ernaculam

Et non Herculanum ! mais ainsi c’est plus facile à retenir.
mais pas de wifi à Erculanum. Donc je poste aujourd’hui dimanche 21 depuis Munnar sous la pluie au milieu des champs de thé.
Nous quittons Coral Cove a 8h ce matin, pour le train 12482 Kanyakumari-Mumbai qui est annoncé par la time table à 9h35. On peut se douter que même en début de ligne il pourrait avoir un légéer retard : il est annoncé par le station manager pour 9h40, et il arrivera finalement à 9h55 ce sui après trois heures de trajet, nous conduit à Ernaculum Town vers 15h00 (3 :00 PM). Ha l’arithmétique indienne !
Il fait chaud. On se croirait chez nous aux rares jours de plus forte canicule. Mais ici, c’est tous les jours comme ça. Je fini par comprendre comment tant d’Anglais ont pu tomber amoureux de la plus belle colonie de la couronne, l’empire des Indes ! Nulle part mieux qu’ici on ne eut comprendre ce que signifie la chaleur du jour sur les collines de Seeonee, dans l’état de Mysore, où R Kipling situe l’histoire de Mowgli.
La ville est une ville d’Inde, pas une ville de touristes. Avec les bons et les mauvais cotés que cela implique. La ville est peuplée, c’est là qu’on rencontre le plus de gens, les vrai indiens de l’Inde, dans la vie de tous les jours. Les voyageurs ici, en dehors des palaces, sont des gens de classe moyenne, qui bossent pour finir leur mois et même se payer un petit plus, exactement comme chez nous. Une activité fourmillante, et même si certaines manières de faire nous déconcertent, ils viventchez eux comme nous chez nous.
Par manque de moyens publics, sans doute, les équipements collectifs sont symboliques. La circulation, difficile. S’il y avait un peu plus de véhicules et de conducteurs, ce serait impossible de se déplacer ici. Les embouteillages de Bruxelles seraient de la petite bière, si on dénombrait ici la même proportion de voitures que là-bas.
La même anarchie préside à la construction des maisons, à la distribution des parcelles. Il y a des endroits où il faut passer dans les jardins des voisins pour se rendre d’un endroit à l’autre. Les rues principales sont en principe goudronnées et même pourvues de casse-vitesse redoutables, mais les accotements – je ne dirai pas les trottoirs – sont en réalité des plaques de béton recouvrant à grand peine ce qui sert d’égout. L’odeur qui s’en dégage démontre bien que nous sommes en saison sèche. La mousson devrait alleger la pollution, mais le problème des ordures n’est que très peu géré collectivement. Pour un camion de ramassage, combien de dépôts d’ordures fumants au coin des rues, dans des endroits abandonnés. Il y a bien une collecte selective pour le remploi : cartons, bouteilles d’eau, mais tant de déhets échappent au recyclage.
Dans ces conditions, comment faire du shopping dans Brodway Road ? même s’il s’agit d’une artère commençante, étroite et encombrée de véhicules en stationnement à la va comme je te pousse, théoriquement à sens unique, on risque sa vie tous les 20 mètres si on oublie de surveilleer les véhicules en circulation.
Je pense que visiter une grande agglomération, que ce soit Bombay, ou Calcutta, n’est pas à ma portée. Je n’irai pas plus loin que le Kérala.

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