Bayhbe

Nous avions pensé camper là plutôt qu’aux Oliviers d’Ounagha. Mais ce n’était pas possible, le camping a été ravagé par les intempéries. Nous y sommes donc allés en promenade. On voit bien que même si tout a été réparé, les orages de l’automne ont été catastrophiques pour le réseau routier et pour certains endroits exposés comme les campings de plage.

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Nous prenons dès le matin la route de Had Draa, c’est la même qui nous conduira jusqu’a la cote que nous longerons lentement pendant des kms. Spectacle à couper le souffle : la mer, le sable, les champs qui comme en Normandie s’étalent jusqu’aux vagues. Tout est vert, tout pousse ; blé, petits pois et de l’herbe pour le bétail.
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Nous avuons vu l’an dernier un Maroc artisanal et industrieux dans le sud où en dehors des oasis et des quelques troupeaux de nomades, le pays est quasi vide. Ici, au contraire, nous traversons une campagne fertile, peuplée, cultivée. Ceci expliquant cela, nous voyons d’où viennent les gens qui vont au marché. La campagne en est remplie. C’est une ruche bourdonnante.
A Bayhbe, pas de pêcheurs, mais un policier de faction à la station établie par les américains nous explique et nous fait le guide. On ne pêche pas l’hiver, seulement aux mois 5, 6, 7 et 8. Maintenant les pécheurs habitent Essaouira, comme lui d’ailleurs, qui n’est là qu’aux heures de permanence. Le village s’anime en été quand revient la saison de la pêche au poulpe. La côte ici est protégée de la pêche au chalut par des écueils artificiels qui constituent une réserve halieutique.
Les petites constructions que nous voyons sont sensées être vides. En réalité, il y a des habitants, peu nombreux sans doute, qui ramassent les moules sur les rochers.
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Poursuivant note route, nous pensons revenir à Ounagha par une route qui doit nous ramener sur la nationale 1. Mais avant de parvenir à ce carrefour, une patrouille de police nous arrête. Il passe peu de touristes par ici, c’est une excellente occasion d’exercer son français. Nous posons la question de l’état de la route que nous pensons prendre. « Ho là, non, n’y allez pas sauf si vous aimez le risque, passez plutôt jusqu’à Safi, c’est bien plus facile » Et nous nous laissons embarquer dans un détour de quarante kms.
Réflexion faite, une autre transversale s’ouvre 10 km plus loin, qui mène à el Khiate. Nous nous renseignons ici auprès d’ouvriers de voirie qui nous rassurent : on passe très bien. Effectivement on passe très bien puisqu’une noria de camions chargés d’énormes blocs de marbre nous croise et nous environne avec le trafic à vide de retour. La route n’est pas goudronnée partout, bien sur, mais elle est très carrossable pour le trafic léger, puisqu’elle supporte allègrement ces mastodontes !
Arrivés sur la nationale 1, nous sommes de nouveau dans un marché. A cette heure -15h00- il est terminé, mais la rue est encore pleine d’activité. Nous nous arrêtons au « bar des voyageurs » pour un café, et nous nous laissons tenter par quelques sardines qui nous attendent, encore fraiches ma foi, elles sont arrivées ici dans la matinée en venant de la côte.
Retour sans histoire, toujours dans cette campagne luxuriante et peuplée. Souper marin : moules et sardines. Délicieux, à notre avis et aussi à celui des chats de tout le quartier qui viennent nous rendre visite.

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