nonante-neuf

Il s’agit du nombre de canettes vides jetées au bord du chemin route communale, avenue des bouleaux et avenues des hêtres, que j’ai ramassées en un seul passage avant-hier.

Dégouté de voir tant de déchets trainer, je me suis mis en tête de récolter moi-même ces canettes (et autres abandons, mais il faut passer deux fois !) pour donner à notre domaine un air de propre. Je ne sais pas à quel saint me vouer pour que cela cesse. Sans doute est-ce la rançon de notre situation particulière.

Ni espace privé communautaire, ni espace public sous la juridiction administrative de la police communale, nous sommes dans un Far West, un domaine de non droit dont chaque utilisateur fait ce qu’il veut. Encore heureux que les gens de la région soient foncièrement -calmes et rangés, sinon, dieu sait ce qui pourrait se passer.

Personne n’a aucune espèce d’autorité sur les énergumènes qui crient, qui foncent à toute vitesse dans les chemins, qui boivent et jettent leur canette dans le fossé (qui aurait bien besoin d’être curé, entre parenthèses…)

Depuis que je me suis mis a tenter de faire quelque chose pour notre environnement, je mesure la démesure entre mes possibilités et les nécessités primaires de l’administration de ce quartier.

Il faut dire que nous accumulons, après 50 ans d’existence, tous les défauts tant des domaines de loisir que des faubourgs lointains d’un centre ville peu intéressé par cet habitat décentré. Donc à nous de motiver les habitants à se prendre en main, à se remuer pour pallier aux manques criants.

Si seulement nous avions un statut clair, nous pourrions réclamer. Mais dans la situation actuelle il me semble que nous n’appartenons à personne et que notre sort ne repose sur aucune structure en dehors de celles que nous nous donnons.

Alors un sursaut de conscience collective serait-il possible à Revleumont, pour que le quartier devienne un exemple de convivialité de plaisir de vivre, accueillant pour les vacanciers (encore majoritaires) comme pour les résidents permanent, qu’ils aient été attirés par la foret, par le calme ou par les terrains à batir si bon marché…

 

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