Bolu

18 décembre 2009

Je crois être un bolu.

C’est quoi ça ?

Je recommence :

Bolu : adjectif tirant son origine de l’argot des étudiants francophones de Belgique (peut être d’ailleurs aussi ?), formé sur le modèle de poilu qui a du poil, bolu signifie qui a du bol, du pot, de la chance.

Si je suis un bolu c’est en partie parce que j’ai souvent tiré mon épingle du jeu dans des situations difficiles avec énormément de faveur du ciel. Rien que pour couvrir la maison que je suis en tain de construire, j’ai posé les dernières tôles du toit juste une semaine avant la vague de froid et de neige qui vient de commencer. Contrairement à beaucoup d’autres années, il y a eu cette année, une prolongation du temps sec o la fin de l’automne, et même si j’ai du écoper beaucoup d’eau pour rester au sec, je n’ai jamais du m’interrompre plus d’une journée pour regarder tomber la pluie. En cinq mois je suis passé de la pose du premier rang à la pose de la dernière vis de la dernière tôle.

Un coup de bol.

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Bien sur, il n’y a pas eu que ça dans ma vie comme chance insolente.

A commencer par la rupture d’anévrisme qui m’a terrassé à 28 ans alors que je venais juste de me marier : en un mois de temps, j’ai repris mes activités comme si rien ne s’était passé. Alors que tans d’autres à qui c’est arrivé soit en sont morts, soit en sont restés lourdement handicapés. Ne me dites pas que je n’ai pas de bol.

Oui, bien sur, j’ai eu aussi, en regardant les choses d’un autre coté, un manque de chance flagrant : à qui est-ce que ça arrive de se trouver, au troisième jour de son voyage de noces, pris au piège d’un accident aussi imprévisible que terrifiant.

Voila peut-être le secret de ma chance : regarder les événements dans le bon sens, celui qui fait plaisir, celui qui pousse dans le sens favorable.

Et si être un bolu, c’était avant tout un état d’esprit ?

laurier rose

1 septembre 2009

Il y a quelques mois, j’ai parlé de ce laurier rose et en même temps je suis allé en Crète, dont j’ai ramené une bouture de laurier rose « blanc »

une variété locale, à fleurs simples, qui marquait les limites des champs au bord de la mer.

aujourd’hui, j’ai une floraison magnifique

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chacun à sa façon ces deux lauriers sont typiquement représentant de sa manière d’être.
impossible de choisir entre les deux.

une chose me fait favoriser le blanc: avec ses fleurs simples, il est beaucoup moins exigeant en chaleur ambiante pour éclore.
mais le rose évoque des souvenirs qui le rendent cher  à mon coeur.

Il me tarde de pouvoir les mettre en place tous les deux au bord de la terrasse de ma nouvelle maison de Cerfontaine.

Bon a savoir

17 juillet 2009

Construire m’a appris quelque chose:

un bon outil peut etre un complément indispensable à une bonne technique.¨

Pour commencer mes travaux, j’ai acheté un niveau au brico

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je me disais: pour un amateur comme moi, si je sais déjà me servir de ça, je serai content.

et effectivement je parvient à le mettre à l’horizontale

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j’en suis fier.

Mais j’ai eu l’occasion d’avoir en main du matériel de professionnel

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et c’est la que j’ai vu la différence de précision

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Bien sur , on peut rester hésitant devant les différences de prix – et la hauteur de l’investissement, surtout si c’est pour le laisser pourrir à la cave 360 jours par an -, et tenter de se contenter d’un peu moins bon, surtout quand on ne maitrise pas le maniement de l’outil et qu’on ne se sent pas capable d’en tirer le meilleur parti (je dis on, c’est moi!), mais à voir le résultat, il y a surement des conditions dans lesquelles il ne faut pas hésiter entre bosch bleu et bosch vert….

L’essentiel dans cet exemple? se sentir bien avec ce qu’on a choisi,  je crois. J’essaie d’y parvenir.

kino

2 juillet 2009

Samedi dernier, j’étais à Melin pour une soirée exceptionnelle a l’atelier RAM-DAM

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Je n’ai pas prolongé ma présence assez longtemps pour profiter de la soirée, parce que nous avions la garde de notre petit fils, qui n’est pas encore en âge de passer la nuit à faire de la musique.

Mais j’ai mis à profit mon après midi pour visiter un coin du jardin tout à fait de saison, et dont voilà le produit :

Cerises

 

De quoi me ramener quelques dizaines d’années en arrière, à une activité que j’ai beaucoup pratiquée à Hourdax. Parmi les invités, j’ai remarqué la présence d’un groupe bien connu par ailleurs, signalé par la présence du véhicule que voici : kion busMais quelle n’a pas été ma surprise en me rendant compte que ce noble véhicule a une origine qui me rejoint au fond du cœur

Plaque 32

Pour ceux qui l’ignoreraient, le département « 32 », c’est le Gers, cœur de la Gascogne, chef lieu Auch.

Il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas.

un veilleur

2 juin 2009

Depuis que ma fille fait ses bagages pour s’envoler de l’autre coté de l’atlantique, elle allège ses possessions au strict minimum, (23 kilos par personne, ça fait pas beaucoup) quitte à laisser derrière elle quelques traces chargées de signification, pour autant qu’elles soient entre de bonnes mains.

Ainsi en est-il de Joon qui doit cette semaine faire la connaissance de son nouveau « Home ». Il faut dire qu’après 12 ans passés dans un petit appartement, terrorisée à l’idée d’en sortir pour affronter l’inconnue d’un jardin ou d’un semblable, cette pauvre chatte  trouvera sûrement plus de sécurité en changeant de patronne qu’en s’attachant à sa maîtresse de toujours. Il faut parfois faire des choix difficiles.

 

Une autre trace qui restera en Belgique, c’est celle-ci :

 

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C’est de cette façon que la simplicité volontaire fait son chemin, élaguant le « superflu » pour se consacrer à l’essentiel, elle ne condamne pas les traces importantes à l’oubli, il suffit juste de leur trouver un autre usage.

C’est ainsi que le gnome a trouvé son poste. Il va désormais surveiller le domaine de choppinsart, attirer sur lui les bonnes grâces des éléments et de mère nature, et recueillir à notre avantage une puissante charge affective. Il consacrera ainsi la vocation d’accueil de la future maison de Cerfontaine pour tous ceux qui connaissent son origine.

 

la lutte pour la vie

8 mai 2009

Dans le haut de ma parcelle du Revleumont, trône un immense chêne, dont je ne connais pas vraiment l’age – je ne cherche pas à le connaître par la méthode des stries, ce serait la fin.

Il a glandé l’année dernière, un immense tapis de minuscules chênes garnissait le sol à ses pieds. Cette année, ils sont beaucoup moins nombreux à chercher la lumière, mais encore suffisamment serrés pour repeupler plusieurs hectares.

Une autre surprise m’attendait quand j’ai abattu les sapins maigrelets qui tentaient de lui faire de l’ombre :

Au pied du grand chêne, entre deux racines, un jeune plan de hêtre s’abrite et grandit.

 

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Jusqu’où pourra-t-il croître, le grand protègera-t-il longtemps le petit ?

Et si par hasard, la jeunesse triomphait de la vieillesse ? Est-ce que le chêne, en protégeant la croissance de son concurrent, n’a pas signé son arrêt de mort ?

On dit souvent que le hêtre en mélange avec le chêne, finit par prendre toute la place. Il est plus rapide à croître, son feuillage vient plus tôt, ses racines explorent plus la surface. Seuls résistent les chênes établis avant le croissance des hêtres, parce qu’ils ont plus hauts. C’est bien visible, dans la forêt de Soignes les chênes dépassent de leur couronnement la canopée des grands hêtres, surtout dans mon quartiers où beaucoup d’arbres approchent de la maturité.

Si le jeune hêtre réussissait à grandir et à profiter de la fragilisation de son grand concurrent pour avoir le dessus un jour et prendre se place.

Une seule chose est sure, il lui faudra du temps, et je ne verrai pas l’issue de cette lutte. A ce moment là, si le chêne est encore mon abri, ce sera vraisemblablement en planches !

Ginkgo

20 mars 2009

En revenant de Kuboyama, j’ai ramené dans ma valise quelques morceaux de bois de Ginkgo sélectionnés dans les branches que j’ai taillées dans l’arbre du jardin d’Antoine et Ryoko.

Je me demandais si on pourrait en faire des boutures. Après tout, un morceau de bois aoûté, ça arrive souvent à reprendre. Mais bien sur, on fait rarement subir à une bouture le voyage en soute de Tokyo à Bruxelles. Revenu à la maison, j’ai donc déballé mon paquet de bouts de bois et je les ai mis dans un verre d’eau, en attendant de voir si des racines se formeraient. Au bout de trois semaines, rien.  Je me décide alors à mettre en terre mes bouts de bois qui avaient déjà eu bien le temps de sécher, avec un peu de poudre de perlimpinpin (on appelle ça une hormone de croissance). Au bout d’un mois aucun signe de reprise.

Bon, tant pis, c’est que la bouture de ginkgo ne marche pas. C’est sans doute normal ; quand je me rends compte combien ça peut être difficile de produire des plans à partir des fruits, la reproduction végétative ne doit pas être tellement plus facile. Le pot passe donc la fin de l’hiver dans un coin de la terrasse, je n’ai pas le temps ni l’intérêt de le jeter aussitôt à la poubelle. Et c’est là que, ho surprise, avec le retour de beaux jours, nous remarquons sur ce branches « mortes » des gonflements singuliers. On dirait des les bourgeons ont pris de l’ampleur et du volume. Et même un peu de couleur.Dis donc, ça a l’air de marcher !Aussitôt on les rentre dans la véranda et avec le temps magnifique dont nous bénéficions ces jours ci, voila le résultat :reprise du ginkgo  L’essentiel la dedans ? il ne faut jamais désespérer, la vie nous surprendra encore. Par quels détours elle ne passe pas !Reste à savoir si le jeune plan reprendra assez de vigueur pour nous donner un arbre. Mais après tout, il y a bien plusieurs exemplaire de ce phénomène à Bruxelles, où l’arbre aux quarante écus donne l’impression de s’être assez bien assez bien acclimaté. Je vous tiendrai au courant de la suite. J’espère seulement ne pas avoir de fruits (nauséabonds).

P.U.

12 janvier 2009

Comme permis d’urbanisme.

Est-ce une spécialité belge, je ne sais pas trop (et je ne le crois pas, d’ailleurs, même si les noms et les procédures diffèrent). Mais actuellement, c’est le sésame obligatoire pour obtenir la possibilité de toucher à un bâtiment ancien ou nouveau.

Les réglementations s’accumulent, les contraintes se multiplient, pas toutes gratuites. par gratuite, je veux dire apparemment inutiles. parce que sur le plan pécunier, rien n’est gratuit.

Le dossier permet, sous la responsabilité d’un architecte, de définir comment une construction nouvelle pourra s’intégrer hamonieusement dans l’environnement auquel on la destine.

C’est ainsi que je suis allé ce matin du 12/01/2009, déposer au service de l’urbanisme de la commune doint dépend le domaine de loisir de Revleumont, une pile de formulaires accompagnée de 8 exemplaire des plans de notre future construction.


plan2 et voila à quoi ça ressemble (en partie).

Même s’il ne s’agit que d’un pas dans la réalisation de ma maison de vacances passive, c’est pour moi un pas capital: le rêve devient un tout petit peu réalité.

Un rêve qui devient réalité, n’est-ce pas là l’essentiel?

retour de Kuboyama

2 décembre 2008

Camille

 J’ai donc passé quelques temps à Tokyo, juste pour faire la pelouse devant la maison, et le soir prendre le temps de bercer Camille 迦実.la pelouse  C’est une autre plongée dans le Japon que celle que nous avons vécu il y a 7 ans. Ou bien est-ce un autre Japon ?

Je ne suis pas allé à Ginza, ni à Shibuya. Je n’ai pas passé mon temps dans le train (sauf peut-être pendant notre virée à Kagoshima), j’ai un peu magasiné, mais dans les centres commerciaux à portée de déplacement (jamais plus d’une demi-heure de voiture). J’ai salué les mamans qui vont faire leurs courses, les enfants qui rentrent de l’école, les petits métiers qui passent de maison en maison pour remplir les cuves de pétrole ou réparer les pneus de vélo.

Le Japon que j’ai côtoyé ce mois-ci est le Japon de la « campagne » ( !?) Hachioji-shi est une des villes de Tokyo les plus étendues, mais pas la plus peuplée, loin de là. La moitié du territoire est en forêt et collines.Ce Japon là est calme, doux, prévenant, attentif à mon bien-être. Ce Japon là est avant tout un « art de vivre », la voie de la sérénité. C’est peut-être là l’essentiel.

A voir

14 octobre 2008

Dans les événements des douze mois écoulés qui peuvent prétendre au rang d’importants, si pas essentiels, il y a (dans notre chef) l’achat d’un terrain boisé au domaine de Revleumont, commune de Cerfontaine, province de Namur…

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Pourquoi important ? D’abord ça change l’organisation de ma vie : sur 7 jours de la semaine, j’en passe désormais entre deux et quatre dans ma « campagne », à l’écart des ondes gsm, télévision ou internet. Cet « isolement » est-il bénéfique ou menaçant ? à vous de juger. Je me sens un peu sevré, mais j’ai enfin le temps de voir passer le temps. Et ce temps je le mets à profit. Témoin cet ensemble de photos que je vous partages : http://picasaweb.google.be/michelchoppin/CabaneOctobre2008?authkey=MJxV13iU8fo J’avais vraiment à cœur de pouvoir continuer à venir à ma guise dans ma retraite, sous les arbres, dans les bois, même par temps froid et humide. Je ne voulais pas me retrouver de nouveau, comme au mois de juillet, mis en fuite par les éléments. J’ai donc étudié et réalisé une isolation de la caravane que nous avons trouvée sur le terrain quand nous en sommes devenus propriétaires. J’ai réussi à supprimer le phénomène de « paroi froide » ce qui nous donne un confort agréable quelque soit le temps qu’il fait dehors. Nous verrons à l’usage si ça marche. J’y crois. L’essentiel dans tout ça ? j’ai réalisé quelque chose de mes mains, sur base d’une idée travaillée et développée en surfant sur les ressources internet. Une époque à marquer d’une pierre blanche.