il pleut

Je ne m’y attendais quand même pas : une journée de pluie quasi ininterrompue.
Départ le matin entre les gouttes pour aller à Oualili (le nom berbère de Volubilis). Une demi-heure de route tout à fait pépère et nous arrivons au site reconnu patrimoine mondial par l’UNESCO en 97.
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Nous sommes sur une espèce de plateau vallonné. Le site parait immense : 25.000 habitants pendant la période la plus florissante (avec ou sans les esclaves ?) les fouilles ont eu leur période de gloire du temps du protectorat, maintenant que l’essentiel a été découvert, le travail se poursuit avec une sage lenteur.
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Decumanus maximus et Cardo de rejoignent au Forum, entre le temple de Jupiter et la basilique, l’aqueduc amène l’eau à la fontaine, près des latrines publiques, l’arc de triomphe à Caracalla (qui a accordé la citoyenneté romaine à tous les hommes libres de l’empire). La plupart de ces monuments on du être reconstruits (en partie du moins) parce que le tremblement de terre de Lisbonne (1755) avait jeté à terre tout ce qui restait de monuments antiques.
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Ceci dit, la pluie nous a retardé, nous avons du attendre un moment avant de commencer la visite, nous héritons d’un guide dont le principal souci semblait être d’arriver au terme du petit tour. Il fallait lui arracher la majorité des renseignements que nous souhaitions avoir. Mais par chance, nous revenons au musée avant que la pluie recommence.
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Après volubilis, la visite de la région doit continuer par Moulay Idriss. Lieu saint de l’islam, la petite Mecque du Maroc, où les non musulmans sont tolérés depuis peu. Petite ville de campagne toute en hauteur, parcourue par une route où s’éternise un marché local avec ses eternels encombrements, nous sommes happés par une petite meute de « guides » dont le premier nous conduit dans son restaurant, puisque nous avions manifesté l’envie de faire une pause dinatoire. Nous entrons, puis nous enfuyons : piège à touristes, le reste du village nous semble tout aussi détestable que le restau.
Du coup nous rentrons « chez nous », non sans faire une pause au Carrefour Market pour nous réapprovisionner en toute sorte de choses.
La pluie a cessé, le vent se maintient, le froid aussi. On m’avait bien dit que dans le nord du Maroc, c’est l’hiver, je n’y avais pas assez cru. Maintenant je le sais, en hiver, il pleut au Maroc.

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