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Ce matin nous avons le temps, le chek out à l’hostal San Telmo se fait à midi. Mais nous sommes déjà au petit déjeuner à neuf heures,
Juste boucler les sacs, vérifier une dernière fois que tout est bien en place: les habits à prévoir à l’arrivée, les objets dont nous avons besoin pendant le vol et ceux que nous ne pouvons surement pas avoir en cabine, les protège sacs, les papiers, les passeports, les derniers pesos.
A dix heures nous sommes prêts. Plutôt que d’attendre ici, puisque nous avons décide de partir par le collectivo, allons-y.
Le trajet du centre jusqu’à l’aéroport peut se faire en bus de ville. Il prend deux heures, mais en même temps on partage le bus, on traverse les quartiers, et ça coute pas cher: deux pesos sur notre carte Sube. Il nous restera encore du crédit, mais je ne sais pas quand nous pourrons l’utiliser…
Donc payer la note, charger les sacs, faire deux cuadras, et nous sommes à l’arrêt de la ligne 8, esquina Independencia  Peru. Pendant que nous attendons, un vieux monsieur nous fait la conversation: il a une « bruja » – une belle fille, en bon français – à Bruxelles!
Voici un 8, mais pas la bonne direction. Le suivant passe quelques minutes après, et dessert Ezeiza. Nous nous installons au fond. La conduite est toujours sportive, mais même à l’arrière, ça reste tout à fait gerable.
Nous remontons les 12 km de Rivadavia, d’abord le long du métro, puis près de la gare Liners, puis le long de l’autoroute.
A 13 h nous sommes au terminal des vols internationaux. Le chek-in ne commence qu’à deux heures. Donc nous avons le temps de déjeuner: un Mac Do nous accueille. Après nous nous rendons compte que nous aurions eu plus de choix, mais finalement, un hamburger salade, c’est tout à fait ce qu’il nous faut aujourd’hui pour reprendre pied dans les traditions.
Rendez-vous au guichet Air France, valider le billet électronique, déposer les sacs. Libres de nos mouvements, nous dépensons nos derniers pesos: du chocolat, un paquet de maté, un café, des facturas. C’est en comptant les dernières pièces que nous pensons à les garder: qui débarque à BA sans argent local sera bien content de passer un coup de fil, prendre un bus, sans devoir changer à l’aéroport.
Quand tout est terminé, nous passons la douane avant la grosse ruée, mais le scanning des passeports prend du temps. Puis je fais sonner le portique, et j’ai droit à la fouille. Sans doute encore une fois la boucle de ma ceinture. Ici, on ne m’a pas demandé de la retirer!
A ce train, il est vite l’heure de se présenter à la porte d’embarquement. Comme nous somme dans la partie médiane de l’avion, nous embarquerons les derniers, mais bien à temps.
Pile poil à l’heure, décollage et vol sans histoire. Juste quelques turbulences au dessus du Brésil, puis quand nous passons sur l’atlantique.
Je me suis demandé pourquoi nous volions à 8500 m avant l’Équateur, à 850 km/h, et nous sommes passes à 11000 m et 1000km/h dans l’hémisphère nord. Peut être à cause des vents?
L’arrivée est annoncée pour 10:40, soit en avance sur l’horaire. Ce sera bien venu, parce que l’escale à CDG est courte. Pourtant assez longue pour que nous ayons le plaisir de gouter à la température polaire de la gare SNCF de Roissy! Une fois échangées nos cartes d’embarquement contre des billets TGV, nous nous asseyons tant bien que mal à l’abri et tentons de reprendre pied en Europe. Hier c’était le début de l’été, aujourd’hui, c’est le début de l’hiver.
Allez, le train arrive et part à l’heure. Dans une heure nous serons à Bruxelles et dans deux à la rue Mousin. Ce n’est pas pour cela que nous aurons chaud tout de suite, et il faudra aller faire des courses: le frigo sera vide.

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