:Matara

Les iles des mers du sud commencent avec la côte sud de Ceylan. La végétation est uniformément celle qu’on voit sur les cartes postales. Cocotiers jusque sur le sable des plages, avec des Yuccas de plusieurs mètres de haut, bananiers, manguiers, papayes.

Les étals de fruits des marchés ajoutent les citrons, mandarines, les ananas, les mangoustans, pastèques, etc. Le dimanche, on mange du poulet, mais dans la semaine, on se contente de poisson.

De 13 à 15 heure, il faut chaud, l’activité ralentit, les boutiques ferment, ou du moins ne sont plus que sous la garde d’un assistant dont le rôle est de prévenir le patron quand un chalant s’arrête et fait mine de rentrer. Il faut dire qu’elle a commencé avant le lever du jour, avant 6h et ne se terminera que dans la nuit, une fois la chaleur retombée.

A la plage, le sable est un peu grossier, les rochers pas toujours sympas, mais la mer est verte, émeraude, transparente sur plusieurs mètres de profondeur. Les pêcheurs reviennent avec leurs prises : quelques poissons communs, mais plus souvent ces poissons exotiques que nous enfermons dans nos aquariums, colorés, aux formes classiques ou bizarres, des crabes, des étoiles de mer…

pas de photo aujourd’hui pour cause de bas debit et pourtant j’en ai deux amusantes

Quelle que soit l’heure, les tuktuks maraudent le long desplages, mais on n’en a pas besoin : la beach road est une succession interrompue de guest house, hôtels, restaus, boutiques de location pour le surf, le snorkeling, la plongée….

On passe son temps au bord de l’eau, dans l’eau, sous l’eau… la brise de mer casse ce que la chaleur a d’étouffant. Au loin un cargo passe, ramenant du sud-est asiatique les produits qui envahiront nos marchés occid=entaux.

Vacances, repos, détente. Tout ici nous appelle à prendre le temps de gouter la douceur de vivre. On se dit un moment qu’on aimerait ce temps-là toute l’année. Puis finalement, si la répétition est apaisante pour un temps, il nous manque vite la variété des saisons. Juste que j’aime bien me donner dans l’année deux étés et pas d’hiver.

Aujourd’hui je programme une journée d’activité. Louer un vélo pour aller jusqu’à la ville à 4 km. Visite prévue : le fort des hollandais (1760) qui renferme parait-il un musée quelconque. Hélas, il est fermé aujourd’hui, c’est le jour du nettoyage !

 

Mais malgré la vaine recherche du musée de sculpture sur bois, la visite de Matara se révèle passionnante : voir vivre une ville cingalaise (ici on ne trouve pas 10 % d’anglophones) On fait une différence avec les populations Tamoules de Négombo ou d’Inde. Même si la gentillesse et l’ouverture sont toujours les mêmes. Les gens se coupent en 4 pour rendre service. Nous avons toujours l’avantage d’être européens. C’est parfois avec une pointe de condescendance pour ces blancs qui ne connaissent rien à la vie, mais nous sommes quasi pris en charge dès que nous formulons un désir. Bien sûr il faut se défaire des démarcheurs, on connait ça, mais comme on n’a pas besoin ni de taxi, ni d’avion, ni de guide, ni de souvenir, ni de vêtement, ils nous laissent bientôt tranquilles sur ce plan, juste quelques mots d’intérêt et de bienvenue.

Vraiment parfait pour les vacances, le Sri Lanka.

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