A MINCA

Le voyage de RioHacha à Minca à l’ait tout simple .Un taxi nous conduit avec nos sacs jusqu’à la station centrales bus, calle 15 carrera 10. On nous fait monter assez rapidement dans le premier bus qui part dans la direction. Il faut prévoir 2h ½ de trajet, plus les imprévus : après une demie heure de route, la police arrête le bus, comme tous les autres. Une fouille en règle de coffres à bagages est suivie d’un contrôle d’identité pour lequel nous devons descendre, pendant que deux policiers inspectent l’intérieur du bus. Certainement la sécurité qu’on connait actuellement dans le pays après des dizaines d’années de violencia est à ce prix. Nous le payons sans discuter, comme tous les autres passagers.

Nous approchons de Santa Marta, là où la route de Minca s’éloigne de la côte. Nous avons bien demandé d’aller à Minca, et comme nous ne sommes pas arrivés, nous restons à nos places.

Un bon quart d’heure plus tard, nous nous rendons compte que la route continue à longer la mer et pas de bifurcation à l’horizon. Une question au chauffeur, et l’énigme est éclaircie. Le bus devait nous laisser à Santa Marta pour changer de véhicule ! Quelques kilomètres plus loin, le chauffeur arrête le bus qui va en sens inverse. Nous débarquons, rembarquons et nous voilà bientôt au carrefour raté tout à l’heure, avec une heure voyage en plus dans les jambes.

Il est presqu’une heure de l’après-midi, nous avons faim et soif, et le carrefour désolé ne nous offre aucune possibilité de nous restaurer. De plus nous n’avons plus l’occasion de prendre le collectivo, le bus pour Minc Il faudra monter en Taxi. Palabres discussions, comédie de la négociation, pour 30.000 COP un taxi nous conduit à Minca et nous dépose devant l’auberge du village où nous recevons enfin un repas bien mérité. Mais le voyage n’est pas fini. Dans l’heure qui suit, nous devons trouver des « motos taxis » pour nous conduire à l’auberge de Mundo Nuevo. Un pour chacun et un troisième pour les sacs. Impossible » de faire l’escalade avec 15 kilos sur le dos. Et ici le prix ne se négocie pas. Le club très fermé des jeunes qui conduisent ces motos acrobatiques reste sur ses positions !

Enfin arrivés à l’accueil de l’auberge, nous débarquons et nous installons pour la soirée. Repas à 19h00. Notre chambre est spartiate, mais les lits sont bons, la soirée courte et le repos réparateur.

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