Kandy – Damballa

La visite du Temple de la Dent nous a pris une bonne heure. Un peu déçu par le mystérieux « Octagon » qui nous était présenté comme une merveilleuse bibliothèque présentant de rarissimes volumes anciens, écrits – en cinghalais sans aucune doute – sur des feuilles d’un extraordinaire papier tirs d’un arbre de la région, à ce que j’avais cru comprendre. Hélas, les magnifiques volumes, nous n’avons vu que la couverture, et encore, le dos bien ficelé. Aucun n’était ouvert pour nous montrer cet extraordinaire papier de feuilles d’arbre et la mystérieuse écriture qui les remplit…

Retour à la gare pour reprendre nos bagages à la consigne, puis nous abordons un tuktuk pour nous conduire à notre hôtel. Discuter le prix avant le départ, c’est indispensable. Nous annonçons la couleur : c’est 4 km, donc 300 roupies. Mais les prix varient selon le sens de la course, c’est imparable : ça monte, ça sera 400 roupies. Il n’a pas tort, demain, la descente à la gare nous coutera bien 300 roupies !

Nous sommes accueillis « par hasard »- Booking .com nous avait réservé un autre gîte, puis nous a redirigés ici, à Eagle rest, dont l’hôtesse nous ouvre la porte avec beaucoup de chaleur. Un vrai nid d’aigle, cette maison de 4 niveaux accrochés à la pente, dans cette région montagneuse. Une surprise architecturale. Tout en béton les espaces de vie sont en béton ciré, un effet similaire au tadelakt. Le centre est occupé par un escalier sans rampe, mais à plusieurs volées, côtoyé par un puits de lumière, ou plutôt d’eau : la pluie descend du toit en suivant des chaines qui la conduisent jusqu’aux plantes qui occupent le centre du rez-de-chaussée. Les chambres claires et spacieuses, sont décorées comme les espaces communs avec des objets hétéroclites, mais choisi, patinés, reconstruits au besoin. En bas un berceau en bois, au salon des objets familiers avec une cuisine américaine ouverte sur un balcon rempli de plantes, notre chambre abrite une peinture sur bois, œuvre moderne, mais touchante qui doit avoir une histoire, au niveau de la terrasse, une meuble vitrine contenant une collection de caméras et d’appareils photos japonais, un fusil un peu rouillé, des immenses peluches, une cage à perroquets, un instrument de musique, des mobiles accrochés stratégiquement… la maison a dix ans, mais la collection doit avoir débuté bien avant cela !

L’aigle – car il y a réellement un aigle au repos de l’aigle – habite au niveau zéro, juste au-dessus de la rue. Recueilli il y a quelques années parce qu’il avait une aile cassée, qui ne s’est jamais réparée suffisamment pour lui permettre de voler, il a trouvé un asile, il est nourri (deux fois par jour un morceau de poulet) et logé, et répond au joli nom de Sophie. Ce qui, reconnaissons-le, est un nom original, pas du tout à consonance cinghalaise !

Dès le matin le lendemain, nous quittons notre hôtesse pour prendre le bus pour Damballa, en regrettant d’apprendre trop tard que nous aurions eu des tas de choses à échanger : elle est psychologue, elle a travaillé en institution d’accueil, spécialisée dans l’accompagnement d’enfants abusés.

Deux bonnes heures de route en bus A/C, bagages dans la soute. En cours de voyage, rencontre d’un jeune couple de français, bretons de Nantes, qui nous parle de son voyage l’an dernier au Rwanda.

Takeshi Inn, malgré son nom, n’a aucun lien avec le japon, c’est juste une consonance qui a plu au responsable du gite. Le Japon se retrouve ailleurs au Sri Lanka, dans le voitures, les ciments, les appareils photo, les machines, le matériel spécialisé, médical, photographique, informatique. Les smartphones, eux, sont coréens ! La route de Sigiriya qui passe à côté est malheureusement un peu bruyante, mais l’exposition est bonne, la température agréable, un petit vent frais rend le terrasse agréable.

Ce matin au lever du jour, ce n’est pas le soleil qui attire notre attention, le ciel est voilé, mais bien deux montgolfières qui passent majestueusement au-dessus de nous, apparemment en bout de course et cherchant un terrain d’atterrissage !

 

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