Deuxième amendement

18 décembre 2012

Le IIe amendement de la constitution des états unis d’Amérique dit

« A well regulated Militia, being necessary to the security of a free State, the right of the people to keep and bear Arms, shall not be infringed. »

Ce qui signifie semble-t-il :

« Une milice bien organisée, étant nécessaire à la sécurité d’un État libre, le droit qu’a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé. »

Je n’arrive pas à comprendre comment ce texte peut être interprété comme le droit pour n’importe qui de porter n’importe quelle arme n’importe où et n’importe quand.

Si je lis bien, la phrase commence par « une milice bien organisée ».

Le reste du texte dépend donc de cette condition. En dehors de l’appartenance à une milice bien organisée, dont le règlements et l’autorité sont respectés, il n’est pas question de détenir une arme pour soi, même pour assurer sa défense personnelle.

La défense des citoyens au moyen des armes est de la responsabilité de la milice, pas de la libre initiative de quiconque, fut-il citoyen des états unis, ce qui en fait bien évidemment un être à part, pourvu d’une sagesse, d’une science et de qualités hors du commun J …

En réalité, ces gens m’inquiètent. Je n’arrive pas à entrer dans leur mode de pensée, j’en ai peur, je redoute de leur part des réactions imprévisibles, aussi disproportionnées que la taille de leurs voitures aux dimensions de nos routes.

Et ce qui me gave, c’est ce sacro saint discours panégyrique de l’initiative privée, qui fait fi de la solidarité, mais qui les rend capables de payer des sommes considérables à des assureurs dont la motivation est le profit, et pas leur bien être.

Comment peut-on être aussi obtus.

Ça n’arrive pas qu’aux autres

18 décembre 2012

J’ai donc fait à mon tour l’expérience des accidents de bricolage…

En utilisant une fendeuse, j’ai malencontreusement laissé mon doigt entre le bois et le piston de la machine. Résultat immédiat : le doigt est resté attaché à la main, sauf un petit bout (les trois quarts de la dernière phalange de l’index gauche)

Je me trouve donc aujourd’hui  un peu moins complet qu’hier !

Samedi après midi, donc, départ précipité direction immédiate vers le centre de santé des Fagnes, autrement dit l’hôpital de Chimay

Rendez-vous aux urgences, prise en main immédiate, l’urgentiste m’ordonne sérum antitétanique, antibiotique et simple pansement compressif.. en attendant que je sois an état d’être anesthésié. Comme je ne suis pas à jeun et que l’anesthésie générale doit être envisagée, j’ai un rendez-vous pour le lendemain matin. Un analgésique suffira a me faire passer une benne nuit, et a faire le deuil d’une partie de mon corps qui ne tenait pas assez à moi.

Je ne me rends pas compte de l’opération le lendemain puisque je suis endormi, mais je ressors sur mes deux pieds après une heure au bloc.

Quand je pense que j’ai construit ma maison en trois ans sans un accident, sans une blessure en dehors d’un ongle noir, et qu’il faut que j’attende d’être « retraité » pour faire maintenant partie des statistiques des accidents de weekend !

 

Noyaux d’olives

27 novembre 2012

Je me permets de reproduire une intéressante discussion accrochée sur Bricozone, à propos d’un combustible original, les noyaux d’olive.

Combustible importé sous nos latitudes (la limite nord de l’olivier s’établit toujours à ma connaissance à quelques (dizaines) de km à l’intérieur des terres le long de la méditerranée occidentale, le noyau d’olive pourrait concurrencer le pellet, au niveau de la production de chaleur si pas au niveau du prix (ça semble en effet plus cher: effet de mode?)

et je me disais innocemment (voir mon intervention ci dessous) quel est l’intérêt écologique d’un combustible importé quand on peut produire sur place une énergie renouvelable: les pellets peuvent se fabriquer à partir du bois et des déchets de bois dans nos scieries ardennaises, non?

mais voilà, la grande majorité des tonnes de  pellets brulés en Belgique proviendrait du canada ou du brésil.

alors là pour un combustible écologique et renouvelable… la foret brésilienne n’est absolument pas renouvelable, en dehors de l’échelle de temps géologique, pas plus que la toundra canadienne…. je me demande si c’est beaucoup différent du pétrole?
et il en faut du pétrole pour parcourir les milliers de km qui nous séparent des sources d’approvisionnement en pellets.
comme quoi, etre écolo, de nos jours, c’est pas facile.

 

http://www.biomass-concept.com/images/upload/noyaux_olives.jpg

Noyaux d’olives

chonchon

16/11/2012 19h32


Dans l’émission « on n’est pas des pigeons » , ils viennent de parler qu’un inventeur belge et carolo en plus, qui fourni des billes en noyaux d’olives.
Selon les journalistes, ces billes donnent plus de calories (+ 5100) que les pellets et seraient moins chères aussi.
Aurait-il un membre qui habite Charleroi pour nous donner le nom de ce vendeur ?
Et on sait jamais, aurait-il essayé ces fameuses billes ?
@+
chonchon,

CONDRUZE

16/11/2012 21h23


De mémoire … expérience tentée en 2007 par quelques téméraires.
A éviter absolument dans un poêle car gros risque de blocage de la vis sans fin.

Pour les chaudières faudrait se renseigner, elles acceptent pratiquement toutes des pellets 8mm.

 

Lari

20/11/2012 11h42


Voici un lien qui explique le procédé et dans lequel on trouve les références du producteur. Il ne s’agit pas de noyaux d’olives stricto sensu mais bien de billes réamalgamées.
Et comme je comprends: on ne peut les utiliser dans un poêle à pellets classique. Il faut un poêle adapté à la forme de ce combustible (et qui semble-t-il peut aussi accepter des pellets, en cas de besoin, via une petite modification interne du mécanisme du poêle)…
http://www.lavenir.net/article/detai…20512_00158027

 

namnam

20/11/2012 12h27


Intéressant. Je me demande si la chaudière à pellets doit être adaptée pour utiliser les noyaux…

 

ombrenoire

23/11/2012 10h03


Une connaissance en Italie se chauffe exclusivement à l’aide de noyaux d’olives de ses propres oliviers. Sa chaudière a été adaptée pour accepter se combustible et cela tourne sans problème depuis une dizaine d’année :-)

 

Impulson

23/11/2012 10h11


Chez mes grand-parents (fruiticulteurs) lors de la saison des cerises, les noyaux de celles-ci passaient dans la chaudière de la conserverie… via une vis sans fin (du même genre que celle utilisée pour des pellets). C’était une chaudière au charbon et je ne pense pas que celle-ci aie été adaptée aux noyaux (j’en suis même sur… vu qu’elle avait plus d’un siècle…)

 

CONDRUZE

23/11/2012 12h24


Y a-t-il une différence fondamentale (niveau conception) entre une chaudière charbon et une pellets (hormis l’alimentation automatique) ?

 

SRC

26/11/2012 17h35


Bonjour à tous, je suis commercial pour cette entreprise. N’hésitez pas à me questionner. Offres de lancement jusqu’au 10/12/12 inclus. Nous ne vendons que des olives avec un achat chez nous de poêles ou chaudières à olives. Notre système accepte également les pellets classiques. Poêles à partir de 2.000 eur TVA 6% comprises. Noyaux: 265 eur la tonne TVAC.

 

namnam

26/11/2012 18h07


J’ai reçu un mail me disant qu’il ne pouvait me fournir des noyaux d’olives avant le deuxième semestre 2013 car ils préfèrent fournirent en priorité ceux qui ont acheté un poële chez eux. Tant pis pour le moment, j’aurais bien voulu essayer

 

chomich

27/11/2012 07h18


vous allez me dire que je me mele de ce qui ne me regarde pas… mais faire venir des noyaux d’olives depuis les régions de production jusqu’en belgique pour les bruler, alors que sur place on importe des combustible, je trouve ça aberrant.
à moins que les pellets qu’on consomme en Belgique ne nous viennent du fin fond de la russie ou du canada, peut etre?

 

fgalette

27/11/2012 07h41


Citation:


Posté par chomich (Message 643204)

vous allez me dire que je me mele de ce qui ne me regarde pas… mais faire venir des noyaux d’olives depuis les régions de production jusqu’en belgique pour les bruler, alors que sur place on importe des combustible, je trouve ça aberrant.
à moins que les pellets qu’on consomme en Belgique ne nous viennent du fin fond de la russie ou du canada, peut etre?


Oui, il y a des pellets belge, mais aussi de partout, par camion, bateau…
Une marque de poêle prévue pour bruler des noyaux d’olive, est CLEMENTI, il ont un site, un vendeur en région de charleroi que je peux donner en MP, et pas comme SRC ! :-9

 

vazbiene

27/11/2012 08h43


Pour info de Chomich,
sauf erreur de ma part, le pellet brûlé dans les centrales thermiques belges provient du Canada et du Brésil. Les quantités sont énormes, des cargos à silos étanches ont été conçus pour ce business très lucratif en expansion.
Bilan carbone, écologie , moralité , avenir de nos enfants , ?? Quel combat !
Un acteur belge a communiqué içi, https://www.electrabel.com/assets/be…lgium%20FR.pdf

 

Vercors

16 septembre 2012

La semaine dernière nous sommes montés sur le grand Veymont. Pour ceux à qui ça ne dit rien, c’est « le » sommet du Vercors, celui qu’on peut atteindre en marchant. Parceque l’escalade, c’est pas mon fort.

Mais depuis plus de six mois, je randonne avec quelques personnes entrainées par le guide nature du syndicat d’initiative de Cerfontaine, et de 15 km en 15 kilomètres, nous avons déjà vu pas mal de pays dans l’entre Sambre et Meuse.

Aussi quand la proposition nous a été faite de randonner en autonomie (ho, doucement, seulement trois jours, mais sans ânes), nous avons sauté à pieds joints pour voir ce que c’est.

Faisable, du point de vue physique, surtout quand on s’est donné un bon entrainement et qu’on a déjà quelques centaines de mètres de dénivelé dans les pattes, sac au dos.

Trois jours dans le vercors, ça veut quand même dire qu’on doit se charger de l’eau. Il y a quelques sources, mais en fin d’été, faut pas trop compter dessus.

Ajouter la tente pour bivouaquer, un peu de bouffe quand même, même lyophilisée, et on arrive vite à 15 kilos sur le dos.

Il y a eu quelques « crupets » « casse-pattes » qui m’ont paru bien longs. Mais dans l’ensemble, les 2300 et des mètres du grand Veymont, c’est encore de la promenade. Il y en a qui en font le tour à cheval ou à VTT. Mais je suis parti à pied, et j’ai pu monter dessus.

Pour être beau, c’est beau ! Comme une vrai carte postale. Le genre de paysage qu’on n’oublie pas, même si on n’est pas venu particulièrement pour ça, ça frappe.

Sans compter que jusqu’à 1800 mètres, il y a des alpages, des bêtes à l’estive, et donc aussi des bergers avec leurs patous.

Bien sur, il y a aussi les bouquetins, familiers, les marmottes, discrètes, et les renards, voleurs et gourmands – surtout celui qui est parti avec mon dernier morceau de pain, le reste de tome et même trois paquets de nouilles chinoises que je transportais pour mon dernier diner en altitude. Il a fallu faire sans !

Il y a les vautours, les corbeaux, les aigles, tout ce qui vole au-dessus de vous alors que vous vous trainez sur les sentiers, ou à coté.

Il y a, encore plus frappant que les bergers, la carrière romaine : les pierres des temples romains de Die, dans la vallée, viennent d’un coin du Vercors à plus de 1500 mètres d’altitude.  Difficile à croire, pourtant il reste sur place une colonne brisée qui n’a pas été descendue dans la vallée. Et pas de blague, a cette époque là, il n’avaient ni gortex, ni nylon, ni chaussure de rando. Par contre ils portaient la galea et les caligulae, scutum et glaive, une couverture pour tout fourniment, avec une outre en peau de chèvre.

Il y a aussi, omniprésent, le souvenir du Maquis ou près de quatre mille jeunes réfractaires et résistants se sont fait éliminer en 44.

Mais plus encore, le vie rude de ces montagnards me frappe : un des endroits les plus froids de France en hiver, et qui pourtant donne l’impression d’une grande douceur de vivre.

nonante-neuf

15 août 2012

Il s’agit du nombre de canettes vides jetées au bord du chemin route communale, avenue des bouleaux et avenues des hêtres, que j’ai ramassées en un seul passage avant-hier.

Dégouté de voir tant de déchets trainer, je me suis mis en tête de récolter moi-même ces canettes (et autres abandons, mais il faut passer deux fois !) pour donner à notre domaine un air de propre. Je ne sais pas à quel saint me vouer pour que cela cesse. Sans doute est-ce la rançon de notre situation particulière.

Ni espace privé communautaire, ni espace public sous la juridiction administrative de la police communale, nous sommes dans un Far West, un domaine de non droit dont chaque utilisateur fait ce qu’il veut. Encore heureux que les gens de la région soient foncièrement -calmes et rangés, sinon, dieu sait ce qui pourrait se passer.

Personne n’a aucune espèce d’autorité sur les énergumènes qui crient, qui foncent à toute vitesse dans les chemins, qui boivent et jettent leur canette dans le fossé (qui aurait bien besoin d’être curé, entre parenthèses…)

Depuis que je me suis mis a tenter de faire quelque chose pour notre environnement, je mesure la démesure entre mes possibilités et les nécessités primaires de l’administration de ce quartier.

Il faut dire que nous accumulons, après 50 ans d’existence, tous les défauts tant des domaines de loisir que des faubourgs lointains d’un centre ville peu intéressé par cet habitat décentré. Donc à nous de motiver les habitants à se prendre en main, à se remuer pour pallier aux manques criants.

Si seulement nous avions un statut clair, nous pourrions réclamer. Mais dans la situation actuelle il me semble que nous n’appartenons à personne et que notre sort ne repose sur aucune structure en dehors de celles que nous nous donnons.

Alors un sursaut de conscience collective serait-il possible à Revleumont, pour que le quartier devienne un exemple de convivialité de plaisir de vivre, accueillant pour les vacanciers (encore majoritaires) comme pour les résidents permanent, qu’ils aient été attirés par la foret, par le calme ou par les terrains à batir si bon marché…

 

Une gare internationale

5 août 2012

Je ne posterai pas de photo cette fois-ci, c’est juste un coup de gueule

Je devais conduire ce dimanche matin un voyageur pour Tokyo via Air France au terminal de la Gare du Midi, d’où son ‘vol’ commence par une liaison TGV avec l’aéroport de Paris CDG.

Entre la foire et le marché du Midi, il est quasi impossible d’atteindre l’entrée sud de la gare. Ce sont sans doute des circonstances exceptionnelles, mais pourquoi aucun fléchage n’est-il prévu depuis la petite ceinture ? Trop compliqué ?

Arrivés -enfin- au parking la surprise est de taille : le premier niveau est pratiquement vide, mais inaccessible : réservé, semble-t-il. En cherchant bien, on arrive au deuxième sous sol, mais là, il faut beaucoup de patience pour arriver à dénicher une place. Aucune indication sur l’état d’occupation du parking comme cela se fait si simplement ailleurs (voir le WSC). Il faut aussi beaucoup d’adresse pour introduire une voiture normale sur l’emplacement dessiné au sol. Heureusement que je ne conduis pas un gros 4×4 !

Enfin sorti de ce labyrinthe, je me trouve sur la place Victor Horta, véritable égout à ciel ouvert, d’une saleté repoussante entre les mégots, les papiers gras, les crottes de chien et les canettes (malgré la faune environnante, je n’ai pas repéré de seringue :-) ). Et de plus pavé de grosses pierres inégales, juste de quoi me décourager, par précaution sans doute, de tirer ma valise à terre.

De la gare elle-même pas trop à me plaindre si ce n’est que le quai où je dois me rendre est encombré de deux véhicules service stationnés de front, conducteurs assoupis sur leurs sièges, empêchant le passage pour aller à la zone où mon train attend…

Retour au parking. L’automate de service qui me permettra de m’acquitter de la taxe ne fonctionne pas. Sur appel d’un préposé, je me vois enjoindre de me rendre au premier niveau -celui qui est quasi vide- pour trouver une machine en état de marche !

Dernier suspense : je tente de sortir par une autre issue que celle par laquelle je suis entré. Surprise elle est fermée par une grille au-delà de la barrière. Je suppose donc qu’en cette belle journée de congé hebdomadaire, cette entrée doit être inaccessible. Je m’arrête en tentant de résoudre le problème « par où dois-je sortir », juste le temps de me rendre compte que cette grille s’ouvre quand une voiture s’en approche. Le fait -malgré tout inhabituel- n’est signalé nulle part, ce serait trop simple.

Et on voudrait faire de la gare du Midi un point d’accueil pour une ville internationale. Ya encore du boulot !

N W

20 juillet 2012

UN COUTEAU DANS LA POCHE

18 juillet 2012

avec(???)  l’aimable autorisation de père castor des bois, à la scierie à Cerfontaine

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Pas un couteau de cuisine, évidemment, ni un couteau de voyou à cran d’arrêt. Mais pas non plus un canif. Disons, un opinel n°6, ou un laguiole. Un couteau qui aurait pu être celui d’un hypothétique et parfait grand-père.

Un couteau qu’il aurait glissé dans un pantalon de velours chocolat à larges côtes. Un couteau qu’il aurait tiré de sa poche à l’heure du déjeuner, piquant les tranches de saucisson avec la pointe, pelant sa pomme lentement, le poing replié à même la lame. Un couteau qu’il aurait refermé d’un geste ample et cérémonieux, après le café bu dans un verre, et cela aurait signifié pour chacun qu’il fallait reprendre le travail.

Un couteau que l’on aurait trouvé merveilleux si l’on était enfant : un couteau pour l’arc et les flèches, pour façonner l’épée de bois, la garde sculptée dans l’écorce, le couteau que vos parents trouvaient trop dangereux quand vous étiez enfant.

Mais un couteau pour quoi ? Car l’on n’est plus au temps de ce grand-père, et l’on n’est plus enfant. Un couteau virtuel, alors, et cet alibi dérisoire :

Mais si, ça peut servir à plein de choses, en promenade, en pique-nique, même pour bricoler quand on n’a pas d’outils…

ça ne servira pas, on le sent bien. Le plaisir n’est pas là. Plaisir absolu d’égoïsme : une belle chose inutile de bois chaud ou bien de nacre lisse, avec le signe cabalistique sur la lame qui fait les vrais initiés : une main couronnée, un parapluie, un rossignol, l’abeille sur le manche. Ah oui, le snobisme est savoureux quand il s’attache à ce symbole de vie simple. A l’époque du fax, c’est le luxe rustique. Un objet tout à fait à soi, qui gonfle inutilement la poche, et que l’on sort de temps en temps, jamais pour s’en servir, mais pour le toucher, le regarder, pour la satisfaction benoite de l’ouvrir et de le refermer. Dans ce présent gratuit le passé dort. Quelques secondes on se sent à la fois le grand-père bucolique à moustaches blanche et l’enfant près de l’eau dans l’odeur du sureau.

Le temps d’ouvrir et refermer la lame, on n’est plus entre deux âges, mais à la fois deux âges c’est ça, le secret du couteau.

Extrait de

LA PREMIERE GORGEE DE BIERE

Et AUTRES PLAISIRS MINUSCULES

Philippe Delerm

Édition l’ARPENTEUR

concert de Flute à Bec en Forêt

1 juillet 2012

J’ai eu le privilège d’être invité à un concert privé, et j’avoue que ce genre de manifestation m’a séduit.

Reçus dans une demeure ancienne de la banlieue sud-est de Bruxelles, l’ensemble de l’atelier de flute a bec d’Emi se produisait pour nous avec l’accompagnement d’un orgue de 1698, récemment restauré.

Toutes sortes de flutes, dans toutes les dimensions, du soprane à la basse, se sont d’abord produits dans les pièces individuelles ou en duet, morceaux baroques (vivaldi, corelli, monteverdi), moderne (When the saints…)  ou même anonymes anciens, entrecoupés de quelques airs chantés. Puis l’exhibition s’est terminée par des exécutions d’ensemble de tout le groupe (greenleeves).

Un petit air connu nous a rapprochés des artistes, puisqu’en sus de deux belges, le cours de madame Emi Shiraki rassemble essentiellement des japonais, des dames en grande majorité.

C’est ainsi que nous avons eu droit à l’interprétation de Sakura, Sakura, de Tanabata et de la musique du film « une promesse mondiale ».

Tout en remerciant de son accueil l’heureuse (et méritante) propriétaire de l’orgue restauré et de la maison quia accueilli la prestation, je m’empresse de féliciter tant les interprètes dont Eloi, au bout d’une année de travail acharné, a démontré la qualité, que le professeur qui a démontré ses qualités d’enseignante dans le niveau de ses élèves.

Quelle curieuse manière d’allier ici aussi la Belgique et le japon, avec autant de succès que d’estime.

Faut-il croire à l’homéopathie ?

3 février 2012

En d’autres termes, peut-on envisager l’homéopathie comme une spécialité de la médecine, ou comme une thérapie de nature psychologique agissant pas effet placebo.

La question est sur facebook

Hey les amis, un petit débat, pour ou contre l’homéopathie, preuves à l’appui dans les deux cas et articles scientifiques demandés :) ) Pour répondre à une interrogation personnelle (et un autre débat avec des scientifiques purs et durs !)

Et le débat s’anime :

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Karine Tupperware Jacques Pas vraiment pour, je pense plutot au départ que c’est psychologique… Mais bon comme certain produits ont été efficace pour mon fils alors qu’il n’était encore un bébé, je suis rendue partagée.

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Elisa Laleuf l’homéopathie est une médecine énergétique, elle utilise le vide quantique des cellules pour transmettre les informations. Comme toute médecine énergétique elle est plus efficace quand le corps est non-intoxiqué (c’est pour ça qu’elle fonctionne très bien sur les bébés pas encore intoxiqués au café, tabac, alcool etc, et qu’elle fonctionne aussi très bien sur les animaux en agriculture bio, ce qui pulvérise la thèse de l’effet placebo)

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Elisa Laleuf quand ça marche pas, c’est soit pas la bonne prescription, soit le corps est trop encrassé, soit le corps énergétique a beaucoup de problèmes et ne peux répondre, mais bon à ta place je ne trentrerai pas dans un débat sur l’énergétique avec des scientifiques purs et durs, ils ouvriront la porte quand ils le voudront, et en attendant ils la laisseront volontairement fermées(enfin on sait jamais c’est l’ère du Verseau, mais te fait pas mal), après les effets indésirables sont très rares, dans le pire des cas ça ne marche pas, et dans le meilleur ça marche et sans effets secondaires, pourquoi être contre ?

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Marlène Weil Pareil, ni pour ni contre, j’ai jamais essayé pour moi mais sur ma puce oui (camilia pour les dents et coratrucmuche pour le rhume), et je ne peux pas dire si ça a vraiment marché en fait, je n’ai pas vu d’effet prononcé mais si ça se trouve ça aurait été pire sans, impossible à savoir !

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Elisa Laleuf j’ai vu sur mon fils des otites guéries en 2h (soulagement des douleurs quasi immédiat) et des bronchites guéries en 3 jours, ça peut être impressionnant quand c’est la bonne prescription le bon homéo et la bonne réponse.

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Alexandra Eyral Moi, je voulais juste dire qu’il faut arrêter de penser que l’homéopathie se donne comme un bonbon, même sans effets secondaires. Comme le dit Elisa , il est important d’avoir une prescription faite par un homéopathe compétent.

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Elisa Laleuf y a quelques dilutions qui peuvent avoir des effets indésirables mais elles sont très rares, par exemple hepar sulfur , est très puissant, mais peut provoquer des otites , mais je crois que y en a seulement un ou deux autres dont il faut se mefier

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Alexandra Eyral Dans ce cas, si tu ne consultes pas d’homéopathe, il me semble que c’est rappelé dans tous les (bons) livres sur l’homéo.^^

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Dine Andco ‎Elisa Laleuf je veux bien l’article ! Merci ! Tu penses quoi des « suicides homéo  » destinés à prouver que c’est sans effet ?

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Nolwenn Jan Moi je suis pour mais je pense que certaines personnes réagissent plus que d’autres, donc ça ne guérira pas a tout coup :) pour l’experience perso, ma mère m’a raconté que lorsque j’étais petite je faisais quasiment une otite par semaine, ne sachant plus quoi faire elle est allé voir un homéopathe (très bon homéopathe d’ailleurs) et mes otites se sont espacé à tout les mois puis progressivement elles ont fini par disparaître (ça n’a pas disparu d’un coup mais ça a soulagé mes parents qui voyait enfin un traitement qui fonctionnait)

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Aude Choppin moi je pense que le meilleur homéopathe, c’est celui qui va poser plus de questions sur son patient, que sur la maladie qu’il a. Il va ensuite le traiter de manière à renforcer ses faiblesses, sans toujours soigner les symptômes de la maladie. Le corps y gagne, le système immunitaire est renforcé à chaque maladie, c’est vraiment une médecine positive. Pour ce qui est du suicide, ça me semble impossible, ridicule, et la personne qui veut essayer ça n’a vraiment pas compris le fonctionnement de base de l’homéopathie. On essaye pas de faire disparaître des symptômes, mais on donne au corps des moyens nouveaux pour les combattre.

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Michel Choppin articles, tests, j’ai pas vraiment collectionné tout ça. y en a moins que pour l’allopathie.

l’homéopathie, c’est avant tout un art de soigner qui dépend du sujet lui-même (ou de celui qui exprime sa volonté, comme la maman du bébé) pour se soigner par homeopathie, il faut se prendre en charge, le thérapeute est un conseil, pas un maitre.

mais il ne faut même pas « y croire », il faut avoir envie de guerir…

peut etre un peu philosophique comme info, mais ça fait partie de l’enquête.

Il y a 11 heures • J’aime •   1

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Maud Zoetardt Alors, irrémédiablement pour théoriquement, car convaincue des bienfaits, mais poru avoir concrètement essayé sur moi durant ma grossesse (avec une homéopathe), j’ai trouvé les effets lents, il a fallu clairement attendre au moins 4 jours pour commencer à voir une amélioration. Par contre, j’ai testé une crème homéopathique pour les douleurs musculaires, un pendant homéo du flexium ou autre truc du genre, et là, complètement bluffée car amélioration nette en une journée à peine… L’oscillo me fait passer un hiver sans grippe. Mais clairement, traitement complet homéo sans rien d’autre en allopathie, ça marche ici, mais lentement, et je me demande du coup si les gens ne pensent pas que plus vite ça marche, mieux c’est….?

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Maud Zoetardt Je suis convaincue par ce que dit Elisa pour l’expérimenter ici sur moi enceinte et sur le petit. Enceinte, je suis beaucoup moins intoxiquée (pas d’alcool, de cigarettes, bon un peu de café quand même lol !) et je pense que ça marche d’autant mieux, et Arthur, on n’a en fin de compte utilisé que le chamomilla, mais quelle merveille pour ses douleurs de dent !!!

Il y a 6 heures • J’aime

Et le débat n’est pas clos !

Pour moi, je pense surtout que l’homéopathie est un type de soin holistique, qui s’adresse à une personnalité plutôt qu’a un malade ou pire à une maladie. L’homéopathe n’emploiera pas le même remède pour des symptomes similaires chez des patients différents. Mais finalement, c’est le soin que la personne prendra de son propre traitement, de sa propre santé, qui déterminera l’efficacité du traitement.

Alors, le suicide à l’’ homéopathie, ça fait légèrement sourire. Dans cette forme de soin, ce qui guérit, ce n’est pas le produit, mais la réaction de l’organisme malade. Le produit en lui-même est inoffensif. A part de très rares cas recensés, les boules, poudres et gouttes homéopathiques sont sans effet en l’absence de symptomes. Le but du jeu n’est pas de faire agir un auxiliaire externe, mais de faire réagir l’organisme contre le déséquilibre qui provoque la maladie.

Quoi de plus adulte, en fin de course, que de responsabiliser la personne dans sa totalité et de la pousser à se prendre en charge de l’intérieur ?