Au bout du monde

5:0 ce matin, j’ouvre un oeil.
La chambre est pleine de lumière. Visiblement le soleil est plus matinal que moi.
En effet, il est déjà bien haut dans le ciel, tout blanc, comme une métal en fusion. Une clarté à vous faire Peter les pupilles. Le ciel derrière est tout aussi clair, pas vraiment bleu plutôt blanc gris brillant.
On sent bien que la latitude joue. On se croirait presque au cap Nord si On ne savait pas qu’on ‘était dans l’hémisphère sud!
La ville se laisse réchauffer lentement. Et ça durera pratiquement toute la journée. Les 14° prévus sont enfoncés bien loin en arrière. L’eau du canal Bigles est d’un calme miroitant, au point que’on a dual adistinguer la cote du reflet qu’elle donne dans l’eau. Transparence, clarté, pureté.
Ça c’est pour l’air et l’eau. Parce que pour le reste, propreté et pureté ne font pas bon ménage avec ce genre de ville d’Amerique du Sud.
En réalité a part deux rues commerçantes, Ushuaia n’est pas orientée vers le tourisme. C’est un port, un ancien port franc, et une ancienne colonie pénitenciere. une activité ordinaire, des préoccupations ordinaires pour des gens ordinaires, et dans la vie desquels l’environnement a moins de place que le travail et les besoins. Il faudra encore quelques décennies si pas quelques générations, pour que l’espace public prenne de la valeur, et que la structure sociale permette d’y investir.
Alors en attendant, les trottoirs sont défoncés, les déchets éparpillés, les sacs plastiques encore surabondant malgré les consignes. Dommage.

Leave a Reply