l’épicier ne sait pas très bien dire la somme en français, il nous montre sa calculette.

Les vendeurs de matériel informatiques, réparateurs de toute sorte de choses, « des matériels électriques et électroniques et des gsm », sont aussi remarquables. Jusqu’à maintenant, je e suis adressé à l’un qui m’a envoyé à un autre qu’il pensait mieux équipé que lui, lequel a fait intervenir un troisième, pour diagnostiquer mon problème, et pour tout paiement je me suis fendu d’un grand sourire et d’un merci chokrane aussi profond et sincère que gratuit !

Il y a aussi les marchés. Le grand souk d’Agadir, bien sur, mais aussi tous les matins ici aux Amicales, quartier par quartier, les marchands ambulants avec les légumes, les mandarines, les sardines et le poisson péché la nuit même. Une animation bon enfant, des produits d’une fraicheur visible, le tout avec la langue difficile à suivre mais dont les intonations, soutenues par les gestes, permettent de se faire une idée du contenu.

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Et que dire des fleurs que tant de maisons arborent en cette saison. Exubérantes et colorées, un régal tant pour la vue que pour l’esprit. L’hiver, ici, c’est la belle saison !

Calme plat

mardi, janvier 13th, 2015

Difficile d’animer un journal de voyage quand on reste sur place…
Dimanche, nous avons attendu d’abord pour midi, puis pour 15h00, le décodeur tv qui est finalement arrivé vers 17h00.
D’où une journée d’inactivité sous un ciel plombé, chargé et sans grand intérêt. Mais depuis nous avons une télé qui nous délivre quelques infos et même certains programmes.
Par contre lundi, nous décidons de descendre à la plage. Mais comme il fait encore gris, nous nous couvrons en conséquence.
Funeste erreur ! À peine arrivés au Tal Borj, voilà le soleil qui se montre, et nous accompagne jusqu’à ce qu’au bout de quelques heures, nous décidions d’aller nous mettre à l’abri.
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Nous avons quand même retrouvé nos marques, reconnu quelques coins déjà fréquentés, et repris un petit taxi pour rentrer a Oumlil.
Une pizza ce soir, nous voilà satisfaits. Il faut dire que le pizzaiolo qui achalande en bas de notre immeuble a travaillé en Italie, et que sa pizza est savoureuse, come a casa !
Nous voilà donc mardi matin, prêts à visiter le grand souk. Une petite promenade en vérité, il est à moins de deux km de l’appart.
Nous pensions descendre à la mer cette fois, plus légèrement vêtus, et prêts à profiter du temps clément. Mais à Agadir, on a les quatre saisons dans un jour et aujourd’hui, l’hiver arrive dans l’après midi !
En réalité, je passe sur le plus important. En marchant dans les rues, je me replonge dans cette population chaleureuse, enthousiasme, industrieuse, honnête, accueillante. Ce pays me plait.

Un autre Maroc

samedi, janvier 10th, 2015

Janvier. A Revleumont, les jours sont courts, la terre en repos, le jardin sous la neige, ou le gel, ou dans l’eau. Inutile de s’attarder sur i-une situation immobile.
Surtout qu’ailleurs, les jours sont moins courts. Il fait frais – 18 à 20 degrés, avec des pointes au-delà de 25 en milieu de journées. Le ciel peut se couvrir et le vent souffler. Juste de quoi donner l’envie de repasser une petite laine sur ma chemisette légère, ou de troquer un instant mes babouches contre une paire de basquets.
Ce son t des détails qui aident à choisir : plutôt que de rester au coin du feu, trois heures de vol me conduisent de Bruxelles à Agadir, et je renouvelle l’expérience de l’année dernière, jouer les hirondelles le temps de laisser le soleil se réchauffer en Belgique.
Des plans de voyage établis depuis quelques semaines, une série de sites à visiter en itinérant, du camping et de bons moments à passer ça et là, là où les circonstances me permettent de rencontrer des gens que j’apprécie, tout cela vole en éclats.
Ma dernière expérience vécue ces deux semaines passées – être victime d’une pneumonie et admis comme malade à l’hôpital de Chimay la veille du jour de l’an – m’a contraint à revoir ces plans. L’itinérant est remisé pour des jours meilleurs, mais le soleil et le ciel clément d’Agadir me paraissent la meilleure manière d’entamer une convalescence bien nécessaire.
Nous voilà donc dans un appartement de location, en bordure d’un quartier neuf, Hay Mohammadi, aux confins des Amicales et de Charaf. Un peu plus loin de la plage que le nouveau Talborj où nous avons séjourné l’an passé, mais pas trop perdus dans les touristes. Même si je suis un touriste, je préfère en voir le moins possible. J’apprécie trop l’accueil des gens ici, l’amabilité, la disponibilité, le sourire et la sagesse de tout un chacun. Tout ce climat que je retrouve comme si c’était seulement d’hier que je l’avais laissé, alors qu’il y a déjà 10 mois que je l’ai quitté en 2014.
Profitant de l’aubaine, je m’installe, je me façonne une petite période de vacances, je me concocte des journées à remplir par les simples activités de la vie courante. Est-ce que ce ne serait pas ça, la vraie sagesse qui – dit-on – vient avec l’âge ? Loin des performances, je me prépare à jouir tranquillement de mon confort et du plaisir de ne rien faire, le temps de me refaire une santé.
Pas de photo aujourd’hui, on sortira bien l’appareil demain….