Kawayatakelle

Kawayatakelle est le nom officiel actuel du parc Gordon (du nom du gouverneur britannique qui l’a créé en 1826). C’est une forêt de quelques hectares située tout près du temple de la Dent et du Trinity college, sorte de poumon vert dont la ville a bien besoin.

Comme c’est jour de relâche pour nous ce samedi, nous allons y faire un tour. Pas vraiment dans l’espoir de voir les animaux et oiseaux qu’il abrite, puisque nous allons seulement en fin de matinée, et qu’à ces heures, les animaux sont logiquement au repos. Mais pour contempler la végétation luxuriante et voir des arbres et des lianes.

La forêt possède un exceptionnel massif d’arbres de fer, ironwood, un anacardiacée proche du manguier, dont le bois extrêmement résistant est depuis longtemps utilisé pour les constructions en bois dans le pays. Je suppose que le mandapa (salle de réunion) du dernier roi cinghalais, que nous avons visité la semaine dernière, doit être construit avec ce bois.

On trouve aussi quelques lianes géantes, mais on est frappé par la puissance de la végétation. Ici le philodendrons « monstera » prospèrent sur des mètres en hauteur, de bas en haut, de haut en bas, à rendre fou un floriculteur de nos régions !

Les jaquiers – à moins qu’il ne s’agisse d’arbres à pain, je ne connais pas vraiment la différence – exposent de lourdes besaces le long de leurs troncs. Comme partout sous l’équateurs, des arbres perdent leurs feuilles tandis que d’autres de la même espèce en font de nouvelles, et parfois sur le même arbre, on peut vois les fruits et les fleurs ensembles !

Petite promenade de seulement 4 km à pas de sénateur, il nous faut à peine plus d’une heure pour faire le tour. Le « lac » près de l’entrée du parc devrait nous permettre de vois des « king fisher », des martins pêcheurs, mais je doute, vu la couleur de l’eau, que ces oiseaux délicats réussissent à se nourrir ici. On voit plutôt des cormorans, qui sont eux, beaucoup moins difficiles.

En quittant le parc, nous saluons au passage l’immense Bouddha blanc – on dirait qu’il est en sucre! – offert pas le Japon.

Nous sommes arrivés à pied depuis le guest house, en suivant la pente qui nous a ramenés au centre-ville, mais pour rentrer, nous prenons un three willer, autrement dit un tuktuk, motorisé, qui nous soulagera des dizaines de mètres de montée entre la tour de l’horloge et la colline où nous logeons.

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