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Ce matin nous nous sommes aventurés dans la « jungle », la foret qui entoure le village.
Au bout de la route bitumée qui dessert les quels parcelles du quartier, un sentier -bien marqué, donc assez fréquenté semble-t-il – s’ouvre entre les arbres et les plantes sauvages, « junglies », aurait dit babu de potencode.
Il est bientôt 9h00 et donc un peu tard pour assister à l’animation de la vie sauvage pour autant qu’il y en ait. Mais nous y croyons, nos voisins Danois, qui semblent assez portés sur la nature et l’observation des animaux, nous ont affirmé avoir vu un jour trois singes, des écureuils et même ce que nous croyons être une mangouste.
Nous nous engageons sous le couvert, aussi silencieusement que possible, mais bernique, pas de grosse ni de petite bête à se mettre sous l’objectif. Au bout d’une demi heure, nous voyons un drôle d’oiseau, une espèce de merle avec une immense queue en balanciers, deux plumes de plus de la longueur du corps de l’oiseau, terminées par un petit houppet. On dirait un oiseau lyre, mais monochrome. Il nous regarde de travers et s’enfuie affolé en criant de tout son saoul. Un bien vilain cri pour une si belle bête !
Nous décidons de refaire le trajet ce soir, à la fraiche, avant la tombée de la nuit.
Nous empruntons le même chemin vers 17h00, et nous rencontrons d’abord du monde : un homme portant une cruche d’eau, des gens assis à leur porte, puis la foret. Calme, mais loin d’être silencieuse. Les oiseaux recommencent à chanter nous en voyons l’un ou l’autre.
Au détour du sentier, Christine aperçoit une biche qui traverse la route. Au loin des bruits de bois cogné attitrent notre attention. Et soudain, dans les arbres dégagés pour laisser passer la ligne électrique, des singes apparaissent, suspendus, puis assis sur les branches maitresses, la queue, immense, pendant au-dessous d’eux. Un gros plutôt noir, avec une couronne de poils dorés autour de la figure, un congénère moins visible, un autre plus clair, s’éloigne rapidement les deux autres s’installent pas gênés par notre présence. Un petit s’élance pour traverser la clairière, puis les deux adultes suivent le mouvement. Nous les perdons de vue.

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