grand sud

Ce soir nous pensons quitter sidi ifni pour aller voir ailleurs, plus bas sur la carte, plus près du soleil et des plages de sable blanc (la plage blanche ?) Nous nous arrêtons dans un café près de la plaza de España (pardon, la place Hassan II) et nous interrogeons le patron. Il est peu disert, et s’exprime en français surtout dans le domaine de son travail. Mais peu après il nous présente un de ses clients qui passait et qui lui, nous drive avec enthousiasme sur ce qu’il faut voir dans le sud. Il nous entrainerait jusqu’à Dahkhla 1000 km plus au sud, quasi en Mauritanie, si on écoutait ses descriptions des merveilles qu’il y a à découvrir. Mais il ajoute qu’il faut pré »voir un mois pour passer partout. L’an prochain, peut être, inch’alla ! Un marocain de sidi ifni, mère espagnole, un métier qu’il a conquis pas à pas, et une expérience assez unique : lors inondations, il a participé pendant 8 jours comme conducteur d’engins au dégagement de la route qui relie Sidi Ifni à Tiznit, passant du bull au camion, par manque de personnel qualifié : tout le monde était coincé de l’autre coté de l’oued.
Nous l’écoutons – un peu – et nous partons ce matin en direction de Tan-Tan. Mais avant le départ, je fais ma première expérience de sanction policière. Nous quittons la banque ou je viens de changer quelques euros pour la route, un policier nous arrêté, se rend compte que je n’ai pas encore bouclé ma ceinture ; 300 Dirhams d’amende. La journée commence très mal.
La route de Guelmine s’ouvre devant nous, les montagnes pelées que nous avons vu l’an dernier sont vertes jusqu’au sommet. Les traces de la crue sont encore là, mais partout la route est suffisante pour passer sans problème. « Maka mouchki », comme on dit ici. Les nombreux camping cars qui vont dans le même sens nous aident à les dépasser, et nous sommes en fin de matinée à Guelmine. Nous en faisons le tour, le gps marocain nous met assez vite sur le bonne route, toujours la nationale 1 qui est ici en travaux d’élargissement.
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Nous faisons une pose au bord de la route pour prendre un café dans un magasin seul à des km de tout lieu habité (dirait-on, mais ici il ne faut jurer de rien). Le café est seulement passable (c’est du lyophilisé), mais nous avons la chance de rencontrer un vieux qui nous entraine pour voir quelque chose que nous ne savons pas nommer « ‘sel ». de l’autre coté de la route, un enclos de pierres sèches et au milieu, la surprise : des ruches comme on le fait ici : un tube de canne tressée, enduite de paille et de bouse, avec un couvercle de paille. Il en a aligné ainsi une trentaine, les abeilles tournent autour et y rentrent. Je ne me hasarderai pas à les approcher, il me le déconseille d’ailleurs. Ces abeilles sont sauvages, très noires et assez grosses.
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je ne demande pas comment il récolte le miel, ses explications ne me seraient pas accessibles, ais je devine vite : la récolte se base sur la destruction de la ruche, après je l’espère la mise en fuite des abeilles qui veulent bien partir. Le renouvellement doit se baser sur les essaimages pour assurer le renouvellement des ruches occupées. Mais ça doit marcher. Miel de cactus le plus réputé, et le plus rare. Les abeilles ont à leur disposition des champs entiers plantés de cactus raquette qui donnent le figues de barbarie dont on tire une huile qui est en passe de détrôner l’huile d’argan en cosmétique.
Ce soir nous logerons au camping des sables d’or, après avoir fait un tour dans une petite ville du désert, concentrée sur deux rues avec des magasins d’ici. À 400 m de l’océan : le camping donne sur la plage.

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