Archive for janvier, 2016

dimanche

dimanche, janvier 31st, 2016

Le temps est couvert ce matin, une bonne raison pour passer la matinée en bas de la falaise.
Nous trouvons un coin de plage avec un rocher comme dossier juste a coté d’une équipe en train de jouer au cricket.
Si je réfléchis bien, les anglais ont vraiment marqué le sport. Ils n’ont pas inventé le foot même si le nom vient de chez eux, mais le rugby, le polo, le cricket, le base-ball, le tennis, le hockey… et ils ont répandu ça dans tout l’empire, avec les fonctionnaires en short tirés à quatre épingles, armés d’un stick et d’un casque pour le soleil. Et bien sur la semaine anglaise.
L’eau est plus fraiche ce matin, mais elle reste un délice. Les vagues se cassent sur une longue plage de sable gris, elles marquent le pas avec des rouleaux assez prononcés. Par moments la er est toute calme, puis soudain elle s’enfle et nous impressionne pour deux minutes. Pas de pêcheurs de matin. Sans doute le temps d’hier les a découragés, la pèche était maigre à voir les étals des restaurants de poisson.
Vers 11 heures il est temps de quitter le sable, la température monte, même si c’est moins que les derniers jours, et comme nous sommes sous les tropiques, l’incidence des rayons rend le soleil beaucoup plus ardent.

conduite extérieure

dimanche, janvier 31st, 2016

Il va de soi que la majorité des conducteurs ici sont à l’air libre, sauf bien sur les chauffeurs des grosses berlines à air conditionné.
Les rickshaw motorisés (ici au Kérala il n’y en a pas d’autres) sont ouverts à tous vents. Les voitures anciennes, les bus ordinaires, les camions circulent vitres baissées. Ou levées : dans les bus, on trouve des fenêtres à guillotine en guise de carreaux.
Les scooters n’ont pas de carrosseries. Et les motos non plus.
Ha ces motos ! bien sur on trouve des Hondas et d’autres importations, mais le symbole de l’Inde, c’est la Enfield en 250 ou de préférence 500 cc, fabriquée sur place, assez robuste, pour laquelle on trouve des pièces détachées dans tout le ays, que tous les mécanos savent réparer. Un look un peu ancien, avec un gros réservoir entre le guidon et la selle, de grandes roues, une position un peu allongée, une bonne maniabilité, une stabilité satisfaisante, il faut dire que ça en jette !
Non, pas de photos cette fois-ci non plus, avec un débit de 74k, faut pas trop demander.

anniversaire

samedi, janvier 30th, 2016

68 ans. Le 30 janvier 1948, M.K.Gandhi, le mahatma, Gandiji, Bapu tombait sous les balles d’un fanatique.
Quel souvenir dans l’Inde d’aujourd’hui ?
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Je n’ai pas vu de manifestations de souvenir, du moins elles ne sont pas parvenue jusqu’à nous sur la falaise. Hier dans les rues, j’ai plus observé les manifestations de la campagne electorale que les marches du souvenir.
L’Inde d’aujourd’hui vit avec ses problèmes d’aujourd’hui.

cocotiers

samedi, janvier 30th, 2016

Ces photos évoqueront peut être pour un de mes lecteurs d’autres cieux tout aussi bleus et d’autres mers tout aussi vertes, d’autres soleils tout aussi chauds, d’autres cuisines tout aussi savoureuses, des fleurs (tiare) et des femmes (vahine), dans une autre époque d’une autre vie…
Sayonara….
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barista

samedi, janvier 30th, 2016

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Si on se fie à la réputation que les anglais ont fait aux provinces de l’Empire, on pourrait croire que l’Inde produit particulièrement cette poussière noire ensachée en jaune sous l’appellation de Lipton tea.
J’ai découvert beaucoup d’autres choses. Pas en thé, parce que ce n’est pas ma tasse diront ceux qui me connaissent. Si je fais la fine bouche pour les saveurs exaltantes du macha japonais, je ne vais pas faire grand cas d’un simple Darjeeling.
Par contre on trouve de très honnêtes cafés dans pratiquement tous les restaus, de diverses fabrications, depuis les cafés en poudre (comprenez nescafé soluble) que je laisse volontiers à ceux qui le goutent, aux cafés bouillis à la turque (les népalais font aussi bouillir des la poudre pour leur boissons chaude ?), et à tous les expresso dont l’Italie a le secret, depuis le ristreto jusqu’au café latte, en passant pas l’américano et en terminant par le capuccino et toutes ses dérives.
Fins négociants, les indiens u leurs homologues étrangers (népalais ou malais) se sont bien aperçu de la puissance persuasive des machines à pression sur la consommation des touristes en café. Et on trouve donc maintenant des services qui pour être originaux dans leur présentation, sont assez convaincants au niveau des qualités organoleptique.
Il y a ici de la place pour les bons baristas.

VARKALA(encore)

samedi, janvier 30th, 2016

Nous n’avons pas eu l’occasion de quitter la falaise (cliff) de toute la journée d’hier.
La plage est jolie, mais petite et coupée par des ruisseaux. La mer est belle, douce, mais loin de l’hôtel. Si on veut se baigner il faut hélas prévoir tout un système pour ne pas rester dégoulinant en maillot de bain le reste de la demi journée. Les recommandations de décence prodiguées par les guides touristiques nous font hésiter sur la marge de liberté dont nous disposons. Et puis nous avons bien profité du soleil de la plage à Kovalam, au point de nous en remettre seulement maintenant. Et tout ça pour tomber de charybde en scylla : un coup de froid s’attrape vite à ces températures tropicales. Quelques minutes de trop en pleine chaleur, puis la fraicheur d’un AC (conditionnement d’air) et on a pris un coup de froid !
N’empêche que cette plage a un charme certain. Les restaus, les boutiques, longent le chemin plus ou moins pavé qui suit la falaise. Parfois des barrières, bois, fer, murs, séparent le sentier de l’à pic d’une vingtaine de mètres au dessus de l’eau, parfois rien du tout, parfois une espèce de promontoire permet de se pencher sur les vagues et les cocotiers en contrebas. Plusieurs escaliers (90 à 100 marches) permettent d’arriver au niveau de l’au, ou de se rendre à « Temple junction » d’où part le bus pour le centre de la ville.
Au point le plus haut de la falaise, un héliport (sans hélico) est utilisé par les amateurs de parapente. L’envol est facile, la ballade le long de la falaise, une fois dessus, une fois dessous, dure une petite demi-heure. Les amateurs se succèdent.
Varkala est réputée baba cool. Renommée qui lui a été attribuée en des temps plus fastes pour cette démarche. Il en reste bien quelques uns, de attardés plutôt, un peu plus âgés que ceux qui remontaient jusqu’au Népal il y a 50 ans, les cheveux longs nouée sen chignon sur le sommet de crane, accoutrement de cotonnades de rigueur. Quasi pas d’odeur de bhang (cannabis) sachant que l’inde réprime très durement l’utilisation de drogue, d’autant plus pour les étrangers qui n’nt pas l’excuse de la religion pour justifier leur consommation.
Par contre, Varkala est tout bonnement « cool ». Ambiance plutôt calme (juste un seul rock café, assez peu fréquenté, on entend plutôt des musiques tibétaines ou indiennes (cithare et voix). Les marchands sont moins collants qu’à kovalam où on avait peur de s’arrêter à hauteur d’une boutique. Ici on peut même regarder un étalage et demander un prix sans plus de tracas. Les lus insistants sont les restaurants qui exposent leur table de poisson frais le soir à l’heure du souper. C’est compréhensible ; tout le poisson doit partir aujourd’hui. Avec la chaleur, même la glace ne permettra pas de le représenter demain.
Ici on a droit à une multitude de cuisines différentes : in de du sud, bien sur, Kerala en premier avec son massala (curry local), mais aussi toutes sortes de plats de ruz utilisés dans toute l’inde : byriani, seafood fried rice, etc. des recettes tibétaines, cuisine veg et non veg (poulet, parfois bœuf ou mouton : il ne faut pas oublier que même minoritaires, les musulmans sont présents partout, les appels à la prières dès avant l’aube, comme a midi et tard le soir, sont audibles quasi partout).
Une immense variété de légumes grillés, tandoori, en curry : les aubergines, courges, courgettes, citrouilles, carottes, choux, oignons, tomates) et tout autant de fruits, en jus ou en salade : ananas, papaye, mangue, banane jaune, verte ou rouge, pomme, mandarine, cœur de bœuf, arbre à pain, j’oubliais l’omniprésente noix de coco, sans compter tous ceux que je ne connais pas ou que je n’ai pas encore vus.
Pour le petit déjeuner, tout est possible : à l’indienne (pate de riz avec un chutney à la noix de coco), breakfast anglo-américain, petit déjeuner continental, toutes sortes de thés, cafés, mêmes d’excellents espresso, café latte, grains frais moulu sur le comptoir.
En dehors du talli, tous les plats sont préparés au moment même. Le talli, c’est la cuisine rapide de midi : un bol de riz avec plusieurs sauces, entre quatre et quatorze, pour varier les gouts. De onze heures à trois heures, on le trouve partout, même si on peut avoir aussi toutes sortes d’autres menus.
Menus qu’on accompagne si on le souhaite et malgré une théorique limitation de l’alcool, de toutes sorte de cocktails, de bières ou de vins, tous plus mauvais et insipides les uns que les autres. Alors autant faire en inde comme les indiens : sans alcool, pas de risque de boissons frelatées, pas de « pissat d’ânes » (la bière ici ne mérite pas de meilleur qualificatif) et je n’au pas souhaité tester le vin, il pourrait bien venir de chine !
Bon, à force d’écrire sur la nourriture, l‘eau me vient à la bouche, il est midi ici (7h30 en Europe, le milieu de la nuit au Canada et l’après midi est bien avancée à Tokyo) je vais voir ce que me propose la rue pour ma pause de midi.

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vendredi, janvier 29th, 2016

J’aurai l’occasion de revenir sur le sujet, même si le village n’est pas immense, il y a pa mal à observer.
Arrivés hier vers 13h00, nous avons remisé les plans préétablis, et nous sommes laissé guider par le chauffeur de taxi qui nous a déposés au coral cove, conte la promesse d’avoir mieux que ce que nous espérions sans avoir de réservation. Au premier abord, tout baigne.
Au second rabord, il y a de l’eau dans le gaz. Enfin, pas plus d’eau que de gaz : la distribution d’eau et d’électricité est déficiente. Pas d’eau parce qu’il n »y a pas d’électricité : juste pour « one half hour ». nous attendons patiemment la connexion wifi (qui se revelera assez étroite pour compromettre le transfert d’images), la douche qui se réduit à un pipi de chat et la chaleur emmagasinée dans la chambre ne se dissipe pas avec la fin de la journée, la seule fenetre est en plein sud-sud-ouest.
Nous sommes allés découvrir la falaise, descendre à la plage, reconnaitre les lieux et déguster un poisson « grillé». Au retour, vivement la douche.
Pas de douche, pas d’eau. Signaler le fait au gardien, attendre 5 minutes, dix minutes. Le moteur est en panne, il va repartir. Quand enfin nus avons un filet d’eau, elle est bouillante. Impossible même de rentrer dans la salle d’eau pour fermer le robinet.
J’ai beau tempêter, surtout devant les voyageurs qui arrivent pour la nuit et qui espèrent eux aussi une bonne douche après une journée de voyage, nous passerons la nuit sans avoir pu nous doucher. « Demain vous changerez de chambre ».
Inutile d’ajouter que je n’étais pas d’humeur a écrire ce jeudi 28.
Mais ce matin tout va mieux. Nous commençons par aller prendre une petit déjeuner au café del Mar. Café latte, pain brun grillé/confiture. Quand nous revenons, la chambre promise est libérée. Nettoyage rapide et la douche est enfin disponible ! Mon humeur s’en ressent, le baromètre remonte vers les zones de haute pression où le ciel est bleu- gris comme la mer dans laquelle il se confond.

tout le monde peut se tromper

mercredi, janvier 27th, 2016

Je me suis plaint il y a quelques jours de la saleté des dechets abandonnés un peu partout. Il se pourrait que je doive revoir ma position si j’en crois Le Soir.

Bon, entendons-nous bien, c’est un village récemment ouvert à la civilisation par la création d’une route, ce n’est pas au Kerala, ce n’est ni Kochi, ni Trivandrum, ni Kovalam.
Pour en revenir a quelques particularités locales, j’ai mémorisé un standard téléphonique et un transfo (que j’espère moyenne tension…)
Remarquable quand on se rend compte que par ailleurs, ici à Kovalam, au fin fond du pays, la 3G passe, internet arrive par le cable, il y a des TV un peu partout.
Paradoxes d’un pays qui a construit jusqu’il y a dix ans des voitures Ambassador, avec une usine laissée par les anglais dans les années 50 sur la base des Austin de l’époque.
Par ailleurs, nous sommes ici dans le pays de la médecine ayurvédique, fondée il y a quelques milliers d’années en même temps que la médecine chinoise, sur des bases comparables, mais développée autrement : pas d’acupunture ici, plutôt des massages et l’intégration du yoga dans les attitudes de santé.
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kovalam

mercredi, janvier 27th, 2016

Les touristes, les touristes partis
le village petit à petit
retrouve face à lui -même
Sa vérité, ses problèmes
La grosse saison touristique touche à sa fin il n’y a plus assez de monde pour faire des affaires.
impossible de baisser les prix, ils sont déjà trop, bas, mais on n’a que très rarement l’occasion de les augmenter un peu pour arrondir la journée.
Sauf bien sur le cas où on n’a pas de monnaie.
toujours avoir de la monnaie sur soi, c’est le nerf de la guerre.
Kovalam est un village pour touristes. La digue sur laquelle s’ouvre l’hôtel où on nous a logé donne sur la plage, et on ne trouve quasi pas un indien ici. Beaucoup de jobs sont trustés par des étrangers : malais, bengali, srilankais…
On pensait être hébergé dans un home stay (une famille, genre B&B) mais sans en connaitre la raison nous avons été redirigé vers un hôtel. Pas très plein d’ailleurs. Mais confortable, avec de bons moyens de lutter contre la chaleur. Ce qui se révèle fort nécessaire.
Les indiens, petits métiers comme tailleurs, cordonniers, on les trouve dans les ruelles en retrait de la digue. Le contact est meilleur là. même s’il faut rester sur ses gardes, car l’arnaque fleurit abondamment

le village de pêcheurs

mardi, janvier 26th, 2016

A peu de distance de la plage de kovalam, de l’autre coté de la pointe dénommée « Light House » parce qu’elle héberge un phare, une plage – peut être un jour un port si les travaux de construction de la jetée arrivent à leur terme – on trouve le village de Vizhijim (orthographe libre).
Nous décidons ce matin d’aller voir ce fameux marché aux poissons et le retour des bateaux de pèche qui l’alimentent.
Un quart d’heure de tuk-tuk la première moitié en montée, la seconde en descente, l’une et l’autre fort raide, et nous y sommes. C’était peut être possible à pied si nous avions étés surs de ne pas nous perdre, mais il nous aurait fallu deux heures et on n’aurait plus rien vu : dans la chaleur, pas de marché aux poissons.
Le conducteur de notre taxi nous attend le temps nécessaire : une course se mérite. Il met même un point d’honneur à faire un détour pour nous montrer une curiosité du site. A flanc de coteau, u petit temple indou creusé dans la roche. Ho, juste une potale comme on en voit chez nous au détours des chemins, abritant un Shiva tout noir mais bien approvisionné en offrandes.
Dans la baie où les bateaux accostent, on voit une immense mosquée avec deux tours coiffées d’une sorte de chapeau rond comme on les fait par ici. Et puis une petite église, humble mais rutilante et dallée de marbre. Pas de sièges, on n’en utilise pas ici. On rentre nu-pieds et en sortant on marche sur des plaques tombales comme dans nos cathédrales du moyen-âge. Mais ici, la dernière inhumation date de 2012. C’est réservé aux notables des bonnes familles du village. Les autres ont droit au petit cimetière qui entoure l’église.
Deux gros engins jaunes travaillent à la nouvelle jetée. Un JCB apporte des blocs de pierre qui sont jetés dan la mer pour assoir les énormes blocs de béton que la grue déposera bien alignés, pour faire un mole auquel pourront accoster les pécheurs. Ainsi ils ne seront plus obligés de tirer à terre leurs bateaux au retour de la pèche.DSC_0287

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Quand un bateau arrive le pêcheur descend avec un seau de poisson qu’il jette a terre devant lui sur le sable, puis commence les enchères, rondement menées, suivies pas un autre seau. Les achats alimentent le marché qui s’allonge depuis la plage jusqu’à la route.
De retour à notre hôtel, nous passons à l’abri les heures chaudes de la journée, en attendant l’heure du bain. Cette mer chaude est une merveille.