se nourrir, se loger

En monnaie courante, le cout de la vie en Inde est extrêmement faible pour un européen qui vit parmi la population locale, sans pour autant se loger ou se nourrir comme font beaucoup, dans des bouibouis crasseux, juste les hotels où logent aussi les indiens aisés qui voyagent, et ne fréquentent certainement ni les Hilton ni les 5 étoiles.
Epargnez-vous la conversion, les chiffres n’auraient plus de sens.
Des restos « familly » offrent le midi le tally – le plat universel ici, riz keralais un peu trop cuit, avec un assortiment de sauces, de relevé à extrement relevé, sauf bien sur la coupe de lassi (yaourt) ou le riz au lait avalé comme un dessert, et sensé supprimer l’ardeur du repas.
Une crepe feuilleté (parota ) ou simplement poelée (chapati) coute 10 à 30 roupies.
Un riz aux légumes, 100 à 150
Un curry ou massala entre 120 et 180, suivant qu’il est veg ou non veg.
Un poisson grillé m’a couté 600 roupies pour une bon demi-kilo, selon la taille de la bestiole
Un café keralais, 15 roupies, un lemon soda, entre 35 et 70, 20 roupies pour un litre d’eau fraiche.
On fait un bon repas pour 250 roupies par personne, on ne dépense pas plus de 7 à 8 euros par personne et par jour pour la nourriture.
Le logement est du même ordre, les « home stay » et les hotels de base demandent 500 roupies pour une chambre double avec salle de bain à 1500 roupies avec eau chaude et air co.
Une course en ville en tuktuk, 30 roupies, 10 km en bus, 30 roupies, 60 dans un bus air co quand il en existe, 150 km en train entre 70 et 120 roupies par personne pour une place assise en 2S , deuxième classe sleeper, wagon couchette, quasi toujours disponible.
J’ai presque du scrupule à dire que nous vivons tous frais compris, pour moins de 40 euros par jour à deux, nourriture logement et tous autres frais compris.
Nous n’avons pas fait d’extra, mais même les extras sont tout à fait à notre portée : la nuit dans le parc sous tente à tenter de voir passer les tigres coute 5000 roupies par personne (ça fait royalement 70 euros).
Je ne vais pas refaire le monde ni les ressorts économiques de l’Inde, ce sont les standards de vie ici qui permettent ces chiffres, tout en assurant à tous ceux qui travaillent au Kerala un niveau de vie relativement élevé par rapport au reste du pays. Je constate simplement l’incommensurabilité des « besoins » entre un indien en Inde et un européen en Europe.

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