Tsunami

Le 26 décembre 2004, Emmanuel Carrère se culpabilisait de n’avoir pas eu le ressort de se loger dans un Guest House paillote au bord de l’Océan, et d’avoir préféré le confort d’un hôtel en ville ( à Tangale, quelques dizaines de km à l’est de Matara). Le lendemain, il ne s’en plaignait plus, puisque cela lui a sauvé la vie. La vague géante qui a rasé les plages de Thaïlande, Banda Ache, les îles Andaman et la guérilla Tamoule dans le nord de l’île, n’a pas épargné la côte sud de Ceylan.

Les traces du Tsunami sont visibles encore aujourd’hui, de Tangale à Galle, et bien sûr ailleurs aussi. La région s’est retrouvée sous eau pendant plusieurs jours (semaines ?), les hébergements qui bordent la mer et jusqu’à plusieurs dizaines de mètres de la coté portent encore les marques de cette période. Les maisons qui n’ont pas été reconstruites ou du moins sérieusement remises à neuf, sont aujourd’hui des ruines inhabitables.

Peut-être est-ce une chance pour le Pays ? La côte sud se pare aujourd’hui de constructions rénovées, modernes, toujours adaptées au climat équatorial, mais remises en valeur et la capacité d’accueil a augmenté considérablement. A moins que ce ne soit finalement une mauvaise chose que trop de lieux de séjour attendent les vacanciers qui ne sont ? somme toute, pas si nombreux, et dont le nombre fluctue avec la saison.

Mais les portes sont ouvertes, les meilleurs – les plus habiles ou les plus chanceux – donneront à la province du sud un nouvel élan touristique et une nouvelle prospérité.

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