et la vie va

Re-souk ce matin. Nous explorons un autre itinéraire qui nous fait traverser un quartier que nous ne connaissons pas, AL Najah, où nous découvrons de somptueuses villas. C’est Uccle ou Neully! Nous apprendrons par la suite qu’il s’agit de maisons construites par les marchants de bijoux, d’or et d’argent. Ils ont de l’argent et le montrent.
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Puis nous longeons les nouveaux programmes de construction d’appartments de standing.
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Il nous fallait une boite d’outils minuscules, genre tournevis pour ouvrir une montre, clé à six pans pour resserrer des lunettes… pas trouvé malgré toute la bonne volonté des vendeurs. Notre recherche s’interrompt bientôt, nous sommes vendredi et la vie du souk s’arrête pour une heure ou deux, seuls restent dans les boutiques qui ne sont pas complètement fermées, des femmes, ou des jeunes qui ne se présenteront pas à la grande prière.
Nous en profitons pour faire un tour aux restaurants de poissons, à la porte 7. Une friture copieuse accompagnée d’une salade marocaine et d’un pain de même fabrication nous couteront 76 DAM pour nous deux.
Pas de café pour le moment, nous avons un objectif. La recherche se poursuit dans les dédales du souk. Pas trop grand heureusement, on finit toujours par retrouver la boutique où on a vu quelque chose d’intéressant. Je sais depuis l’an dernier que le juste prix, c’est celui qui correspond à ce que l’acheteur veut donner, et à ce que le vendeur peut accepter, et ce au moment même de la négociation. Il faut aussi tenir compte dde ce que le commerçant met un point d’honneur à satisfaire le client. Mauvais pour l’estime de soi de laisser partir un chaland les mains vides. La négociation du prix est ferme (ta femme, c’est une vraie berbère !) et finalement nous nous laissons pour une fois inviter à prendre un thé – maintenant que l’affaire est faite, ça ne nous engagera pas à autre chose que parler à bâtons rompus avec un nouvel ami. Cet homme nous permet de comprendre certains aspects culturels du mariage et de la vie de famille au Maroc.
En quittant le Souk, nous demandons notre route à un passant qui se révèle etre un flamand d’Ypres. Il nous explique qu’il passe beaucoup de temps au Maroc, et qu’il loge dans une résidence, à prix intéressant et conditions avantageuses et confortables. On ira voir demain.
Un passage au jardin du FOSE (fonds des œuvres sociales des enseignants) pour prendre un jus d’orange au soleil, et nous repartons pour notre quartier d’adoption. Surprise de taille en arrivant près de la mosquée : un mariage passe, du moins un des cortèges traditionnels d’une fête qui commence à peine et durera plusieurs jours, au moins deux. Ce soir, les filles de la famille du marié apportent les cadeaux à la mariée qui est en train de faire son henné. Le cortège bruyant (musique, danses, chants et cris de joie) présente à qui veut les voir les coffres remplis de dattes ou de lingerie, les plateaux chargés de provisions et d’objets divers et finalement, on décharge de la camionnette qui conduit le cortège un gros mouton récalcitrant qui fera les frais de la fête demain. Spectaacle rare pour nous, le premier de notre séjour au Maroc. Mais comme nous ne sommes pas personnellement invités, nous ne publierons pas de photo.

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