Cherai Beatch

-Dernier jour au Kerala. Hier, nous avons fait les derniers achats, les dernières visites, les dernières photos. Campo aujourd’hui, c’est une journée à perdre. Le routard nous dit qu’une solution est de terminer la visite à Cochin par un passage à la plage de Chérai, 25 km au nord d’Ernakulam, déjà presque sur la route de l’aéroport.
Nous reviendrons ce soir à notre « Sapphire home » puisque nous devrons y ficeler nos valises, mais la journée à la plage nous tente. Avec raison.
Le bus de la KSRTC démarre de la station Jetty et nous conduit en une heure à Cherai Junction, à trois km de tuktuk de la plage. Nous arrivons vers 11 :00, c’est encore tôt. Peu de touriste à l’eau pas de magasins ouvert, à peine une paillote pour prendre un café. Mais l’eau nous appelle, délicieuse comme partout sur cette cote de Malabars. Les vagues sont douces, mais si on ne se laisse pas porter, on se fait rouler dans le sable. Un sable tirant sur le noir, plutôt gros et pas encore assez roulé pour être doux à la peau. Mais quand même du sable, et l’eau, chaude , par-dessus : un vrai peeling en plus du spa.
La mer est calme, mais habitée : les dauphins, nombreux le long de cette cote, sautent devant nous, survolés par les aigles noirs. Un banc de poissons doit passer et repasser en dessous de la surface de l’eau. Même les corbeilles tentent de s’approcher de l’aubaine. Et les nageurs s’arrêtent de plonger dans les vagues pour tenter surprendre au vol le bond d’un des dauphins.
La chance nous a conduit devant une paillote où nous prenons nos aises sur des chaises longues, jusqu’à ce qu’on nous demande si nous voulons une boisson : eau, jus, café ? – Café comment ? – espresso – ! Un véritable espresso et un capuccino nous arrivent sur la plage ! Un avant gout de l’europe nous rejoint au bord de l’océan indien. Il sera suivi d’une véritable pizza cuite au feu de bois, une salade aux fruits de mer, une crème brulée…. La paillote s’appelle Chilliiout (sans piment), elle est tenue par un franco-portugais qui a exercé ailleurs – sans doute à Paris si j’en crois son long tablier noir – avant d’atterrir ici. La terrasse ne désemplit pas. Il a trouvé la niche, la spécialité qui retient ou qui attire. Un instant, mutatis mutandis, je me croirais au café Pagaille, à Montréal, un autre lieu qui a sélectionné une niche, qui attire et qui retient le Mile End.
De retour en ville avec le bus et les écoliers, nous passons par Broadway, mais à 17h30, les commerces sont encore fermés, rideaux de fer baissés. Seuls les petits vendeurs de rue avec leur déballage sur les trottoirs sont au poste. Il faudra repasser ce soir pour trouver un bracelet de montre.

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