munnar

Les jours passent et ne se ressemblent pas. Arrivés vendredi soir à Cochin, nous prenons samedi matin le bus pour l’aéroport où nous attend Dominique. Revenant aussi par le même bus (AC comme on dit ici, c-à-d climatisé) nous nous laissons conduire directement à Fort Cochin, de l’autre coté de la presqu’ile, et nous en profitons pour flâner autour des chineese fishing nets, les filets de pêche à balanciers installés le long de la baie.. Puis en passant par les églises Sint Francis et Cathedral Basilica, nous aboutissons à la rue des juifs, l’artère du commerce traditionnel de Matanchery. Dans des bâtiments qui datent pour certains si pas du temps des portugais, au moins de celui des hollandais, se poursuit le commerce de gros du riz et des épices, arrivés par la rue et repartant par l’arrière des entrepôts où se trouvent les bateaux.
Nous regagnons l’hôtel pour la nuit en traversant la baie sur le ferry, ce qui nous coute royalement 4 roupies par personne soit l’équivalent d’une pièce rouge de 5 cents.
Dès le matin, nous nous précipitons à la station centrale des bus pour attraper celui qui nous conduira à Munnar. 5 heures en bus climatisé, et nous descendons dans la chaleur du début d’après midi sur un parking perdu en pleine campagne. Il n’y a ici, en dehors de quelques hôtels de classe et de plusieurs « cottages », rien d’une ville. Juste une montagne couverte de théiers – camelia sinensis ou indica, à votre bon cœur – et quelques « jardins d’épices », les endroits où on cultive la coriandre, le poivre, la vanille, et toutes ces plantes un peu mystérieuses qui entrent dans la composition des remèdes ayurvédiques.
Nous visitons une culture d’épice, assez désappointés de nous rendre compte que notre guide est plus pressé de finir son tour que de nous expliquer dans un anglais exécrable ce que nous voyons en courant derrière lui. Autant dire que le passage dans la boutique ne lui rapporte pas un kopeck.
La nuit s’annonce courte, puisque nous nous sommes engagé à un trek d’une demi journée dans les champs de thé dès 6h30 demain matin. Et à 6h25, nous recevons une tasse de thé fumant avant de partir en hike à une douzaine, majorité de français, mais aussi deux coréens travaillant à Bangalore, qui prennent trois jours de vacances et un couple de jeunes suisses de Berne – ha, les accents inimitables cette langue unique, le zwicher deutch !
Pas d’éléphants cette fois-ci, pas de serpents ni de sangsues, juste du thé, et une petite excursion sur un mini sommet (2000 m quand même). Nos deux guides sont très attentifs, surtout à nous qui sommes les plus agés, et leurs commentaires humoristiques parfois, mais aussi pleins de bon sens et de certitudes, parce qu’ils sont fiers de leur région, du travail de leur ancetres et de celui de leurs contemporains.
L’après midi nous permet de découvrir un coté de Munnar qui nous avait échappé : le Bazar. Entre le temple, la mosquée et le couvent des carmélites, deux rues et trois galeries couvertes rassemblent une multitude de boutiques qui vendent de tout, bien sur, mais qui se spécialisent aussi dans le commerces des épices, gros, demi-gros, détail. Des parfums entêtants, à réveiller tous les asthmes et allergies que la terre ait portés, des commerçants de tous genres, des malins, des roublards, des honnêtes, des sévères, des avenants, des anglophones, des tamil-phones… une heure de shopping nous détend et nous prépare à prendre une courte soirée relax
Nous nous coucherons tôt. Une bonne nuit de repos nous sera bien nécessaire, puisque demain au l’aube, nous serons en route pour Alapuza – Allepey et les back waters.

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