Archive for décembre, 2011

Don Eduardo

mercredi, décembre 7th, 2011

L’A.J. Où nous avons été hébergés ces quatre nuits à el Calafate, l’hostal Huemul – Huemul est le nom du cerf indigène – est tenue par une monsieur d’un certain âge, qui a créé dans cet êtabissement une ambiance typiquement a.j., à mon sens. Très cordial, très accueillant, toujours prêt à se couper en quatre pour faire plaisir, mais en même temps assez net et dégageant une autorité innée qui lui facilite le maintient de l’ordre dans sa maison.
Des le matin, don Eduardo Enregistre les sorties, vide et nettoie les chambres, fait les lits, lave les draps et le linge qu’on lui confie, le met à sécher dans le jardin si l’air est assez propre, veille au café du matin, informe sur les possibilités d’excursion, propose des tours à tarif un peu réduit…
L’homme de la situation.
Et en même temps, un grand père attendri. Quand nous lui avons parlé de ses petits enfants que nous avons vus à el Chalteln à l’auberge Ahonikenk  est tenue par son fils frédérico, il s’est attendri comme un véritable abuelo!
Un lien entre nous? En tous cas nous avons été très bien pour ce séjour. Jje ne dis pas que nous reviendrons, ça fait un peu loin pour venir passer le weekend…

Climat

mercredi, décembre 7th, 2011

Je m’attendais à un pays de glace, à grelotter sous la neige et dans des vents terriblement froids et cinglants. J’ai prévu quatre couches de vêtements, dont une couche imperméable à l’eau et au vent, en espérant échapper à la mort par glaciation.
Les naturels du pays me disent que j’ai de la chance, le beau temps qui ne nous quitte pas depuis plusieurs jours est – semble-t-il – exceptionnel, mais en cette fin de printemps, l’équivalent pour moi d’un beau mois de juin, je ne suis pas dépaysé. Il fait beau , le soleil brille avec pune vigueur que nous ne connaissons dans notre vielle Europe qu’au dessus des trois mille metres, il y a du vent, certes, mais le plus souvent il est presque chaud. La canicule, quoi!
Quand on nous annonce une journée pluvieuse, comme aujourd’hui, nous recevons pendant un quart d’heure de timides gouttes qui de toutes façons, sont évaporées avant de toucher le sol.
Bien sur, nous ne sommes pas en hivers, je suppose qu’en juillet il fera moins doux. Surtout en tenant compte que si nous avons maintenant des journées de 5:00 AM à 11:00PM, en hivers elles seront de 11:00 AM à 5:00 PM.
Toutes les maisons sont chauffées au gaz, un petit radiateur qui doit avoir du mal à passer au dessous de 0°C, les murs sont en brique creuse de 14, cimentées des deux cotés.
Quant aux toits, c’est encore pire: sur les chevrons, une couche de planches comme plafond et sous toiture, puis des tôles, de simples tôles qui chauffent au soleil mais qui doivent être gelantes sous la neige.
Je veux bien croire que les gens ici aient une résistance particulièrement grande au froid, mais je doute que s’ils en souffraient, ils n’auraient pas encore pris de mesures pour y échapper. Il faut dire que dans ces pays où le tourisme n’occupe que 5 mois sur 12, nombreux sont les gens qui en hivers, remontent sous des latitudes plus clémentes, et moins couteuses. Il semble que si les salaires sont le double ici qu’a BA, le cout de la vie serait aussi le double, en comptant la maison, les vêtements, les denrees importees de loin, le chauffage….
Quant aux plantes rencontrées dans les jardins, elles ne doivent pas résister à six mois de neige. Lilas, en fin de saison, iris déjà tous fanés, rosiers de grande taille totalement épanouis. Bien sur les jardins sont en ville, donc moins exposés que les plantes de la pampa.
Je ne voudrais pas mettre en doute la légendaire rudesse du climat du sud, mais alors, c’est que le réchauffement climatique a déjà joué. Et que tout compte fait, il doit faire bon vivre ici.

Cueva Waliche

mercredi, décembre 7th, 2011

Nous sommes mis en tête de trouver une excursion pédestre qui reste dans nos moyens, mais dépassant un peu les trois km de la laguna Nimez.
Il y a le long de la cote du lago Argentina un site découvert par francesco p. Moreno, où figurent semble-t-il des peintures rupestres. Il devrait exister un sentier de +/-  10km nous permettant de nous y rendre en « trek ».
Nous partons à la recherche de ce chemin, le renseignements sont d’abord rassurants, oui, il existe, il fait 7 km, il fait 10 km, il longe le lac, il passe dans la pampa…
Mais allez donc au poste de police, et alors tout de site à gauche.
Nous allons donc au poste de police en quittant la ville par la rue principale, déjà trois km sur la grand route – enfin, grande… deux bandes de circulation, mais un accotement assez large pour y circuler sans trop avoir peur.
Nous parvenons à interroger le policier de faction qui contrôle les voitures qui passent avec des gens qui ont des têtes de touristes, et qui taille à l’occasion une bavette avec un copain qui passe.
Il nous dirige par la route principale: cinq km, puis une route à gauche, un chemin dit-il, parce que nous nous rendons compte que cette route n’est pas asphaltée.
Pas asphaltée non plus l’ancienne route en cailloux qui a été abandonnée, et qui s’étend parallèlement a la nouvelle dans la pampa, sans un véhicule dessus. Un rêve pour la ballade, alors que nous sommes ici dérangés par la circulation. Enfin admettons que le dérangement n’est pas aussi grave que je voudrais le faire croire, la densité du trafic est encore assez faible dans cette partie du monde.
Au carrefour nous découvrons une petite chapelle consacrée à la défunte Correa. Présque sainte sans doute, décorée de tous les exvotos habituels dans le pays: capsules de bière, guirlandes de noel, echarpes de football, bouteille à moitié remplie d’eau…
En continuant nos dernier quatre km sous le soleil, nous arrivons au site. Il est désert. Nous pique niquons, puis nous renonçons à la visite qu’un ours mal lèche nous a propose pour 50 $AR, pour la bonne raison qu’il s’agit d’une propriété privée. L’intérêt de la ballade, c’était avant tout la pampa, plus que les roches et le musée vieillot et poussiéreux.
Retour par l’ancienne route, donc, mais entre temps le vent s’est levé. Il faut lutter de toutes nos forces pour avancer. Les dix km en feront bien le double si l’on compte l’effort fourni!
Arrivés à l’entrée de la ville, une panaderia-cafeteria nous attend, un réconfort apprécié après la poussière avalée, et
la pluie qui nous a très peu mouillés sans doute, mais qui a rendu le chemin plus ardu encore.

Périto Moreno

mercredi, décembre 7th, 2011

Francisco P. Moreno, explorateur et passionne de géologie, archéologie, géographie, etc… découvreur de la Patagonie au 19eme siècle, est un héros national ici en Argentine, chaque ville lui a consacré une rue d’importance – tout comme au général Roca, héros de la « campagne du désert » qui a attribué à la jeune Argentine la possession des pampas désolées du sud.
Pas étonnant donc que son nom ait été attribue à un des glaciers le plus importants du pays, et celui sans doute qui a été ouvert au tourisme depuis le plus longtemps.
Après ce que j’ai écrit du glacier Viedma, je ne reviendrai pas sur ce que j’ai dit, je dois cependant avouer que ce glacier, même s’il n’a pas les dimensions et l’importance du premier, et assez caractéristique.
Il s’agit d’un glacier qui fait du bruit. Et même beaucoup de bruit à l’occasion.
La langue de glace s’écoule sur le lac Argentine qu’elle coupe en deux, separant de l’étendue principale du lac, un bras, le brazo Rico, dont le niveau peut s’élever jusqu’à plusieurs dizaines de métrés au dessus du niveau normal du reste du lac. Ce qui produit sur l’étroite bande de glace en contact avec la terre une pression telle qu’elle va se rompre dans un fracas épouvantable, entrainant avec elle des masses d’eau qui rejoignent le lac principal. Ce phénomène se produit à la fin de l’été (en mars, donc) une année sur 4 ou 8… Ca dépend aussi du réchauffement climatique et de la résistance du glacier, l’un des rares au monde à continuer à avancer – donc à recevoir plus d’eau sous forme de neige qu’il ne parvient à en évacuer en fondant.
En dehors de ce bruit assez rare pour que je n’aie pas eu l’occasion de l’entendre, la glacier craque continuellement. Des morceaux de glace de différentes tailles, de celle d’un melon à cette d’une voiture de bonne taille, et même parfois celle d’un bateau, tombent régulièrement dans le lac, y formant des iceberg qui naviguent vers l’est en fondant.
Le site est extrement bien équipe pour en permettre la visite, depuis la terre, sur des passerelles d’acier qui font le tour des endroits intéressants dans le temps qui permet une excursion d’une petite journée, y compris le temps de transfert en bus depuis la ville de Calafate…

Antipodes

dimanche, décembre 4th, 2011

Hier en passant de el Chalten à el Calafate, nous sommes passés à la estancia la Leona, où nous avons trouvé un panneau indicateur nous signalant que nous étions à 21.300 km de Tokyo. Donc aux antipodes, à peu de choses près.
Je ne me rendais pas compte de la dimension de l’océan Pacifique!
El Calafate, ville abominablement touristique. Après une première approche séduisante (enfin des rues qui ressemblent à ce qu’on connait, des magasins chic…) nous nous lassons très vite de l’aspect apprêté et superficiel des rues du centre. Il faudra aller plus loin, près des barrios, pour sentir la véritable atmosphère d’une ville de 10.000 habitants. La plus grosse ville rencontrée depuis le début de la ruta cuarenta.
L’aspect contraint est du au fait que tout est prévu pour faciliter le tourisme. Quand nous avons demandé comment aller à la cueva galliche, on nous a regardés avec des gros yeux: vous n’allez quand même pas faire les 10 km à pied? Caminando? Pourtant le « sendero » existant le long de la rive du lago Argentina ne doit pas être tres difficile. Je m’accorde une bonne paire d’heures, pas beaucoup plus pour y arriver.
Le beau temps que nous avions à el Chalten nous a suivi: plus de deux jours sans vent, quelle aubaine. Nous déjeunons dans le jardin de l’hostal, sous le soleil austral, nettement plus éclatant et agressif que celui dont nous bénéficions en juin sous nos latitudes habituelles. On aimerait lézarder sur le sable, mais même avec une protection 5/7,il vaut mieux prendre soin de sa peau, les brûlures arrivent vite.
« Le mieux est l’ennemi du bien »: en facilitant la vie des touristes, la localité a perdu je pense une grande partie de son charme pour tous la baroudeurs qui tentent l’aventure de la « fin del mundo ». La majorité de ceux que nous rencontrons sont engagés dans des périples de plusieurs mois, la Terre de feu n’est qu’une étape sur un parcours beaucoup s plus long.

Viedma

samedi, décembre 3rd, 2011

Un atout d’el Chalten, c’est sans doute la proximité de ce glacier, moins original sans doute que le Périto Moreno, mais tout autant extraordinaire par ses dimensions ( 800 km² contre 200) que par la fabuleuse couleur de sa glace: la pression a donne à elle-ci une ton bleu profond, puissant, extraordinaire.
Il s’agit là d’un des derniers vestiges de la dernière glaciation: depuis 20.000 ans. Les glaces ont fondu autour de la chaine de glace que le Chili conserve de part son climat particulier, 3000 mm d’eau par an, contre 200 en Argentine!
De cette chaîne jaillissent quelques langues qui parviennt jusqu’au territoire argentin pour fondre dans des lacs extraordinaires.
Le lac Viedma, qui sépare el Chalten d’el Calafate, s’étend sur 90 km de long, il recueille les eaux provenant de la fusion quotidiens de 3 m de glace fondant sur plusieurs centaines de mètres et 60 m d’épaisseur à l’air libre.
Ces lacs d’Argentine sont encore une des dernières ressources mobilisables d’eau douce dans le monde.
La visite commence par un trajet en bus qui nous amène a Baya Tunel, puis un trajet en bateau sur des eaux tantôt calmes, tantôt extrêmement agitées selon la puissance du vent qui dépend avant tout de la distribution du soleil à la surface du lac: un nuage et les vagues forcissent.
Débarqués au pied d’un rocher tout usé par le passage des glaces il y a déjà plusieurs centaines ou milliers d’années, nous entamons une ascension de +/- 60 m qui nous mène auprès de la couche supérieure des glaces. Là, séance de chaussage des crampons pour le promenade promise, puis nous avançons sous les Directives et la protection de notre équipe de guides de chalten travel, attentifs à ce que chacun s’habitue à la marche sur glace, nous expliquant tout ce qu’on doit savoir, strictement respectueux de la sécurité, Au point que le passage de chaine de marcheur est supervisé par l’un d’entr’eux à chaque crête que nous devons franchir.
Étonnante promenade dans un monde quasi lunaire, scintillant de toute la splendeur d’un soleil extrêmement présent, et nous faisant découvrir des séracs, des gouffres d’une profondeur impressionnante là où le passage de la glace dans l’eau du lac la force à se briser en morceaux, au point que plusieurs iceberg flottent à l’entour dans la proximité du glacier.
Au bout d’une demi-heure de marche, une pause: nous voyons l’un des guides creuser la glace de son piolet tandis qu’un second en remplit de verres que le troisième recouvre d’un fabuleux Baileys sur glace, une glace qui a du mal à fondre tant elle est devenue dure sous la pression qui la rend bleue!
Retour immédiat au bord du lac où nous attend déjà le bateau… Quelle belle équipe, quel fabuleux souvenir que cette marche sur le glacier du Viedma!

Asado

vendredi, décembre 2nd, 2011

En sortant de la laverie, nous percevons derrière la maison un homme qui fait du feu. C’est assez rare pour nous intriguer, nous nous rendons compte qu’il est en train de mettre à cuire un agneau.
Mode de cuisson »a la cruz »,  et il nous invite à revenir dans deux heures quand il sera cuit: la fête se donne parce que la lavandière construit une maison deux cuadras plus loin, et qu’on vient de terminer le toit aujourd’hui! 
Nous n’hésitons pas, nous passons au supermercado acheter deux bouteilles de vin et à l’heure dite, en revenant chercher notre linge sec, nous partageons la fête. 
Une dizaine de gars plutôt jeunes -25 a 30 ans – les amis de la lavandière et ses ouvriers, un seul plus âgé, celui qui dirige la cuisson, les fernet branca coca dans le verres, une guitare apparait, mais d’abord les choses sérieuses. Plusieurs plateaux de salade, du pain pour poser sa viande, et on débroche le cordero cuit à point. 
Savoureux, fin, nettement meilleur j’en suis sur que celui que nous avions dans la tête de trouver dans un resto. Et avec l’ambiance en plus. 
Les argentins ne parlent pas vite, nous a t on dit. Mais quand la conversation s’engage sur des sujets  difficiles ou pointus, c’est comme chez nous, il faut s’accrocherpour suivre, surtout qu’enfoot, je n’enconnais pas grand chose. Au pays de Maradona!
De temps en temps l’un ou l’autre s’adresse a nous, la conversation se fait en espagnol comme nous pouvons, avec beaucoup de bonne volonté et quelques gestes. On se comprend très bien. Et nous apprenons beaucoup sur le village, sur leur vie, leur pays, le temps qu’il fait ici…
Quelle merveilleuse manière que d’entrer en contact avec la population que cette fête toute gentille, tout en joie et en douceur. Pendant que la gourde de cuir remplie de vin tourne de main en main, la guitare sort entre les mains du poète local dont la production est tout à fait honorable.
Vers 11 heures nous prenons congé. La fête continuera un peu sans nous, mais plus très longtemps: demain est un autre jour et le travail n’attend pas.

De donde son?

vendredi, décembre 2nd, 2011

D’ou’ske vous êtes comme on dit en belge.
C’est la phrase que tous les touristes qui se rencontrent échangent parmi les premières qui leur servent à faire connaissance.
Et les réponses sont assez variées.
Bien sur en Argentine, la plupart des gens que nous rencontrons sont des argentins. Même s’ils peuvent avoir des origines assez diverses, comme cet ukrainien qui nous a loué sa cabans à el Bolson.
Mais quand il s’agit de touristes, ils sont beaucoup moins nombreux. Il y a encore assez peu d’Argentins en congé à cette période de l’année.
Les autres sont:
Avant tout des français, plus nombreux que les sud américains toutes nations confondues. A croire que dans chaque français sommeille un patagon qui s’ignore. Des bretons, des parisiens, des grenoblois, etc.. etc… Ceux du midi se reconnaissent à l’oreille, c’est inimitable.
Les belges sont assez nombreux malgré la faible représentativité de notre petit pays. A la péninsule de Valdez, nous avons été amusés et surpris d’entendre des échos de westvlaams, assez distincts et reconnaissables. Hier soir au restaurant , un couple à quelques tables de nous s’affiche comme venant de belgique, le garçon, fort instruit semble-t-il regrette de ne pas pouvoir les traiter en français, ce à quoi ils répondent qu’ils ne parlent pas français, mais flamenco. Et dans le bus qui nous conduit sur la ruta cuarenta, nous lions connaissance avec une jeune bruxelloise néerlandophone, avec qui nous irons aussi sur le glacier viedmar.
Dans ce groupe qui trekke avec des crampons à glace, quelques français, plusieurs espagnols – de Madrid, de Jaen – des colombiens de Bogota, un italien. Les guides sont un argentin, un irlandais, un coréen.
Nous avons aussi croisé des australiens, plusieurs fois, des canadiens ( ça se reconnait à la façon dont ils prononcent le français, inutile de demander ), une Hollandaise – pardon, Néerlandaise d’Utrecht -des nordiques ( je ne suis pas assez versé dans ces langues pour déterminer si ce sont des suédois ou des norvégiens ) une coréenne que nous repérons à la manière dont elle lit son livre en tournant les pages à l’envers, du moins à l’envers pour nous, des chinois ( un jeune couple avec un bébé ), des brésiliens.
En trekkant ajusqu’à la laguna de l’os très Lagos, nous avons croise tout un autobus (a pied) de japonais tout surpris de s’entendre saluer d’un konichiwa.
Nous avons aussi parlé avec un mexicain d’Acapulco, qui nous a fait un itinéraire et même donné le budget nécessaire pour visiter son pays, avec un montagnard, probablement guide dans les Pyrénées, à Argeles Gazost , avec un couple de Toulousains dont l’épouse, originaire Gimont, a été à l’Oratoire sainte Ursule d’Auch quelques années après mes soeurs et moi.
Inévitables, dans tous les endroits où nous logeons, les israéliens, en groupe parfois nombreux, jeunes et pas très argentés, ça vous donne une idée du choix de nos hébergements.
Sur le mole de puerto Madryn, nous avons eu une longue conversation avec une dame assez âgée pour être accompagnée de son fils aux cheveux blancs, qui nous a abordé dans un délicieux français, nous expliquant que son père suisse était arrivé avant sa naissance dans le pays.
Finalement la langue commune la plus courante est sans doute le spanglish, l’anglais de grande Bretagne est rarissime, le castellano tout autant, et le français se réduit à quelques mots comme bonjour, merci, et très joli.