au voleur

au voleur
Profitant de notre samedi, nous sommes d’abord passés chez l’opticien du Boulevard Hassan II à qui nous avons commandé de nouveaux verres pour mes anciennes lunettes. Puis nous sommes allés à la plage dont nous avons été chassés en début d’après midi, à marée montante, par une tempête qui allait nous transformer, selon l’expression de notre voisine de chaise longue en « rose des sables ».
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Nous avons donc repris lentement le chemin du la résidence, en marquant un arrêt au marché central pour nous renseigner sur les tarifs des objets qui nous tentent avant d’aller les négocier au souk demain. Nous avons profité d’une « promotion » pour faire provision d’épices. A croire que le malheureux vendeur n’avait sans doute fait aucune affaire aujourd’hui pour qu’ils nous jette littéralement sa marchandise à la tête.
Puis nous avons repris l’avenue des Forces Armées pour remonter vers Hay Mohamadi. En chemin nous sommes accostés par une dame affolée qui se plaint qu’elle a crié et que nous ne nous sommes pas retournés. Elle vient d’être agressée par un voleur qu’elle a mis en fuite et nous demande de continuer la route avec nous. Il faut dire que ses cris ont du être couverts par le bruit ambiant, et de toute façon, je ne suis pas sur que nous aurions mieux fait qu’elle. Mais elle se sentait en sécurité en remontant avec nous l’avenue déserte. Nous nous sommes quittés au carrefour suivant, pas du tout persuadé pour ma part que la situation soit si dangereuse, mais je ne suis pas une femme seule. J’aurais tendance à me sentir plus « safe » ici que dans certains quartiers de Bruxelles ou de Charleroi. Est-ce que mon impression de sécurité dépendrait de mon apparence ? En fait, je ne me suis que très rarement senti inconfortable sur ce plan.
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En tout cas, à voir l’importance des déploiements de polices, gendarmerie, douanes, équipes mixtes de sécurité, les malfaiteurs et terroristes en tout genre n’ont qu’à bien se tenir. Les policiers que nous croisons régulièrement sur la route semblent tellement désœuvrés qu’ils nous arrêtent non pas pour vérifier nos papiers, mais pour nous faire la promotion touristique de leur région, et par la même occasion, tester leur français, de qualité irrégulière selon les personnes…

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