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Avec escale à kotayam
Nous avons quitte l’ashram santigiri à sept heures le jeudi matin, sous la conduite de Babu notre hote du guest house, soucieux de nous mettre dans le bon bus pour kotayam.
Il faut dire que l’arrêta est bien déterminé, mais il faut faire signe au conducteur et donc identifier le bon bus ! ce n’est pas l’heure exacte qui nous aidera pour çà, la densité du trafic fait dire à notre hote qu’il passe entre 7h00 et 7h45!
Par chance, nous voilà en route , et trois bonnes heures plus tard – en fait près de 4 heures – nous arrivons à la gare de bus de kotayam, un peu sonnées, levé tot ventre vide et secoués comme une salade verte chez nous, nous n’attendons qu’une chose : trouver une chambre et nous doucher.
Il faut dire que nous avions la chance de prendre place dans le bus au début du trajet, et donc de trouver place assise et espace pour nos sacs. Par contre les autres voyageurs qui n’avaient pas cette chance nombreux ont du voyager debout, au oins une partie de leur trajet ( qui n’était pas aussi long que le notre, le bus dessert tous les arrêts intermédiaires). Ce qui m’amène à penser que l’indien est une matière compressible. Quand on en décharge un, il en monte quatre, et à l’arret suivant c’est la même chose. Au bout d’une dizaine d’arrets, il est temps d’arriver dans une ville où la majorité des voyageurs descend !
Nous devons loger à l’auberge de jeunesse YMCA, wayemciê en bon indoanglais, et pour cela nous passons un examen éliminatoire devant le directeur de l’association pour finalement être admis dans une chambre petite, mais au confort suffisant, si ce n’est l’eau chaude, absente ici comme ailleurs.
Malheureusement notre chambre n’est disponible pour nous que pour une nuit, nous devrons repartir dès demain matin, sans avoir de temps pour visiter la ville. Mais ceci se révélera notre chance, quand nous aurons pris contact avec la réalité de la vie en Inde !
Sortir enfin pour tenter de trouver à manger, nous sommes sur le trottoir du centre d’une ville moyenne de l’Inde. La chaussée est occupée ici comme ailleurs, les trottoirs (le concept que vous pouvez avoir de ce mot ne corresponde surement pas à l’expérience que nous en faisons) sont occupés autant par les étals des vendeurs sans magasins que par la multitude des gens qui se déplacent avec assurance et rapidité. Difficile de trouver son chemin quand on est novice dans ce genre de navigation.
Les bonnes indications des guides sont inutiles, impossible de trouver son chemin dans cette cohue, et de parvenir à une adresses prévue. Même pour YMCA nous avons dû naviguer à l’aveuglette, une fois déposés par notre tuktuk à 20 mètres de l’entrée du batiment !
Nous avisons un hotel grand genre, résidu du style anglais, avec restaurant. Le risque est minime, nous nous y introduisons sans devoir justifier quoique ce soit, notre teint (white people) nous sert de passeport. Salle climatisée, calme, mi-ombre, serveurs en uniforme, chef de salle à galons, mobilier en bois verni style victorien, et la même cuisine que partout, pour le même prix. Nous recevons des couverts à l’occidentale sans devoir les demander, même si nos voisins de tables s’en passent très bien.
Le lendemain matin, nous nous faisons conduire à la station de bus, gare routière de la KSRTC, pour chercher un bus é-« TT » à destination de Kumili. Par chance nous sommes aidés dans notre recherche par une famille de français résidents en Martinique, en voyage au long cours dans le sous continent, avec 3 enfants de 7 à 12 ans ! Monsieur n’en est pas à sa première expérience de l’Inde, il trouve le bon véhicule et en quelques dizaines de minutes, nous voila en route.
Peu d’arrets, donc moins de voyageurs locaux, nous avons de la place. Pas réellement moins secoués que dans d’autres bus – le style de conduite en Inde ne change pas, qu’il s’agisse d’un tuktuk ou d’un bus de ligne – mais la magnifique région traversée absorbe suffisamment notre attention pour nous faire oublier que la route longe la montagne et monte à 1200 m d’altitude, être un précipice et une paroi à pic.
Midi, nous sommes déjà arrivés, nous nous confions à un rabatteur – guide touristique de son état – qui nous amène à un hotel moyen ressemblant à une patisserie à la crème. Ouf, enfin arrivés.

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