les gens ici

Je vais peut être me répéter, mais j’ai envie de redire que les gens ici sont vraiment chouettes.

Peu de mendiants, juste ce que l’islam permet pour la conscience des fidèles.

Peu de rabatteurs (enfin, si un ce soir !) mais plutôt des gens qui veulent nous faire plaisir, qui rendent service pour rien, et avec de grands sourires.

Beaucoup de gens avec qui parler, meme si on sait qu’il y a un but interessé – ceux qui ont quelque chose à vendre vont bien sur être aimables avec intérêt – et toujours prets à faire l’effort de parler notre langue. Nous serions bien incapables de l’inverse ! Depuis que nous sommes arrivés, je me sens de nouveau illettré comme dans d’autres pays déjà traversés (jJapon, Vietnam, Hongrie pour ne citer que ceux-là).

Il y a bien sur des attitudes qui nous choquent : quelques barbus en calotte blanche, qui regardent l’œil sévère les mécréants que nous sommes, Quelques femmes voilées de noir qui cachent jusqu’à leur yeux, cela ne nous encourage pas à nous meler à cette population.

Mais en revanche, il y a tant d’autres gens agréables : l’ensemble de la population, les hommes qui portent la djellaba sont les plus nombreux, question de culture et de pratique aussi.

Les filles et jeunes femmes non voilées ne sont pas rares, sans qu’elles aient pour autant des tenues sexy. Pas plus en tout cas que certaines jeunes qui sous de très fins voiles noirs mettent en valeur une plastique provocante.

Ils y a ces gens des thermes d’Abaynou qui ont récupéré, gardé et rendu le sac à dos que j’avais oublié sous la table où nous avons pris un café, et qui après cela nous ont encore guidés vers la route de Tiznit en nous épargnant le détour à travers Guelmin.

Il y a les commerçants qui nous proposent un articler à 10, 20 ou 30 dirhams, avec lesquels on ne va quand même pas marchander. Pour 1 euro! Alors je m’en sors en disant « c’est un prix de touriste ou de marocain ? » l’honneur est sauf, je n’ai pas refusé la discussion, mais je n’ai pas la honte d’avoir chicané pour 10 eurocents.

Bien sur, il y a aussi ceux qui nous voient venir, et qui pensent que le Cargo va larguer ses richesses ! je suis bien conscient que le tajine poulet de ce soir m’a couté 10 dirham de trop. Je prends la ferme résolution ne plus recommencer, mais je ne vais pas passer un quart d’heure à la caisse de ce restaurant pour tenir tête au patron et récupérer une demi euro. Qui en a le plus besoin ?

Mais ce qui me frappe le plus c’est le sourire, la bonne humeur, la patience, alors que pour beaucoup d’entr’eux, la vie est difficile.

Une autre caractéristique de ces rues qui restent animées tard le soir, ce sont ces « bars » où les hommes viennent prendre et partager un thé, un café. Pas d’alcool, pas de poivrots – excepté une victime du kiff croisé un soir – des gens paisibles qui discutent, peut être meme avec passion, mais toujours avec mesure.

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