Archive for février, 2017

Colombo

dimanche, février 5th, 2017

Débarqués de Madurai en fin d’après-midi, nous avons skipé la capitale (heu non, la capitale c’est  Sri Jayawardenapura (Kotte), située à 15 km au sud-est de Colombo).

Donc en arrivant directement à notre Guest house, nous avons évité la grande ville. Visite obligatoire en revanche ce vendredi, parce que le lendemain 4 février, c’est férié pour cause de « National day », fête nationale de l’indépendance. Donc nous prenons le train à 9h24 à la gare de Negombo (enfin, départ vers 9h40 ? ) et 1h35 plus tard nous débarquons 40 km plus loin.

Charmante gare typique des régions chaudes, vestige probable d’une autre administration, mais entretenue avec soin, elle est tout à fait adaptée à un trafic assez intense.

En quittant les bâtiments nous nous trouvons dans une circulation à l’arrêt, un embouteillage impressionnant causé par un feu rouge qui ne fait que son travail et qui reçoit le respect qu’il mérite. Nous ne sommes pas en Inde, ici. On roule à gauche, he bien on reste sur la bande de gauche, je crois que les policiers qui règlementent la circulation ne comprendraient pas une autre attitude. L’utilisation du Klaxon est nettement plus mesurée et réservée aux situations d’urgence. Les automobilistes s’arrêtent pour laisser les piétons traverser aux passages zébrés !

Le quartier du Fort abrite d’anciens édifices des styles successifs : l’hôpital hollandais, les immeubles des grandes sociétés (Lloyd, Imperial Bank Of Ceylan devenue State Bank of Sri Lanka, Life Insurance Co), héritage de la colonisation anglaise, et plus récent, le World Trade Center (deux immeubles de 30 ou 40 étages, bardés de métal et d’acier comme à Hong Kong). C’est « Lunch Time », les employés sortent prendre leur pause, très smart, pantalon noir chemise blanche, chaussures italiennes, vêtements de marque, les femmes en tenues modernes, certaines (sans doute employées à la réception), en sari.

Le retour à Négombo se fait de la même façon. Nous nous retrouvons dans un paysage qui nous déstabilise. Même en tenant compte du fait que nous sommes dans une zone « touristique », l’aspect des rues, des véhicules, des maisons, est soigné, propre, pimpant, moderne. Par certains côtés on se croirait au Japon dans un quartier calme. Même les fils électriques aériens nous le rappellent. Le Japon a d’ailleurs un pied dans la place : voitures Toyota, Datsun, Honda (Hybrid), Suzuki…)

Différence fondamentale avec le pays du Soleil Levant, les innombrables chapelles (je rappelle que nous sommes dans un quartier catholique ! mais nous verrons que dans les quartiers bouddhistes, c’est du pareil au même) : statues habillées de manteaux rutilants, lumières colorées clignotant dès la tombée du jour (ou même avant), cérémonies et psalmodies ininterrompues à l’église saint Sébastien toute proche. Et pas de vaches dans les rues. A peine quelques chiens  qui se la coulent douce et semblent bien nourris.

Pèlerinage

samedi, février 4th, 2017

Avant de quitter Madurai, il nous restait une journée que nous avons consacrée à un « tour ». on démarre tôt le matin, on vas en bus jusqu’à un endroit remarquable, on fait un sight seeing tour, puis on revient au point de départ. Sous la houlette du gouvernement indien, dans le cadre du tourisme et de la promotion des sites remarquables, nous sommes donc allés à Rameshwara.

C’est une ville (un village) sur la côte est du Tamul Nadu, à l’endroit où l’ile de Ceylan – le Sri Lanka – est reliée au continent par l’isthme d’Aman. N’imaginez quand même pas qu’on passe à pied d’un pays à l’autre. D’abord parce que depuis plusieurs dizaines d’années, la mer a emporté les iles qui traçaient la route, puis ensuite parce que le territoire cingalais correspondant est sous embargo, la province de Jafna, nord de l’ile de Ceylan, a été il y a quelques années seulement le siège d’une guerre civile, le terrain n’est pas encore déminé.

Du côté indien, il s’agit d’un sanctuaire hindou réputé, un petit Bénarès, où les croyants viennent prier un bouddha auquel nous n’aurons pas accès, et se plonger dans la mer qui est ici douce et agréable, même si elle peut être un peu plus agitée que ce que nous avions à Mamalapuram.

La participation est modique : bus, guide, lunch, le tout pour 450 roupies par personne. Nous sommes donc les seuls white people dans un bus de 30 personnes.
Le trajet est ce qu’il est : départ promis à 7 heures du matin. Nous sommes là à temps, nous embarquons, mais de retard en retard, il est bien 8h passées quand nous prenons la route. Qu’à cela ne tienne, nous arriverons à temps au temple, il ferme pour le lunch time, de 12 à 14 heures, et à 14 h nous serons de nouveau sur la route. Le chauffeur a un bon Klaxon et une précision désarçonnante. Contrairement à un chameau, Il passerait par un trou d’aiguille.

La fin du voyage se termine par le passage d’un pont qui relie l’ile du temple à la terre ferme côté indien, pont remarquable parce qu’il est doublé d’une voie ferrée presque au niveau de l’eau, avec un pont-levis qui permet par moment le passage des bateaux d’un coté à l’autre de l’isthme.

Le guide n’a sans doute pas cru que ses commentaires pourraient nous intéresser, peut être parce que nous ne sommes pas des dévots de Rama. Il ne nous adresse pas la parole et ne s’exprime qu’en Hindi. Heureusement le chauffeur nous prend sous son aile protectrice et nous explique comme il le peut ce qu’il faut savoir.

Le temple nous est interdit pour cause d’appareil photo que nous ne pouvions pas avoir sur nous, mais la station balnéaire (pardon le bout de plage sacrée) nous est accessible. Les gens avancent de quelques mètres dans l’eau, tout habillés, et partagent la plage avec beaucoup de vaches – elles sont sans doute toujours aussi sacrées qu’elles ont pu l’être de tous temps, et profitent allègrement des reste de pique-nique que les gens abandonnent sur la plage après leur passage.

Ce qui nous est accessible aussi, c’est les magasins dans lesquels le guide entraine les touristes d’un jour, pour ramener de leur escapade un souvenir pour la famille et les amis.

L’ambiance est bon enfant, les gens nous ont à la bonne, cherchent à nous faire plaisir. Nous ne coupons pas à la séance de selfies avec un groupe de jeunes gens qui croise notre route à un arrêt. Retour à 20 h un peu fatigués, mais ravis d’avoir participé à ce pèlerinage.

Madurai – Negombo

jeudi, février 2nd, 2017

Après la journée de mardi passée dans un bus (voyez le post sur « pelerinage », encore à venir quand j’écris ces lignes), nous avons passé notre mercredi en avion.
Enfin, en avion ! En aéroport plutôt !

Pour aller de Madurai (Tamil Nadu) à Colombo (Sri Lanka) distantes de 200 km, il faut 55 minutes d’avion (un petit bimoteur à hélices de 80 passagers, compagnie Spicejet « Red, Hot, Spicy ! ». Mais bien sûr il faut compter le trajet du centre-ville à l’aéroport (15 km, 30 minutes en TukTuk), le passage de l’entrée de l’aéroport (sous controle militaire) au guichet d’embarquement (50 mètres) le passage à la détection des bagages (6 mètres), le passage à l’enregistrement des bagages (25 mètres), le passage à la douane avec fouille des bagages à main, et bien sûr fouille au corps puisque j’avais laissé mon portefeuille dans ma poche. Chance, cette fois-ci j’ai pu garder mes chaussures, alors que j’ai déjà dû les enlever à Charleroi, et qu’ici en Inde, il faut les enlever pour entrer dans une boutique de souvenirs… Remettre tout le bazar (pc, téléphone, power bank, chargeur) dans le bagage à main dûment estampillé « controle », descendre au niveau des pistes pour attendre l’ouverture du gate, prendre le bus pour 600 mètres sur le tarmac, monter l’escalier d’accès à l’avion, parcourir l’allée centrale jusqu’à la 17ième rangée, mettre le bagage à main dans le casier au-dessus du siège (chance, cette fois ci il y a de la place).

A l’arrivée à Colombo, la procédure est plus rapide. Si ce n’est qu’il faut présenter au contrôle d’identité le fameux formulaire qu’on ne trouve qu’après un premier passage au guichet de douane…

La demande de visa a bien été enregistrée attachée au passeport avec le billet d’avion, le visa est accordé sans délai ni discussion même si j‘ai fait une faute de frappe dans la demande de visa de Christine et que je m’attendais à devoir repayer ce formulaire !

Récupérer les sacs (rapide, l’avion étant petit, tous les bagages tournent déjà quand on arrive au tapis), prendre la sortie « rien à déclarer ». La chaleur est là après la clim dans les bâtiments, 32 °ça fait du bien, après deux heures à 24 °. J’avais peur d’attraper encore un rhume.

Notre chauffeur nous attend et nous conduit au guest house, une demi-heure de route pour 15 km.

Partis ce matin à 11 heures de l’hôtel Padmam, nous entrons dans notre chambre à Négombo vers 17h30. 6 heures et demie pour deux cent trente km, c’est l’équivalent de la vitesse sur route, 30 km/heures.