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concert de Flute à Bec en Forêt

dimanche, juillet 1st, 2012

J’ai eu le privilège d’être invité à un concert privé, et j’avoue que ce genre de manifestation m’a séduit.

Reçus dans une demeure ancienne de la banlieue sud-est de Bruxelles, l’ensemble de l’atelier de flute a bec d’Emi se produisait pour nous avec l’accompagnement d’un orgue de 1698, récemment restauré.

Toutes sortes de flutes, dans toutes les dimensions, du soprane à la basse, se sont d’abord produits dans les pièces individuelles ou en duet, morceaux baroques (vivaldi, corelli, monteverdi), moderne (When the saints…)  ou même anonymes anciens, entrecoupés de quelques airs chantés. Puis l’exhibition s’est terminée par des exécutions d’ensemble de tout le groupe (greenleeves).

Un petit air connu nous a rapprochés des artistes, puisqu’en sus de deux belges, le cours de madame Emi Shiraki rassemble essentiellement des japonais, des dames en grande majorité.

C’est ainsi que nous avons eu droit à l’interprétation de Sakura, Sakura, de Tanabata et de la musique du film « une promesse mondiale ».

Tout en remerciant de son accueil l’heureuse (et méritante) propriétaire de l’orgue restauré et de la maison quia accueilli la prestation, je m’empresse de féliciter tant les interprètes dont Eloi, au bout d’une année de travail acharné, a démontré la qualité, que le professeur qui a démontré ses qualités d’enseignante dans le niveau de ses élèves.

Quelle curieuse manière d’allier ici aussi la Belgique et le japon, avec autant de succès que d’estime.

Retour

mercredi, décembre 14th, 2011

Ce matin nous avons le temps, le chek out à l’hostal San Telmo se fait à midi. Mais nous sommes déjà au petit déjeuner à neuf heures,
Juste boucler les sacs, vérifier une dernière fois que tout est bien en place: les habits à prévoir à l’arrivée, les objets dont nous avons besoin pendant le vol et ceux que nous ne pouvons surement pas avoir en cabine, les protège sacs, les papiers, les passeports, les derniers pesos.
A dix heures nous sommes prêts. Plutôt que d’attendre ici, puisque nous avons décide de partir par le collectivo, allons-y.
Le trajet du centre jusqu’à l’aéroport peut se faire en bus de ville. Il prend deux heures, mais en même temps on partage le bus, on traverse les quartiers, et ça coute pas cher: deux pesos sur notre carte Sube. Il nous restera encore du crédit, mais je ne sais pas quand nous pourrons l’utiliser…
Donc payer la note, charger les sacs, faire deux cuadras, et nous sommes à l’arrêt de la ligne 8, esquina Independencia  Peru. Pendant que nous attendons, un vieux monsieur nous fait la conversation: il a une « bruja » – une belle fille, en bon français – à Bruxelles!
Voici un 8, mais pas la bonne direction. Le suivant passe quelques minutes après, et dessert Ezeiza. Nous nous installons au fond. La conduite est toujours sportive, mais même à l’arrière, ça reste tout à fait gerable.
Nous remontons les 12 km de Rivadavia, d’abord le long du métro, puis près de la gare Liners, puis le long de l’autoroute.
A 13 h nous sommes au terminal des vols internationaux. Le chek-in ne commence qu’à deux heures. Donc nous avons le temps de déjeuner: un Mac Do nous accueille. Après nous nous rendons compte que nous aurions eu plus de choix, mais finalement, un hamburger salade, c’est tout à fait ce qu’il nous faut aujourd’hui pour reprendre pied dans les traditions.
Rendez-vous au guichet Air France, valider le billet électronique, déposer les sacs. Libres de nos mouvements, nous dépensons nos derniers pesos: du chocolat, un paquet de maté, un café, des facturas. C’est en comptant les dernières pièces que nous pensons à les garder: qui débarque à BA sans argent local sera bien content de passer un coup de fil, prendre un bus, sans devoir changer à l’aéroport.
Quand tout est terminé, nous passons la douane avant la grosse ruée, mais le scanning des passeports prend du temps. Puis je fais sonner le portique, et j’ai droit à la fouille. Sans doute encore une fois la boucle de ma ceinture. Ici, on ne m’a pas demandé de la retirer!
A ce train, il est vite l’heure de se présenter à la porte d’embarquement. Comme nous somme dans la partie médiane de l’avion, nous embarquerons les derniers, mais bien à temps.
Pile poil à l’heure, décollage et vol sans histoire. Juste quelques turbulences au dessus du Brésil, puis quand nous passons sur l’atlantique.
Je me suis demandé pourquoi nous volions à 8500 m avant l’Équateur, à 850 km/h, et nous sommes passes à 11000 m et 1000km/h dans l’hémisphère nord. Peut être à cause des vents?
L’arrivée est annoncée pour 10:40, soit en avance sur l’horaire. Ce sera bien venu, parce que l’escale à CDG est courte. Pourtant assez longue pour que nous ayons le plaisir de gouter à la température polaire de la gare SNCF de Roissy! Une fois échangées nos cartes d’embarquement contre des billets TGV, nous nous asseyons tant bien que mal à l’abri et tentons de reprendre pied en Europe. Hier c’était le début de l’été, aujourd’hui, c’est le début de l’hiver.
Allez, le train arrive et part à l’heure. Dans une heure nous serons à Bruxelles et dans deux à la rue Mousin. Ce n’est pas pour cela que nous aurons chaud tout de suite, et il faudra aller faire des courses: le frigo sera vide.

Retour à BA

dimanche, décembre 11th, 2011

Ce matin, un chocolat chaud faisait notre bonheur.
Ce soir, trois mille km plus loin vers le nord, une bière fraiche nous satisfait tout autant.
D’Ushuaia à Buenos Aires, vol intérieur, c’est un peu comme si on prenait le bus. Nous arrivons à l’aéroport bien à temps, pour les formalités, l’enregistrement, mais finalement après avois attendu au de la de l’heure que nous pensions être nécessaire, quand le bon guichet s’ouvre, il nous faut dix minutes et juste nos passeports -billet électronique- pour être enregistrés, côté fenêtre.
Payer la taxe, puisque les taxes d’aéroport ne sont jamais incluses et varient selon qu’on est résident ou pas…
Puis attendre notre avion. De loin nous revoyons nos madrilènes, et le couple de jeunes japonais qui etait avec nous à Torre del Sur, sur une autre file d’embarquement.
Pendant ce temps l’avion arrive, se place, se vide, nous voyons les opérations se dérouler devant nos yeux à travers la  fenêtre, puis commence a se remplir: carburant, bagages, et bientôt nous embarquons.
A l’heure donnée pour le départ, tout est prêt et rien ne se passe. 16:15, rien, 16:30 toujours rien. Finalement un appel du commandant de bord nous prévenant qu’une révision est nécessaire pour la sécurité et que nous aurons 20 minutes de retard.
Nous sommes partis à 17:30 un peu surchauffés et déjà fatigués d’être assis, pour un voyage de 3:30, sans histoire si ce n’est un orage à mi parcours, et un peu d’attente à l’atterrissage, pour avoir notre tour sur la piste.
Atterrissage, arrêt, débarquement, attendre un peu pour récupérer nos sacs, et voila.
Pas de formalités à l’arrivée, puisque c’est un vol intérieur. Nous nous faisons indiquer l’arrêt du bus 45 et après cinq minutes nous y sommes, direction San Telmo. Là aussi nous nous faisons indiquer le moment de descendre, je guette les rues sans vraiment les reconnaitre, puis c’est le moment, reprendre nos sacs, nous retourner pour trouver le bon numéro, l’auberge est là, nous sommes attendus.
Surprise, nos deux jeunes japonais sont ici aussi!
Nous allons manger sur le trottoir d’en face, puis nous remontons nous coucher. Onze heures et demie, il fait chaud, nous avions ouvert les fenetres en arrivant, mais heureusement qu’il y a un ventilateur.
Ici aussi c’est l’été.

Lluvia (chubia)

samedi, décembre 10th, 2011

La voila, la pluie est arrivée dans la matinée. Le soleil ne s’est pas levé ce matin,la baie disparait sous les nuages abondants, la surface du lac -pardon la baie- est toute friselee. Et le vent souffle.
Dans la ville il ne fait pas trop froid, mais on sent bien que la température est nettement en dessous de ce que nous avions hier. Peut être 10 – 12 °?
Un petit tour en ville, nous délaissons le musée de la fin du monde dont nous redoutons la poussière, et même le musée yaghan dont nous redoutons les articles gadgets made in china. Nous nous arrêtons à la Lagune Negra pour déguster le chocolat chaud offert par tolkeyen viajes, le meilleur chocolat que j’ai trouvé jusqu’à présent, bien meilleur que les tablettes.
En repartant nous trouvons -enfin- des boucles d’oreilles en rodhocruzita, la Pierre de l’Argentine, et un pin’s de la ruta cuarenta que je cherchais depuis si longtemps.
Mais après un quart d’heure de douche, la pluie cesse, les nuages partent, le soleil est là et la vie reprend un image agréable, même s’il ne fit pas encore très chaud.
Retour à l’auberge pour le déjeuner et reprendre nos mochilas, puis nous irons à l’aéroport, direction BA dès ce soir à San Telmo.

Viedma

samedi, décembre 3rd, 2011

Un atout d’el Chalten, c’est sans doute la proximité de ce glacier, moins original sans doute que le Périto Moreno, mais tout autant extraordinaire par ses dimensions ( 800 km² contre 200) que par la fabuleuse couleur de sa glace: la pression a donne à elle-ci une ton bleu profond, puissant, extraordinaire.
Il s’agit là d’un des derniers vestiges de la dernière glaciation: depuis 20.000 ans. Les glaces ont fondu autour de la chaine de glace que le Chili conserve de part son climat particulier, 3000 mm d’eau par an, contre 200 en Argentine!
De cette chaîne jaillissent quelques langues qui parviennt jusqu’au territoire argentin pour fondre dans des lacs extraordinaires.
Le lac Viedma, qui sépare el Chalten d’el Calafate, s’étend sur 90 km de long, il recueille les eaux provenant de la fusion quotidiens de 3 m de glace fondant sur plusieurs centaines de mètres et 60 m d’épaisseur à l’air libre.
Ces lacs d’Argentine sont encore une des dernières ressources mobilisables d’eau douce dans le monde.
La visite commence par un trajet en bus qui nous amène a Baya Tunel, puis un trajet en bateau sur des eaux tantôt calmes, tantôt extrêmement agitées selon la puissance du vent qui dépend avant tout de la distribution du soleil à la surface du lac: un nuage et les vagues forcissent.
Débarqués au pied d’un rocher tout usé par le passage des glaces il y a déjà plusieurs centaines ou milliers d’années, nous entamons une ascension de +/- 60 m qui nous mène auprès de la couche supérieure des glaces. Là, séance de chaussage des crampons pour le promenade promise, puis nous avançons sous les Directives et la protection de notre équipe de guides de chalten travel, attentifs à ce que chacun s’habitue à la marche sur glace, nous expliquant tout ce qu’on doit savoir, strictement respectueux de la sécurité, Au point que le passage de chaine de marcheur est supervisé par l’un d’entr’eux à chaque crête que nous devons franchir.
Étonnante promenade dans un monde quasi lunaire, scintillant de toute la splendeur d’un soleil extrêmement présent, et nous faisant découvrir des séracs, des gouffres d’une profondeur impressionnante là où le passage de la glace dans l’eau du lac la force à se briser en morceaux, au point que plusieurs iceberg flottent à l’entour dans la proximité du glacier.
Au bout d’une demi-heure de marche, une pause: nous voyons l’un des guides creuser la glace de son piolet tandis qu’un second en remplit de verres que le troisième recouvre d’un fabuleux Baileys sur glace, une glace qui a du mal à fondre tant elle est devenue dure sous la pression qui la rend bleue!
Retour immédiat au bord du lac où nous attend déjà le bateau… Quelle belle équipe, quel fabuleux souvenir que cette marche sur le glacier du Viedma!

Refugio Frey

jeudi, novembre 24th, 2011

Après le circuito chico qui nous a un peu déçu par le manque de liberté et la difficulté de voir ce qui nous plait le plus, plutôt que ce qu’il « faut » voir, nous avons décidé une autre activité. Le circuit des lacs est impraticable, donc le mieux est encore de partait en trek.
Pour notre première tentative, ne soyons pas trop ambitieux. Un circuit de 5 h, classe moyenne: le refugio Frey, Cierro Catedral.
Nous partons avec le bus à huit heures 1/2, jusqu’au départ du sentier.
En réalité, la montée se fait assez facilement, ce n’est jamais de l’escalade, juste l’un ou l’autre passage plus difficile. Il faut parfois faire une halte pour reprendre son souffle, mais rien d’insurmontable. Il n’est pas deux heures quand nous arrivons au bout de la route.
Le spectacle majestueux, l’impression d’être dans ces montagnes, les pics, les roches, la neige, la végétation, les animaux… Un enchantement.
A partir du dernier quart d’heure, on sent l’altitude, et une fois franchi le dérnier gué, le vent se lève avec une violence rare. Il fait assez froid pour que nous n’ayons pas envie de nous balader bien longtemps. Tant pis pour le tour du lac!
Ambiance refuge alpin. Accueil chaleureux, sympa et très organisé, et savoureux, par le couple de jeunes concessionnaires du refuge.
Soirée d’ambiance montagne, surtout avec un groupe de skieurs français un peu déçus du fait qu’il n’y a plus de neige ici, tôt au lit, quand la lumière décline trop pour
pouvoir continuer à lire, une nuit à la dure. Pourtant nous ne démarrerons qu’après neuf heures pour la descente.
De nouveau une voyage agréable, il fait meilleur qu’hier, la route est assez facile. Nous croisons un groupe animé qui fait une pause à l’écart et nous salue d’un joyeux « freedom ». Ce sont les jeunes israéliens que nous avons laisse hier à Bariloche!
Juste une petite erreur de parcours nous fait rater le départ du bus pour rentrer en ville à midi et quart!
On prend son mal en patience, on s’attable devant un sandwich salade! et la dernière bouchée avalée, l’équipe de skieurs qui a passe la nuit avec nous au refuge arrive au parking. Ils nous proposent gentiment de nous ramener en ville, une aubaine dont nous osons profiter, bien que leur quatre quatre chilien soit bourré jusqu’à la gueule!
Arrivés à l’hôtel freedom, accueil immédiat, récupérer nos bagages, nous laver. La détente.
Demain 9:30, redepart vers El Bolson.
Disfrutar, en profiter sans s’inquieter. Je ne sais pas encore ce que nous y ferons, mais nous y allons.
L’essentiel du jour? L’accueil chaleureux et de ontract de tous qu’ils soient de vrais argentins ou seulement de passage, comme si de vivre ici nous rendait tous aussi agréables que les natifs du cru.

Buenos aires 2

vendredi, novembre 11th, 2011

Voila 24heures bien employées Depuis la précédente communication, il s’est passe une nuit de sommeil exceptionnelle a croire que le décalage horaire est inopérant sur moi! Bien au contraire. Huit heures d’affilée, il y a bien longtemps que je ne savais pas ce que c’est.
Programme du jour: puisque nous connaissons san telmo et le microcentre, retour sur la place de mai, le palais de la présidence, les jardins qui l’entourent, puis aller a la colossale avenue du 9 juillet, ça fait quand même un peu stalinien, comme concept…
Passage au vieux quartier de palermo, visite -non guidée!- du cimetière du recoleto, avec bien sur la tombe d’évita.
Retour par la bocca, ou il ne faut pas aller la nuit. Bien sur, la nuit tout est ferme, les marchands ambulants rangent leur étal, restent quelques restaus et les bars tango!
Démonstration de tango, quelle classe! Puis retour a l’AJ et on envisage de se faire de niveau une bâfrée de viande de boeuf.
Bon, on est en Argentine, non? L’essentiel, c’est d’en profiter.

lucky man

mercredi, novembre 2nd, 2011

Je reviens de chez mon médecin, et je me hâte vers la station Schuman pour prendre le métro. La faune du quartier, cosmopolite, m’amuse assez. Toutes les langues s’entrechoquent, des réflexions les plus anodines aux discussions les plus techniques.

Je traverse une rue, je croise un homme, un indien sans doute. Il m’interpelle

Your face seems a lucky man

Sur le coup, je ne comprends pas ce qu’il me veut. Je n’ai pas l’habitude discuter  en anglais avec les gens que je croise dans la rue, d’autant que mon anglais …

Etonné je m’arrête, je me retourne, il insiste, il veut réellement me dire quelque chose, et en plus il a un grand sourire. Il n’a rien à me vendre, apparemment, il ne tend pas la main, c’est autre chose.

Your face seems a lucky, lucky man.

Ce n’est que quand il m’a répété la phrase deux fois que je comprends enfin ce qu’il veut dire.

Je remercie, et je me sens déjà tout heureux. D’autant que mon anglais étant ce qu’il est, je comprends que je parais heureux.

Finalement, à la réflexion, je corrige. Lucky Luke, Luc La chance…

Donc j’ai de la chance. je le disais déjà il y deux ans, je suis un bolu!

Il y a donc dans le monde des gens pour qui c’est important de dire ce genre de choses à ceux qu’ils croisent.

Le monde est bien fait ce soir.

deux ans

mercredi, octobre 19th, 2011

Deux ans ont passé depuis mon dernier post sur ce blog.

Deux ans nécessaires à la construction de cette maison.

Une fois le gros œuvre terminé, l’isolation en place, et les plâtres juste au début de l’hiver, il a encore fallu mettre en route les impétrants : eau, électricité, chauffage solaire de l’eau sanitaire, récupération d’eau de pluie. Et tous les jours de beau temps ont été consacrés au bardage et à la construction des terrasses. Et à attendre la venu du terrassier pour qu’il aménage les abords et creuse les lagunes. Je l’attends encore.

Ce mardi est décisif, puisque je reçois le technicien auquel j’ai demandé le test d’infiltrométrie. Étape décisive pour homologue ma construction en maison passive.

L’architecte et moi crions victoire, le niveau fatidique est atteint. 0,52 pour un maximum de 0,60 volume/h à 50Pa.

Deux ans, c’est beaucoup d’efforts, mais au regard du résultat c’est bon placement. L’autoconstruction – je préfère dire construction autonome – est un véritable chemin d’évolution personnelle. Je pensais partir à Compostelle mais finalement, je pense que j’y suis déjà arrivé.

Il me resta d’autant plus de chemins ouverts à parcourir. Parfois machette à la main, parfois en le laissant porter, mais toujours en demeurant dans l’instant présent, présent à moi, présent au monde.

Dans l’essentiel de la contemplation.

Bolu

vendredi, décembre 18th, 2009

Je crois être un bolu.

C’est quoi ça ?

Je recommence :

Bolu : adjectif tirant son origine de l’argot des étudiants francophones de Belgique (peut être d’ailleurs aussi ?), formé sur le modèle de poilu qui a du poil, bolu signifie qui a du bol, du pot, de la chance.

Si je suis un bolu c’est en partie parce que j’ai souvent tiré mon épingle du jeu dans des situations difficiles avec énormément de faveur du ciel. Rien que pour couvrir la maison que je suis en tain de construire, j’ai posé les dernières tôles du toit juste une semaine avant la vague de froid et de neige qui vient de commencer. Contrairement à beaucoup d’autres années, il y a eu cette année, une prolongation du temps sec o la fin de l’automne, et même si j’ai du écoper beaucoup d’eau pour rester au sec, je n’ai jamais du m’interrompre plus d’une journée pour regarder tomber la pluie. En cinq mois je suis passé de la pose du premier rang à la pose de la dernière vis de la dernière tôle.

Un coup de bol.

img_0966.JPG 

Bien sur, il n’y a pas eu que ça dans ma vie comme chance insolente.

A commencer par la rupture d’anévrisme qui m’a terrassé à 28 ans alors que je venais juste de me marier : en un mois de temps, j’ai repris mes activités comme si rien ne s’était passé. Alors que tans d’autres à qui c’est arrivé soit en sont morts, soit en sont restés lourdement handicapés. Ne me dites pas que je n’ai pas de bol.

Oui, bien sur, j’ai eu aussi, en regardant les choses d’un autre coté, un manque de chance flagrant : à qui est-ce que ça arrive de se trouver, au troisième jour de son voyage de noces, pris au piège d’un accident aussi imprévisible que terrifiant.

Voila peut-être le secret de ma chance : regarder les événements dans le bon sens, celui qui fait plaisir, celui qui pousse dans le sens favorable.

Et si être un bolu, c’était avant tout un état d’esprit ?