Archive for février, 2016

katakali 2

dimanche, février 28th, 2016

Bis repetita placent disaient les anciens. Et ils avaient drolement raison, surtout quand la répétition n’est pas strictement identique. Nous avons réservé une soirée à Fort Kochi, pour revoir ce « théatre » qui nous avait bien plu. La scène d’aujourd’hui est différente de celle d’il y a un mois. Cette fois ci, le héros jeune et beau (masque vert) lutte contre celui qu’il prend pour un sauvage, le dieu Shiva déguisé en méchant (masque noir), pendant que la belle (masque jaune) est Parvathi, l’épouse de Shiva, qu’elle calme et ramène à la raison.
Nous assistons à l’heure de maquillage, toujours aussi savant et beau, puis nous avons droit à la démonstration des éléments rituels : mimiques, expressions, gestes, tout ce qui fait la beauté de ce spectacle traditionnel. Comme nous sommes cette fois-ci au premier rang, nous ne manquons rien ni des explication s ni des démonstrations, ni de la musique et des chants accompagnant le tout. Un spectacle d’hommes, à l’usage presqu’exclusif d’une salle remplie de touristes. A croire que les indiens -du moins les indous- préfèrent participer aux vrais festivals dans les temples d’Ernaculum.
Qu’à cela ne tienne, la soirée est magnifique et se termine au restaurant thibétain tout proche, avant le retour par le dernier ferry, juste avant que n’éclate l’orage.

boutiques

dimanche, février 28th, 2016

Pour quitter Allepey, nous vérifions si nous avons reçu des places depuis notre réservation d’hier en WL (waiting list). Il y a eu des desistements et nous recevons trois places dans ma même voiture, mais pas cote à cote. On verra
Nous connaissons l’emplacement de notre voiture, déjà ça, une annonce en boucle nous le répète toutes des dix minutes. Et nous en profitons deux fois de plus puisque le train annoncé pour 8h10 arrive vers 8 :35. Ponctualité tout indienne. Montés dans la voiture, dans la cohue, nous nous asseyons où nous pouvons, nous laissons ceux qui s’y connaissent nous dire quelles sont nos places quand ils viennent récupérer la leur ( ! ). Cette fois ci nous voyageons en « chair » (places assises). Le confort est-il supérieur à celui des couchettes ? je n’oserai pas m’avancer. Il est certain que nous perdons en liberté de mouvements, on se croirait dans un tout vieux boeing.
Le voyage ne dure qu’une heure, et aussitôt débarqués du train nous entamons une nouvelle file, pour « reserver » un « taxi » : si nous passons par le guichet officiel, nous bénéficions d’un tuktuk dans l’ordre et au prix imposé. Libre à nous de chercher ailleurs dans la rue, mais alors, il faudra discuter le tarif et expliquer que nous voulons seulement aller à notre hotel sans admirer les diverses curiosités de la ville du nord au sud…
Coup de chance, il est seulement 10:00 du matin et l’hotel nous accueille dans nos chambres réservées. Une douche s’impose. Et elle est la bienvenue, il fait déjà assez chaud pour que ma chemise soit à tordre !
Nous passons à Kochi par le ferry, et nous commençons la chasse aux achats. Mais pas moyen de dénicher un tailleur, il faut se contenter de prêt à porter. Le marchandage n’est pas mon fort, mais comme ce n’est pas moi qui achète, ce n’est pas moi qui négocie. Je me contente de jouer banquier. Et nous ne ferons pas sauter la banque aujourd’hui.

tout le monde peut se tromper

vendredi, février 26th, 2016

En allant à la gare des trains ce matin pour reperer notre trajet de demain vers Ernaculam, nous nous sommes rendu compte que la plage ici est beaucoup plus agréable qu’un peu plus au nord où elle nous avait refroidis (au sens figuré !) l’avant-veille. Toujours un peu sale, ârce que âs réellement nettoyée, mais plus avenante, avec de l’ombre.
Nous décidons donc de la remonter vers le nord. Il faut passer le point crucial où elle est vraiment moche pour se retrouver à un ou deux kilomètres plus loin sur un rivage nettement plus accueillant, bordé de maisonnettes, des pecheurs, des home stay, des restaus, mais surtout une mer abordable, ici aussi chaude comme un bain japonais (ofuro) quand le thermostat appelle en disant « votre bain bout ». la mer arrive au rivage par une pente rapide devant un plateau plus sage. En se tenant à 10 mètres du bord, on a de l’eau dont la hauteur varie selon les vagues entre les genoux et les épaules. Inutile de dire que nous n’attendons pas longtemps pour nous y plonger et barboter comme des gosses.
Facile de trouver une paillote de plage où nous nous faisons servir un excellent « fried rice », sans piment, savoureux et varié. L’hotesse est aimable, le vent de la mer est frais, nous prenons un bon moment de détente avant d’affronter de nouveau les vagues.
Retour à l’hotel en tuktuk pour faire les valises : demain, direction Cochi pour les derniers jours en Inde.

alopy

jeudi, février 25th, 2016

Ou alapuzza, ou alleppey, ou tout autre graphie qu’il vous plaira d’adopter : il y a en Inde une quinzaine d’alphabets différents, certains issus du sanscrit, d’autre d’origine indo-dravidienne, pas forcément compatibles, tous extrêmement illisibles les uns autant que les autres. Alors pour la prononciation….
C’est une ville sans intérêt. Chaud et sans air, infestée de bestioles, une plage désertique, sale et sans intérêt, on ne peut même pas s’y baigner, des canaux remplis d’un liquide opaque agités par les hélices des bateaux de « croisière » et des ferries, des rues animées, comme partout sans trottoirs, des boutiques qui n’attirent même pas le touriste. Impossible de louer un vélo, les tuktuk sont deux fois plus chers qu’ailleurs, les bus tout aussi imprévisibles.
La meilleure chose à faire ici, c’est de repartir.
Alors, pourquoi y être venus ? ce devrait être un centre touristique, avec des atouts majeurs : les back waters, la mer, l’accessibilité. Un must. « vous étiez en Inde ? vous avez fait les back waters ? » Dommage que la réputation ne soit pas au même niveau que la réalité. Ce n’est pas vraiment la baie d’Along.
Nous avons quitté Munar avant l’aube. Les renseignements pris à la station centrale des bus nous donnaient une heure de départ entre 6h00 et 6h40 du matin, soit à la gare principale, soit au bazar. Nous nous sommes donc précipitamment arrachés de l’hotel à 6h00, pour arriver devant une gare encore endormie : les conducteurs préparaient leur journée, deux bus commençaient à bouger, on a vu passer des bus locaux, mais pas de café encore.
Le temps de faire le plein, notre bus se présente au quai vers 6h30. La demi heure académique, c’est prévu pour que les voyageurs soient à l’heure…. Parce que les formalités d’embarquement ici, sont nettement simplifiées par rapport à nos habitudes. On devine quel bus ressemble à celui qu’on doit prendre, on se renseigne avec le conducteur, ou les passagers en espérant que les renseignements obtenus seront exacts, on monte et on cherche une place. Au début de la ligne, ca ne pose pas trop de problèmes.
Le bus démarre. Nous sommes presque à 2000 mètres d’altitude, il fait noir, il fait froid et humide, j’ai allégé mon sac au maximum, donc je n’ai pas pris de vêtement long, et je sens bien que j’ai eu tord. Enfin, juste une heure, parce que dès que le soleil sera là, oublié le froid de la nuit, à 11h00, mon teeshirt est de nouveau à tordre. Première étape, le bazar, 6h40, nous démarrons en direction d’Alepey. Cinq minutes après, nous passons à la station centrale. Mais le bus ne s’arrête pas. Ce qui justifie que nous ayons du le prendre à 6h30 !
Les quarante premiers kilomètres sont agités, nous redescendons des sommets jusqu’à la plaine par une route en lacets visiblement trop étroite pour le bus. Mais le conducteur est un virtuose comme tous et il a l’habitude du trajet.
Aux abords des villes les arrets se font plus fréquents, les places assises plus rares. Mais l’avantage est que le bus s’arrête à deux reprises pour dix minutes de pause, de quoi attraper enfin un café ! A midi nous avons parcouru les deux cents kilomètres prévus, contre la modique somme de 133 INR (la roupie vaut 0.014 €cents).
He bien puisqu’Alopy ne vaut pas le coup, nous allons aujourd’hui à Murari, la plage chic d’ici. Deux trajets de bus desservent la station : l’u passe par la cote, l’autre par l’intérieur des terres. Le manager de la station de bus ne veut pas nous faire attendre, il nous met dans celjui qui passe par l’intérieur. Arrivés à Muirari, nous devons encore faire 4 à 5 km pour atteindre a plage. Un tout terrain nous dépasse, vide. Il nous propose un bout de chemin. Et nous voilà sur le sable fin. Moins sale qu’en ville, il y a beaucoup moins de touristes.
La mer est étrangement chaude. Une vrai thalasso ! le soleil généreux nous bronze vite, une baraque de plage (en réalité un pêcheur reconverti) nous sert à boire et a manger. Une journée sea and sun comme on en a pas fait beaucoup, même à Varkala. Une bonne adresse cette plage, mais pour la journée. Les home stay sont rares, et donc chers, le double de la ville pour un confort rudimentaire. Mais la vagues sont à nos pieds.

munnar

lundi, février 22nd, 2016

Les jours passent et ne se ressemblent pas. Arrivés vendredi soir à Cochin, nous prenons samedi matin le bus pour l’aéroport où nous attend Dominique. Revenant aussi par le même bus (AC comme on dit ici, c-à-d climatisé) nous nous laissons conduire directement à Fort Cochin, de l’autre coté de la presqu’ile, et nous en profitons pour flâner autour des chineese fishing nets, les filets de pêche à balanciers installés le long de la baie.. Puis en passant par les églises Sint Francis et Cathedral Basilica, nous aboutissons à la rue des juifs, l’artère du commerce traditionnel de Matanchery. Dans des bâtiments qui datent pour certains si pas du temps des portugais, au moins de celui des hollandais, se poursuit le commerce de gros du riz et des épices, arrivés par la rue et repartant par l’arrière des entrepôts où se trouvent les bateaux.
Nous regagnons l’hôtel pour la nuit en traversant la baie sur le ferry, ce qui nous coute royalement 4 roupies par personne soit l’équivalent d’une pièce rouge de 5 cents.
Dès le matin, nous nous précipitons à la station centrale des bus pour attraper celui qui nous conduira à Munnar. 5 heures en bus climatisé, et nous descendons dans la chaleur du début d’après midi sur un parking perdu en pleine campagne. Il n’y a ici, en dehors de quelques hôtels de classe et de plusieurs « cottages », rien d’une ville. Juste une montagne couverte de théiers – camelia sinensis ou indica, à votre bon cœur – et quelques « jardins d’épices », les endroits où on cultive la coriandre, le poivre, la vanille, et toutes ces plantes un peu mystérieuses qui entrent dans la composition des remèdes ayurvédiques.
Nous visitons une culture d’épice, assez désappointés de nous rendre compte que notre guide est plus pressé de finir son tour que de nous expliquer dans un anglais exécrable ce que nous voyons en courant derrière lui. Autant dire que le passage dans la boutique ne lui rapporte pas un kopeck.
La nuit s’annonce courte, puisque nous nous sommes engagé à un trek d’une demi journée dans les champs de thé dès 6h30 demain matin. Et à 6h25, nous recevons une tasse de thé fumant avant de partir en hike à une douzaine, majorité de français, mais aussi deux coréens travaillant à Bangalore, qui prennent trois jours de vacances et un couple de jeunes suisses de Berne – ha, les accents inimitables cette langue unique, le zwicher deutch !
Pas d’éléphants cette fois-ci, pas de serpents ni de sangsues, juste du thé, et une petite excursion sur un mini sommet (2000 m quand même). Nos deux guides sont très attentifs, surtout à nous qui sommes les plus agés, et leurs commentaires humoristiques parfois, mais aussi pleins de bon sens et de certitudes, parce qu’ils sont fiers de leur région, du travail de leur ancetres et de celui de leurs contemporains.
L’après midi nous permet de découvrir un coté de Munnar qui nous avait échappé : le Bazar. Entre le temple, la mosquée et le couvent des carmélites, deux rues et trois galeries couvertes rassemblent une multitude de boutiques qui vendent de tout, bien sur, mais qui se spécialisent aussi dans le commerces des épices, gros, demi-gros, détail. Des parfums entêtants, à réveiller tous les asthmes et allergies que la terre ait portés, des commerçants de tous genres, des malins, des roublards, des honnêtes, des sévères, des avenants, des anglophones, des tamil-phones… une heure de shopping nous détend et nous prépare à prendre une courte soirée relax
Nous nous coucherons tôt. Une bonne nuit de repos nous sera bien nécessaire, puisque demain au l’aube, nous serons en route pour Alapuza – Allepey et les back waters.

ernaculam

dimanche, février 21st, 2016

Et non Herculanum ! mais ainsi c’est plus facile à retenir.
mais pas de wifi à Erculanum. Donc je poste aujourd’hui dimanche 21 depuis Munnar sous la pluie au milieu des champs de thé.
Nous quittons Coral Cove a 8h ce matin, pour le train 12482 Kanyakumari-Mumbai qui est annoncé par la time table à 9h35. On peut se douter que même en début de ligne il pourrait avoir un légéer retard : il est annoncé par le station manager pour 9h40, et il arrivera finalement à 9h55 ce sui après trois heures de trajet, nous conduit à Ernaculum Town vers 15h00 (3 :00 PM). Ha l’arithmétique indienne !
Il fait chaud. On se croirait chez nous aux rares jours de plus forte canicule. Mais ici, c’est tous les jours comme ça. Je fini par comprendre comment tant d’Anglais ont pu tomber amoureux de la plus belle colonie de la couronne, l’empire des Indes ! Nulle part mieux qu’ici on ne eut comprendre ce que signifie la chaleur du jour sur les collines de Seeonee, dans l’état de Mysore, où R Kipling situe l’histoire de Mowgli.
La ville est une ville d’Inde, pas une ville de touristes. Avec les bons et les mauvais cotés que cela implique. La ville est peuplée, c’est là qu’on rencontre le plus de gens, les vrai indiens de l’Inde, dans la vie de tous les jours. Les voyageurs ici, en dehors des palaces, sont des gens de classe moyenne, qui bossent pour finir leur mois et même se payer un petit plus, exactement comme chez nous. Une activité fourmillante, et même si certaines manières de faire nous déconcertent, ils viventchez eux comme nous chez nous.
Par manque de moyens publics, sans doute, les équipements collectifs sont symboliques. La circulation, difficile. S’il y avait un peu plus de véhicules et de conducteurs, ce serait impossible de se déplacer ici. Les embouteillages de Bruxelles seraient de la petite bière, si on dénombrait ici la même proportion de voitures que là-bas.
La même anarchie préside à la construction des maisons, à la distribution des parcelles. Il y a des endroits où il faut passer dans les jardins des voisins pour se rendre d’un endroit à l’autre. Les rues principales sont en principe goudronnées et même pourvues de casse-vitesse redoutables, mais les accotements – je ne dirai pas les trottoirs – sont en réalité des plaques de béton recouvrant à grand peine ce qui sert d’égout. L’odeur qui s’en dégage démontre bien que nous sommes en saison sèche. La mousson devrait alleger la pollution, mais le problème des ordures n’est que très peu géré collectivement. Pour un camion de ramassage, combien de dépôts d’ordures fumants au coin des rues, dans des endroits abandonnés. Il y a bien une collecte selective pour le remploi : cartons, bouteilles d’eau, mais tant de déhets échappent au recyclage.
Dans ces conditions, comment faire du shopping dans Brodway Road ? même s’il s’agit d’une artère commençante, étroite et encombrée de véhicules en stationnement à la va comme je te pousse, théoriquement à sens unique, on risque sa vie tous les 20 mètres si on oublie de surveilleer les véhicules en circulation.
Je pense que visiter une grande agglomération, que ce soit Bombay, ou Calcutta, n’est pas à ma portée. Je n’irai pas plus loin que le Kérala.

l’anglais

mercredi, février 17th, 2016

Deuxième langue officielle de l’inde avec 130 millions de locuteurs (sur 1.3 milliards dhabitants) après l’indi (400 millions de locuteurs) à égalité avec le bengali, le tougoulou, l’ourdou, et avant le tamoul, le malayalam, le panjabi, le gujarati, l’anglais a l’avantage de ne choquer aucune particularité régionale, il est répandu dans toute la péninsule, là où l’indi a mauvaise presse, soit dans le nord, le sud, l’est et l’ouest de l’union.
Mais bien sur avec plus de locuteurs qu’en grande bretagne, l’anglais de l’inde a ses particularités.
Vous reconnaitrez à la lecture ce que signifie Krishna shoppe, Batara bunglow, Dream loung home stay, Altingar Constractors. Ne cherchez pas à perfectionner votre prononciation de « th », dite juste « de bill » pour demander l’addition au restau. Exercez-vous avec les chiffres, c’est sans doute le plus utile.
Tout le monde ne pratique pas, mais dans un groupe, il est rare de ne pas trouver au moins un interprète, qui est aussi nécessaire ici pour le milliard presque et demi d’indiens qui ne parle ni ne lit le malayalam que pour les touristes, qu’ils soient russophones, francophones, italophones, germanophones ou hispanophones, et j’en passe.
Finalement, quand on saisi les subtilités de l’articulation locale, c’est surement moins difficile à suivre qu’un accent londonien, écossais ou nordaméricain… au point que même notre voisin de chaabre, anglais de pure souche, n’vais pas réellement de difficultés à se mettre dans le bain, pas plus que la bande de suédois rencontrés par la même occasion.

relache

mercredi, février 17th, 2016

Sans doute plus fatigué que je ne le pensais de notre balade à vélo de la veille, je n’ai pas eu le courage de louer le scooter prévu pour aujourd’hui. Je suppose que la mauvaise positon sur un vélo d’emprunt a causé ce mal au dos qui m’immobilise.
Pas grave, il y a une plage à Varkala, la mer est toujours aussi agréable, le bain réconforte et quand la température dépasse n peu trop les 35 ° sur le sable, il reste la falaise. En hauteur, l’air est plus doux, un petit vent frais éponge la sueur, et nous dénichons – dommage d’avoir mis tant de temps à le trouver- un café à l’italienne qui sert un véritable esspresso, 2 oz, un ristreto , 1 oz, un machiato, 2 oz et 1 oz de « steamed milk », et aussi l’americano (meme quantité de café, mais 10 oz d’eau), etc. serré, pas tout à fait la saveur Lavazza à la quelle je me suis habitué, mais savoureux. Dans cet établissement qui a aussi un vrai four à pizza (wood fired, cuite au feu de bois), tout rappelle l’Italie, y compris une reproduction de la Cène de Leonard de Vinci, et la tete du patron, dont je soupçonne fortement qu’il ne soit pas né ici, mais plutôt quelque part entre Milan et Palerme !
Relache pour nous, mais pas pour le temple voisin de l’hotel : depuis tot le matin et jusqu’à 2 h de la nuit, un récitatif, parfois accompagné de rythme au tambour, est diffusé en direct. Les voix changent régulièrement, il arrive qu’on distingue des bruits de micro posé et repris, ce n’est pas de la musique enregistrée. C’est donc une partie de la fete à Ganesh que nous avons croisée hier.
Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un « clergé » établi, au sens où nous le connaissons en europe. Il faut savoir qu’en Inde, seuls quelques temples ancien et de grande valeur artistiques, architecturale ou historique sont propriété de l’état. Pour le reste la multitude de temples et sanctuaires à la disposition des hindous est due à la générosité des croyants les plus aisés, tant pour la création que pour l’entretien. La répartition des lieux de culte entre les différents dieux, n’est donc pas due à leur rang au panthéon des avatars de Brama, mais à la dévotion que ces derniers peuvent inspirer à leurs fidèles, notamment les plus aisés. Ce qui explique probablement que Ganesh soit sensiblement plus représenté que les autres. Il faut savoir que Ganesh, bon vivant replet, à tète d’éléphant et avec quatre bras, deux pour s’occuper du spirituel, deux pour répartir l’abondance sur la terre, est, comme Mercure chez nous, le dieu des commerçants, des voleurs et des menteurs de tout acabit : avocats, littérateurs, bonimenteurs (que mes amis commerçants, entrepreneurs, avocats ou profs de lettres me pardonnent, ceci n’est pas une opinion personnelle ou un jugement de valeur, juste la traduction littérale du concept correspondant à ce dieu) … Il a donc une place toute particulière dans le cœur de la moitié des indiens qui pour pouvoir survivre, doit se lancer dans le bizness de sa propre initiative.

Kapil

mardi, février 16th, 2016

Le debit du Wifi ici, c’est braiment . . . dique 🙁 les photos devront attendre. Et pourtant!
Nous decidons d’étendre le champs de nos balades en louant des vélos pour la journée, destination la plage de Kapil, 10 km plus au nord que Varkala.
La mécanique est dans la main des dieux, et si Christine a eu l’heur de plaire à l’un ou l’autre des avatars de Brama, j’ai du pour ma part manquer d’égard à celui qui est responsable de l’entretien de la mécanique : le vélo qui n’est échu rend l’ame après trois km, le frein avant bloqué, le guidon desserré… et la selle était trop basse !
Il ne me reste plus qu’à retourner chez le loueur en le poussant, à condition de retrouver son chemin dans le dédale des rues de varkala beatch.
Tout compte fait, j’en reçois un autre, que je teste avant de partir, puis nous démarrons enfin en direction de la plage. Le chemin est assez d-facile, les principaux embranchements sont pourvus de panneaux de signalisation indiquant les directions. Chance, ce n’est pas toujours le cas !
En chemin nous circulons dans des rues animées, avec des boutiques provisoires et nous voyons dans un temple des éléphants qu’on prépare pour un défilé. La musique assourdissante nous signale qu’aujourd’hui est une fete religieuse, sans doute en l’honneur de Ganesh, le dieu des commerçants et de la prospérité, celui à qui tout bon croyant rend hommage quand nous payons quelque chose, en portant le billet à son cœur à ses lèvres et à son front !
Nous finissons pas dénicher le sentier qui descend à la plage et nous atterrissons hors du temps, dans un village de pêcheurs dont les barques hors de l’eau attendent le prochain départ en mer.
Nous sommes, en dehors de pêcheurs, quasi seuls au bord de l’eau. Les vagues sont courtes, l’eau est délicieuse. J’en voudrais bien de la comme ça pour ma baignoire, elle doit bien faire 30 degrés !
Ne nous attardons pas. Nous devons refaire 10 km jusqu’à varkala et le chemin dans ce sens, va monter (en fait un peu, et c’est tres supportable). Et comme nous nous en doutions, il y a fete dans les rues. Une animation colorée, mais aussi sonore. Nous remontons le cortège et nous rencontrons d’abord les éléphants. Le crottin et les « eaux » sont de la partie, à la taille des mastodontes qui portent chacun deux cavaliers. Devant eux, un cortèges d’hommes en habit blanc, puis des boys bands qui frappent sur leurs tambours. Quand une trentaine de jeunes se démène pour se faire entendre, ça fait du bruit. Et il y a quatre groupes ainsi. Le plus remarquable est que ces musiques sont harmonieuses et je me surprend a vérifier qu’il n’y a que des tambours, pas de cuivres ni de bois, alors que les mélodies sont variées et agréables.
Entre les musiques, des chars fleuris, des groupes en costumes et surtout beaucoup de monde autour, qui allumant une lanterne à huile au passage du cortège. Les policiers surveillent pour éviter les rencontres face à face. Mais je pense que les itinéraires de bus ont du être détournés, nous ne rencontrons que quelques motos qui parviennent à se frayer un chemin.
Et ce soir, dès la tombée de la nuit, les pétards signalent que la nuit sera longue.

le bus

jeudi, février 11th, 2016

C’est vrai qu’avec le bus on va partout en Inde. Bien sur, il faut parfois du temps, même en « super fast », ces bus qui s’arrêtent moins que les autres.
Nous avons le choix pour aller de Kumili à Varkala, entre un bus vers Kotayam où nous prendrions le train, et une liaison bus directe de l’un à l’autre
Optant pour le bus par crainte des horaires des trains avec une correspondance douteuse, nous apprenons au moment de partir que le bus s’arrête non pas à Varkala, mais à 10 km de là. Qu’à cela ne tienne, nous aurons une correspondance, mais rien de grave, les bus locaux passent avec une régularité de métronome. Nous embarquons au début de la ligne, c’est-à-dire que nous avons le choix des places. En fonction de nos bagages (deux gros sacs à dos) nous préférons l’arrière du bus, pour caser nos bagages dans l’emplacement habituellement utilisé pour ça. On est plus secoués à l’arrière. Nous avons voyagé à l’aller au milieu de bus, c’est un peu plus calme, mais parfois pas assez aéré. Juste derrière le conducteur, on a le bruit du moteur. Il faut dire que mis à part les bus des voyagistes, qui sont pourvus d’air conditionné, les véhicules ont un aspect caractéristique. Pas de vitre, juste des barreaux de métal, et un rideau qu’on peut monter ou baisser. Monté, on a de l’air (et de la poussière), baissé ont est à l’abri de la pluie (à la mousson) et du soleil, mais une peu enfermé. Finalement, la banquette arrière a un autre avantage : on ne voit pas le gymkhana perpétuel auquel se livre le conducteur. Ca évite (un peu) les émotions.
Bon, pour le prix, on ne va pas trop réclamer. Nous parcourrons 180 km en 6 heures pour la somme de 364 roupies (soit royalement 3 euros 50 par personne !)
Là où ça se complique, c’est qu’à la correspondance, on se rend compte qu’il faudra changer encore une fois : on fait 10 km dans un premier bus, puis 15 dans un autre pour arriver à 2 km de notre destination. Google nous donne bien le trajet par la route, mais il ne connait pas les itinéraires de la KSRTC. Finalement, nous ferons le reste du parcours en tuk-tuk, pour demander à l’hôtel où nous avons déjà logé s’ils auraient de la place. Je le disais : il faut une chambre au premier étage (au second l’eau n’arrive pas toujours) et du coté du jardin, au nord, pour éviter le soleil dans la journée.
Le garçon qui nous reconnait espère qu’il reste une chambre (effectivement, au nombre de chaussures devant la porte, il doit y avoir du monde) et il finit pas nous conduire au niveau 2, donc premier étage, chambre 3, coté jardin !
Ils ont l’air contents de nous voir revenir. A croire que ça leur fait une bonne pub, les gens qui aiment. Et nous, ça fait notre affaire, puisqu’on a exactement ce qu’on attendait.
Je devrais ajouter un peu sur les bus : les superfast doivent aller très vite pour tenir la moyenne de 30 à l’heure. Je ne suis pas sur que les voitures puissantes fassent mieux, sans pour autant devoir marquer les arrets obligatoires aux stations centrales de correspondance. Alors, le conducteur dépasse tout ce qui se trouve devant lui, et quand il rencontre un panneau typique du code de la route ici, triangle bordé de rouge avec le pictogramme d’une tête de mort et la mention GO SLOW, il accélère !
Il faut dire que le code de la route lui est favorable. Le code dit en Inde, on roule à gauche. Il n’ a pas d’autre règle…. En réalité, il y a bine d’autres règles : selon le principe de la file à l’indienne, qui n’est pas la file indienne comme je vous l’ai déjà dit, le premier qui passe est celui qui a trouvé un trou devant lui, le second, celui qui réussit à s’accrocher dans la foulée avant que les autres aient eu le temps de réagir et de fermer le passage !
Et puis il y a une priorité à la masse. Le bus est gros, personne n’a envie de se frotter à lui. Et il doit exister une prime au klaxon : le plus actif passe d’abord. C’est d’ailleurs inscrit sur quasi tous les véhicules à l’arrière, les tuk-tuk, les camions, certains bus (pas les bus officiels) et même des voitures particulières : Sound Horn. On klaxonne pour dire qu’on arrive, pour expliquer qu’on va passer le premier, pour demander à un autre conducteur de laisser la place…. Il y a mille occasion d’actionner ce fameux klaxon, toujours à propos, avec virtuosité. De petits coups brefs répétés, un bon grand coup bien sonore ou une vraie purge de l’appareil. Pourtant j’ai l’impression que le bruit est un cran plus bas que ce que j’ai entendu au Vietnam : ici, il y a des moments où le fameux klaxon ne fonctionne pas, et jamais en continu. Ça diminuerai son efficacité. Le plus impressionnant c’est la moto qui vous dépasse avec un klaxon que chez nous on ne monte que sur les camions de 50 tonnes !
Je pourrais encore en ajouter sur les bus, mais là, ça va, je vais prendre un bain à la mer.