Les andes

Je me faisais la réflexion en quittant puerto Madryn que cette terre a du être très inhospitalière aux premiers colons. A preuve que les Galois débarqués par le mimosa il y a un peu plus d’un siècle n’ont survécu que Grace a la compassion des tehuelche qui les ont nourris pendant l’hivers.
Il faut dire que 200 mm d’eau par an, ça nous change des vertes prairies du pays de Galles.
Hé bien jusqu’au de la de Neuquen, ça reste vrai: la pampa Argentine est une steppe quasi désertique, et si la théorie des changements climatiques est vraie – les climats humides le deviennent plus, les climats secs s’assèchent encore plus- ça ne va pas s’améliorer.
Mais des que nous nous rapprochons des montagnes, dans la région d’el Bolson, changement de decor: les genets qui n’ont pas fleuri chez nous en mai dernier sont totalement épanouis, taches d’or sur le bor des routes et sur les talus caillouteux, entremêlés avec des taches diversement colorées de bleu, blanc, rose ou mauve, les lupins sont en fête. Plus encore qu’au Canada, dans l’ile du prince Édouard, il y en a ici des quantités phénoménales!
On voit des pairies avec des vaches blanches et noires, un cheval, etc… Un petit paradis.
Malgré tout les terres restent assez hostiles: beaucoup de cailloux, et dès qu’on a un peu creusé, les cailloux ne se laissent pas facilement coloniser.
En approchant de Bariloche, première vue sur le lac Nahuel Huapi. Fantastique, renversant heureusement que nous sommes assis au fond de nos sièges camas. Une couleur, des reflets, une étendue… Oui, c’est sans doute ici l’opposé du Quebec.
Mêmes neiges en hivers, même exubérance en été, mais a six mois d intervalle.
Je me réjouis déjà de faire la route des 7 lacs, si tous sont aussi beaux que le premier.

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