VILLA DE LEYVA

Au nord de la capitale, une petite ville typique attire, les fins de semaines, une foule de colombiens aisés qui viennent passer leur détente hebdomadaire dans cette région où certains ont une ‘finca’ – résidence secondaire ou fermette dans ce cas-ci, plutôt que ferme ou exploitation rurale.

La place centrale, toujours appelée plaza mayor et non pas plaza Bolivar comme le veut la tradition dans le pays, a une taille surprenante pour une si modeste cité. Elle est entourée de magnifiques constructions conservées en l‘état depuis la création de la ville.

De plan carré, construite dans le strict respect des impératifs royaux quant à la dimension des bâtiments, la nature des murs, la forme de fenêtres et de la toiture, la ville fut un temps la capitale du Vice-royaume de Nouvelle Grenade, comme l’appelèrent les premiers colonisateurs du XVIième siècle.

Les rues sont encore pavées de grossiers blocs de pierres peu jointifs, et les ralentisseurs ne sont pas nécessaires ! Même à pied on regarde devant soi…

Des carmels occupent les abords de la place, carmel d’hommes, de femmes, chaussés ou déchaussés (déchauds?déchaux), au bon vouloir des congrégations qui sont venues d’installer dans le pays d’El Dorado, attirés par les légendes que répandirent les premiers arrivants. (voyez le post sur Guatavita).

Bien sur la vocation de la ville a changé. Le petit centre administratif rural est devenu un centre touristique, avec ses hôtels, café et restaurants, mais a su conserver son aspect typique.

Sur la route du retour, qui peut demander à certains moments beaucoup de patience pour rejoindre la capitale, nous avons sacrifié à la tradition. Vanessa a choisi l’échoppe où déguster les arepas, galettes de maïs typiques de la région du Boyaca, que les gens de Bogota emportent par sacs entiers pour assurer les petits déjeuner de la semaine. On en trouve au fromage, au beurre, à l’oeuf, à toutes sortes de gout, l’essentiel étant la pâte à base de farine de maïs, ou pour certains de ‘yucca’, le manioc de là-bas. Ces derniers sont plus savoureux à mon goût, la fécule légère leur donne un petit goût sucré de friandise.

Il était vendredi soir, une bonne heure a suffi pour nous ramener en ville, le temps de faire laver l’auto (le lavage à la main est disponible toute la nuit) et nous étions déposés à la Candeleria pour un repos bien nécessaire.

P.S. Je supplie les puristes d’excuser l’orthographe des mots espagnols, et surtout le manque d’accents, que mon clavier belge ignore superbement. J’ai remarqué que beaucoup de toponymes dérogent à la règle de l’accent tonique sur la pénultième, et accentuent a voyelle finale, sans doute pour respecter la prononciation issue des langues Muisca et Wayuu.

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